Exclusivité

Un clip inédit de Freddie Mercury vient d’être dévoilé

Universal a dévoilé ce jeudi 20 juin une version piano-voix inédite de la chanson "Time Waits For No One" de Freddie Mercury.

La vidéo a été publiée le 20 juin. Le label Universal a dévoilé une version piano-voix inédite de la chanson "Time Waits For No One" de Freddie Mercury, sortie en avril 1986.

 

Le clip qui accompagne le morceau a été réalisée à partir d’images du tournage du clip officiel au Dominion Theatre, en 1986, à Londres. Le chanteur, habillé d’une chemise et d’un pantalon blanc interprète la chanson seul sur scène, avec un simple micro pied.

 

La diffusion de clip intervient quelques mois après la sortie du film "Bohemian Rhapsody" qui retrace la vie de Freddie Mercury.

 

Le film a valu l’oscar du meilleur acteur à Rami Malek pour son interprétation de Freddie Mercury, décédé en 1991.

 

Crédit photo : Universal.

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Don du sang des homosexuels

Les associations LGBT portent plainte contre la France devant la Commission européenne

Plusieurs associations LGBT ont annoncé jeudi avoir porté plainte contre la France devant la Commission européenne pour discrimination, en raison de l'obligation faite aux hommes homosexuels d'observer une période d'abstinence de douze mois pour être autorisés à donner leur sang.

"Cette réglementation, encore en vigueur, exclut dans les faits 93,8% des gays du don du sang", estiment dans un communiqué commun Stop Homophobie, Mousse, Elus locaux contre le sida, SOS Homophobie et Familles LGBT.

 

A travers cette plainte, les associations, qui avaient été déboutées par le Conseil d’État en 2017, espèrent que la distinction française fondée sur le comportement sexuel des donneurs soit reconnue comme une discrimination illégale en raison de l'orientation sexuelle.

 

En France, depuis la réforme du don du sang de juillet 2016, les homosexuels ne peuvent donner leur sang qu'après douze mois d'abstinence. Auparavant, ils étaient totalement exclus du don du sang depuis 1983 en raison des risques de transmission du sida.

 

Cette règle "crée une insécurité juridique pour les personnes LGBT+, car elle rend possibles les discriminations basées sur le comportement sexuel", estime Étienne Deshoulières, avocat des associations et de Maxime (prénom d'emprunt), un particulier qui s'est associé à la plainte.

 

Début juin, Maxime s'était présenté à l’Établissement français du sang de Pontoise (Val-d'Oise) pour donner son sang et avait indiqué, lors de l'entretien pré-don, être en couple avec un homme depuis un an et demi. "Le médecin me dit que ça pose problème, que je ne peux pas donner mon sang", témoigne Maxime à qui est proposé un don de plasma, autorisé aux gays n'ayant eu qu'un seul partenaire quatre mois avant le don. "Je me suis senti humilié", confie ce membre des forces de l'ordre, qui indique avoir également saisi le Défenseur des droits.

 

"On est de suite catégorisé gay donc interdit". "On comprend qu'un donneur puisse être déçu de ne pas donner son sang", explique Stéphane Noël, président de l'EFS Île-de-France, qui indique que les médecins suivent une "formation très importante" pour "expliquer avec beaucoup de bienveillance et de respect (...) pourquoi nous sommes amener à contre-indiquer".

 

Il y a un an, une plainte similaire avait été déposée auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour faire valoir une atteinte aux droits fondamentaux. "La CEDH est toujours saisie", précise à l'AFP Patrice Spinosi, avocat à l'origine de la plainte. Selon la dernière étude de Santé publique France, l'ouverture du don aux homosexuels en 2016 n'a pas augmenté le risque de transmission du VIH par transfusion.

 

(Avec AFP)

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Brésil

Un couple de lesbiennes castre et décapite leur fils de neuf ans

Une mère lesbienne et sa compagne ont avoué à la police avoir castré et décapité leur enfant de neuf ans parce qu'il "voulaient être une fille" et leur rappelait son père biologique.

Rhuan
Rhuan

urceLa mère Rosana Cândido, 27 ans, et sa compagne Kacyla Pessoa, 28 ans, ont été arrêtées le 31 mai dernier pour le meurtre et la torture de leur enfant, Rhuan de Cândido à Samambaia, selon le journal brésilien O Tempo.

 

Un an avant le meurtre, après que Rhuan eut annoncé aux femmes qu’il souhaitait devenir fille, elles lui auraient tranché le pénis lors d’une opération chirurgicale monstrueuse.

 

La mère biologique de l'enfant est accusée de l'avoir poignardé plusieurs fois et de l'avoir décapité alors qu'il était encore en vie.

 

Ensuite, le couple a profané le corps pour le rendre plus difficile à identifier. Les deux femmes ont enlevé la peau du visage de l’enfant, ont essayé de lui arracher les yeux, puis ont démembré son corps et essayé de le brûler sur un barbecue. Cette opération a échoué et elles ont mis les morceaux du corps dans une valise et des sacs à dos et ont essayé de s'en débarrasser dans un égout. C'est alors qu'elles auraient été signalées à la police.

 

Rhuan serait né d'un viol, et l'enfant lui rappelait son violeur, a expliqué la mère.

 

Le crime commis par le couple de lesbiennes aurait été prémédité. Selon O Tempo, le crime a été prémédité, puisque les deux femmes ont acheté un couteau et du charbon de bois avant le meurtre.

 

(Source O Tempo)

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Afrique

Au Malawi, les homosexuels toujours contraints de raser les murs

Pendant des années, il a vécu dans la crainte des insultes, des coups et, surtout, du regard des autres. Alors un beau jour, lassé d'être montré du doigt, Adil, 24 ans, a préféré quitter son Malawi natal pour aller vivre en Afrique du Sud.

Le président gracie un couple homosexuel condamné à 14 ans de prison (2010)
Le président gracie un couple homosexuel condamné à 14 ans de prison (2010)

Tiré à quatre épingles, le jeune homme souffre de ce qu'une large part de la population malawite considère comme un maladie incurable, dans ce pays pauvre d'Afrique australe ancré dans des traditions séculaires : il est homosexuel.

 

"Nos lois au Malawi sont très répressives", explique Adil, à l'abri des murs d'un centre d'accueil de la capitale, Lilongwe, où il est revenu vivre depuis. "J'ai pris des risques mais il fallait que j'aille voir ailleurs".

 

Il a mis le cap en 2014 sur l'Afrique du Sud, où la loi interdit toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et permet le mariage entre personnes du même sexe. Une exception sur un continent qui reste très homophobe, malgré la décision mardi du Botswana de dépénaliser l'homosexualité.

 

Pendant deux ans, ce jeune Malawite, fils banni d'une famille musulmane aisée, a survécu en se prostituant dans les rues de Johannesburg. Dangereux mais, au moins, il ne se cachait plus. Il a toutefois préféré rentrer à Lilongwe en découvrant son infection par le virus du sida.

 

La condition des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre, queers (LGBTQ) - leur nombre est estimé à 10.000 au Malawi - n'y avait pas changé. Rejetés par leur propres familles, stigmatisés par les autorités, contraints de se cacher...

 

Indécence caractérisée

En 2010, le pays avait fait les gros titres de la presse internationale en condamnant pour "indécence caractérisée" à 14 ans de réclusion criminelle un couple de gays qui avaient osé célébrer leur "mariage" en public.

 

Le président Bingu wa Mutharika avait alors dénoncé un crime contre la culture, la religion et les lois. Avant de finalement gracier le couple après une entrevue avec le patron de l'ONU de l'époque, Ban Ki-moon.

 

La répression s'est un peu assouplie depuis. Les autorités ont suspendu en 2014 une loi de l'époque coloniale réprimant la sodomie et même annoncé deux ans plus tard une "consultation publique" sur l'opportunité de réformer sa législation sur les relations entres personnes du même sexe.

 

La loi n'a cependant pas été amendée jusque-là. Et la question homosexuelle a été ignorée pendant la présidentielle de mai, qui s'est soldée par la réélection controversée du sortant Peter Mutharika, le frère de Bingu wa Mutharika.

 

"Cette communauté est tout simplement ignorée", regrette amèrement une militante, Beatrice Mateyo, de la Coalition pour l'autonomisation des femmes et des filles. "Les programmes (des candidats à la présidentielle) ne disent rien sur les LGBTQ", poursuit-elle. "Ils (les candidats) ne sont même pas capables de choisir une femme comme vice-présidente, comment pourraient-ils ne serait-ce que penser à des gens qui ne sont pas dans la norme ?"

 

Traditions et religions

Beatrice Mateyo met en cause le poids des traditions et surtout des religions qu'elle accuse de perpétuer les stéréotypes en faisant de l'homosexualité un "péché", dans un pays où la majorité des 18 millions de Malawites sont chrétiens ou musulmans.

 

En 2016, quelque 3.000 chrétiens avaient défilé dans les rues de Lilongwe et de Blantyre contre l'homosexualité, en dénonçant une "abomination". "Nous sommes considérés comme une nation qui craint Dieu (...) où, si votre sexualité est différente, vous êtes vus comme un pécheur", relève Beatrice Mateyo. "Les homosexuels se cachent et les rares qui osent l'assumer publiquement en souffrent car ils sont stigmatisés."

