Bègles 20e anniversaire du "premier mariage"

dun couples de même sexe en France

Le 5 juin 2004, sous les applaudissements, Noël Mamère, alors député-maire de Bègles, célébrait le mariage de Bertrand Charpentier et Stéphane Chapin, le premier d’un couples de même sexe en France.

"Aujourd’hui, on fait un geste en direction de l’intolérance. Ce n’est pas un coup médiatique mais un événement lié à une conception que défend mon parti. Je ne me considère pas comme un maire hors la loi, et c’est au juge de dire le droit et d’interpréter un texte fondamental au regard de l’évolution de la société. On a voulu nous diaboliser, dramatiser cet événement. Je souhaite que votre mariage se banalise comme ailleurs. Au nom de quelles normes vous empêcherait-on de vous aimer ? Je ne sais pas ce que me réservent le juge et le gouvernement. Mais j’ai la conscience tranquille et n’ai jamais été aussi fier d’être maire de Bègles !", avait déclaré Noël Mamère, après les échanges d’alliances et du baiser.

 

Illégal à l’époque, puisque défini comme l’union d’un homme et d’une femme, le mariage sera annulé par la justice. Noël Mamère sera également suspendu un mois, sur décision du ministre de l’Intérieur. Mais neuf ans plus tard, le 17 mai 2013, la France adoptait la loi Taubira, étendant le mariage aux couples de même sexe.

 

Pour commémorer l’événement, 20 ans après, la ville de Bègles organise, ce mercredi 5 juin 2024, un goûter d’anniversaire dès 17h dans le parc de la mairie, indique le site actu.fr. 

 

Au programme une exposition d’archives, la projection du documentaire "Maris à tout prix" réalisé par Yves Jeuland et Jean-Michel Vennemani, suivie d’une conférence-débat, organisée en partenariat avec La Lanterne et l’association LGBT+ bordelaise Le Girofard.

Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Montpellier 

Frappée par "quatre ou cinq hommes",

elle dénonce une agression lesbophobe

Laura raconte avoir été prise à partie le 1er juin par un homme, alors qu’elle se trouvait avec sa petite amie. 

Laura a été agressée à Montpellier, en marge d'un festival. Photo Capture écran Instagram
Laura a été agressée à Montpellier, en marge d'un festival. Photo Capture écran Instagram

Plusieurs personnes s’en sont ensuite prises à elle, avant que ses proches n’interviennent.

 

"Je suis en colère", déclare dans une vidéo postée mercredi par le média Paint Laura, le visage tuméfié. La jeune femme explique avoir subi une agression lesbophobe le 1er juin à Montpellier (Hérault), en marge d’un festival. Elle pointe également du doigt la réaction des forces de l’ordre dans cette affaire.

 

"J’étais avec ma petite amie dans une rue assise sur un trottoir, on discutait, on se faisait un câlin, et c’est là qu’un homme a commencé à se moquer de nous", raconte-t-elle. Elle lui répond qu’elle ne veut pas se disputer avec lui. Une jeune femme intervient et lui dit alors : "Tu fais l’homme, tu veux être un homme. Ben si tu veux être un homme bats-toi comme un homme." "Je n’ai pas eu le temps de répondre que son copain m’avait déjà foutu un coup de poing au visage", raconte-t-elle.

 

Laura raconte avoir peu de souvenirs ensuite, mais se rappelle avoir été agressée par "quatre ou cinq hommes qui sont arrivés sur moi en me tapant". Sa petite amie et ses amis présents à proximité interviennent pour les séparer.

 

D’après elle, la police à proximité n’a pas bougé malgré leurs interpellations. "La police n’a rien fait et c’est pourtant eux qui sont censés nous protéger", écrit Laura sur Instagram, accompagnant son message d’une photo de son visage violacé par les coups. D’après elle, les policiers sur place lui ont seulement demandé de se calmer sous peine d’être placée en garde à vue.

 

Une "agression parfaitement inacceptable"

Après l’agression elle se rend au commissariat pour déposer plainte. On lui explique qu’il faut qu’elle passe d’abord à l’hôpital pour obtenir un certificat médical et que les policiers n’ont de toute façon "pas le temps de la recevoir" à ce moment-là.

 

Lors de son dépôt de plainte ensuite, elle explique que l’agent note dans le rapport, malgré ses demandes, qu’elle se trouvait "avec son amie" lors de l’agression et non sa petite amie. "En plus d’avoir subi une agression physique, pour moi ça a été une agression verbale de la part d’un agent des forces de l’ordre", déclare-t-elle. "Je suis en colère pour l’inaction de la police et je suis en colère qu’encore aujourd’hui la communauté ne puisse pas sortir librement et calmement, sans peur", lâche Laura dans la vidéo.

