Islam / Homophobie

La charia, loi islamique qui réprime l'homosexualité

Le retour des talibans à la tête de l'Afghanistan fait craindre la réinstauration d'une version ultra-rigoriste de la charia, la loi islamique dont découlent des droits et devoirs pour les musulmans, diversement interprétée et appliquée dans les pays qui l'invoquent, mais l'homosexualité y est systématiquement  réprimé.

Un homme est battu au bâton sur la place publique à Banda Aceh, 2017 © CHAIDEER MAHYUDDIN - AFP

Au pouvoir entre 1996 et 2001, les talibans avaient imposé leur lecture de la charia, interdisant jeux, musique, photographies ou encore télévision. Les meurtriers étaient exécutés en public, les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, et celles jugées coupables d'adultère étaient fouettées et lapidées à mort, les homosexuels tués.

 

- Qu'est ce que la charia ?

La charia découle du Coran et de la Sunna (paroles et actes du prophète Mahomet) et comporte un ensemble de droits et de devoirs tant individuels que collectifs pour les musulmans. C'est un ensemble de règles, d'interdits et de sanctions issus de la tradition et de la jurisprudence. Elle peut régir les transactions financières, les infractions pénales, les affaires judiciaires mais aussi le droit de la famille, ou encore la tenue ou même l'alimentation des musulmans.

 

Elle est interprétée et appliquée avec plus ou moins de rigueur dans certains États musulmans. La charia est source de législation dans des pays comme l’Égypte, le Koweït ou le Yémen, mais avec une application des sanctions très variable.

 

- Arabie saoudite : une application rigoriste

Cette monarchie absolue est dotée depuis 1992 d'une Loi fondamentale assimilée à une Constitution, reposant sur la charia. L'homicide, le viol, le trafic de drogue, les attaques à main armée, la sorcellerie, l'adultère, la sodomie, l'homosexualité et l'apostasie sont passibles de la peine capitale. Le royaume a lancé des réformes économiques et sociétales en autorisant notamment les Saoudiennes à conduire. Mais il reste l'un des pays les plus restrictifs au monde pour les femmes.

 

- Soudan

Durant les 30 ans de règne d'Omar el-Béchir (1989-2019), le Soudan a appliqué une version très rigoriste de la charia. Des milliers de Soudanaises ont été condamnées à de lourdes amendes et flagellées, pour "tenue indécente" ou consommation d'alcool, selon des membres de la société civile. En novembre 2019, les nouvelles autorités ont abrogé une loi visant les Soudanaises jugées coupables d'"actes indécents et immoraux", mais le reste de l'arsenal discriminant les femmes est resté en place.

 

- Brunei

En 2013, le Brunei, petit sultanat richissime situé sur l'île de Bornéo, est devenu le premier pays d'Asie du Sud-Est à introduire progressivement la charia jusqu'en 2019 où le nouveau code pénal islamique est entré en vigueur. Celui-ci prévoit la lapidation pour homosexualité et adultère et l'amputation d'une main ou d'un pied pour vol. Toutefois l'application reste incertaine, la dernière pendaison remontant à 1957. Amnesty International a condamné le nouveau code pénal tout en soulignant que Brunei était "abolitionniste dans les faits". Face aux menaces de boycott international, le monarque a décrété un moratoire sur les lapidations des homosexuels.

 

- Aceh : seule province indonésienne à suivre la charia

Aceh, à la pointe de Sumatra, est la seule province à appliquer une version de la loi islamique en Indonésie, qui compte la plus grande population musulmane au monde. La flagellation y est une punition assez courante. L'adultère, les relations sexuelles hors mariage ou avec une personne du même sexe sont punies. La consommation d'alcool ou le jeu sont interdits. Le cinéma est banni, pour éviter les comportements "non islamiques".

 

- Pakistan 

La charia est en vigueur au Pakistan, mais rarement appliquée. Concernant l'homosexualité par exemple, passible de prison dans ce pays musulman conservateur en héritage d'une loi anti-sodomie datant de l'époque coloniale britannique, elle ne fait pas l'objet des exécutions dont elle serait passible selon la charia.

 

- Iran

En Iran, où une République islamique a été instaurée en 1979 avec une législation fondée sur la charia, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine capitale. Le Conseil des Gardiens est chargé de veiller à la conformité des lois avec la charia et la Constitution iranienne. Plusieurs cas de condamnation à mort d'homosexuels ont été rapportés ces dernières années sous prétexte de viol en général.

 

- Nigeria 

La charia a été instaurée en 2000 dans 12 États du Nord nigérian provoquant des affrontements entre chrétiens et musulmans. Les tribunaux islamiques du nord du Nigeria fonctionnent parallèlement au système judiciaire étatique. Ils ont déjà prononcé des condamnations à mort pour adultère, meurtre ou homosexualité, sans qu'aucune exécution n'ait eu lieu jusqu'à présent.

 

- Le "califat" de l'EI 

Avant son renversement en 2019, le groupe État islamique (EI) a imposé la charia sous sa forme la plus brutale dans son "califat" entre l'Irak et la Syrie. Le groupe extrémiste punissait le vol, la consommation d'alcool, l'adultère ou encore l'homosexualité en pratiquant décapitation, lapidation ou amputation. Des hommes, accusés d'homosexualité, ont été défenestrés. 

 

(Avec AFP)

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Ouganda

La Cour constitutionnelle abroge la très controversée loi anti-pornographie

La Cour constitutionnelle ougandaise a abrogé la loi anti-pornographie en vigueur dans le pays depuis 2014, dont plusieurs articles comme l'interdiction du port de la minijupe étaient dénoncés par des organisations féministes et de la société civile.

Selon le jugement publié lundi et consulté mardi par l'AFP, la loi est déclarée "incompatible ou contraire avec la constitution". "Les articles (...) de la loi anti-pornographie sont déclarés nuls et non avenus", affirme le juge Frederick Egonda-Ntende dans sa décision, qui supprime également les pouvoirs d'un comité de neuf membres chargé de faire appliquer la loi. L'avocate du gouvernement, Imelda Adong, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat, indiquant à l'AFP que les autorités "étudiaient la décision".

 

La loi de février 2014 qualifiait de pornographiques, et pénalisait, des comportements et activités comme le port de jupes courtes ou des textes de chansons jugés trop osés.

 

Des associations de défense des droits des femmes ont fait campagne ces dernières années pour l'abrogation de ce texte, surnommé "loi anti-minijupes", dénonçant le harcèlement mené contre les femmes portant des tenues considérées comme indécentes. "Ça a été un combat acharné et nous sommes reconnaissants du fait que ceux qui croient aux droits des femmes l'aient emporté", s'est félicitée auprès de l'AFP Lillian Drabo, qui figurait parmi les neuf organisations et personnes privées pétitionnaires qui ont contesté la loi en justice. "La loi a révélé les dangers auxquels les femmes sont confrontées dans ce qui est considéré comme le monde moderne", a-t-elle ajouté.

 

Selon ses détracteurs, cette loi était révélatrice d'un mouvement antilibéral en expansion en Ouganda, qui a également inspiré une loi très répressive contre l'homosexualité, promulguée elle aussi en février 2014.

 

En 2014, la chanteuse Jemimah Kansiime, de son nom de scène "Panadol wa Basajja", avait passé cinq semaines en prison après la sortie d'un clip suggestif où elle apparaissait en string et large décolleté, se savonnant lascivement les fesses. Selon la loi anti-pornographie, elle encourait dix ans de prison.

 

Fervent partisan de cette loi, le ministre de l'Ethique et de l'Intégrité, Simon Lokodo, avait fait saisir en 2016 dans une prestigieuse école privée des exemplaires d'un roman britannique qui exposait, selon lui, les élèves à la sexualité de façon trop précoce.

 

(Avec AFP)

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Diplomatie

Fabien Azoulay, détenu en Turquie depuis 4 ans, rentre en France 

Fabien Azoulay, un Français condamné à 16 ans de prison par la justice turque pour détention de stupéfiants, devait être transféré  ce mardi en France pour y finir de purger sa peine, ont annoncé ses avocats.

Fabien Azoulay, emprisonné en Turquie depuis 2017, transféré en France ce jeudi. © AFP / Famille de Fabien Azoulay 

"Nous sommes heureux d'annoncer que Fabien Azoulay, détenu en Turquie depuis quatre ans, sera transféré en France aujourd'hui (mardi)", déclarent Me Carole-Olivia Montenot et Me François Zimeray dans un communiqué, saluant "l'aboutissement d'un long combat dans lequel la mobilisation de l'opinion publique aura été décisive".

 

"Une belle nouvelle, un grand soulagement, l'aboutissement d'une mobilisation collective et juste", a écrit sur Twitter le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

 

Lors d'un court voyage en 2017 à Istanbul pour réaliser des implants capillaires, Fabien Azoulay, aujourd'hui âgé de 43 ans, avait été arrêté pour avoir acheté sur Internet une fiole de GBL.

 

Le GBL est un produit chimique utilisé comme solvant à peinture qui, une fois ingéré, se transforme dans le corps en GHB, autrement appelé la "drogue du violeur". Selon ses avocats, il ne savait pas que ce produit avait été interdit en Turquie six mois plus tôt et s'était fait livrer "en toute bonne foi".

 

Le Français, également de nationalité américaine, avait été condamné à vingt ans de réclusion pour "importation de stupéfiants", une peine ensuite ramenée à seize ans et huit mois en appel.

 

"Dès son arrivée sur le territoire français, nous saisirons la juridiction compétente en vue d'une prochaine remise en liberté de Fabien Azoulay", indiquent les avocats, qui ont l'intention de déposer une requête afin d'adapter sa peine et la ramener à cinq ans, comme le prévoit le code pénal français pour cette infraction.