 

La communauté LGBTQ du Malawi reste particulièrement vulnérable, estiment des ONG internationales. "J'ai peur d'être attaqué, même en pleine rue", déplore le transgenre Patrick, 28 ans. "A la banque, on regarde votre carte d'identité et vous devez prouver que vous êtes bien du sexe qu'on vous a attribué à la naissance". "On veut juste vivre en sécurité", s'emporte-t-il. "Il n'est pas question de militantisme ou de vouloir changer la société!" -

 

En sécurité

La décision de la justice du Botswana voisin de dépénaliser l'homosexualité, après le Mozambique, l'Angola ou les Seychelles récemment, a toutefois réveillé les ardeurs revendicatrices des militants malawites de la cause LGBTQ. "Ce jugement est une victoire (...) nous souhaitons que le Malawi suive bientôt ce bon exemple", se félicite Gift Trapence, le directeur du Centre pour le développement du peuple (Cedep). "Plusieurs dossiers équivalents dorment aux greffes des tribunaux du Malawi, j'espère que ça va les réveiller".

 

En attendant un éventuel épilogue judiciaire heureux, son ONG s'est organisée pour protéger la communauté LGBTQ, avec l'ouverture depuis trois ans de quatre maisons destinées à accueillir des membres, à Lilongwe, Blantyre, Mzuzu et Mangochi. Mi-cliniques de jour mi-centres sociaux, elles offrent aujourd'hui leurs services à plus de 2.000 personnes.

 

"Ici, on se connaît tous", apprécie un des usagers du centre de Lilongwe, un charpentier de 27 ans qui préfère taire son nom. Il n'hésite pas à marcher 30 km toutes les semaines pour venir s'y approvisionner discrètement en préservatifs. "Ici on peut s'habiller comme on veut, on peut penser ce qu'on veut parce que c'est le seul endroit où on se sent en sécurité", confirme Adil. "Dehors, c'est vraiment dur."

 

(Avec AFP)

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Histoires

Le livre de Naomi Wolf sur les persécutions des homosexuels rappelé pour des erreurs factuelles

Le livre de l'auteure à succès Naomi Wolf sur les persécutions vécues par les homosexuels au XIXeme siècle a été rappelé par son éditeur, juste avant sa sortie aux États-Unis prévue mardi, en raison de doutes sur des éléments factuels de l'ouvrage.

L'auteure Naomi Wolf
L'auteure Naomi Wolf

"Outrages" est déjà sorti au Royaume-Uni fin mai et devait être publié par Houghton Mifflin Harcourt aux États-Unis.

 

Il évoque ce qui, selon l'écrivaine, s'apparenterait à une politique institutionnelle de lutte contre l'homosexualité au Royaume-Uni au XIXème siècle.

 

Cette campagne serait pour partie à l'origine, selon elle, des courants homophobes encore présents dans la société britannique aujourd'hui.

 

Mais depuis la sortie du livre au Royaume-Uni, plusieurs erreurs factuelles ont été relevées.

 

Il est notamment apparu que Naomi Wolf avait affirmé, de façon erronée, que des hommes avaient été exécutés au Royaume-Uni pour homosexualité durant les années 1850, alors que la dernière mise à mort remontait en réalité à 1835.

 

Depuis, l'auteure et sa maison d'édition s'étaient engagés à effectuer les modifications nécessaires pour s'accorder avec la vérité historique.

 

"Alors que nous travaillions avec Naomi Wolf sur des corrections à "Outrages", de nouvelles questions se sont posées, qui nécessitent davantage de temps pour être étudiées", a indiqué Houghton Mifflin Harcourt (HMH) dans une déclaration transmise vendredi à l'AFP.

 

Dès lors, "nous reportons la publication et demandons que tous les exemplaires soient retournés (par les libraires) pendant que nous travaillons à résoudre ces questions", a ajouté HMH, sans donner de nouvelle date de publication.

 

Sur son site, Amazon annonce désormais qu'"Outrages" sera disponible le 1er juin 2020.

 

"Je suis en désaccord profond avec cette décision", a commenté Naomi Wolf sur son compte Twitter, estimant avoir déjà effectué les "changements nécessaires" à son livre.

 

Elle a aussi expliqué que l''essentiel d'"Outrages" ne portait "pas sur la criminologie mais sur la censure".

 

Naomi Wolf est l'auteure de plusieurs ouvrages considérés comme féministes, notamment "The Beauty Myth" ("Quand la beauté fait mal") sur le diktat de la perfection physique, et "Vagina", approche à la fois scientifique et culturelle sur l'organe féminin.

 

 

(Avec AFP)

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Strasbourg

Trois hommes en garde à vue pour une agression homophobe

Depuis 2002, une Marche des Visibilités a lieu à Strasbourg pour l’égalité des droits et le respect des personnes LGBT.

Des milliers de personnes ont participé samedi à la Marche des Visibilités de Strasbourg. AFP/Frederick Florin 

Trois hommes ont été interpellés samedi dans la soirée à Strasbourg (Bas-Rhin) pour avoir proféré des insultes homophobes à la fin de la Marche des Visibilités. Ils sont également soupçonnés d’avoir brûlé un drapeau arc-en-ciel, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

 

À proximité de la gare de Strasbourg, des personnes ayant défilé dans l’après-midi pour cette 18ème marche strasbourgeoise se sont vues arracher leur drapeau arc-en-ciel, symbole de la lutte pour les droits des personnes LGBT. Le drapeau a été brûlé et des injures homophobes ont été proférées, a indiqué la police.

Un jeune "menacé d’être brûlé avec" le drapeau

Les trois hommes interpellés étaient dimanche matin encore en garde à vue et une enquête a été ouverte pour violences aggravées.

 

Selon Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, le jeune tenant le drapeau arc-en-ciel "a été menacé d’être brûlé avec". Sur Twitter, l’élu déplore qu’une "agression homophobe (soit) venue gâcher la fête. […] Le combat pour l’égalité des droits est + que jamais essentiel".

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Tiens, revoilà du Boutin !

Christine Boutin soutient Agnès Thill contre le "totalitarisme#" de LREM

La députée LREM anti-PMA menacée d'exclusion est "une femme hors du commun", juge l'ancienne ministre sarkozyste et fer de lance politique de la Manif pour tous.

Il y a des parrainages qui veulent tout dire. Menacée d’exclusion pour ses provocations incendiaires contre l’ouverture de la PMA aux femmes lesbiennes et célibataires, la députée LREM Agnès Thill a reçu ce samedi 15 juin le soutien appuyé d’une autre figure politique controversée, elle-même très engagée contre toutes les réformes égalitaires de ces vingt dernières années.

 

Agnès Thill est une "femme hors du commun. Qu’elle soit remerciée du fond du cœur", a twitté l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Christine Boutin, en liant à son message une citation de la parlementaire macroniste défendant sa "liberté de parole".

 

Le soutien de Christine Boutin n’est pas anecdotique. C’est elle qui mena la fronde parlementaire de la droite ultra-conservatrice contre le PACS en 1998. Et c’est encore qui fut l’un des bras armés politiques de la Manif pour tous lors des débats sur le mariage gay sous le précédent quinquennat.

 

"Contre Macron, je voterai Le Pen", avait-elle assumé dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, désignant le futur président comme l’incarnation du "libéralisme libertaire".

 

Désormais retirée de la vie politique active mais toujours très présente sur les réseaux sociaux, la présidente d’honneur du Parti chrétien-démocrate entend voler au secours de la députée Agnès Thill qui, après des mois de provocations et d’atermoiements de la majorité présidentielle, est convoquée le 25 juin prochain en vue d’une probable exclusion. 

Liberté de vote chez LREM

"LREM prendrait un gros risque de totalitarisme à la face du monde en l’excluant !" estime toutefois Christine Boutin qui y voit la preuve de "la dérive sectaire du mouvement" fondé par Emmanuel Macron.

 

Une erreur d’analyse s’agissant du cas Agnès Thill, son opposition manifeste à l’ouverture de la PMA n’étant pas le sujet de sa convocation, insiste-on au sein du parti présidentiel. "Je n’ai jamais jeté la pierre à Agnès Thill car elle a une opinion différente de la mienne sur la question de la PMA", mais il faut "un dialogue apaisé sur cette question de société", a prévenu Stanislas Guérini. "Il ne me semble pas illégitime de prononcer son exclusion", a ajouté le député parisien, car "de façon répétée elle a tenu des propos qui mettaient de l’huile sur le feu et qui ne sont pas conformes à nos valeurs".

 

Agnès Thill avait été entendue une première fois en février par cette commission pour des déclarations contre la PMA mais elle n’avait reçu qu’une simple "mise en garde" après s’être engagée "à faire attention à ses propos".

 

En avril toutefois, reprenant un article du journal Tétu qui faisait part du "coming out médiatique" du secrétaire d’Etat Gabriel Attal sur son homosexualité, elle tweetait : "Au moins la couleur est annoncée. #bioéthique en juin".

 

L’ouverture de la PMA à toutes les femmes, maintes fois reportées pendant le quinquennat, sera examinée par le Parlement à partir de la fin septembre. Fait exceptionnel, les députés de la majorité disposeront de leur "liberté de vote" sur cette promesse présidentielle.

 

"Il ne doit pas y avoir de police de la pensée sur ces sujets-là", plaide le délégué général Stanislas Guérini, pour qui "il faut que chacun puisse avoir en sa conscience le vote qu’il souhaite".