Repéré sur le site https://www.leparisien.fr

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Visée par de nouvelles lois,

la communauté LGBT en Géorgie craint une répression "à la russe"

Tato Londaridzé esquive soigneusement les matériaux de construction qui traînent en racontant son ambitieux projet d'étendre le plus vieux bar gay de Géorgie, mais une série de nouvelles propositions de loi pourraient mettre son avenir en péril.

Mariam Kvaratskhelia, 31 ans, cofondatrice du groupe de défense des droits LGBTQ Tbilisi Pride à Tbilissi le 29 mai 2024 - Vana Shlamov 

Le Success, situé dans le centre de Tbilissi, la capitale géorgienne, a été le premier club gay du Caucase, ouvrant ses portes en 2000, neuf ans seulement après la chute de l'URSS.

 

"Nous sommes un bar gay ouvert. Et nous ne voulons pas changer cela", dit à l'AFP M. Londaridzé, qui s'inquiète des récentes initiatives du parti au pouvoir, le Rêve géorgien.

 

Mardi, ce dernier a présenté un ensemble de propositions de loi visant à interdire ce qui est qualifiée de "propagande homosexuelle", une législation qui rappelle celle en vigueur en Russie, et depuis plus récemment, en Hongrie.

 

Présentés comme visant à "protéger les valeurs familiales et les mineurs", ces textes proscrivent la promotion des relations homosexuelles à la télévision et dans l'éducation, les changements de sexe et codifient l'interdiction du mariage et de l'adoption par des couples de même sexe.

 

Ils bannissent également les "rassemblements et manifestations" promouvant les relations homosexuelles. Bien que cette législation ne vise pas directement son établissement, Tato Londaridzé, âgé de 29 ans, craint donc que le texte ait une portée plus large.

 

"Ce n'est pas seulement dangereux pour la communauté gay, c'est aussi dangereux pour les propriétaires de bars gays", explique Tato Londaridzé, qui prédit que "les lieux gays vont cesser d'exister".

 

"Nous cherchons une solution. Nous ne voulons pas travailler sous couverture", soupire-t-il.

 

"Peur"

Ces propositions de loi ont été annoncées peu après l'adoption d'une autre législation controversée sur l'"influence étrangère". Ces mesures font craindre un rapprochement de cette ex-république soviétique de la Russie, au détriment de l'adhésion à l'UE officiellement voulue.

 

Selon M. Londaridzé, certains de ses amis envisagent déjà de quitter le pays. "La plupart d'entre eux ont peur. Plusieurs personnes ont déjà acheté des billets", dit-il.

 

"En fin de compte, il n'y aura plus de personnes ouvertement homosexuelles en Géorgie", craint-il.

 

De l'autre côté de la rue, dans le petit bureau de l'association de défense des LGBT Tbilisi Pride, sa cofondatrice Mariam Kvaratskhelia énumère une série de campagnes de sensibilisation et d'événements avec des drag-queens qu'elle a pu organiser ces dernières années.

 

"Cela n'a jamais été facile. La Géorgie n'a malheureusement jamais été un pays très favorable aux LGBT", explique la jeune femme de 31 ans à l'AFP. "Mais au cours des deux dernières années, nous avons assisté à une véritable intensification de l'homophobie politique."

 

L'année dernière, un événement organisé par son groupe dans un parc éloigné du centre-ville a été pris d'assaut par des milliers de manifestants d'extrême droite, forçant les participants à s'enfuir.

 

"Le gouvernement n'a rien fait pour empêcher la violence", dénonce Mme Kvaratskhelia qui, par conséquent, ne prévoit plus d'événements.

 

"Combat existentiel"

Avec les lois proposées par le pouvoir, la communauté LGBT est désormais confrontée à un "combat existentiel", estime Mme Kvaratskhelia. Ces textes doivent être examinés avant les élections législatives en octobre, pour lesquelles l'opposition espère faire front uni.

 

Le président du Parlement, Chalva Papouachvili, a assuré que le vaste paquet de 19 propositions de loi bénéficiait du "soutien absolu de la population" de ce pays de confession majoritairement orthodoxe.

 

Les partis d'opposition accusent le Rêve géorgien d'introduire ces textes dans le but de rallier les conservateurs et de détourner l'attention de la population des problèmes plus urgents.