 

En avril, Mes Montenot et Zimeray avaient évoqué pour la première fois publiquement le cas de leur client, indiquant qu'il avait été "victime de violences aggravées commises par un codétenu" qui lui avait infligé en 2018 "des brûlures en raison de son homosexualité et de son appartenance à la religion juive".

 

(Avec AFP)

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Asie

Mariage à Taïwan d'un couple homosexuel taïwanais-macanais

Un couple homosexuel taïwanais-macanais s'est marié vendredi à Taipei après avoir remporté un procès historique, appelant l'île à autoriser les unions avec des étrangers de même sexe.

Ting Tse-yen, Taiwanais, à gauche,  et son époux Leong Chin-fai originaire de Macau lors de leur mariage à Taipei, le 13 août 2021. SAM YEH / AFP 

Taïwan est devenue en mai 2019 le premier territoire d'Asie à légaliser les mariages entre personnes de même sexe. La loi comprend cependant des restrictions que ne connaissent pas les couples hétérosexuels, notamment concernant l'adoption et l'union avec des étrangers. Ainsi, les Taïwanais peuvent épouser des étrangers de même sexe à la condition qu'ils viennent d'un pays où le mariage homosexuel est autorisé.

 

Ting Tse-yen et son partenaire Leong Chin-fai, de Macao, ont contesté en justice cette disposition et ont fini par obtenir gain de cause. Mais cette décision de justice ne s'applique qu'à eux et les autres couples étrangers de même sexe devront également intenter une action en justice. "C'est une première victoire. Les autres couples étrangers ne peuvent toujours pas se marier et nous demandons une pleine reconnaissance", a déclaré M. Ting, 29 ans. "Nous espérons que cela fera prendre conscience au gouvernement qu'il faut une égalité", a déclaré M. Leong, 33 ans.

 

La décision ordonnant au gouvernement d'enregistrer ce mariage homosexuel, a été rendue en mai par la justice. En 2019, les deux hommes avaient demandé que leur mariage soit enregistré mais leur requête avait été rejetée. "Nous avons attendu deux ans et nous pouvons enfin nous marier", s'est félicité M. Ting, en montrant sa nouvelle carte d'identité sur laquelle figure le nom de son époux.

 

Le couple a co-fondé un collectif visant à venir en aide à plus d'une centaine de Taïwanais dont les partenaires sont originaires de pays où le mariage homosexuel n'est pas légal, notamment la Chine, le Japon, la Thaïlande et le Vietnam. "Le mariage est un droit humain fondamental et il est inimaginable que, parce que le partenaire vient d'un certain pays, il soit victime de discriminations", a déclaré l'avocate du couple, Victoria Hsu.

 

Le groupe de pression de Mme Hsu, l'Alliance taïwanaise pour la promotion des droits au partenariat civil, a fait appel au principal organisme de contrôle du gouvernement pour examiner la question.

 

L'île est à l'avant-garde en matière de droits des homosexuels. En 2019, 200.000 personnes avaient participé à la Marche des fiertés de Taipei pour célébrer la légalisation du mariage de personnes de même sexe. Depuis l'entrée en vigueur de la loi autorisant le mariage de couples homosexuels, près de 6.000 couples ont fait enregistrer leur union.

 

(Avec AFP)

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Afghanistan

Graves menaces sur les conditions d'existence des homosexuels avec le retour des talibans

Le président Ashraf Ghani a fui l'Afghanistan ce dimanche, laissant de fait le pouvoir aux talibans qui ont atteint Kaboul, symbole de leur victoire militaire totale en tout juste 10 jours. Une situation qui fait peser de graves menaces sur les conditions d'existence des femmes et des homosexuels dans le pays.

Le mouvement islamiste radical s'apprête à revenir au pouvoir, 20 ans après en avoir été chassé par une coalition menée par les États-Unis en raison de son refus de livrer le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

 

Beaucoup d'Afghans, surtout dans la capitale, et les femmes en particulier, habitués à la liberté qu'ils ont connue ces 20 dernières années, craignent un retour au pouvoir des talibans.

 

Lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001, ces derniers avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées.

 

Les voleurs avaient les mains coupées, les meurtriers étaient exécutés en public et les homosexuels tués.

 

Les talibans ont imposé une interprétation radicale de la charia. Au pouvoir, ils ont interdit jeux, musique, photographies, télévision... Les femmes n'avaient plus le droit de travailler et les écoles pour filles ont été fermées. Les homosexuels étaient écrasés sous un mur de briques. 

 

Les talibans ont maintes fois promis que s'ils revenaient au pouvoir, ils respecteraient les droits humains, en particulier ceux des femmes, en accord avec les "valeurs islamiques". Mais dans les zones nouvellement conquises, ils ont déjà été accusés de nombreuses atrocités : meurtres de civils, décapitations, enlèvements d'adolescentes pour les marier de force, notamment.

 

(Source + Photo  AFP)

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États-Unis

Feu vert à une 3e dose de vaccin pour les immunodéprimés

Les États-Unis ont autorisé jeudi l'injection d'une troisième dose de vaccin Pfizer ou Moderna contre le Covid-19 pour les personnes au système immunitaire affaibli.

Les États-Unis ont autorisé jeudi l'injection d'une troisième dose de vaccin Pfizer ou Moderna contre le Covid-19 pour les personnes au système immunitaire affaibli.

 

"Le pays est entré dans une nouvelle vague de la pandémie de Covid-19, et la FDA a pleinement conscience du fait que les personnes immunodéprimées sont particulièrement à risque de contracter une maladie grave", a expliqué Janet Woodcock, commissaire par intérim de l'Agence américaine des médicaments (FDA). "Les autres personnes qui ont le schéma vaccinal complet sont dûment protégées et n'ont pas besoin d'une dose supplémentaire de vaccin anti-Covid à ce jour", a ajouté Mme Woodcock.

 

Il s'agit de personnes dont le système immunitaire est affaibli en raison par exemple d'une greffe d'organe ou d'une maladie, comme le sida ou un cancer. Chez les personnes immunodéprimées, la réponse immunitaire déclenchée par l'injection du vaccin est moins forte que chez les personnes en bonne santé, ce qui nuit à son efficacité.

 

Moins de 3% des adultes américains sont immunodéprimés, selon les Centres de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays. Cette faiblesse immunitaire peut venir des problèmes de santé de ces patients, mais aussi des médicaments qu'ils prennent pour les résoudre. C'est par exemple le cas chez les transplantés, qui suivent des traitements destinés à abaisser les défenses immunitaires pour éviter le rejet de l'organe greffé.

 

Au début du mois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait réclamé un moratoire sur les doses de rappel pour combattre l'inégalité entre les pays riches, où les vaccins abondent, et les pays pauvres, qui n'ont pu immuniser qu'une faible partie de leur population. Les États-Unis ont rejeté cet appel, estimant qu'ils n'avaient "pas besoin" de choisir entre administrer une troisième dose à leurs citoyens ou en faire don à des pays pauvres. Selon un document interne des CDC révélé par ABC, environ un million de personnes auraient déjà fait en sorte d'obtenir une troisième injection sans que celle-ci leur soit autorisée.

 

Interrogée sur la question jeudi, la directrice des CDC, Rochelle Walensky, a confirmé que le phénomène était étudié par son agence, et a demandé à la population de "suivre les recommandations". "Nous ne pensons pas à l'heure actuelle que, mise à part aux personnes immunodéprimées, il y ait besoin de donner des doses de rappel", a déclaré sur CBS jeudi matin Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la pandémie, alors qu'Israël prévoit d'administrer une troisième dose aux plus de 50 ans.

 

Infléchissement du discours 

M. Fauci a souligné sur NBC qu'il fallait distinguer les personnes immunodéprimées n'ayant jamais eu "une bonne réponse" immunitaire après deux injections, et "la durée de la réponse" chez celles en bonne santé. Il a toutefois indiqué que le niveau de protection chez ces dernières était observé "de très près". "Et s'il s'avère qu'elles ont besoin (d'une troisième dose) à un moment, nous serons près à leur donner", a-t-il dit. "Inévitablement, il y aura un moment où nous devrons procéder à des rappels", a-t-il ajouté.

 

Le discours s'est donc infléchi depuis début juillet. En réaction à une annonce de Pfizer, qui avait dit prévoir de demander prochainement l'autorisation pour une troisième dose de son vaccin, la FDA et les CDC avaient alors rapidement publié un communiqué assurant que les Américains vaccinés n'avaient "pas besoin d'un rappel à l'heure actuelle".

 

Plus de 619.000 personnes sont décédées aux États-Unis du fait du Covid-19, et le nombre de cas de contamination a fortement augmenté ces derniers mois en raison de la propagation du variante Delta.

 

Les vaccins sont gratuits et largement disponibles aux États-Unis, mais seule la moitié de la population est entièrement vaccinée. Le rythme de vaccination dans le pays a ralenti en particulier dans les régions politiquement conservatrices du Sud et du Midwest, et chez les plus jeunes, les personnes à faible revenu et les minorités raciales.

 

Le président Joe Biden a annoncé en juillet que tous les employés fédéraux devaient attester d'une vaccination ou faire face à des restrictions strictes telles que des tests réguliers, sur fond d'augmentation des hospitalisations.

(Avec AFP)

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Ghana

Une proposition de loi anti-LGBT met le président en porte-à-faux

Au Ghana, pays très religieux qui se veut exemplaire en Afrique en matière de respect des droits humains, une poignée de députés de l'opposition mettent le président dans une position délicate en promouvant une loi restreignant les droits des minorités sexuelles.