 

(Source Huffingtonpost)

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Moyen Âge

Équateur, l’Église veut mobiliser les catholiques contre le mariage homosexuel

L’Église catholique d’Équateur a annoncé jeudi qu'elle allait mobiliser ses fidèles contre le mariage entre personnes de même sexe, approuvé la veille par la Cour constitutionnelle.

Mgr Eugenio Arellano président de la Conférence épiscopale équatorienne
Mgr Eugenio Arellano président de la Conférence épiscopale équatorienne

"L'histoire s'écrit dans la rue", a déclaré à la presse le président de la Conférence épiscopale équatorienne, Mgr Eugenio Arellano, précisant que les catholiques seraient appelés à manifester dans tout le pays "en défense de la famille" formée par un homme et une femme.

 

"Il est dans nos habitudes de parler clair et de mobiliser les gens si c'est nécessaire", a ajouté Mgr Arellano, indiquant que la mobilisation sera organisée "dans toutes les villes le même jour".

 

L’Église catholique a exprimé son rejet du mariage homosexuel, approuvé mercredi par les magistrats de la Cour constitutionnelle à raison de cinq voix contre quatre.

 

En Équateur l’État est laïc, mais la société est historiquement conservatrice et le clergé exerce une forte influence.

 

Le chef de la Conférence épiscopale a estimé que la Cour constitutionnelle "n'est pas habilitée à réformer le contenu" de la Constitution qui définit le mariage comme l'union entre un homme et une femme.

 

Il a argué que, selon la loi, les "seuls mécanismes" pour une réforme constitutionnelle sont le référendum ou un vote à la majorité qualifiée de l'Assemblée nationale.

 

En Amérique latine, le mariage homosexuel est déjà reconnu par l'Argentine, le Brésil, la Colombie et l'Uruguay.

 

(Avec AFP)

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Équateur

La Cour constitutionnelle approuve le mariage des couples homos

La plus haute juridiction du pays a annoncé mercredi qu’elle approuvait le mariage "égalitaire", faisant jurisprudence dans un pays où la Constitution d’inspiration socialiste, en vigueur depuis 2008, restreignait le mariage aux couples hétérosexuels

Des Équatoriens célèbrent la décision de la Cour constitutionnelle d'approuver le mariage "égalitaire", le 12 juin 2019 à Quito Photo Marcos PIN - AFP

C’est un pas de plus vers l’égalité. La Cour constitutionnelle d’Équateur (CEE) a en effet annoncé mercredi qu’elle approuvait le mariage des couples homos, faisant jurisprudence dans un pays où la Constitution d’inspiration socialiste, en vigueur depuis 2009, restreignait le mariage à l’union entre un homme et une femme.

 

La plus haute juridiction du pays sud-américain a précisé dans un communiqué que le mariage entre deux personnes de même sexe avait été approuvé par cinq de ses neuf magistrats lors d’une audience à huis clos.

 

Les quatre juges qui s’y sont opposés ont considéré que pour reconnaître le mariage entre homosexuels il était d’abord nécessaire de le légaliser par des réformes constitutionnelles selon les procédures prévues par les textes et par le biais de l’Assemblée nationale. Mais ils n’ont pas obtenu gain de cause. "Cet arrêt est contraignant parce que les décisions de la Cour constitutionnelle s’imposent aux autorités équatoriennes", a déclaré à l’AFP le juriste Gustavo Medina. "La décision de la Cour constitutionnelle devra s’appliquer dans le pays", a souligné cet ancien président de la Cour suprême et ex-procureur général.

 

Interdiction discriminatoire

"Cela signifie que l’Équateur est plus égalitaire, qu’il est plus juste qu’hier, que les droits humains sont les mêmes pour tous, sans discrimination", a ajouté l’avocat Christian Paula, de la fondation Pakta qui conseille près d’une dizaine de couples du même sexe désireux de se marier.

 

La folle bataille judiciaire pour obtenir la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe avait débuté il y a un peu moins d’un an. À cette époque, deux juges de Cuenca avaient en effet jugé illégale et discriminatoire l’interdiction faite à des couples équatoriens gays et lesbiens de se marier depuis la réforme constitutionnelle de 2009. Une décision motivée par un avis inédit de la Cour interamércaine des droits de l’homme prônant l’ouverture du mariage à tous les couples en Amérique latine. 

 

Quelques mois plus tôt, la Cour constitutionnelle d’Équateur avait également cas reconnu pour la première fois une famille homoparentale, en ordonnant aux registres d’état civil d’inscrire les deux mères d’une fillette née par PMA dans le pays. Jusque-là, les couples de personnes de même sexe avaient accès depuis 2015 à une sorte de pacs, mais cette union civile ne donnait pas accès aux mêmes droits que le mariage, désormais ouvert à tous les couples dans presque la moitié des pays du continent (Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay).

 

(Article Libération)

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Insolite

Cocotte, la poule transgenre

Poule transgenre. Elle s’appelle Cocotte, un nom porté par des milliers de poules comme elle. 

Cocotte, la poule transgenre
Cocotte, la poule transgenre

C’est peut-être pour sortir de cet anonymat que la poule de Josiane, une habitante de Chez Vicard, à La Rochefoucauld, a décidé de ressembler à un coq. En effet, depuis quelque temps, Cocotte ne caquette plus, mais y va d’un cocorico puissant dès potron-minet.

 

Josiane a reçu Cocotte et une autre belle grosse poule de Barbezieux à la Saint-Sylvestre 2016. Un cadeau de ses enfants. "Au début, tout se passait bien. Mes deux poules me pondaient de bons gros oeufs. Mais l’une d’elles a perdu ses plumes. Elle était vraiment moche, mais ne semblait pas malade, raconte Josiane. En quelques mois, elle a refait son plumage mais n’a plus jamais pondu. Au fil du temps, elle s’est métamorphosée. Sa crête a grossi, grandi et est devenue plus rouge. Ses barbillons se sont allongés et elle a changé d’allure."

 

Un matin, la véranda est ouverte. "J’entends comme un chant du coq, mais un chant maladroit, manquant de puissance. Je me suis dit, que les voisins avaient dû acquérir un jeune coq." Rebelote un autre matin. "C’est une de tes poules qui chante ainsi m’ont dit les voisins, amusés."

 

Vérification faite, c’était bien une des poules de Josiane qui y allait ainsi de son cocorico matinal. Cocotte a maintenant (presque) tout d’un coq. Et, bien qu’il lui manque des ergots et des attributs de mâle, elle n’en est pas moins la (le) chef de la basse-cour… qui ne compte que deux volatiles. Cocotte bis, l’autre poule, pond toujours régulièrement, indifférente à la transformation de sa compagne.

 

(Article La Charente Libre)

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Progrès

Le Botswana décriminalise l'homosexualité

Jusqu'à maintenant, les couples homosexuels risquaient une peine de 7 ans de prison dans ce pays d'Afrique australe.

Des membres de l'association LGBT botswanaise Legabibo devant la Haute Cour de Justice,
Des membres de l'association LGBT botswanaise Legabibo devant la Haute Cour de Justice,

Un de moins sur la liste. Le Botswana a décidé ce mardi 11 juin de décriminaliser l’homosexualité. Jusqu’à maintenant, elle était punie d’une peine de 7 ans d’emprisonnement, comme dans 71 autres pays du monde.

 

Les clauses en question sont “des reliques de l’ère victorienne”, a déclaré le juge Michael Leburu, magistrat au sein de la Haute Cour du Botswana qui a rendu cette décision historique pour le pays. Cette loi de 1965 était en effet issue du Code pénal britannique à l’époque coloniale.

 

"La criminalisation perpétue la stigmatisation"

Elle "opprime une minorité" et “ne passe pas l’épreuve de la constitutionnalité", a estimé la Haute Cour. “Les minorités ne doivent pas être exclues et ostracisées (...) Et la criminalisation perpétue la stigmatisation".

 

La juridiction s’est prononcée sur ce sujet sensible sur requête d’une personne anonyme, identifiée seulement par ses initiales LM pour des raisons de sécurité.

 

"L’orientation sexuelle est humaine, ce n’est pas une question de mode (...) Les hétérosexuels sont autorisés à exprimer leur sexualité sans problème, mais la même chose ne s’applique pas au requérant" a détaillé le juge Leburu. "Nier au requérant le droit d’avoir des relations sexuelles comme il l’entend est discriminatoire."

 

Jusqu’à maintenant les autorités du Botswana refusaient d’avancer sur ce sujet. "Elles estimaient que l’homosexualité était une affaire occidentale, que l’homosexualité était non africaine", explique une militante Mathlogonolo Samsam, membre de l’association LGB Botswana, dans cette vidéo de France 24. 

 

L’homosexualité est encore illégale dans plus de la moitié de l’Afrique. Le mois dernier, la Haute Cour du Kenya avait refusé d’abroger les lois réprimant les relations homosexuelles, douchant les espoirs de la communauté continentale LGBTQ selon cet article de Courrier international.

 

(Article Huffingtonpost)

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Pologne

Des dizaines de milliers de personnes à Varsovie pour l'égalité des personnes LGBT

Sous le slogan "Liberté, Égalité, Amour", des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Varsovie pour l'égalité des droits des personnes LGBTI.

Photo Rafal Gaglewski / REPORTER / ESTNEWS
Photo Rafal Gaglewski / REPORTER / ESTNEWS

Les images télévisées montraient une mer de drapeaux arc-en-ciel qui traversait le centre-ville de la capitale polonaise.

 

La "Parada Równości" (Marche pour l'égalité) annuelle était placée sous le haut patronage du président de l'agglomération de Varsovie, Rafal Trzaskowski, qui a lui-même participé à la manifestation.