 

Mme Kvaratskhelia, dont le bureau et l'appartement ont déjà été vandalisés, craint de son côté que ces mesures ne fragilise encore davantage la situation des LGBT dans le pays.

 

"J'ai moi-même beaucoup pensé à partir à l'étranger et à mener une vie paisible", révèle-t-elle. Mais elle s'est juré de rester aussi longtemps que possible.

 

"Nous allons organiser de vastes campagnes d'information à Tbilissi et dans les régions afin de remporter la victoire lors des prochaines élections législatives d'octobre", prévient-elle.

 

"Nous sommes très déterminés à poursuivre le combat."

Repéré sur le site https://www.franceguyane.fr

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Table ronde animée à lAssemblée nationale

sur la lutte contre lhomophobie dans le football

Dans le cadre du groupe d’étude "Discriminations et LGBTQI-phobies", dirigé par les députés Ségolène Amiot (LFI – NUPES) et Aurélien Taché (Écologiste – NUPES), une réunion s’est tenue ce jeudi 6 juin à l’Assemblée nationale afin d’envisager "collectivement" des solutions.

Étaient présents la LFP, ses associations partenaires, la FFF, les diffuseurs Prime Video et Canal+, ainsi que les partenaires de STOP homophobie, le collectif Rouge Direct et l’association de supporters LGBT+ de l’équipe de France de football, Bleus et Fiers.

 

La réunion a abordé les injures homophobes perturbant continuellement les matches, ainsi que la récente controverse autour de la dernière journée de Ligue 1, dédiée à la lutte contre l’homophobie. Plusieurs joueurs ont boycotté cette initiative.

 

Bleus et Fiers a d’ailleurs déposé plainte contre Mostafa Mohamed du FC Nantes, Mohamed Camara de l’AS Monaco, Nabil Bentaleb du LOSC Lille, leurs clubs, ainsi que la Ligue et la Fédération, pour "provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’orientation sexuelle".

 

"Il est manifeste que le 19 mai a été un exemple du fait que, effectivement, nous avons en France un problème de discrimination. Que ce soit auprès des supporters ou sur les terrains", a expliqué la députée insoumise en introduction, soulignant l’importance d’impliquer le monde du football dans la lutte contre toutes formes de discrimination pour "faire bouger les choses dans notre société", ajoute lequipe.fr.

 

Ségolène Amiot a également indiqué qu’elle allait demander au ministère des Sports de déployer l’opération menée par la LFP à toutes les fédérations, la Ligue étant la seule actuellement à organiser une journée dédiée à la lutte contre l’homophobie chaque saison depuis 2019.

Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Communiqué

Un passage de la Bible condamné pour appel à la haine homophobe

Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné aujourd’hui, jeudi 6 juin 2024, le journal en ligne Paroles de Dieu pour avoir publié des propos de la Bible appelant au meurtre contre les homosexuels.

Le tribunal a motivé sa décision en indiquant qu’ "il ne s’agit pas d’apprécier le bien-fondé du texte religieux en lui-même mais son utilisation, le sens et la portée qui lui sont attribués dans un contexte précis à savoir celui de l’article susmentionné, à l’aune des principes laïques posés par la loi du 29 juillet 1881".

 

Citation de la bible par le site internet : Parole de Dieu

Le 15 janvier 2020, le site internet Paroles de Dieu avait publié un article appelant au meurtre contre les homosexuels, en invoquant la Bible pour justifier sa position. Le journal catholique citait notamment un passage du Lévitique dans ces termes : "L’homme qui couche avec un mâle comme on couche avec une femme : c’est une abomination que tous deux ont commises. Ils seront mis à mort. Leur sang est sur eux".

 

Plainte des associations Mousse et Stop Homophobie

Les associations Mousse et Stop Homophobie ont porté plainte contre Parole de Dieu le 31 juillet 2024 pour provocation à la haine et la violence en raison de l’orientation sexuelle, délit réprimé par l’article 24 alinéa 8 de loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

 

Pour Me Etienne Deshoulières, avocat des associations : "Dans un Etat laïque comme la France, la loi s’applique à tous, sans considération de la religion. Un appel au meurtre est ainsi réprimé par la loi de 1881 sur la liberté de la presse, sans que puisse être pris en considération le caractère religieux ou non du texte poursuivi. Il s’agit d’une question de laïcité et d’égalité devant la loi."