Le président Nana Akufo-Addo
Le président Nana Akufo-Addo

Les relations homosexuelles sont interdites dans la nation ouest-africaine, mais personne n'a jamais été poursuivi sous cette loi datant de l'ère coloniale. Cependant, les personnes LGBT+ sont largement discriminées dans le pays.

 

Début août, une proposition de loi visant à restreindre davantage les droits des personnes LGBT+ a été introduite au parlement. Celle-ci prévoit notamment de criminaliser la défense des droits des personnes LGBT+, une obligation de dénoncer "des suspects" ou encore la promotion des thérapies de conversion et l'imposition de peines de prison plus lourdes pour condamner l'homosexualité.

 

Si le texte était adopté par le parlement, le président Nana Akufo-Addo pourrait soit le promulguer soit mettre son veto.

 

La communauté internationale et les défenseurs des droits ont largement condamné cette proposition de loi, soumise au parlement par sept députés de l'opposition et un député du parti présidentiel. "Adopter cette loi dans sa forme actuelle ou même partielle reviendrait à violer un nombre important de droits humains, notamment l'interdiction absolue de la torture", s'est indigné un groupe d'experts de l'ONU dans un communiqué. "Cela ne criminalisera pas seulement les personnes LGBTI (I pour intersexes), mais aussi tous ceux qui soutiennent les droits humains ou leur montrent de la sympathie", ont-ils ajouté.

 

Mais selon les analystes et les diplomates, il sera difficile pour le président de s'opposer au texte, tant cette proposition de loi est populaire au Ghana. Environ 90% des Ghanéens affirment être en faveur d'une loi criminalisant les relations entre personnes de même sexe, selon un sondage du groupe de recherche Afrobarometer en 2014. "Le parti de l'opposition utilise cette proposition de loi comme une tactique politique pour obliger le gouvernement actuel à prendre position", affirme la chercheuse à Human Rights Watch (HRW) Wendy Isaack.

 

Une réforme "démagogique

Le président Akufo-Addo, qui a été réélu pour un second mandat en décembre, a affirmé qu'il ne légaliserait pas les mariages entre personnes de même sexe. Mais avec cette loi, cet ancien avocat des droits humains, qui a étudié en Grande-Bretagne, se trouve en porte-à-faux. "Il est évident que le président n'est pas emballé par cette réforme, mais c'est une question délicate, du fait de l'opinion générale", affirme à l'AFP un diplomate occidental qui souhaite garder l'anonymat. "L'opposition a un tapis rouge pour aller surfer sur cette vague là et faire un projet de loi particulièrement démagogique", renchérit un autre.

 

Les parlementaires en faveur de ce texte affirment que l'homosexualité est étrangère à la culture ghanéenne. "Nous avons besoin de protéger nos enfants qui sont la cible de ces personnes LGBTQ+ leur faisant croire qu'il s'agit d'un nouveau mode de vie", affirme l'un de ses promoteurs Samuel Nartey George.

 

Ce débat intervient au moment où le président tente d'attirer les Afro-Américains et les Ghanéens de la diaspora pour qu'ils s'installent dans le pays. Réputé pour sa stabilité démocratique et le respect des droits, le Ghana a réussi à faire venir des entreprises comme Twitter dans le pays, qui a récemment affirmé y ouvrir prochainement son premier bureau en Afrique. "Si nous sommes tant applaudis, ce n'est pas pour rien, mais bien parce que nous sommes une société libre", souligne Henri Kwasi Prempeh, directeur du Ghana Center for Democratic Development.

 

Montée de l'homophobie

"Peu de gens pensent que le président signera cette loi", affirme Danny Bediako, directeur de l'ONG Rightify Ghana. "Mais c'est compliqué car les institutions religieuses sont très puissantes". En adoptant ce texte, le Ghana suivrait le même chemin que le Nigeria et l'Ouganda. Or, ces lois favorisent indirectement les discriminations et agressions, s'inquiètent les défenseurs de droits humains. "Certains sont attaqués dans la rues, ne sont pas soignés dans les hôpitaux, sont chassés de leur école, ou même de chez eux" dénonce Mme Isaack. Et selon M. Bediako, le débat, à lui seul, "a déjà conduit à une augmentation de l'homophobie".

 

(Avec AFP)

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Perpignan

Un couple homosexuel agressé dans un restaurant

Le couple a porté plainte pour "violences volontaires" et "agression sexuelle". Ils ont eu deux jours d’interruption totale de travail.

Ils ont eu deux jours d’interruption totale de travail.

"Ils sont tous les deux très choqués, particulièrement le compagnon de celui qui a été agressé sexuellement, parce qu’il culpabilise de ne pas avoir pu le défendre", a témoigné auprès de L’Indépendant Jean-Loup Thevenot, le président de LGBT + 66, l’association qui est venu en soutien au couple.

 

"Nous ne les lâcherons pas"

Malgré sa fuite, "l’agresseur a été identifié grâce à l’intervention de témoins proches de son entourage professionnel", note sur son site Internet, LGBT + 66. "Nous informons cet agresseur et son entourage que nous ne les lâcherons pas, nous nous porterons éventuellement partie civile, nous serons vigilant à ce que la justice soit rendue dans cette affaire ou l’agresseur est clairement identifié", poursuit l’association.

 

En 2020, le nombre de victimes "de crimes ou délits à caractère homophobe ou transphobe" a baissé de 15 % pour atteindre 1590, selon le ministère de l’Intérieur, qui se base là sur les plaintes déposées auprès des forces de police et de gendarmerie. Un chiffre à prendre avec précaution car toutes les victimes ne portent pas plainte, mais aussi parce que 2020 a été synonyme de confinements, "protégeant" certaines personnes et empêchant certaines de porter plainte.

 

(Source AFP)

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Deux hommes gays agressés

par un groupe d’adolescents en Angleterre

Les deux hommes ont été hospitalisés à la suite de l'agression homophobe, survenue ce week-end dans une ville du nord de Londres. Un appel à témoins a été lancé pour tenter de retrouver les agresseurs.

Les deux hommes ont été brutalement agressés par un groupe de 10 adolescents sur le parking de Waitrose

Les agressions homophobes se répètent et se ressemblent, beaucoup, cet été en Europe. Dans la nuit de samedi à ce dimanche 8 août, deux hommes gays d'une vingtaine d'années ont été pris à partie et brutalisés dans la ville anglaise de Bishop's Stortford (commune du Hertfordshire, au nord de Londres). Survenue sur un parking aux alentours de 2 heures du matin, l'agression a laissé les deux victimes "avec des blessures graves", selon les informations transmises par la police locale et rapportées par le média The Sun.

 

(Lire la suite sur le site du magazine trimestriel des LGBT+ TÊTU)

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Cameroun

Deux femmes transgenres passées à tabac et menacées de mort

Deux femmes transgenres camerounaises ont été "passées à tabac" et "menacées de mort" dimanche à Douala, la capitale économique du Cameroun, a rapporté mardi l'ONG Human Rights Watch (HRW).

Shakiro sur son agression: "J’ai été entièrement déshabillée et rouée de coups sur tout le corps par plusieurs personnes"

Shakiro, très connue sur les réseaux sociaux au Cameroun, et Patricia, avaient été remises en liberté provisoire mi-juillet, après avoir été reconnues coupables notamment de "tentative d'homosexualité". Les deux femmes ont été la cible d'"une agression d'une grande brutalité" commise par "un groupe violent" dimanche à 01H00 à Douala, selon un communiqué de HRW.

 

"Les agresseurs les ont tirées de force d'un taxi, insultées et menacées de mort, et les ont passées à tabac pendant environ 30 minutes avant de s'enfuir à l'arrivée des gendarmes", a relaté l'ONG. "L'attaque a été filmée dans une vidéo qui a aussitôt circulé sur les réseaux sociaux", a-t-elle ajouté, appelant les autorités à "abroger la loi anti-homosexualité".

 

"J'ai été entièrement déshabillée et rouée de coups sur tout le corps par plusieurs personnes", a témoigné Shakiro dans le communiqué. "J'ai reçu des coups de pied et des gifles. J'ai dû faire le mort - c'était le seul moyen de survivre", a-t-elle poursuivi.

 

"Cette attaque est un dur rappel que les personnes transgenres au Cameroun, qu'elles soient derrière les barreaux ou non, ne sont jamais libres", a commenté HRW, poursuivant que la violence contre les personnes LGBT est "institutionnalisée".

 

"C'est de la barbarie", a réagi auprès de l'AFP Me Alice Nkom, avocate et défenseure des droits des homosexuels. "C'est ce qu'on observe dans un État où la légalité a échoué", a-t-elle estimé. Selon Me Nkom, les deux femmes déposeront une plainte après l'obtention d'un certificat médical.

 

Début février, Shakiro et Patricia avaient été arrêtées à Douala avant d'être condamnées en mai à 5 ans de prison, la plus lourde peine prévue par la loi camerounaise contre les pratiques homosexuelles.

 

HRW avait déploré en avril les discriminations subies par les homosexuels au Cameroun. Autrefois fréquentes, les arrestations pour des faits allégués d'homosexualité ont sensiblement baissé ces dernières années au Cameroun, mais elles semblent repartir à la hausse depuis peu.

 

(Avec AFP)

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Le rappeur DaBaby a finalement retiré ses excuses pour ses propos homophobes

Le chanteur américain a été déprogrammé du festival Lollapalooza aux États-Unis en raison de ses déclarations insultantes.