 

"Je tiens vraiment à ce que Varsovie soit une ville ouverte et tolérante, et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui", a déclaré le politicien d'opposition. Il a expressément remercié les ambassades de plusieurs États occidentaux qui ont soutenu l'événement.

 

Le gouvernement national-conservateur de ce pays de tradition catholique rejette l'égalité des droits, les partenariats homosexuels et voit la "famille traditionnelle" menacée par cette demande.

 

Le parti ultra-conservateur au pouvoir "Loi et Justice" (PiS) mène une lutte acharnée contre les droits des LGBT. "Le mouvement LGBT et le mouvement pour le genre menacent notre identité et notre nation et menace notre État polonais", a déclaré le chef du parti, Jaroslaw Kaczynski, en avril dernier.

 

La chaîne de télévision pro gouvernementale TVP Info a rapporté samedi sur son site Web avec un ton clairement outré, que la manifestation comportait une bannière qui réclamait non seulement le "mariage pour tous", mais égale

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Pride à Saint-Denis

"Assez de cette société qui ne respecte pas les trans, les gouines et les PD"

Visibiliser les personnes LGBT pour mieux lutter contre les discrimination qui touchent ces populations dans les quartiers populaires. Ce dimanche 9 juin, la ville de Saint-Denis (93) a accueilli la première marche des fiertés en banlieue.

Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue.
Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue.

D’une pancarte à l’autre on peut déjà lire : "Pas de racisme dans nos fiertés" ou encore "Banlieusards et fiers". Entre la place de la Résistance et la basilique, à Saint-Denis, les drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement ce dimanche après-midi. Sous un soleil qui pointe entre les nuages, la sous-préfecture de Seine-Saint-Denis accueille la première édition de la Marche des fiertés en banlieues, organisée par l’association Saint-Denis ville au cœur, et soutenue par la mairie.

 

Un peu avant 14 heures, ils ne sont que quelques dizaines réunis sur la place de la Résistance et de la déportation. Mais finalement, en quelques minutes l’endroit se remplit. Plusieurs centaines de personnes s’entassent au pied des immeubles du centre-ville. Sur les vêtements, les visages, en drapeaux ou en banderole, les rainbow flags sont légion, et avec eux les drapeaux des communautés trans et bisexuelles. Yanis Khames, en tête du cortège, le fondateur de l’association Saint-Denis ville au cœur et organisateur de la marche est ravi du succès de son événement.

Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue. 
Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue. 

Il estime que puisque les personnes "LGBTQI+ de banlieues n’ont pas le même vécu que celles de Paris", il leur faut un espace pour se représenter et se réunir. Selon son organisateur, la marche a donc pour objectif de "visibiliser et rendre audibles les personnes LGBTQI+ issues des banlieues populaires, lutter contre leur stigmatisation et essayer de créer une dynamique contre les lgbtqi+phobies." Ali, 41 ans, est venu de Franconville dans le Val-d’Oise pour l’occasion. Lui aussi estime que les personnes LGBT issues de milieux populaires sont victimes de multiples discriminations. S’il est présent aujourd’hui c’est pour revendiquer ses droits, et ceux de toutes les personnes LGBT qui ne viennent pas «d’une grande ville ghettoïsée pour les riches». "C’est une vraie marche militante", affirme-t-il. Une vision que partage la mairie de Saint-Denis, qui a soutenu le projet dès ses prémices.

 

Pour le maire Laurent Russier, "la lutte contre les LGBT-phobies et la visibilisation de ces personnes font partie des enjeux nationaux" dont la ville s’empare. "Ça fait vraiment partie de notre logiciel ici de lutter contre toutes les discriminations", ajoute-t-il.

 

La banlieue, "pas plus homophobe" qu’ailleurs ?

Dans le cortège Nina, 22 ans, brandit fièrement sa pancarte en carton sur laquelle elle a écrit aux feutres de toutes les couleurs : "Banlieues fières, banlieues VNR (énervées, NDR)". Avec ses cheveux courts, le drapeau bi peint sur les joues et deux petits cœurs noirs dessinés au crayon sous les yeux, Nina à un air calme et doux. Pourtant, quand elle s’exprime sur les raisons de sa présence, c’est droite dans ses baskets qu’elle affirme vouloir "montrer que la banlieue n’est pas plus homophobe qu’ailleurs". "Il faut arrêter avec ces clichés, ça ne fait que détruire encore un peu plus l’image des banlieues et ne fait pas avancer les choses. Cette marche est là pour montrer qu’on peut être jeune, LGBTQI+ et vivre en banlieue", affirme-elle avec aplomb, avant de continuer à scander : "Y’en a assez, assez, de cette société qui ne respecte pas les trans, les gouines et les PD".

Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue. 
Saint-Denis, 6 juin 2019. Première marche des fiertés en banlieue. 

C’est exactement dans ce but-là que Saint-Denis ville au cœur a initié la marche. Yanis Khames estime qu'"on a toujours l’impression que les banlieusards sont plus homophobes que les autres". Lui se bat contre ces clichés. "Les LGBTQI+phobies existent partout, pas seulement en banlieue, elles sont juste présentes sous des formes différentes selon les territoires donc chercher à les combattre en stigmatisant les banlieues ça ne résout pas le problème".

 

Lyes Alouane, lui, ne partage pas tout à fait ce point de vue. Le jeune homme, originaire de Gennevilliers avait fait parler de lui en témoignant du harcèlement dont il a fait part à cause de son homosexualité. "A Paris on peut se montrer, on peut s’assumer tel que l’on est. En banlieue ou dans un quartier populaire, c’est tabou, il faut se cacher, sinon on peut prendre le risque de se faire harceler. C’est pour ces raisons que je suis fier qu’aujourd’hui nous puissions être fier de qui nous sommes ici, à Saint-Denis." 

 

Au passage du cortège dans les rues de Saint-Denis, les dionysiens sortent des commerces, s’arrêtent sur le trottoirs et ouvrent leurs fenêtres. Une habitante d’un pavillon, boulevard Jules Guesde, a arrêté son jardinage pour regarder passer cette foule, d’un air un peu dubitatif. "Je ne suis pas certaine qu’ils soient au bon endroit à Saint-Denis. Ça aurait eu un impact plus fort s’ils défilaient entre les barres de HLM, là où, selon moi, c’est vraiment plus difficile les jeunes gays". Au bar La Grappe d’or du centre ville, les clients attablés en terrasse regardent eux aussi passer la manifestation. Un des commerçant de la rue de la République, sorti de sa boutique, encourage les jeunes qui défilent : "Allez, c’est bien ! Je vais venir avec vous moi !".

 

Yanis Khames n’est pas surpris de l’accueil positif des Dionysiens. "Nous sommes originaires de Saint-Denis, on connait bien les gens d’ici. Nous n’avons jamais aucun problème avec les habitants ici quand on discute avec eux. Ils se montrent enthousiastes et nous disent qu’ils nous trouvent courageux" Après une heure de marche, la manifestation arrive au bout de la rue de la République, face à la basilique. Les organisateurs coupent la musique. Les sifflets s’arrêtent. Tous les manifestants s’assoient sur le sol. D’un bout à l’autre, la rue de la République est remplie de cette foule multicolore qui marque une minute de silence, le point en l’air, "en hommage à toutes les victimes de LGBTQI+phobie du monde".

 

(Article + Photos Libération

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Royaume-Uni

À Londres, un couple lesbien agressé dans un bus pour avoir refusé de s’embrasser

L'une des victimes a raconté l'agression dans un long post Facebook

Melania Geymonat, une hôtesse de l’air de 28 ans originaire d’Uruguay raconte l’agression homophobe dont elle et sa petite amie américaine, Chris, ont été victimes dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 mai

Les faits seraient survenus dans un bus de nuit en direction du quartier de Camden à Londres. Sur sa page Facebook, Melania Geymonat, une hôtesse de l’air de 28 ans originaire d’Uruguay raconte l’agression homophobe dont elle et sa petite amie américaine, Chris, ont été victimes dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 mai. Une agression rapportée par la presse britannique ce vendredi 7 juin.

 

Joignant une photo de leurs visages ensanglantés, la jeune femme raconte qu’elles rentraient toutes les deux après une soirée, quand un groupe de quatre hommes aurait commencé à les interpeller. "Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, en nous demandant de nous embrasser pour qu’ils puissent regarder, ils ont lancé des insultes lesbophobes et se sont mis à décrire des positions sexuelles", relate-t-elle. 

 

Alors qu’elles se trouvaient seules avec eux, Melania Geymonat explique avoir tenté de calmer le jeu en faisait des blagues. "Chris a même fait semblant d’être malade. Mais ils n’arrêtaient pas de nous harceler. Ils nous lançaient même des pièces de monnaie et ça avait l’air de les amuser de plus en plus", détaille-t-elle.

 

"J’en ai ras-le-bol d’être prise pour un objet sexuel"

C’est à ce moment-là que tout aurait basculé. "Et puis tout d’un coup, Chris se retrouve au milieu du bus à se battre avec eux". Melania Geymonat lui vient alors en aide mais se retrouve également au milieu des coups.

 

La suite reste assez floue, mais la jeune femme explique qu’une fois le bus arrêté, la police est intervenue. Le groupe d’hommes qui a pris la fuite en a également profité pour dépouiller les deux jeunes femmes de leurs affaires.