 

Condamnation pour appel à la haine homophobe

Dans son jugement du 6 juin 2024, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Florence Besset, directrice de publication du site internet ParoledeDieu.fr, pour provocation à la haine et la violence en raison de l’orientation sexuelle à une peine d’amende 1000 euros. Florence Besset est également condamnée à verser 1000 euros d’indemnités et 1000 euros en remboursement des frais d’avocat à chacune des associations (soit 4000 euros en tout).

 

Pour condamner Parole de Dieu, le tribunal prend soin de préciser qu’il condamne l’interprétation qui est faite de la Bible dans ce cas précis :

"Au préalable, il doit être rappelé qu’il ne s’agit pas d’apprécier le bien-fondé du texte religieux en lui-même mais son utilisation, le sens et la portée qui lui sont attribués dans un contexte précis à savoir celui de l’article susmentionné, à l’aune des principes laïques posés par la loi du 29 juillet 1881. S’agissant de l’article en question, il se veut une présentation des propos de la Bible et en livre une interprétation littérale. Tant le recours à l’indicatif présent que la présentation entrecoupée de citations de la Bible sans mise à distance donnent à voir aux lecteurs les principes qu’il se doit de suivre pour respecter le texte biblique. Le passage litigieux doit ainsi s’apprécier dans de ce contexte. Le propos poursuivi est une citation issue, comme l’article l’indique, du Lévitique et contient en lui-même une exhortation à la mise à mort des homosexuels ("Ils seront mis à mort, leur sang est sur eux") constituant ainsi un appel à la violence envers les personnes en raison de leur orientation sexuelle à savoir leur homosexualité.

 

L’auteur livre ce propos sans le mettre à distance au sein même du paragraphe puisqu’il énonce les conséquences qui doivent être déduites de cette citation ("Il est donc interdit d’agir avec un homme comme si c’était une femme : obligation est faite de reconnaitre une différence. Dans le cas contraire, c’est la mort qui s’impose, comme à Sodome, comme à Guibéa où toute la population mâle coupable de comportement homosexuel a été passée au fil de l’épée (Jg chap 19 et 20)", ponctuant son propos sur le caractère sérieux de la bible ("on ne rigole pas avec la Bible"). Par ces phrases, il vient expliciter le sens de la citation biblique, reprenant la portée de haine et de violence qu’elle contient, sans livrer une autre explication au texte qui aurait permis d’en faire une autre lecture que celle de l’appel textuel au meurtre des homosexuels qu’elle contient."

 

Pour Terrence Khatchadourian, secrétaire général de Stop Homophobie : "C’est une victoire important, car on nous attaque souvent sur les réseaux sociaux en citant les propos du Lévitique. Désormais, nous pourrons rétorquer que ce passage de la Bible a été condamné en justice pour incitation à la haine homophobe".

Communiqué de presse – Paris, le 06/06/2024

site https://www.adheos.org

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Sénégal

Trois mois de prison ferme pour avoir accusé le premier ministre

de complaisance vis-à-vis de l'homosexualité

Un militant politique et un prêcheur ont été condamnés pour "diffusion de fausses nouvelles" au sujet d’Ousmane Sonko.

Trois mois de prison ferme pour avoir accusé le premier ministre de complaisance vis-à-vis de l'homosexualité
Trois mois de prison ferme pour avoir accusé le premier ministre de complaisance vis-à-vis de l'homosexualité

La justice sénégalaise a condamné lundi un militant politique et un prêcheur à trois mois de prison ferme pour "diffusion de fausses nouvelles", après leurs propos ciblant le premier ministre Ousmane Sonko et ses récentes déclarations sur l'homosexualité, a indiqué à l'AFP un de leurs avocats.

 

Les deux hommes, jugés en flagrant délit par le tribunal de Dakar le 27 mai, ont en outre été condamnés à payer chacun une amende de 100.000 FCFA (150 euros), a indiqué Me El Hadji Amadou Sall.

 

Le parquet avait requis six mois de prison ferme contre le militant politique Bah Diakhaté et le prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao, poursuivis pour "diffusion de fausses nouvelles" et "offense" à l'encontre du chef du gouvernement, dernier délit pour lequel ils ont été "relaxés", selon Me Sall.

 

Proche de l'opposition, Bah Diakhaté, interpellé le 20 mai par la Division des investigations criminelles (Dic, police judiciaire), s'était livré dans une vidéo à des attaques contre M. Sonko après une déclaration de ce dernier sur le thème de l'homosexualité à l'occasion de la visite mi-mai de l'opposant de gauche radicale française Jean-Luc Mélenchon.