DaBaby assistant à l'avant-première de "Power Book III: Raising Kanan" à New York le 15 juillet 2021
DaBaby assistant à l'avant-première de "Power Book III: Raising Kanan" à New York le 15 juillet 2021

Le geste ne va pas plaire et va renforcer un peu plus la mauvaise image du rappeur. Les excuses que DaBaby avait formulées après ses propos homophobes et serophobes lors du festival "Rolling Loud" ont été supprimées de son compte Instagram sans aucune explication.

 

L’artiste américain avait présenté ses regrets sur le réseau social dans un long message: "Tous ceux qui ont été touchés par le sida/VIH ont le droit d’être bouleversés, ce que j’ai dit était insensible et je n’avais pas l’intention d’offenser qui que ce soit. Je vous présente donc mes excuses. La communauté LGBT+... Je ne me moque pas de vous, ne vous en faites pas", avait-il écrit il y a quelques jours. Et pourtant, cette déclaration n’est plus visible sur sa page.

 

Les excuses n’avaient déjà pas convaincu les internautes, qui avaient dénoncé ses propos tenus sur scène. Même le festival Lollapalooza à Chicago, pour lequel il devait se produire, a annulé sa venue.

 

Le 25 juillet dernier, DaBaby s’était adressé à ses fans présents lors d’un concert à Miami en leur demandant de mettre le flash de leurs téléphones s’ils n’étaient pas venus "avec le VIH, le Sida, ou quelconque maladie sexuellement transmissible qui vous fait mourir en deux ou trois semaines". Il avait demandé à ses spectateurs de faire le même geste s’ils n’étaient pas "des hommes homosexuels ayant des relations sexuelles dans des aires de stationnement".

 

Le tollé fut immédiat. La chanteuse Dua Lipa, qui avait collaboré avec lui sur le titre "Levitating" avait apporté son soutien à la communauté LGBT+ et disait être "surprise et horrifiée" par les déclarations du rappeur. Le Britannique Sir Elton John s’était également exprimé dans un tweet posté le 28 juillet en affirmant que les propos de DaBaby conduisent à "la stigmatisation et à la discrimination, et sont à l’opposé de ce dont notre monde a besoin pour combattre l’épidémie de sida".

 

(Source https://www.huffingtonpost.fr)

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Sport / Chine

Forfait de Taïwan aux Gay Games de Hong Kong l'an prochain

Taïwan a décidé de ne pas envoyer d'équipe l'an prochain aux Gay Games de Hong Kong (11-19 novembre 2022) par crainte que ses athlètes et ses entraîneurs soient arrêtés s'ils agitent le drapeau de l'île ou mentionnent son nom, a révélé à l'AFP un responsable local.

Le logo des gay Games de Hong Kong - Gay Games
Le logo des gay Games de Hong Kong - Gay Games

Le seul endroit d'Asie à avoir légalisé le mariage entre personnes de même sexe ne sera donc pas représenté lors de la 11e édition des Gay Games, lancés en 1982, mais la première sur le continent asiatique, dans un territoire autonome chinois, Hong Kong, qui fait l'objet d'une stricte reprise en mains par Pékin, regrette le Taïwan Gay Sports and Movement Association (TGSMA).

 

Cette décision intervient alors que les succès d'athlètes taïwanais aux Jeux olympiques de Tokyo ont relancé le débat sur la participation de l'île, dont la souveraineté est toujours contestée par la Chine, à des événements sportifs internationaux.

 

"Nous avons décidé de ne pas envoyer une équipe nationale car nous nous attendons à ce qu'elle ne puisse pas porter le nom de Taïwan et nous ne pouvons pas assurer la sécurité de nos athlètes", a expliqué Yang Chih-chun, le président de la TGSMA. En revanche, il a indiqué que son association, membre de la Fédération des Gay Games, était prête à aider tout athlète taïwanais souhaitant y participer à titre individuel, mais "sans l'encourager", à cause des lois sécuritaires hongkongaises qui, selon lui, permettent "des arrestations sans aucune raison".

 

La Chine estime que Taïwan lui appartient et a plusieurs fois réitéré sa menace d'en reprendre possession, éventuellement par la force. Elle interdit à l'île de se présenter sur la scène internationale sous son nom officiel de "République de Chine" ou sous celui de "Taïwan".

 

Séparées politiquement depuis 1949, Taïwan et la Chine continentale rivalisent afin d'obtenir le plus possible d'alliés diplomatiques. Mais le régime communiste a pris un net avantage : seuls 15 États du monde reconnaissent l’État taïwanais aux dépens de la République populaire de Chine. Aux JO de Tokyo, les athlètes taïwanais concouraient sous la bannière "Taipei chinoise", du nom de la capitale de l'île.

 

(Avec AFP)

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Australie

Un pasteur évangélique inculpé pour avoir dissimulé des agressions sexuelles sur un jeune garçon

Un pasteur australien, cofondateur d'une méga-église présente à travers le monde, a été inculpé jeudi 5 août pour avoir dissimulé des agressions sexuelles sur un jeune garçon qui auraient été commises par son père dans les années 1970.

rian Houston pasteur australien, cofondateur d'une méga-église présente à travers le monde
rian Houston pasteur australien, cofondateur d'une méga-église présente à travers le monde

À l’issue de plusieurs années d'enquête, la police a accusé Brian Houston (67 ans), qui a participé à la fondation d'Hillsong, une Église évangélique, de ne pas avoir signalé des agressions commises sur un jeune garçon. Brian Houston, une figure de premier plan du pentecôtisme en Australie, entretient des liens avec le premier ministre conservateur Scott Morisson.

 

Le père du pasteur, Frank, mort en 2004, a été accusé d'avoir sexuellement agressé un garçon de sept ans lorsqu'il était prédicateur au sein de l'Église des Assemblées de Dieu. En 2015, une commission d'enquête royale avait révélé que Brian Houston avait été informé de ces allégations en 1999 mais qu'il ne les avait pas signalées aux autorités. Cela avait donné lieu à l'ouverture d'une enquête par la police.

 

Par le passé, ce pasteur a rejeté toute dissimulation, affirmant avoir confronté son père à ces allégations et ne pas l'avoir dénoncé à la demande de la victime qui ne voulait pas rendre les choses publiques ou saisir la police. "Ces accusations ont été un choc pour moi, étant donné la transparence dont j'ai toujours fait preuve à ce sujet", a-t-il déclaré jeudi dans un communiqué. "Je clame avec véhémence mon innocence et je (me) défendrai contre ces accusations, je suis heureux d'avoir l'occasion de rétablir la vérité".

 

Le premier ministre australien, qui est déjà apparu à l'occasion d'événements organisés par l'Église Hillsong, a admis connaître "depuis longtemps" Brian Houston. Dans un communiqué, les services du chef du gouvernement ont souligné qu'"il s'agissait d'une affaire (du ressort) de la police" et qu'"il serait inapproprié de faire des commentaires".

 

La police a déclaré jeudi qu'elle invoquerait devant le tribunal le fait que "l'homme connaissait des informations relatives à l'agression sexuelle d'un jeune homme dans les années 1970 et qu'il n'a pas porté ces informations à l'attention de la police".

 

Dans un communiqué, l'Église Hillsong s'est dite "déçue" par cette inculpation, ajoutant que le pasteur, qui encourt jusqu'à cinq ans de prison, "a hâte de laver son nom". Présente dans 28 pays, elle affirme compter des célébrités parmi ses adeptes. Elle possède même sa propre maison de disques.

 

(Avec AFP)

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Matt Damon

Sa fille a dû le convaincre d'arrêter de dire "pédé"

Dans une interview, l'acteur américain avait affirmé qu'il n'utilisait plus une insulte homophobe grâce à sa fille.

Matt Damon se défend contre ceux qui l'accusent d'homophobie
Matt Damon se défend contre ceux qui l'accusent d'homophobie

La situation est ambiguë et ça risque de ne pas plaire à tout le monde. Matt Damon clarifie la polémique qui l’entoure au sujet de propos homophobes qu’il aurait tenu devant sa fille. Cette dernière lui aurait alors fait la leçon et il aurait arrêté d’utiliser l’injure en question. 

 

L’acteur américain nie avoir utilisé le terme "faggot", qui signifie "pédé", dans sa "vie personnelle". Il affirme qu’il n’utilise jamais d’insultes et qu’il comprenait que "l’interview ait conduit beaucoup de personnes à supposer le pire", rapporte Variety.

 

"Au cours d’une récente interview, je me suis souvenu d’une discussion que j’ai eue avec ma fille, dans laquelle j’ai tenté de contextualiser pour elle les progrès qui ont été réalisés, bien que nullement achevés, depuis que j’ai grandi à Boston et que, enfant, j’ai entendu le mot "faggot" utilisé dans la rue avant même de savoir à quoi il faisait référence", a déclaré Matt Damon.

 

"Ce mot était utilisé avec désinvolture"

En effet, dans une récente interview au Sunday Times, la tête d’affiche du film "Stillwater" aurait déclaré avoir utilisé cette insulte devant sa fille. Cette dernière a directement quitté la table après avoir entendu son père parlant ainsi et lui aurait passé un savon dans une lettre écrite par ses soins qui expliquait pourquoi ce mot était dangereux.

 

Mais selon Matt Damon, ce n’est pas tout à fait ce qu’il s’est passé. "J’ai expliqué que ce mot était utilisé avec désinvolture, et qu’il faisait même l’objet d’une ligne de dialogue dans l’un de mes films, pas plus tard qu’en 2003 ; à son tour, elle a exprimé son incrédulité quant à l’existence d’une époque où ce mot était utilisé sans réfléchir. À mon admiration et à ma fierté, elle a très bien expliqué à quel point ce mot aurait été douloureux pour un membre de la communauté LGBTQ+, même s’il était culturellement normalisé", explique le comédien à Variety.