 

Contactée par l’édition britannique du HuffPost, la police londonienne a confirmé qu’une enquête était en cours.

 

Melania Geymonat, qui n’a pas pu reprendre le travail et attend de savoir si son nez est cassé, a ajouté à la fin de son récit sur Facebook : "Ce qui me met le plus en colère, c’est que la violence est devenue banale, qu’il est parfois nécessaire de voir une femme en train de saigner après avoir été frappée pour qu’il y ait un impact. J’en ai ras-le-bol d’être prise pour un objet sexuel, ou de découvrir que ce genre de situation est commun, que des amis gay sont frappés, juste "parce que". On subit harcèlement et chauvinisme, misogynie et homophobie violente, parce que quand vous vous défendez, c’est le genre de truc qu’il se passe".

 

(Article Le HuffPost)

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SNCF c'est possible !

Un TGV aux couleurs arc-en-ciel pour le mois des fiertés

La SNCF va faire circuler un TGV spécialement décoré aux couleurs arc-en-ciel pendant le mois de Juin, mois des fiertés LGBT.

Cette initiative a été suggérée à la compagnie publique ferroviaire par l'association LGBT Gare! qui rassemble des militants LGBT travaillant à la SNCF.

 

"On voulait marquer le coup à l’occasion de l’anniversaire des émeutes de Stonewall C’est un partenariat historique avec Gare!, et nous en sommes très très fiers”, a déclaré à Têtu Loïc Leuliette, patron du service de presse à la SNCF, qui promeut "une entreprise inclusive, historiquement ancrée dans la lutte pour le respect des diversités et notamment LGBT+". 

La décoration fait explicitement référence à Stonewall dont la communauté LGBT célèbre les 50 ans cette année. Stonwall fait référence au nom du "Stonewall Inn" un bar new-yorkais fréquenté par les homosexuels et les drag queens et où ces derniers se sont rebellés contre les descentes de police qui les traquaient et les humiliaient.

 

Le Stonewall Inn a un statut unique dans l'histoire des LGBT en tant que lieu de naissance des émeutes anti-police de 1969 qui ont déclenché le mouvement moderne des droits des homosexuels dans le monde.

Les premières Marches de la fierté ont débuté à la date anniversaire de ces émeutes, en 1970 puis progressivement, dans de nombreux pays occidentaux et au delà au fil des années.  

 

Selon Têtu, le TGV rainbow circulera entre le 5 juin et le 7 juillet sur les lignes Paris-Reims, Paris-Strasbourg, Paris-Luxembourg, Paris-Allemagne et Luxembourg-Montpellier (via Dijon).

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Église catholique

George Pell, la disgrâce d'un haut responsable, homophobe et condamné pour pédophilie

Prêtre d'une paroisse rurale australienne devenu des décennies plus tard le grand argentier du Vatican, George Pell a connu une ascension fulgurante. 

George Pell est le plus haut responsable religieux au monde à avoir été reconnu coupable d'infractions sexuelles sur des enfants 

Ce prélat aux positions homophobes se bat désormais pour ne pas finir sa vie derrière les barreaux après sa condamnation pour pédophilie.

 

Pour ceux qui l'admiraient, le cardinal Pell, 77 ans, dont le procès en appel a débuté mercredi devant la Cour suprême de l’État de Victoria à Melbourne, incarnait avec son imposante silhouette, son éloquence et son franc-parler, le traditionalisme catholique australien.

 

Le prélat a toujours nié avoir sexuellement agressé dans les années 1990 deux enfants de chœur dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne. Ces faits lui ont valu d'être condamné en mars à six ans de prison, sans possibilité de libération conditionnelle avant fin 2022.

 

Ses avocats dénoncent notamment le caractère "déraisonnable" d'un verdict prononcé en vertu du témoignage d'une seule victime. La seconde est décédée sans jamais avoir fait état de cette agression.

 

Né en 1941, George Pell a grandi à Ballarat, une ville du Victoria qui doit sa prospérité à la ruée vers l'or australienne du XIXe siècle. Membre enthousiaste de l'équipe de rhétorique de son université, il jouait aussi les premiers rôles dans les productions théâtrales scolaires et excellait au football australien. Sa mère, fervente catholique, fut vraisemblablement comblée, selon la presse australienne, que son fils réponde à l'appel de la religion. Son père, un anglican, ne comprit pas que l'athlétique George refuse un contrat en or avec une grande équipe de football australien.

 

Ligne dure 

C'est à Rome qu'il mène une partie de ses études avant d'être ordonné prêtre dans le diocèse de Ballarat en 1966. Son ascension fut rapide jusqu'à être nommé archevêque de Melbourne en 1996 puis de Sydney en 2001. Il est inclus en 2003 dans le puissant Collège des cardinaux, siégeant aux conclaves qui élisent Benoît XVI puis François.

 

Il était encore archevêque de Sydney quand le pontife argentin, tout juste élu, l'a choisi en 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargés de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican. Puis en février 2014, il devient secrétaire à l’Économie, véritable numéro trois du Vatican, chargé d'une révolution: regrouper des services et soumettre leur gestion à des normes internationales strictes et transparentes.

 

Devant ses fidèles comme devant l'opinion publique, le cardinal défend les valeurs traditionnelles du catholicisme. Tenant de la ligne dure sur des sujets comme l'euthanasie ou le mariage gay, il rejette aussi la science du climat ainsi que les critiques contre la politique répressive menée par l'Australie envers les demandeurs d'asile.

 

Sa réputation en a cependant pris un coup avec des accusations selon lesquelles il aurait couvert des abus sexuels commis par des prêtres dans l’État de Victoria, quand il y exerçait son ministère. Une enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants entre 1950 et 2010 a conclu que 7% des prêtres avaient été accusés d'actes pédophiles. Ces accusations n'avaient donné lieu à aucune enquête.

 

Le cardinal Pell avait été entendu à plusieurs reprises par la commission d'enquête au sujet des prêtres pédophiles du diocèse de Ballarat dans les années 1970 et 1980.

 

Exclu du premier cercle

Il présenta ses excuses au nom de l’Église mais assura n'avoir aucun souvenir de plaintes reçues pour des crimes commis par des membres du clergé. Il reconnut néanmoins avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles de Victoria dans les années 1970. Mais il assura notamment avoir été trompé par la hiérarchie catholique sur ce qui se passait réellement à une époque de "crimes et de dissimulation".

 

L'étoile du cardinal a cessé de briller définitivement quand, aux accusations d'avoir couvert des prêtres pédophiles, se sont ajoutées celles d'avoir été un agresseur. Celles-ci lui ont valu d'être reconnu coupable en décembre de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre l'autre.

 

Au lendemain de cette condamnation qui était encore couverte par le secret, le Saint-Siège avait annoncé que le cardinal quittait le cercle de proches conseillers du pape. Quelques semaines plus tard, le Vatican annonçait qu'il n'était plus son secrétaire à l’Économie et qu'une enquête canonique serait ouverte, laquelle pourrait aboutir à des sanctions, dont la plus lourde serait le retour à la vie laïque.

 

En Australie, il reste soutenu par un dernier carré de fidèles, mais le prélat est devenu le visage d'une institution qui a trahi les attentes de ses ouailles et du pays.

 

(Avec AFP)

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Vous avez dit gayrison ?

Le président des Philippines dit être "guéri" de son homosexualité

Une maladie dont il se serait "soigné" à l'aide de "belles femmes".

Rodriguo Duterte lors d'un voyage au Japon en mai 2019
Rodriguo Duterte lors d'un voyage au Japon en mai 2019

Le président philippin Rodrigo Duterte a suscité un nouveau scandale en laissant entendre que l’homosexualité était une maladie dont il se serait lui-même "soigné" avec l’aide de "belles femmes”.

 

Le septuagénaire s’est singularisé depuis son arrivée à la tête de l’archipel en 2016 par son franc parler, ses tirades ordurières, ses insultes, ses menaces et un langage sans filtre totalement inhabituel à ce niveau de responsabilités.

 

La dernière polémique en date a été provoquée par ses propos la semaine dernière à Tokyo lors d’une rencontre avec la communauté philippine locale.

 

Il s’en est notamment pris à l’un de ses principaux détracteurs, le sénateur Antonio Trillanes, dont il a par ailleurs affirmé qu’il était homosexuel.

 

"Trillanes et moi sommes pareils. Mais je me suis soigné", a déclaré le président philippin, en expliquant être "redevenu un homme" après avoir rencontré son épouse, dont il est aujourd’hui séparé. "Donc les belles femmes m’ont soigné", a-t-il poursuivi.

 

Rodriguo Duterte s’est montré particulièrement fluctuant sur la question des droits des homosexuels. Pendant la campagne présidentielle de 2016, il s’était dit favorable à la légalisation du mariage entre personnes du même sexe avant de faire machine arrière.

 

Il lui est même arrivé d’utiliser l’adjectif homosexuel comme insulte. Il l’avait employé au sujet de l’ambassadeur des États-Unis Philip Goldberg. 

 

Bahaghari, une association de défense des droits des homosexuels et des transgenres, a qualifié les propos du président philippin de dangereux et rétrogrades.

 

"C’est symptomatique d’une maladie grave: celle de l’ignorance, des préjugés et de la haine", a estimé l’organisation dans un communiqué.

 

"Ces déclarations, comme ses propos pervers et insultants pour les femmes, ne peuvent être pris à la légère ou considérés simplement comme des blagues", a-t-elle ajouté.