 

L'homosexualité largement considérée

comme une déviance au Sénégal

Le prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao, placé en garde à vue le 21 mai par les mêmes services, a reproché dans une autre vidéo au premier ministre ce qu'il dénonce comme de la complaisance vis-à-vis de l'homosexualité. Les deux hommes ont été maintenus en détention après leur condamnation.

 

Sonko, chantre d'un souverainisme et panafricanisme empreint de préoccupations sociales et de valeurs traditionnelles, a critiqué ce qu'il considère comme des tentatives des pays occidentaux d'imposer leur mode de vie aux pays africains et de faire pression pour la légalisation de l'homosexualité.

 

L'homosexualité est largement considérée comme une déviance au Sénégal où la loi réprime d'un emprisonnement d'un à cinq ans les actes dits "contre nature avec un individu de son sexe". Des cercles proches des religieux, des opposants et des militants ont reproché à M. Sonko d'avoir défendu la tolérance vis-à-vis de l'homosexualité et d'avoir offert à M. Mélenchon une tribune pour plaider la cause des minorités sexuelles.

Avec AFP

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Tarbes

Musée de la Déportation et de la Résistance

Les homosexuels des camps s’exposent

Du 6 juin au 22 septembre, le musée de la déportation et de la Résistance expose "La Déportation pour motif homosexualité".

Il faut rappeler que le régime nazi était contre lhomosexualité.

L’histoire comptera beaucoup d’homosexuels allemands enfermés par le régime nazi. Néanmoins, ils ne sont pas les seuls. Les homosexuels vivant sur le sol allemand, ou sur les territoires conquis ou annexés par l’Allemagne nazie n’y échappaient pas. Et les Français n’ont pas fait exception.

 

Il est donc important de se souvenir de ces victimes de ce passé.

À travers cette exposition conçue par l’association "Les oublié-e-s de la mémoire", le musée devient le théâtre de cette partie de l’Histoire. Restant au plus proche des faits, cette exposition s’appuie sur des sources vérifiées, des écrits de spécialistes et des témoignages de Pierre Seel, Heinz Heger et Rudolf Brazda.

 

Le premier survivant a été fiché en 1940 alors qu’il venait porter plainte pour un vol de montre.

 

Il est convoqué le 3 mai 1941 dans les locaux de la Gestapo à Mulhouse. Il est arrêté, interrogé, torturé et violé pendant deux semaines avant d’être déporté 10 jours plus tard.

 

Le second survivant est arrêté par la Gestapo le 12 mars 1939, emprisonné puis déporté au camp de Sachsenhausen. Il y survivra. Le troisième survivant sera déporté en 1942 suite à deux infractions en raison de son homosexualité. Pendant trois ans, il est interné au camp de concentration de Buchenwald.

 

Trois destins à découvrir au musée de la Déportation et de la Résistance.

Repéré sur le site https://www.ladepeche.fr

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Pays basque 

"Cela ne devrait pas exister"

Des tags homophobes sur la façade d'un bar du Pays basque

Des tags homophobes ont été retrouvés sur la façade du bar Le Trinquet à Tardets, un lieu où Prefosta organise régulièrement des animations. 

Des tags homophobes ont été retrouvés sur la façade du bar Le Trinquet à Tardets
Des tags homophobes ont été retrouvés sur la façade du bar Le Trinquet à Tardets

Cette association de jeunes défend les droits des personnes LGBTQIA+. Un rassemblement est organisé ce lundi 3 juin à 19h pour dénoncer cet acte de vendalisme.

 

C'est avec humour que l'association a décidé de réagir.  "Quelle surprise !", peut-on lire sur la page Facebook de Prefosta. "Un peintre d'extérieur nous a offert ses services cette nuit ! Dommage, il s'est trompé de couleur : on avait demandé arc-en-ciel". Un post daté du samedi 1er juin, jour où la marche des fiertés était organisée dans bon nombre de villes françaises.

 

"C'est un peu répugnant de voir ça aujourd'hui"

Le Trinquet est un lieu régulièrement animé par l'association Prefosta. Elle milite pour les droits des personnes LGBTQIA+.

 

Anthony Le Roux et Bruno Lagrave de Montrider gèrent l'Hôtel de La Poste depuis deux ans. Ils sont consternés par ce qui est arrivé au Trinquet.

 

"C'est un lieu où tout le monde peut venir, que ce soit hétéro ou gay", explique Anthony Le Roux. "Un lieu où tout le monde peut se rassembler. C'est un peu répugnant de voir ça aujourd'hui. On va aller au rassemblement pour soutenir tout le monde. Je suis gay et notre force, c'est de tous se rassembler pour qu'on existe". L'association a en effet appelé à se rassembler ce lundi 3 juin à 19h pour dénoncer cet acte de vandalisme.