 

Ce n’est pas la première fois que l’acteur fait réagir au sujet de ses propos douteux. En 2017, il relativisait l’affaire Weinstein et avait déclaré qu’il y avait une "différence entre taper" un fessier et un "viol ou une agression sexuelle sur mineur".

 

(Source https://www.huffingtonpost.fr/)

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Ghana

Accusés de rassemblement illégal, 21 militants LGBT sont acquittés

Ayant pris part à une conférence au Ghana, des représentants de la communauté LGBT avaient été arrêtés pour rassemblement illégal. Faute de preuves, ils ont été libérés.

Arrivés au tribunal le visage caché, les 21 militants LGBT en sont repartis libres. AFP
Arrivés au tribunal le visage caché, les 21 militants LGBT en sont repartis libres. AFP

Un tribunal au Ghana a acquitté et libéré jeudi 21 militants LGBT qui avaient été arrêtés fin mai dans le sud-est du pays pour "rassemblement illégal" après avoir participé à une conférence sur leurs activités.

 

Les 16 femmes et cinq hommes avaient été arrêtés le 20 mai à Ho, une ville de la région de la Volta, alors qu'ils "participaient à une conférence visant à promouvoir leurs activités". Ce programme visait à former des "juristes afin de mieux recenser et signaler les violations de droits humains subies par les Ghanéens LGBTQ", avait précisé l'association Rightify Ghana sur Twitter.

 

Selon le superintendant en chef de la police, Yakubu Ayamga, le procureur général a estimé qu'il n'y avait pas assez de preuve pour continuer les poursuites. "Le tribunal a classé l'affaire aujourd'hui en se fondant sur l'avis (du procureur général) et les 21 personnes ont été acquittées", a-t-il indiqué.

 

L'avocat des personnes arrêtées, Julia Ayertey, a confirmé le jugement. "Nous saluons la décision, qui a toujours été notre ligne depuis le début de cette affaire", a-t-elle déclaré.

 

Les rapports sexuels entre hommes sont interdits au Ghana et, même si les procédures judiciaires sont rares, les minorités sexuelles sont marginalisées, victimes de harcèlement et d'agressions. Depuis quelques mois, ce pays ouest-africain anglophone, très conservateur et religieux, fait face à une vague d'homophobie.

 

En février, un centre de soutien aux homosexuels à Accra avait été fermé par les autorités. Une nouvelle proposition de loi pour des peines plus sévères et criminaliser la promotion du mouvement LGBT a été étudiée en première lecture au parlement cette semaine, en dépit des critiques internationales sur le texte.

 

(Avec AFP)

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Égypte

Obsession quand tu nous tient

La Banque centrale dément qu'un filigrane arc-en-ciel sur un billet soit un signe LGBT.

Photo : Banque centrale d’Égypte
Photo : Banque centrale d’Égypte

La Banque centrale d'Égypte a confirmé qu'un nouveau billet de banque avec un filigrane arc-en-ciel n'est pas conçu pour promouvoir les droits LGBT.

 

Les nouveaux billets de 10 et 20 livres fabriqués à partir d'un plastique polymère durable ont suscité des commentaires lorsque des échantillons ont été dévoilés par la Banque centrale d'Égypte dimanche 1er août.

 

Des utilisateurs des médias sociaux se sont énervés de l'apparition d'un filigrane de couleur arc-en-ciel sur une mosquée, ce qui a conduit à des accusations selon lesquelles le concepteur du billet de banque tentait de promouvoir les droits LGBT dans la société conservatrice égyptienne.

 

"C'est un grand scandale et un péché !", a commenté une personne sur Twitter. "Le gouvernement/la banque centrale, les ministères concernés sont responsables de cet acte honteux consistant à placer une image du drapeau gay sur une mosquée sur notre billet de monnaie nationale ! Ils doivent le corriger et présenter des excuses !".

 

La Banque d'Égypte a été forcée de préciser que le filigrane est un élément de sécurité.

 

Bien que les identités LGBT ne soient pas criminalisées par la loi en Égypte, la culture conservatrice considère généralement l'homosexualité comme "immorale" et 95 % des Égyptiens pensent qu'elle ne devrait pas être acceptée dans la société.

 

Alors que les gens commençaient à appeler au boycott de la nouvelle monnaie "gay", plusieurs sources ont assuré que le seul but des couleurs de l'arc-en-ciel était d'empêcher la contrefaçon.

 

La banque s'est également avancée pour préciser que l'arc-en-ciel qui apparaissait sur les factures ne faisait pas partie de la conception, mais plutôt un filigrane sécurisé, ajoutant que les images diffusées étaient préliminaires et non les conceptions finales.

 

La nouvelle monnaie plastifiée réduira les coûts d'impression de la monnaie traditionnelle car elle est faite de polymère inoffensif pour l'environnement. Elle a également une durée de vie deux fois plus longue que le papier-monnaie, longtemps critiqué pour son aspect sale

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Égalité

La loi bioéthique, ouvrant le droit à la PMA, promulguée au Journal Officiel

La loi de bioéthique, dont la mesure la plus emblématique est l'ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, a été promulguée mardi au Journal officiel.

La loi bioéthique - Capture d'écran
La loi bioéthique - Capture d'écran

Le Conseil constitutionnel avait rejeté jeudi les recours déposés par des députés LR et UDI, après le vote définitif de la loi au Parlement le 29 juin.

 

Les dispositions contestées, qui portaient sur la recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires, le don de gamètes et l'information des parents lors de la réalisation d'examens prénataux, "sont conformes à la Constitution", ont jugé les Sages.

 

Outre l'élargissement de la PMA, la loi bioéthique prévoit un nouveau mode de filiation pour les enfants de couples de femmes et permet aux enfants nés d'un don d'accéder à leur majorité à des "données non identifiantes" (âge, caractéristiques physiques, etc.) du donneur et, s'ils le souhaitent, à son identité.

 

Elle autorise également la conservation des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) pour mener à bien une grossesse future, jusqu'ici strictement conditionnée à des raisons médicales. En matière de tests génétiques, elle autorise un médecin à informer le patient si le résultat dévoile autre chose que le but initial du test (par exemple, identifier une maladie). Côté recherche, elle facilite notamment les recherches sur les cellules souches embryonnaires.

 

(Avec AFP)

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Indonésie

Un soldat condamné à sept mois de prison pour homosexualité

Un soldat indonésien a été condamné à sept mois de prison pour avoir eu une relation sexuelle avec un autre homme, ce qui est prohibé par les forces armées du pays d'Asie du Sud-Est.

Pour l’armée indonésienne, "les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont considérées comme un comportement déviant". AFP 

Le soldat de 29 ans basé à Kalimantan, la partie indonésienne de l'île de Bornéo, a aussi été expulsé de l'armée, selon la décision d'un tribunal militaire datée du 15 juillet rendue publique cette semaine.

 

"L'accusé avait été prévenu par ses supérieurs que tout comportement LGBT était interdit (...) mais il a persisté", indique le document de 71 pages. Les relations sexuelles entre personnes du même sexe "sont considérées comme un comportement sexuel déviant (...) et portent atteinte à la réputation de l'armée", est-il précisé.

 

La décision de justice comporte une description de la relation du soldat avec un autre militaire qui a été cité comme témoin dans cette affaire.

 

En juillet, un marin des forces navales indonésiennes avait déjà été condamné à cinq mois de prison pour avoir eu relations sexuelles avec un autre militaire. L'ONG Amnesty International avait indiqué l'an dernier qu'au moins 15 militaires et policiers avaient été démis de leurs fonctions pour des relations sexuelles avec une personne du même sexe ces dernières années dans le pays.

 

L'homosexualité, interdite par les règlements militaires, reste légale en Indonésie, pays qui compte la plus importante population musulmane au monde. Mais les Indonésiens de la communauté LGBT font face à de nombreuses discriminations et certains ont été arrêtés en vertu d'une loi anti-pornographie.

 

Dans la province indonésienne d'Aceh, la seule à suivre la charia, la loi islamique, les rapports sexuels entre personnes du même sexe sont punissables d'une peine de flagellation.

 

(Avec AFP)

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Télérama

Le cas d'un journaliste licencié pour des accusations d'homophobie devant un juge

Le licenciement pour faute lourde de l'ancien journaliste de Télérama Aurélien Ferenczi, après des accusations d'homophobie et de "harcèlement sexuel et moral", qu'il conteste, sera finalement porté devant un magistrat, ont indiqué vendredi le journaliste et son avocate.

Aurélien Ferenczi
Aurélien Ferenczi

Après une audience début mai, le Conseil des prud'hommes de Paris a "décidé de renvoyer mon dossier en départage, c'est-à-dire de le soumettre à un juge professionnel" chargé de trancher le litige, a annoncé Aurélien Ferenczi sur Twitter. Il avait été licencié en 2019. "Je respecte cette décision, tout en notant qu'elle repousse encore de plusieurs longs mois l'issue de la procédure" avant "un appel éventuel", a-t-il ajouté, déplorant qu'il soit "extrêmement facile pour une entreprise de briser une carrière et une réputation".

 

"L'intervention d'un juge professionnel ne peut être qu'une heureuse nouvelle" compte tenu "des enjeux juridiques majeurs de ce dossier", a toutefois souligné à l'AFP son avocate, Lise Le Borgne. Et de citer les "dérives de plus en plus nombreuses des procédures d''enquêtes internes' mises en place par un employeur et de l'atteinte grave en résultant aux droits des salariés qui en font l'objet".