 

Lors de la campagne présidentielle, Rodriguo Duterte avait provoqué un tollé avec une blague au sujet du viol et du meurtre d’une missionnaire australienne en 1989 lors d’une émeute dans une prison de Davao. 

 

Il avait expliqué à une foule goguenarde qu’il aurait aimé être le premier sur les rangs pour violer la missionnaire.

 

(Article Huffingtonpost)

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Russie

Les cinéphiles moscovites regrettent la censure du biopic d'Elton John

Les fans de cinéma russes ont affiché leur déception face à ce qu'ils considèrent comme une censure du biopic d'Elton John, "Rocketman", d'où le distributeur local a retiré des scènes de sexe gay et de consommation de drogues.

Le chanteur britannique a lui même dénoncé ces coupes comme "un triste reflet du monde divisé dans lequel nous vivons encore". Le distributeur local, Central Partnership, assure pour sa part avoir simplement voulu "respecter les lois russes".

 

La Russie a un triste bilan en matière de droits des communautés LGBT, ayant notamment adopté en 2013 une loi controversée punissant la "propagande" homosexuelle auprès des mineurs. Il n'est toutefois pas clair si cette loi peut s'appliquer au film, interdit aux moins de 18 ans pour sa sortie.

 

Des Moscovites qui espéraient voir la version originale de "Rocketman" dans une salle obscure indépendante samedi soir ont dû repartir déçus, le cinéma n'ayant pu obtenir que la version coupée. Il a organisé deux séances, à quelques jours de la sortie grand public en Russie.

 

Maria Erenko, une employée d'université de 31 ans, a affirmé à l'AFP "ne pas être surprise" de l'incapacité de ce cinéma indépendant à se procurer la version complète du film. "Je pense que la société russe est prête à voir des scènes de sexe gay au grand écran. Mais les autorités estiment qu'elle ne l'est pas, et essayent de tout contrôler", a-t-elle fustigé.

 

Les coupes "changent la perception du spectateur et la valeur du film perd beaucoup en résultat", a regretté pour sa part un autre cinéphile, Alexandre Ilïine, 28 ans. Si de nombreux Russes restent hostiles aux homosexuels, la version complète du film pourrait être un "pas en avant", estime-t-il. "Ces gens sont comme nous et doivent avoir les mêmes droits. Couper ces scènes est une violation de leurs droits."

 

Décidé par le distributeur

Présenté au festival de Cannes, "Rocketman" retrace l'ascension d'Elton John, l'un des premiers chanteurs ouvertement homosexuels, et sa lutte contre les addictions (drogue, sexe, alcool).

 

Les premiers à rapporter les coupes ont été des critiques de cinéma russes, selon lesquels le message apparaissant à la fin du film a aussi été modifié : alors que le texte original rappelle qu'Elton John a trouvé l'amour et élève deux enfants avec une personne du même sexe, la version russe indique seulement qu'il a créé une association contre le sida.

 

Le ministre russe de la Culture Vladimir Medinski a démenti que son ministère soit à l'origine de ces coupes, arguant que "tout est décidé par le distributeur". "Nous nous faisons pas de coupes", a-t-il affirmé, cité par l'agence Ria Novosti. "Si vous vous imaginez le ministère de la Culture comme une organisation qui découpe la pellicule avec des ciseaux, vous vous trompez. Nous avons un autre fonctionnement et d'autres tâches."

 

D'autres films avec des scènes d'amour homosexuelles, dont le récent biopic sur le leader de Queen, Freddy Mercury, ont déjà été projetés en Russie, sans coupes. Elton John est populaire en Russie, où il s'est produit pour la première fois en 1979 pendant la période soviétique.

 

Le chanteur s'est toutefois montré critique à l'égard des lois russes, considérées comme discriminatoires envers les homosexuels. "Je pense que nous devons rapidement faire la paix avec Elton John", a plaisanté auprès de l'AFP, Tatiana Fedotova, professeure d'anthropologie à Moscou.

 

(Avec AFP)

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Lille

près de 10 000 personnes dans la rue pour la 24e édition de la Gay Pride

Parmi les thématiques mises en avant tout au long de la manifestation figuraient l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes.

Près de 10 000 personnes ont défilé samedi 1er juin à Lille, dans le Nord, pour la 24e édition locale de la Gay Pride, a constaté France Bleu Nord. Environ 9 700 manifestants ont été recensés par la préfecture samedi.

 

Sur un fond de musique festive, et de looks colorés, les manifestants ont porté des revendications pour les droits des personnes LGBT (lesbienne, gay, bisexuelles, transgenre).

 

La PMA au cœur des revendications

Parmi les thématiques mises en avant tout au long de la manifestation, organisée par l'association Fiertés Lille Pride, figuraient l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes, ou encore la simplification des démarches de changement d'état civil pour les personnes transgenre. 

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Incidents homophobes en Vendée

Trois étudiants exclus de leur école catholique, neuf en sursis

Trois étudiants de l'Institut catholique d'enseignement supérieur (ICES) de La Roche-sur-Yon ont été exclus, dont deux de manière définitive, suite à la dégradation d'un stand LGBT et des injures homophobes, a annoncé vendredi l'établissement scolaire.

Le conseil de discipline de l'ICES, qui s'est réuni mardi pour auditionner individuellement treize étudiants, a prononcé "l'exclusion définitive à effet immédiat pour deux étudiants" et "l'exclusion immédiate, avec réinscription possible à l'ICES au bout d'un an pour un étudiant", a déclaré la direction dans un communiqué.

 

Neuf autre étudiants ont écopé d'une exclusion avec des sursis allant de six mois à deux ans, à laquelle s'ajoutent de un à deux mois de travaux d'intérêt général. Le 13e étudiant s'est vu notifier un blâme, a précisé cette source.

 

"L'ICES rappelle qu'il ne tolère aucun comportement délictueux de ses étudiants, à l'intérieur de l'ICES ou en dehors de l'ICES, comme le prévoient très clairement le contrat de formation, la charte de vie et son règlement intérieur, signés personnellement par chaque étudiant", a-t-elle ajouté.

 

L'établissement a rappelé qu'il a "condamné fermement et immédiatement" les faits reprochés, sans toutefois les nommer explicitement. L'impact médiatique sur la réputation de la structure, qui compte 1.300 étudiants, est "indéniable", a-t-il aussi déploré.

 

Outre ces sanctions disciplinaires, douze de ces treize étudiants ont été renvoyés mercredi devant la justice, pour répondre de dégradations sur un stand LGBT, ainsi que d'injures homophobes et de violences présumées, commises le 18 mai sur la place Napoléon de La Roche-sur-Yon, à l'occasion d'une "journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie".

 

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux avaient montré un groupe de jeunes hommes, dont certains portaient un drapeau ou un sweat à l'effigie de La Manif pour tous, en train de commettre des dégradations sur un stand du centre LGBT de Vendée.

 

Certains scandaient "Homo-folie ça suffit !". Tous sont des étudiants de l'ICES, fondé par Philippe de Villiers en 1985, même si "aucun élément du dossier" ne permet de faire un lien entre l'appartenance à cet établissement et les faits, selon le parquet. L'audience a été fixée au 18 juillet à 09H00 devant le tribunal correctionnel.

 

(Avec AFP)

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Moyen-Orient

Grindr dans le collimateur des autorités libanaises

Le Liban censure l'accès à l'application de rencontres gay Grindr depuis quelques jours. Les militants LGBT considèrent cette interdiction comme une mesure de diversion du gouvernement qui est confronté à des problèmes sociaux.

L’application de rencontres gay Grindr est interdite au Liban depuis vendredi dernier par le ministère libanais des Télécommunications selon le journal "Daily Star".

 

Les fournisseurs Internet auraient reçu un ordre pour bloquer l'accès à Grindr.com et les adresses IP associées.

 

Au cours du week-end, la société de télécommunications publique Ogero a informé ses utilisateurs de l'interdiction. Toutefois, selon l'organisation non gouvernementale Smex, qui œuvre pour un Internet gratuit, certains fournisseurs n'ont pas encore mis en œuvre l'interdiction.

 

Les raisons de cette décision n'ont pas été précisée par le ministère, mais les activistes LGBT estiment que le gouvernement cible les groupes de minorités sexuelles et de genre à travers cette interdiction.

 

Ils se sont dit scandalisés : "Il ne s'agit pas d'un incident isolé, mais d'un élément d'une campagne et d'une stratégie plus vastes visant à restreindre la liberté de la communauté LGBT", a déclaré Tarek Zeidan de l'organisation LGBT Helem.

 

Le militant a ajouté que les homosexuels et les transgenres sont utilisés par les dirigeants du pays comme bouc émissaires pour détourner l'attention des citoyen des problèmes sociaux que traverse le pays.

 

"L'interdiction est entrée en vigueur au moment même où le gouvernement a mis en place des mesures d'austérité impopulaires", a-t-il souligné.

 

La population du Liban multiconfessionnel, forte de six millions de personnes, un peu plus de la moitié des musulmans et environ 40% de chrétiens, est essentiellement homophobe. Selon des sondages, 70% estiment que l'homosexualité est "contre nature". 

 

Néanmoins, le pays est relativement libéral par rapport aux autres États de la région. L'année dernière, par exemple, un tribunal a jugé que les relations homosexuelles ne constituaient pas une infraction pénale. 