 

"Ils se démènent au maximum pour organiser des choses à l'intérieur du Pays basque"

"On a participé aux deux animations qu'ils ont faites pour la gay pride", poursuit Bruno Lagrave de Montrider. "J'espère qu'ils arriveront à savoir qui a fait cela. Nous, on est en couple et on espère ne pas avoir ce genre de choses sur notre établissement. On compatit pour Prefosta. Ils se démènent au maximum pour organiser des choses qui sont hyper importantes à mes yeux à l'intérieur du Pays basque. Parce qu'il n'y a pas que la côte. Le droit d'expression libre pour tout le monde, cela plaît ou cela ne plaît pas, mais le manifester de cette façon, je trouve que ce n'est pas normal". 

 

Il faut laisser les gens libres de faire ce qu'ils veulent.

PatrickHabitant de Tardets "C'est inadmissible", s'indigne Patrick, un habitant de Tardets. "Il faut laisser les gens vivre. Cela ne devrait pas exister. Je soutiens cette cause, je serai au rassemblement".

 

Sentiment d'insécurité

Michaella Clapisson est la représentante des Bask'Elles, la version féminine de Baskos qui milite pour les droits des personnes LGBTQIA+. Tous les ans, elle mène "une enquête rigoureuse". "Et cette année, celle menée sur le Béarn, le Pays basque et le sud Landes, montre clairement un sentiment d'insécurité des personnes qui sont interrogées du fait de ces actes divers et variés d'atteintes aux personnes en fonction de leur orientation de genre, de leur orientation affective, de leur personnalité, de leur personne intime", explique-t-elle. "C'est ce qui est absolument révoltant". Elle participera, elle aussi, au rassemblement prévu ce soir à 19h.  

Repéré sur le site https://france3-regions.francetvinfo.fr

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

EGPA

10e conférence biennale de lAssociation européenne

des policiers LGBTI

Du 16 au 18 mai, Bruxelles a accueilli la 10e conférence biennale de l’Association européenne des policiers LGBTI (EGPA), marquant également le 20e anniversaire de l’organisation. 

Après Athènes en 2022, cet événement, placé sous le thème "Plus loin ensemble" a rassemblé plus de 80 policiers de 18 pays membres, avec l’intégration du Luxembourg comme 19e participant.

 

Des magistrats belges, des représentants du Conseil de l’Europe, ainsi que des agences européennes de police comme Europol et Cepol, ont participé à ces échanges sur les progrès réalisés en matière de droits LGBTI au niveau européen, les bonnes pratiques et la formation des policiers sur des thématiques essentielles.

 

La conférence a été ponctuée d’ateliers de sensibilisation portant sur l’inclusion des personnes LGBTI dans les forces de police, l’assistance aux victimes de violences et de discriminations, ainsi que la médiation avec les associations LGBTI, aux problématiques liées au chemsex, au sexisme et au harcèlement de rue.

 

Ce rassemblement a permis un moment de réflexion et de partage, visant à renforcer les stratégies existantes et à mettre en lumière les défis persistants, pour continuer à avancer ensemble vers une société plus inclusive et respectueuse des diversités

Repéré sur le site https://www.stophomophobie.com

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

L'homophobie tue

Au procès de guet-apens homophobes,

les victimes racontent leur "calvaire"

Au procès de trois auteurs présumés de guet-apens homophobes devant la cour d'assises de Paris, les victimes relatent vendredi la "terreur" et la "violence" de ces rendez-vous qui ont viré au cauchemar.

Les accusés, jugés pour séquestration, extorsion et vol avec arme en bande organisée, le tout à raison de l'orientation sexuelle des victimes, nient cependant le caractère homophobe des agressions.

 

Ce 22 janvier 2022, c'était le jour de son anniversaire, il était "heureux", se souvient à la barre un homme brun à la barbe fournie, première victime à témoigner.

 

En quête d'une rencontre furtive, cet enseignant en maternelle de 40 ans décide de se rendre sur le site homosexuel "Les Pompeurs" et fixe un rendez-vous "dans la demi-heure" à un utilisateur, "Eliasse9": il devra attendre ce dernier à son domicile, garder sa porte ouverte et se positionner nu, à quatre pattes, dans le noir.

 

Derrière ce pseudonyme se cache Guillaume N., 18 ans au moment des faits. Le visage enfantin, le jeune homme est dans le box des accusés.