 

En avril, les prud'hommes ont condamné Télérama pour avoir licencié "sans cause réelle et sérieuse" le journaliste Emmanuel Tellier, renvoyé pour faute simple en mai 2019 en même temps qu'Aurélien Ferenczi après des accusations de "harcèlement sexuel", qu'il a également contestées. L'hebdomadaire a indiqué en mai avoir décidé de faire appel.

 

Ces deux licenciements sont survenus à la suite d'une enquête menée par la DRH du groupe Le Monde, maison mère du magazine, avec le support du cabinet Egae, fondé par la militante féministe Caroline de Haas. Cette enquête faisait elle-même suite à des signalements visant les deux journalistes, pour des faits pouvant être assimilés à des agissements sexistes et du harcèlement sexuel, recueillis par une cellule d'écoute, mise en place après l'affaire Weinstein et confiée à Egae.

 

Regrettant que l'hebdomadaire avec lequel il a collaboré "plus de 25 ans" ait sali "sa réputation" et l'ait empêché de retrouver un "emploi stable" en rendant l'affaire publique, Aurélien Ferenczi a indiqué vendredi souffrir d'une "maladie neuro-dégénérative incurable, dont le déclenchement a suivi de peu ces événements traumatiques". 

 

(Avec AFP)

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Tokyo 2021des JO sous le signe de la visibilité LGBT

Selon un décompte d'un site indépendant, il n'y a jamais eu autant d'athlètes ouvertement LGBT aux Jeux olympiques. Plusieurs d'entre eux en ont profité pour s'afficher fièrement et porter des messages d'égalité. 

Tom Daley (à gauche) est un plongeur britannique ouvertement gay. Il a remporté la médaille d'or lors de l'épreuve de plongeon synchronisé à 10 mètres avec son coéquipier Matty Lee. © Oli Scarff, AFP 

Ils sont au moins 179. Cent soixante-dix-neuf athlètes des Jeux olympiques de Tokyo à se déclarer ouvertement gays, lesbiennes, bisexuels, transgenres, homosexuels ou non binaires, selon le décompte du site indépendant Outsports, spécialisé sur les actualités sportives liées aux questions LGBT.

 

"Le nombre d'athlètes LGBT+ s'affichant publiquement à Tokyo est supérieur au nombre d'athlètes qui le faisaient dans toutes les olympiades précédentes, été comme hiver, combinées", félicite Outsports. "Cette augmentation massive reflète l'acceptation croissante des personnes LGBT+ dans le sport et la société."

 

À titre de comparaison, Outsports avait recensé 56 athlètes ouvertement LGBT à Rio et seulement 23 à Londres.

 

Le nageur canadien Markus Thormeyer était du voyage à Rio mais il n'assumait pas encore publiquement son homosexualité. Ce n'est qu'en 2020 qu'il l'a révélée. "Participer aux Jeux olympiques en tant qu'athlète ouvertement gay est assez incroyable", a-t-il déclaré à Outsports.

 

"Je suis gay et champion olympique"

Tom Daley, plongeur britannique de 27 ans, avait fait son coming-out dès 2013. À Tokyo, après sa victoire lors d'une épreuve de plongeon synchronisé à 10 mètres, il a adressé un message d'espoir et de fierté. "Je suis fier de dire que je suis gay et champion olympique", a-t-il déclaré. "Quand j'étais plus jeune, je pensais que je ne serais jamais rien ou que je n'arriverais jamais à rien, à cause de ce que j'étais. Et le fait d'être champion olympique maintenant montre que l'on peut tout réussir."

 

Pour célébrer sa médaille d'argent en aviron, la Polonaise Katarzyna Zillmann a remercié sa petite amie canadienne en "espérant qu'ainsi (elle) aiderait les autres". Un geste d'autant plus fort que la Pologne connaît aujourd'hui une vague de répression des droits des LGBT.

 

Lors de la cérémonie d'ouverture, sa compatriote Aleksandra Jarmolińska, spécialiste du tir skeet, était apparue avec un masque où figuraient des traits arc-en-ciel, en référence au drapeau symbolisant la communauté LGBT. Avant les JO, elle avait fait son "coming-out" et annoncé son mariage avec sa fiancée au retour des JO de Tokyo.

 

En France, l'avant JO a été marqué par la sortie du documentaire "Faut qu'on parle" où six sportifs racontent les difficultés qu'ils ont eues à assumer leur homosexualité dans leurs sports respectifs. Parmi ces trois hommes et trois femmes, l'escrimeuse Astrid Guyart et la judokate Amandine Buchard qui ont chacune remporté une médaille d'argent.

 

Lors de la compétition street de skate féminin, Alana Smith n'a pas impressionné par ses performances dans cette nouvelle discipline des JO. Celle qui avait pourtant passé le premier backflip dans une compétition féminine à seulement 13 ans avait simplement semblé se balader dans le parc d'Ariake de Tokyo. Pour elle, l'essentiel n'était pas la médaille. Elle était aux JO pour "incarner une représentation" en participant aux Jeux, elle qui se définit comme non-binaire, c’est-à-dire ni strictement homme, ni strictement femme.

 

Enfin, lundi 2 août, la Néo-Zélandaise Laurel Hubbard devrait écrire l'histoire des Jeux en devenant la première sportive transgenre femme à participer à des JO. Elle concourra en haltérophilie, catégorie +87 kg.

 

Des nouvelles règles sur la parole des athlètes

Dans la lignée d'une année marquée par le retour de l'engagement social des sportifs, les athlètes se servent de ces JO comme une plateforme de causes qui leur tiennent à cœur. Ils profitent là de l'assouplissement de la règle 50.2 de la Charte olympique du CIO : "Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique."

 

Le 2 juillet dernier, le CIO a annoncé un léger changement. Si l'expression d'opinions politiques et sociétales reste proscrite pendant les épreuves, les podiums, les hymnes et lors des cérémonies d'ouverture et de clôture, les athlètes ont désormais le droit d'évoquer ces sujets lorsqu'ils s'adressent aux médias, avant et après leur compétition, lors des réunions d'équipe ou sur les réseaux sociaux.

 

Cependant, cette liberté nouvelle reste très encadrée et les déclarations ne doivent pas "viser des gens en particulier, des pays, des organisations et toucher les gens dans leur dignité". Un assouplissement jugé insuffisant par certains.

 

"Comment serait-il possible de dénoncer le racisme et d’autres formes de discrimination systémique sans viser une structure ou un État en particulier ?", souligne Estelle E. Brun, chargée de recherche en géopolitique du sport à l’Institut de relations internationales et stratégiques, dans une tribune publiée par Le Monde. "Le racisme, la politique et les systèmes économiques ne peuvent être séparés. L’interdiction de s’adresser directement à ces entités risquerait même de désacraliser la puissance de ces gestes politiques."

 

Source France 24

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Technologies

Le Conseil d’État rejette le recours d'associations LGBT contre "le dossier pénal numérique"

Le Conseil d’État a rejeté le recours déposé en juillet 2020 par quatre associations LGBT+ contre le "dossier pénal numérique" (DPN), qui l'accusaient de permettre le "fichage des homosexuels", dans une décision consultée vendredi par l'AFP.

Issu de la réforme de la justice de mars 2019 et entré en vigueur le 25 juin 2020, le DPN permet l'enregistrement de différents actes d'enquêtes (procès-verbaux, expertises, rapports, etc.) et d'informations à caractère personnel sur les témoins, les victimes ou les personnes mises en cause (mis en examen ou témoins assistés) en lien avec l'affaire.

 

Ces informations peuvent être, selon son décret d'application, "de la nature de celles mentionnées" dans l'article 6 de la loi "Informatique et libertés" de 1978, qui vise, entre autres, "la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique".

 

Le DPN "poursuit une finalité légitime et prévoit une collecte et un traitement des données effectuées de manière adéquate et proportionnée", a tranché le Conseil d’État dans sa décision rendue jeudi. Ce système de traitement informatisé "ne porte pas une atteinte disproportionnée et injustifiée à la vie privée et à la protection des données personnelles", peut-on lire dans le texte.

 

Les associations Mousse, Stop Homophobie, Familles-LGBT et Adheos "ne sont en conséquence pas fondées à demander l'annulation pour excès de pouvoir du décret attaqué", conclut le Conseil d’État. En juillet 2020, lors du dépôt de son recours, l'association Mousse avait estimé qu'il s'agissait d'une "collecte inutile et disproportionnée" sauf pour les personnes soupçonnées d'infractions à caractère sexuel. "Consigner l'orientation sexuelle des témoins et victimes est contre-productif. Cela va dissuader les victimes de porter plainte et les témoins de venir témoigner", dénonçait l'association Adheos.

 

Outil de la dématérialisation de la procédure pénale, de la plainte jusqu'au jugement, le DPN doit selon son décret d'application "permettre de rendre la justice pénale plus efficace en la modernisant et en la simplifiant (...), de rendre plus effectives les décisions des magistrats, de donner plus de sens à leur mission et de rétablir la confiance des citoyens en la justice".

 

(Avec AFP)

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Hongrie

Lewis Hamilton juge inacceptable la loi anti-LGBT

Le champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton a jugé ce jeudi "inacceptable, lâche et dévoyée" la loi anti-LGBT+ adoptée par le gouvernement hongrois alors qu'il s'apprête à disputer ce week-end le Grand Prix de Hongrie.