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États-Unis

Une mesure protégeant les personnes transgenres va être abrogée

Le ministère américain de la Santé va abroger une clause protégeant les personnes transgenres de discriminations dans le système d’assurance-santé, provoquant le mécontentement des associations LGBT.

Donald Trump
Donald Trump

Nouveau coup dur pour les personnes transgenres aux États-Unis. Elles ne seront bientôt plus protégées des discriminations dans le système de santé.

 

Le ministère américain de la santé a annoncé la fin prochaine d’une mesure de la loi "Obamacare". Introduite en 2016 sous la présidence de Barack Obama, elle élargissait la discrimination "sur la base du sexe" à l’identité de genre. Celle-ci avait été alors définie comme le sentiment intérieur d’être "masculin, féminin, aucun des deux ou un mélange des deux".

 

Depuis, plusieurs décisions judiciaires ont bloqué l’application de cette mesure. Donald Trump a, quant à lui, promis d’abroger la grande réforme "Obamacare" s’il était réélu en 2020.

 

Le ministère veut revenir sur la clause afin de "se conformer à l’interprétation stricte" de la justice. "Quand le Congrès a interdit la discrimination en fonction du sexe, il l’a fait au regard de la signification stricte du terme, et nous mettons nos règles en conformité" a expliqué Roger Severino, responsable des droits civiques du ministère.

 

L’opposition scandalisée

Cette annonce n’a pas manqué de faire réagir l’opposition. Nancy Pelosi, cheffe de l’opposition démocrate et bête noire des Républicains s’est insurgée dans un communiqué : "L’administration Trump fait preuve d’un mépris total pour la santé, la sécurité et l’humanité des femmes et des Américains transgenres". 

 

Les associations de défense des droits des personnes transgenres ont également dénoncé cette décision du ministère. "Personne ne devrait être privé de soins médicaux, quand sa vie et sa santé sont en danger, simplement à cause de ce qu’il est", a affirmé le Centre national pour l’égalité transgenre (NCTE).

 

En 2015, l’association avait réalisé une étude révélant que près d’un quart des personnes transgenres (23%) interrogées n’avait pas consulté de médecin l’année précédente de peur d’être mal soignées à cause de leur transidentité.

 

Louise Melling, responsable de la puissante organisation de lutte pour les droits civiques ACLU, a condamné cette décision. Qui est, selon elle, un "acte de violence" de la part du gouvernement américain "contre ceux dont la santé a été longtemps ignorée, négligée et rejetée""Les personnes transgenres et non-binaires subissent un nombre sidérant de discriminations de la part d’établissements ou de fournisseurs de soins", explique-t-elle dans un communiqué.

 

(Avec AFP)

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Cinéma

Elton John Rocketman, star excentrique au succès planétaire

A Cannes pour présenter "Rocketman", un biopic qu'il a voulu "le plus honnête possible", Elton John est une superstar excentrique au répertoire pop exceptionnel et à l'engagement sans faille dans la lutte contre le sida.

Le nez chaussé de lunettes rouges en forme de cœurs, une fusée brodée au revers de la veste, barrée dans le dos du titre du film écrit en strass : le chanteur britannique de 72 ans est apparu sur les marches du palais des festivals fidèle à son image.

 

Réalisé par Dexter Fletcher et présenté hors compétition, le long-métrage explore son ascension et sa fructueuse relation de travail avec le parolier Bernie Taupin.

 

Les deux hommes se rencontrent au hasard d'une petite annonce postée par une maison de disque londonienne en 1967, l'année où le chanteur de 29 ans, né Reginald Kenneth Dwight, adopte son nom de scène, Elton Hercules John.

 

Leur association va donner naissance à un phénomène mondial, placé en orbite en 1970 avec l'album éponyme contenant le tube "Your song". Entre 1970 et 1976, le prolifique duo réalise neuf albums recelant les classiques "Rocket man", "Crocodile rock", "Bennie and the Jets" et "Don't go breaking my heart".

 

Après une brève séparation, ils reprennent leur collaboration en 1980, expédiant de nouveau Elton John vers les sommets avec notamment "I'm still standing".

 

L'artiste détient le record du single le plus vendu au monde avec "Candle in the wind 1997", version réécrite, à la demande de la famille royale, de son tube en mémoire de Marilyn Monroe sorti en 1973. Quelque 33 millions d'exemplaires de cet hommage à son amie, la princesse Diana, qu'il a interprété à ses funérailles en l'abbaye de Westminster, ont été écoulés.

 

Sombres coulisses

Sur scène, ses tenues extravagantes et ses acrobaties attirent les foules. En coulisses, drogues, alcool et crises de boulimie assombrissent le tableau. Jusqu'à une rencontre avec un jeune hémophile atteint du sida au début des années 1990 qui marque le tournant de sa vie et de sa carrière.

 

Bouleversé, il l'accompagne jusqu'à la mort et décide de changer sa vie. "C'était ou me désintoxiquer ou mourir", a-t-il expliqué, s'estimant "chanceux" de ne pas avoir contracté le sida. Il crée la Fondation Elton John contre le sida, en 1992, un an après la mort de son ami Freddie Mercury, le chanteur et pianiste du groupe Queen, qui a succombé à cette maladie.

 

La reine Elizabeth l'élève au rang de chevalier en 1998. Sa renaissance physique s'accompagne d'une résurrection musicale marquée par le succès de "Sacrifice" en 1990.

 

Sa voix est devenue plus grave après une chirurgie des cordes vocales en 1987.

 

300 millions de disques

Elton John a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde, donné plus de 3.500 concerts et obtenu des dizaines de récompenses, dont un Oscar pour la musique du film "Le Roi Lion".

 

En 2016, son 33e album "Wonderful Crazy Nights", écrit avec son fidèle partenaire Bernie Taupin, se classe dans le top 10 des meilleures ventes au Royaume-Uni. En redonnant des intonations résolument rock à son piano, Elton John y manifeste sa joie de vivre, entre son récent mariage et la paternité, un bonheur sage loin de la frénésie de sa vie d'antan.

 

"Regarder en arrière, c'est du temps perdu", chante-t-il ainsi sur "Looking Up". Sur la ballade finale "The Open Chord", il savoure sa vie de famille en évoquant la fin des "péchés" et des "cornes que le diable me faisait porter toute la journée".

 

Elton John s'est marié en 2014 avec son compagnon David Furnish, quelques mois après la légalisation des mariages homosexuels en Angleterre. Le couple a deux fils, Zachary né en 2010 et Elijah, né en 2013.

 

L'année dernière, l'artiste a annoncé qu'il prendrait sa retraite après une tournée d'adieu de trois ans pour passer du temps avec ses enfants.

 

Loin des paillettes et attaché à ses racines, Elton John a présidé pendant 25 ans le club de football de Watford, qui évolue en Premier League, avant d'en devenir le président d'honneur à vie en 2009.

 

Selon le classement 2019 du Sunday Times des plus riches musiciens du Royaume-Uni, il arrive en 4e position avec une fortune estimée à 320 millions de livres (372 millions d'euros).

 

(Avec AFP)

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Afrique

La justice kényane refuse de décriminaliser l'homosexualité

La Haute Cour du Kenya a refusé vendredi d'abroger les lois criminalisant l'homosexualité, douchant ainsi les espoirs de la communauté LGBTQ, qui estime que ces sections du code pénal entretiennent la haine des homosexuels dans un pays où ils sont encore largement stigmatisés.

La juge présidente Roselyne Aburili au tribunal de grande instance de Milimani, avant de rendre un verdict sur la suppression des lois criminalisant l’homosexualité, Nairobi, Kenya, le 24 mai 2019. 

Les plaignants, des associations de défense des droits des homosexuels, espéraient que le Kenya emprunterait la voie choisie par certains pays africains qui ont décriminalisé l'homosexualité, sur un continent où elle reste illégale dans plus de la moitié des États.

 

Mais un panel de trois juges de la Haute Cour en a décidé autrement, axant son jugement principalement sur la culture traditionnelle kényane et la définition de la famille telle que formulée dans la Constitution de 2010, adoptée par référendum.

 

"Nous estimons que les sections contestées (du code pénal) ne sont pas inconstitutionnelles", a déclaré la juge Roselyne Aburili, devant une salle d'audience bondée dans laquelle avaient notamment pris place des couples homosexuels se tenant la main et brandissant des drapeaux arc-en-ciel.

 

Les plaignants demandaient l'invalidation de deux sections du code pénal, datant de la colonisation britannique. L'une prévoit que quiconque a une "connaissance charnelle... contre l'ordre naturel" peut être emprisonné pour 14 ans. Une autre prévoit cinq ans de prison pour les "pratiques indécentes entre hommes".

 

La juge Aburili a considéré que même si les plaignants ne réclamaient pas le droit de se marier avec une personne du même sexe, l'abrogation des lois contestées entraînerait inévitablement la cohabitation de couples homosexuels et "ouvrirait indirectement la porte à des unions entre personnes du même sexe". Elle a estimé que la question de l'homosexualité avait été évoquée au moment de la rédaction de la Constitution et que l'article 45 portant sur la définition de la famille spécifie notamment que "chaque adulte a le droit de se marier avec une personne du sexe opposé".

 

"Le désir des Kényans est reflété dans la Constitution", a-t-elle conclu, alors que l'homosexualité au Kenya est souvent décrite par des politiques comme une pratique importée de l'étranger.