 

Guillaume N. "s'est présenté à mon domicile, m'a rejoint dans ma chambre et j'ai senti que quelque chose n'était pas normal", décrit la victime, les mains tremblantes.

 

Son ravisseur lui attache les mains avec du scotch mais il parvient à se libérer. S'ensuit alors une "empoignade" qui le met "à terre".

 

"Quand j'essaye de me relever, je ressens un violent coup porté sur mon crâne" avec une arme de poing. Des photos de ses blessures, dont une à la tête, diffusées à l'audience témoignent de la violence de l'agression.

 

Aidé de Karim B., 19 ans à l'époque, également dans le box des accusés, Guillaume N. séquestre la victime et lui extorque bijoux et appareils électroniques.

 

"Un instant, j'ai eu l'idée qu'on pouvait me faire souffrir et me torturer", témoigne la victime en référence à une menace de Karim B. "C'était terrorisant".

 

Les ravisseurs enfin partis avec leur butin, l'homme se retrouve "perdu" et "hagard", décrivant, en larmes, son "énorme tentation" de "garder tout ça pour (lui)". Il se ravise, par "une sorte de devoir", se disant qu'ils "sont dangereux et que ça allait peut-être recommencer."

 

"Puits sans fond"

Deux jours après la première agression, et suivant un mode opératoire similaire, la seconde victime, âgée de 43 ans, vit un calvaire de plus de deux jours, dans l'attente de pouvoir effectuer un virement de 20.000 euros au profit de ses agresseurs.

 

Cette fois-ci, les ravisseurs utilisent un couteau et des menottes.

 

Guillaume N. et Karim B. reçoivent l'aide d'un troisième homme, Guy N., qui leur aurait fait parvenir un RIB. Libéré en mars, il est le seul accusé à comparaître libre.

 

"J'ai basculé dans un autre monde, je suis tombé comme dans un puits sans fond sans savoir quand ça allait s'arrêter", raconte la victime, lunettes noires et cheveux grisonnants.

 

Ce professeur de français confie avoir "connu la plus grande peur et la plus grande solitude de (sa) vie".

 

Profitant d'un moment d'inattention de ses ravisseurs, il parvient à contacter un proche. Guillaume N. et Karim B. sont arrêtés en flagrant délit.

"On voulait se faire de l'argent facilement", admet Guillaume N., entendu vendredi et qui se dit "désolé pour les victimes". Son acolyte renchérit un peu plus tard, tout en s'excusant auprès des parties civiles : "Je comprends la gravité de mes actes" et "reconnais l'intégralité des faits".

 

Deux ans après, les blessures psychologiques des victimes restent en effet vives. "Je suis plus anxieux, j'ai peur de beaucoup de choses", déplore la première victime, disant aussi sa "culpabilité" d'avoir vu son agression permettre des "améliorations" en vue du second guet-apens.

 

"Je me suis souvent dit que j'étais sorti de cet appartement, mais j'ai laissé quelque chose de moi là-bas", raconte la seconde victime qui souhaite que cette "affreuse parenthèse se ferme".

 

Les accusés se défendent de toute homophobie, mais ne nient pas avoir ciblé spécifiquement des personnes en raison de leur orientation sexuelle, notamment car cela leur semblait plus "facile", selon Guillaume N.

 

Un élément qui "suffirait à caractériser la circonstance aggravante", selon Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, avocat de l'association Stop Homophobie, partie civile au procès.

Repéré sur le site https://information.tv5monde.com

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Lutte contre lhomophobie 

Mohamed Camara suspendu quatre matchs

pour avoir caché le logo arc-en-ciel avec un strap

Mohamed Camara avait masqué le logo contre l’homophobie floqué sur son maillot lors de la dernière journée de Ligue 1.

Mohamed Camara là l’occasion de la 34e et dernière journée de Ligue 1, contre Nantes - AFP
Mohamed Camara là l’occasion de la 34e et dernière journée de Ligue 1, contre Nantes - AFP

Il risquait jusqu’à dix matchs de suspension, selon le barème de sanctions de la Fédération française de football, il en a pris finalement que quatre. Le Monégasque Mohamed Camara, qui pourra disputer deux rencontres avec la sélection nationale du Mali début juin, sera suspendu pour les quatre premières rencontres de Ligue 1 la saison prochaine, débutant le 16 août.