Lewis Hamilton à Singapour le 19 septembre 2019 -Crédit : Roslan RAHMAN / AFP
Lewis Hamilton à Singapour le 19 septembre 2019 -Crédit : Roslan RAHMAN / AFP

Le septuple champion du monde britannique a indiqué dans un message sur Instagram "qu'avant le Grand Prix ce week-end, je veux faire part de mon soutien à tous ceux qui sont affectés par la loi gouvernementale anti-LGBT+".

 

"Il est inacceptable, lâche et dévoyé pour les personnes exerçant le pouvoir de proposer une telle loi", a poursuivi le pilote Mercedes, militant de longue date contre les discriminations. "Chacun mérite d'avoir la liberté de décider d'être soi-même, quels que soit ceux qu'ils aiment et comment ils choisissent de s'identifier".

 

"Je presse le peuple hongrois de voter lors du référendum à venir pour protéger les droits de la communauté LBGT+ qui a besoin de notre soutien plus que jamais", ajoute Hamilton en concluant "l'amour triomphera toujours".

 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé la tenue d'un référendum sur cette loi, combattue par la Commission européenne qui a déclenché une procédure d'infraction pour tenter de la faire annuler. Adoptée le 15 juin, la loi visait à l'origine à lutter contre la pédocriminalité mais interdit notamment l'évocation de l'homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs.

 

"C'est embarrassant pour un pays de l'Union européenne de faire passer une loi de ce genre", a estimé à son tour le pilote allemand Sebastian Vettel (Aston Martin) en conférence de presse. "Nous avons eu tellement d'occasions d'apprendre par le passé, je ne vois pas comment on peut encore ne pas comprendre que chacun devrait être libre de faire ce qu'il veut et d'aimer qui il veut", a poursuivi le quadruple champion du monde de F1.

 

(Avec AFP)

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Mexique

À Mexico, être porteur du Covid ou du sida peut valoir la prison

En juin, un homme considéré comme un "danger contagieux" est resté une semaine en prison et son portrait a été diffusé à travers la capitale du Mexique.

Pride de Mexico, le 26 juin 2021. AFP
Pride de Mexico, le 26 juin 2021. AFP

En juin, alors que la ville de Mexico se parait de banderoles arc-en-ciel pour célébrer diversité et inclusion sexuelles, un homme considéré comme un "danger contagieux" était jeté en prison. Tel a été pendant une semaine le sort de Juan N., ainsi identifié par le Parquet, et dont le portrait a été diffusé en photo et en vidéo à travers la capitale du Mexique. Son crime : être séropositif et ne pas en avoir informé au préalable une ancienne compagne.

 

À Mexico, l’infraction est pénalement définie comme un "danger de contamination" pouvant entraîner une peine d’emprisonnement allant de trois jours à cinq ans de prison. Elle concerne toute personne qui, sachant qu’elle est atteinte d’une maladie grave, en contamine une ou plusieurs par le biais de "relations sexuelles" ou "d’autres moyens".

 

"N’importe qui ayant un problème de santé devient un criminel potentiel, qu’il soit porteur du virus du sida ou d’autre chose", s’insurge Geraldina González de la Vega, présidente du Conseil pour la prévention et l’élimination de la discrimination (Copred) de Mexico. La problématique déjà explosive s’est encore aggravée dans la panique suscitée par la pandémie de Covid-19. En 2020, le parquet de Mexico a ouvert 78 enquêtes pour "danger de contamination", et il y en a déjà 52 à ce stade de l’année 2021, selon des données officielles qui ne précisent toutefois pas la nature des maladies incriminées.

 

Mais si l’on compare aux neuf plaintes similaires déposées en 2018 et aux douze autres de 2019, l’impact du coronavirus apparaît clairement faire la différence. Bien qu’il n’y ait pas d’informations concernant d’autres incarcérations au même mobile, la responsable du Copred considère que l’idée d’enquêter pénalement sur un patient atteint du Covid-19 est "profondément stigmatisante". Avec 2,7 millions de cas confirmés et plus de 238’000 décès, le Mexique est le quatrième pays le plus lourdement touché par la pandémie dans le monde.

 

Stigmatisation

Le "danger de contamination", présent au Mexique depuis des décennies dans les codes pénaux, au niveau fédéral et des États, répondait à de très anciennes considérations de morale, notamment catholique, tels que la punition des comportements "licencieux", comme le montrent des études universitaires. Le catholicisme est la religion dominante au Mexique, avec 71,5% de la population qui se dit appartenir à cette religion, selon une statistique officielle. Dans les années 1990, la progression d’une autre pandémie, le sida, a conduit à la réintroduction et au renforcement de la loi lors de l’élaboration à l’époque du premier code pénal du District Fédéral de Mexico.

 

"Ce délit permet de sanctionner pénalement une personne qui va délibérément en contaminer une autre. Et si elle a seulement l’intention de le faire mais n’y parvient, cela devient une tentative de délit", explique González de la Vega. Une approche qui va, selon ses détracteurs, à l’encontre des principes de la dignité humaine et de l’impératif de non-discrimination fondé sur l’état de santé des individus.

 

Dans le cas de Juan N., la décision du procureur de diffuser son portrait ainsi que ses données personnelles, était illégale, selon Jaime Morales, chargé de la diversité sexuelle à la mairie de Mexico. L’accusation soutient qu’il a été arrêté pour ne pas avoir répondu à une précédente convocation au tribunal. Le juge a finalement décidé qu’il pouvait le remettre en liberté pour la suite de son procès. Contactés par l’AFP, Juan N. et son avocat, ont refusé de s’exprimer afin de ne pas compromettre la procédure.

 

Abrogation

En plus d’être inconstitutionnelle, l’infraction constitue une anomalie sur le plan médical. "Une personne qui vit avec un sida contrôlé ne transmet pas le virus à ses partenaires et a le droit à une vie privée", affirme Sergio Montalvo, médecin à la clinique publique de Condesa, spécialisée dans le VIH-sida.

 

Si le cas de Juan N. marque une étape douloureuse pour lui, il ouvre également la voie à l’abrogation pénale de ce "délit". Temístocles Villanueva, membre du parti Morena au Conseil municipal de Mexico, présentera en août un projet sur la question. "Il s’agit d’une intervention de l’État dans la vie privée des gens", estime Villanueva qui craint que "les gens dissimulent leur état de santé pour éviter le risque d’être accusés d’un crime, ce qui génère une plus grande transmission du virus", ajoute-t-il. En 2020, 342 nouveaux cas de sida ont été diagnostiqués à Mexico et 9220 dans l’ensemble du pays, selon des chiffres officiels.

 

(Avec AFP)

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Homophobie

Passages à tabac, guet-apens :

les agressions homophobes se succèdent en France

Le lieu varie mais l'histoire se répète : à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 18 juillet et à Macinaggio (Haute-Corse) quatre jours plus tôt, cinq jeunes homosexuels ont été roués de coups et injuriés. Des attaques homophobes qui restent fréquentes en France et passent souvent sous les radars de la justice.

Les attaques homophobes restent fréquentes en France et passent souvent sous les radars de la justice. © Crédit photo : AFP

"Ces affaires sont loin d'être des cas isolés", soupire David Malouazé, vice-président de SOS Homophobie. Début juillet, le meurtre en Espagne de Samuel Luiz, jeune homosexuel de 24 ans battu à mort, a suscité une vague d'indignation en Europe. "Dans beaucoup de cas, les coups s'arrêtent parce que les victimes parviennent à s'enfuir ou parce que des personnes viennent les secourir", explique David Malouazé.

 

C'est précisément ce qui est arrivé à Arnaud Gagnoud et à son compagnon, agressés en septembre 2018 dans le XXe arrondissement de Paris. Alors qu'ils s'enlaçaient à la sortie d'un théâtre, un groupe de six jeunes hommes les avaient entourés, leur adressant menaces de mort et de viol. "Mon partenaire a été tiré en arrière par une amie. Moi j'étais coincé au milieu, sous les coups de poings, de pieds et de casque de moto. C'est grâce à des passants qu'ils ont fini par détaler", témoigne le jeune homme. "Depuis, mon compagnon et moi n'arrivons plus à nous tenir la main dans les lieux publics", ajoute-il.

 

Après quatre années consécutives de hausse, les actes anti-LGBT+ ont baissé de 15% en 2020, selon le ministère de l'Intérieur. Les associations appellent toutefois à relativiser ce chiffre : "le confinement a pesé lourdement sur les dépôts de plaintes", rappelle le collectif associatif Inter-LGBT. En 2020, 57% des crimes et délits anti-LGBT+ enregistrés par la police ont eu lieu dans l'espaces public. 72% des victimes étaient des hommes, 60% étaient âgés de moins de 35 ans.

 

Sous les radars

Quelques jours après la mort de Samuel Luiz, le journaliste Matthieu Foucher a partagé sur les réseaux sociaux une "liste non exhaustive" de huit meurtres d'hommes homosexuels commis en France entre 2015 et 2019. "On croit souvent qu'on n'est plus tué de nos jours en Europe lorsqu'on est gay. C'est faux", affirme le cofondateur de Friction Magazine. "Et il ne s'agit que de quelques cas qui ont fait l'objet d'articles de presse, souvent au moment des procès", précise le journaliste.

 

En 2019, 55% des personnes LGBT+ rapportaient avoir déjà été agressées et 22% avoir subi des violences physiques, selon un sondage Ifop. Mais seulement 20% des victimes de menaces ou de violences anti-LGBT+ et 5% des victimes d'injures déclarent avoir porté plainte, d'après une enquête menée entre 2012 et 2018 par le ministère de l'Intérieur. "En matière d'agressions à caractère homophobe, il y a un nombre colossal de victimes qui passent sous les radars de la justice", estime Me Stéphane Jaffrain, avocat d'un homme de 36 ans victime d'un guet-apens homophobe à Tarbes (Hautes-Pyrénées) en 2017.