 

Cette sanction a été prise alors que le milieu de terrain avait masqué le logo contre l’homophobie floqué sur son maillot, à l’occasion de la 34e et dernière journée de Ligue 1, contre Nantes. Dans le cadre d’une campagne de lutte contre l’homophobie pilotée par la LFP, Camara avait collé des "straps" sur le logo contre l’homophobie floqué sur sa poitrine et porté par tous les joueurs, entraîneurs et arbitres.

 

"LAS Monaco soutient laction contre l’homophobie"

Il n’avait pas davantage participé à la photo protocolaire d’avant-match où les équipes de Monaco et Nantes posaient devant le slogan symbole de la lutte contre l’homophobie. "Après audition du joueur Mohamed Camara et prenant acte de son refus en séance d’effectuer une ou plusieurs actions de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie", la Commission de discipline de la LFP "décide de lui infliger quatre matchs de suspension ferme", a écrit l’instance dans un communiqué.

 

"Nous prenons acte de la décision de la Ligue que nous attendions et nous ne ferons pas appel de cette décision. En tant que club, nous n’étions pas d’accord avec ce qu’il (Mohamed Camara) avait fait", a réagi auprès de l’AFP Thiago Scuro, le directeur général de Monaco. L’ASM, qui avait présenté ses excuses à la LFP et évoqué de possibles sanctions en interne, n’a pas assisté Camara devant la commission.

 

"Notre préoccupation était surtout de faire face à cette situation, de rendre la position de notre club claire sur le sujet, et d’expliquer à Mo que son comportement pouvait être différent, a ajouté Thiago Scuro. L’AS Monaco soutient l’action de la Ligue, la lutte contre les discriminations, l’action contre l’homophobie, c’est clair pour nous, c’est également clair pour Mo."

Avec AFP

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

LGBT+

En parler est "de plus en plus difficile" à travers le monde,

sinquiète cette ONG

Les membres de la communauté LGBT+ affrontent dans le monde "une augmentation alarmante" des restrictions à la liberté d’expression et d’association, selon Ilga World.

Censure, arrestations ou encore persécutions : les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes affrontent dans le monde "une augmentation alarmante" des restrictions à la liberté d’expression et d’association, selon Ilga World, une organisation internationale en faveur des droits LGBT+.

 

"Même parler de nos vies en public devient de plus en plus difficile dans un nombre croissant d’États", a souligné dans un communiqué Dhia Rezki Rohaizad, un des auteurs du nouveau rapport de l’association, publié jeudi et qui porte sur la période janvier 2023-avril 2024.

 

"Cette tendance est extrêmement préoccupante : l’histoire nous a montré à maintes reprises que les progrès réalisés par nos mouvements dans le monde entier peuvent être renversés par une élection", a rappelé la directrice exécutive d’Ilga World, Julia Ehrt. Or, en 2024, la moitié de la population mondiale sera concernée par des élections.

 

Le mouvement qualifié d’"extrémiste" par la Russie

Au cours des 16 derniers mois, par exemple, la Jordanie, le Kirghizistan et l’Ouganda ont formellement mis en œuvre des dispositions légales contre la "promotion" de l’homosexualité, tandis que la Russie a qualifié le "mouvement LGBT international" d’"extrémiste".

 

Au moins 59 États membres des Nations unies sur 193 sont concernés, et le même nombre a mis en place des obstacles juridiques à l’enregistrement et au fonctionnement des organisations défendant les droits des personnes LGBT+.

 

Un tiers des États membres criminalise les relations homosexuelles. La peine de mort y est appliquée dans sept pays : Brunei, Mauritanie, Iran, Nigeria, Arabie saoudite, Ouganda et Yémen. En Afghanistan, Pakistan, Qatar, Somalie et Émirats Arabes Unis, la peine capitale est possible mais avec un cadre légal incertain, selon l’Ilga.

 

Mais quelques avancées dans le monde

"Une opposition implacable entache les progrès réalisés en matière d’égalité des droits pour les personnes LGBTI", souligne l’association.

 

Parmi les avancées enregistrées, quatre États membres (Andorre, Estonie, Grèce et Slovénie) ont autorisé le mariage entre personnes du même sexe, portant leur nombre à 35 (+ Taïwan). Et le Népal a pris une ordonnance provisoire pour faciliter de tels mariages. La Bolivie et la Lettonie ont légalisé les unions civiles, tout comme plusieurs préfectures japonaises.

 

Cinq nouveaux États membres (Allemagne, Équateur, Espagne, Finlande et Nouvelle-Zélande) permettent désormais aux personnes de voir leur genre reflété dans leurs documents officiels sur la base d’une auto-identification, portant à 17 le nombre de pays qui autorisent une telle démarche.

Avec AFP

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.