 

Onze agressions s'étaient déroulées dans les environs de Tarbes et Bagnères-de-Bigorre cette année-là, selon un même mode opératoire : la victime était violentée par plusieurs individus lors d'un rendez-vous fixé sur un site de rencontre puis contrainte à retirer de l'argent à un distributeur de billets.

 

Phénomène

"La majorité des victimes étaient des hommes voulant garder discrète leur homosexualité. Les agresseurs comptaient là-dessus pour qu'ils ne portent pas plainte", précise me Stéphane Jaffrain. Âgés à l'époque de 20 à 24 ans, les neufs agresseurs ont été jugés en juin 2018 pour "vols avec violence", "vols par ruse" et "extorsions commises en raison de l'orientation sexuelle", écopant de peines comprises entre six mois avec sursis et cinq ans de prison, dont trois fermes.

 

"Ce procès a pu avoir lieu notamment grâce à la ténacité de la substitute du procureur qui, après la première plainte, s'est dit qu'il devait y avoir d'autres victimes et a lancé un appel à témoins", raconte l'avocat. Dans quatre des huit cas évoqués par Matthieu Foucher, les meurtres avaient eu lieu à la suite de rendez-vous pris via des sites ou des applications de rencontre.

 

Les guet-apens homophobes sont devenus ces dernières années un "vrai phénomène", assure David Malouazé, évoquant notamment le cas de Kevin, jeune homosexuel de 31 ans qui s'était rendu à Drancy (Seine-Saint-Denis) en mars 2019 pour rencontrer un homme avec lequel il échangeait via une application de rencontre. Trois jeunes s'étaient jetés sur lui avant de le rouer de coups. Laissé pour mort, il s'en était sorti grâce à des voisins qui, alertés par l'alarme de sa voiture, avaient appelé les secours.

 

(Avec AFP)

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Religion : l'Eglise protestante célèbre le premier mariage de pasteures lesbiennes

L'Eglise protestante unie de France (EPUdF) a célébré la bénédiction à Montpellier (Hérault) du premier mariage de pasteures lesbiennes, autorisé depuis un synode 2015 ouvrant la possibilité de bénir des couples de même sexe.

Émeline Daudé et Agnès Kaufman, pasteures bénies saluées par leurs familles et amis sur les marches du temple. PHOTO MATHIAS FOURMAND

Il s'agit de la première union d'un couple de pasteurs du même sexe. "On y va petit à petit, il y a une dimension symbolique importante", a expliqué à l'AFP le pasteur Jean-François Breyne, qui a présidé samedi cette première bénédiction au temple protestant de Maguelone à Montpellier. "Il y a une réalité (sur la question du mariage homosexuel dans l'Eglise protestante) qui avance, de fait, assez rapidement", poursuit Jean-François Breyne, ravi de "l'impact" de cette célébration pour ses "deux jeunes collègues".

 

Emeline Daudé et Agnès Kauffmann sont les premières pasteures lesbiennes à s'être dit "oui" depuis que l'Eglise protestante unie de France a décidé d'élargir ses possibilités d'accompagnement liturgique, comme l'a rapporté le journal le Monde.

 

"On a fêté ça comme un mariage banal, c'est une étape de franchie pour l'église", témoigne Agnès auprès de l'AFP. "Les personnes LGBT ont besoin de voir d'autres personnes LGBT engagées, y compris dans le milieu des religions", renchérit Emeline. Les deux femmes, respectivement 31 et 33 ans, sont actuellement "proposantes", en début de carrière pour devenir pasteures.

 

Adoptée lors d'un vote des délégués du synode national à Sète (Hérault) en mai 2015, la possibilité de bénir des couples gays ou lesbiens, a suscité des oppositions au sein de l'EPUdF. "Il y avait des paroisses et quelques collègues réticents" à autoriser cette bénédiction, se souvient Jean-François Breyne. "Ça reste un sujet sensible", confirme Daniel Cassou, pasteur et responsable de la communication pour l'EPUdF. "Il a fallu deux ans de mûrissement, de maturation, de dialogue, pour qu'un accord se dégage pour accepter de donner cette autorisation", poursuit-il.

 

La décision du synode de 2015 laisse toutefois une liberté de discernement, précisant que cette bénédiction n'est "ni un droit, ni une obligation" et qu'elle "ne s'impose à aucune paroisse, à aucun pasteur". Concernant le mariage, la théologie protestante ne reconnaît pas de sacrement (seuls le baptême et la cène sont reconnus comme tel) mais célèbre une bénédiction accordée après une cérémonie civile pour les personnes hétérosexuelles ou homosexuelles.

 

Après la Mission populaire évangélique, l'EPUdF est la deuxième église protestante en France à pratiquer ce "geste liturgique". Selon M. Cassou, une trentaine d'Eglises protestantes dans le monde ont donné leur autorisation à bénir les couples de même sexe.

 

(Avec AFP)

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Argentine

Des documents d'identité avec l'option X pour indiquer le genre

Depuis le 21 juillet, les documents d'identité en Argentine proposent l'option "X" pour indiquer le marqueur de genre. C'est une première en Amérique latine.

Les documents d’identité argentins, carte d’identité et passeport, offrent depuis mercredi 21 juillet l’option "X" pour indiquer le marqueur de genre, jusque-là limité à "masculin" et "féminin", une première en Amérique latine.

"La nomenclature 'X' dans le champ 'sexe' comprendra les significations suivantes : non-binaire, indéterminé, non spécifié, indéfini, non renseigné, auto-perçu, non consigné ; ou une autre signification dans laquelle la personne qui ne se sent pas incluse dans le binôme homme/femme pourra être identifiée", peut-on lire dans le décret présidentiel publié mercredi au Journal officiel.

 

Le président Alberto Fernandez a remis mercredi les trois premiers papiers d’identité portant cette nouvelle mention lors d’une cérémonie officielle au musée du Bicentenaire, près du siège du gouvernement.

 

"L’État ne devrait pas se soucier du sexe de ses citoyens", a déclaré le président de centre-gauche. "Il existe d’autres identités que l’homme et la femme et elles doivent être respectées", a-t-il ajouté. Il existe "mille façons d’aimer, d’être aimé et d’être heureux", a-t-il insisté.

 

La nouvelle loi fait valoir que "le droit à l’identité a un lien direct et indissoluble avec le droit à la non-discrimination, à la santé, à la vie privée et à la réalisation de son propre projet de vie".

 

La Fédération argentine LGBT a salué une "avancée historique en termes de droits". Le pays sud-américain, pionnier en la matière, avait déjà adopté en 2010 une loi reconnaissant le mariage pour tous, puis en 2012 une autre permettant un changement d’identité.

 

Depuis septembre 2020, un 1 % des emplois publics sont réservés aux personnes trans.

 

(Avec AFP)

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En Hongriela marche des fiertés défile contre Viktor Orbán et sa campagne anti-gay

Plusieurs milliers de Hongrois ont défilé samedi à Budapest pour la marche des fiertés, alors que le Premier ministre Viktor Orban a annoncé la tenue prochaine d'un référendum sur une loi interdisant la promotion de l'homosexualité pour les mineurs, dénoncée par l'Union européenne. 

"De nombreuses personnes sont consternées par la nouvelle loi et la propagande anti-gay. Elles veulent montrer leur soutien à la communauté LGBT", a déclaré à l'AFP Johanna Majercsik, porte-parole des organisateurs de la marche des fiertés de Budapest. Selon elle, la marche a rassemblé samedi davantage de participants que lors de ses éditions précédentes.

 

Un photographe de l'AFP a constaté que des milliers de personnes ont pris part au défilé haut en couleurs, qui a arpenté un boulevard avant de franchir le Danube et de rejoindre un parc.

 

La Commission européenne a lancé une procédure d'infraction à l'encontre de Budapest après l'adoption le 15 juin d'une loi qui interdit notamment l'évocation de l'homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs.

 

"Je n'ai jamais participé à une marche des fiertés auparavant, même si j'ai toujours soutenu les personnes LGBT et compris leurs problèmes", a déclaré dans la foule Zsofi Varadi, 46 ans, avant d'enfiler un T-shirt aux couleurs de l'arc-en-ciel. "Mais cette année je suis vraiment en colère car il y a une telle propagande" visant la communauté LGBT, qu'elle a besoin "de voir de nombreuses personnes lui apportant leur soutien", a ajouté cette mère de deux enfants.

 

Des drapeaux aux couleurs de l'arc-en-ciel étaient accrochés sur des balcons d'immeubles sur le trajet de la marche, tandis que des pancartes brandies par les participants caricaturaient Viktor Orban et le parti au pouvoir Fidesz. Mercredi , Viktor Orban a annoncé la tenue, à une date encore non précisée, d'un référendum destiné à recueillir le soutien des électeurs à cette loi.

 

200 contre-manifestants

Quelque 200 contre-manifestants déployés le long du cortège et séparés des participants à la marche des Fiertés par un cordon policier ont brandi des pancartes proclamant "Stop à la pédophilie LGBT" et proféré des insultes homophobes. "La loi anti-pédophilie a donné à des patriotes comme nous des armes pour protéger nos enfants de déviants comme eux", a clamé dans un mégaphone un orateur devant les contre-manifestants.

 

Plusieurs dizaines d'ambassadeurs en poste à Budapest ont assisté à la parade, après que plus de 40 ambassades et instituts culturels étrangers eurent rendu publique une déclaration commune de soutien aux droits des LGBT cette semaine.

 

(Avec AFP )

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