 

Peur pour ma vie

A l'issue du jugement, plusieurs couples homosexuels se sont étreints, essuyant quelques larmes. Les plaignants n'ont pas encore indiqué s'ils comptent interjeter appel. "La discrimination (des homosexuels) vient d'être légalisée par une cour de justice", s'est exclamé Alvin Kevin Okello, un des plaignants, auprès de l'AFP.

 

Jordan Zeus, un homosexuel présent au tribunal, a déclaré : "J'ai peur pour ma vie, mais nous ne nous découragerons pas dans la lutte pour nos droits".

 

La Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a immédiatement exprimé sa "déception", soutenant que la criminalisation de l'homosexualité "encourage l'hostilité, voire la violence, contre les LGBT". L'ONG Human Rights Watch a elle regretté que les juges aient "relégué" les homosexuels "au rang de citoyens de seconde classe". 

 

De leur côté, les associations opposées à la décriminalisation de l'homosexualité ont affiché leur satisfaction. A l'extérieur du tribunal, une chorale chrétienne a entonné des chansons et brandi une bannière affirmant notamment : "Dieu l'interdit et nous y disons non !". "Le peuple du Kenya est heureux que les tribunaux n'aient pas été manipulés pour tenter d'introduire des lois auxquelles la majorité des Kényans et leurs institutions sont opposés", a déclaré Charles Kanjama, avocat pour le Forum des professionnels kényans chrétiens.

 

Chantage

Les condamnations dans le cadre de ces anciennes lois sont rares au Kenya, mais les membres de la communauté LGBTQ sont souvent victimes de chantage, d'expulsions forcées, de licenciements, renvoyés de l'école ou violentés en raison de leur orientation sexuelle. Dans ces cas-là, il leur est impossible d'aller demander justice sans tomber sous le coup de la législation contre l'homosexualité.

 

Après le jugement, l'agence onusienne chargée de coordonner les programmes de lutte contre le sida, Onusida, a déploré que pour des raisons similaires, "la criminalisation empêche les gens d'avoir accès et d'utiliser" les traitements contre cette maladie.

 

Vingt-huit pays sur 49 en Afrique sub-saharienne ont des lois pénalisant les relations homosexuelles, selon Neela Ghoshal, une chercheuse de Human Rights Watch spécialisée dans les droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels.

 

La peine de mort est même prévue, selon la loi islamique, en Mauritanie, au Soudan et dans le nord du Nigeria, même si aucune exécution n'a été officiellement enregistrée ces dernières années. L'Angola, le Mozambique et les Seychelles ont abrogé des lois pénalisant l'homosexualité ces dernières années. A contrario, le Tchad et l'Ouganda ont durci leur législation.

 

(Avec AFP)

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Asie

Taïwan entre dans l'histoire en actant les premiers mariages homosexuels

Taïwan est entré vendredi dans l'histoire en enregistrant les premiers mariages homosexuels d'Asie dans une ambiance festive et pleine d'émotion, après trois décennies de lutte pour l'égalité des droits sur l'île.

Taïwan : les premiers mariages homosexuels
Taïwan : les premiers mariages homosexuels

Ces cérémonies sont intervenues une semaine après que le Parlement a légalisé le mariage entre personnes de même sexe, une première en Asie, et deux ans après un arrêt historique en ce sens de la plus haute juridiction de l'île.

 

Plusieurs dizaines de couples se sont présentés vendredi à des bureaux de l'administration pour faire inscrire leur union au registre des mariages. Ils se sont embrassés devant les caméras avant de brandir fièrement leur certificat de mariage et leurs nouvelles cartes d'identité présentant leur partenaire comme leur époux.

 

Huang Mei-yu, une travailleuse sociale, et You Ya-ting avaient en 2012 organisé une cérémonie religieuse marquée par une bénédiction donnée par un maître bouddhiste progressiste. Mais elles espéraient depuis lors obtenir officiellement les mêmes droits que ceux accordés aux hétérosexuels.

 

Pas un long fleuve tranquille

"C'est tardif, mais je suis quand même heureuse de pouvoir me marier officiellement de mon vivant", a déclaré Mme Huang, radieuse, après avoir signé son certificat, un bouquet à la main.

 

"Maintenant que le mariage entre personnes du même sexe est reconnu légalement, je pense que mes parents vont peut-être se dire que c'est réel et arrêter d'essayer de me convaincre de me marier' avec un homme, a-t-elle dit.

 

Vêtus de costumes mauves identiques, Shane Lin et Marc Yuan, deux trentenaires en couple depuis l'université, ont été les premiers à avoir leurs noms inscrits sur le registre.

 

"Ça n'a pas été un long fleuve tranquille et je suis très heureux d'être soutenu par ma moitié, ma famille et mes amis", a déclaré Shane Lin en pleurs aux journalistes. "Je suis fier de mon pays progressiste."

 

Taïwan est le premier pays à légaliser le mariage gay sur un continent qui rassemble 60% de la population mondiale. "Je crois que cela aura un effet d'entraînement sur les autres pays d'Asie", a déclaré à l'AFP l'écrivaine Chen Xue, qui s'est également mariée. "Nous sommes clairement en train de montrer l'exemple."

 

Société divisée

Ces dix dernières années, Taïwan a été une des sociétés les plus progressistes d'Asie sur la question des droits des homosexuels, en organisant notamment la plus grande Gay pride du continent. Pour autant, l'île, qui vit séparée de la Chine depuis 1949, est également d'une société très conservatrice, où les lobbies religieux sont très puissants, en particulier en dehors des villes.

 

En mai 2017, la Cour constitutionnelle avait jugé contraire à la Constitution le fait de priver les personnes de même sexe du droit de se marier. Elle avait donné deux ans au gouvernement pour modifier la loi, mais la question a profondément divisé la société et la légalisation n'a été assurée que la semaine dernière en dépit d'une très forte opposition du camp conservateur.

 

Les députés taïwanais ont largement voté vendredi dernier une loi permettant aux couples homosexuels de former "des unions permanentes exclusives" ainsi qu'une clause qui les autorise à demander une inscription au "registre des mariages".

 

Au total, quelque 300 couples homosexuels se marient ce vendredi, dont la moitié dans la capitale, qui compte une communauté gay importante et militante.

 

La mairie a coorganisé en extérieur une grande fête pour les mariages au pied de l'emblématique gratte-ciel Taipei 101 en présence de dignitaires canadiens, espagnols ou encore britanniques.

 

Droit restreint à l'adoption

Ces cérémonies sont le résultat de 30 années de lutte, pour Chi Chia-wei, un des vétérans du combat pour l'égalité, qui était vêtu d'un costume d'un rouge éclatant avec un bandeau arc-en-ciel sur la tête. C'est lui qui avait formé le recours sur lequel la Cour constitutionnelle avait statué en 2017.

 

"Je suis très heureux de ce que les couples du même sexe puissent finalement s'inscrire comme étant l'époux de l'autre. Je suis honoré d'avoir été témoin des inscriptions au registre des mariages", a-t-il dit à l'AFP.

 

La nouvelle loi comporte cependant des restrictions. En l'état actuel, les couples de même sexe ne peuvent adopter que l'enfant biologique de leur partenaire. S'ils peuvent se marier avec des Taïwanais, les homosexuels ne peuvent épouser que des étrangers provenant de pays où le mariage gay est reconnu.

 

Les associations de défense des droits LGBT s'étaient cependant dites prêtes à des concessions s'ils obtenaient une reconnaissance du concept de mariage.

 

Les opposants au mariage pour tous se sont de leur côté engagés à faire payer la présidente Tsai Ing-wen et les parlementaires qui ont voté la loi lors des élections générales prévues en janvier sur l'île.

 

(Avec AFP)

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Paris

Une marche des Fiertés pour la PMA et la filiation

La Marche des Fiertés LGBT 2019 de Paris défilera samedi 29 juin derrière le mot d’ordre "Filiation, PMA : marre des lois a minima !".

Première marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels à Paris le 4 avril 1981

Alors que de report en report le gouvernement tarde à présenter son projet de loi bioéthique, désormais annoncé pour juillet, l’Inter-LGBT s’inquiète du contenu de la réforme qui sera proposée.

 

"Les rapports s’accumulent mais, faute d’écouter les personnes concernées et de prendre en compte la diversité des familles LGBTparentales, nous nous dirigeons encore une fois vers une loi qui ne s’appliquera qu’à quelques uns", redoute la fédération d'associations LGBT qui souligne que "des dizaines, voire des centaines de milliers d’enfants" sont d’origines diverses : "de précédentes unions, de procréation médicalement assistée à l’étranger, de procréation amicale avec un tiers connu mais qui ne souhaite pas être parent, de gestation pour autrui ou de coparentalité".

 

Depuis 2013, avec la loi sur le mariage pour tous, les familles LGBTparentales peuvent établir leur filiation en passant par la procédure d’adoption d’enfant du conjoint, réservée aux couples mariés.

 

"Mais cette procédure laisse les enfants et leurs parents dans l’insécurité juridique pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, certains tribunaux refusant systématiquement les demandes et obligeant les familles à se pourvoir en appel", rappelle l'Inter.

 

Quant aux couples en coparentalité, seuls deux parents peuvent avoir l’autorité parentale, leurs conjoints restant sans droit ni devoir vis-à-vis de leur enfant.

 

L’Inter-LGBT rappelle que, "pour que chacun ait accès à la PMA, celle-ci doit être ouverte aux femmes célibataires comme aux couples de femmes, mais aussi aux personnes trans et intersexes". 

 

La fédération demande aussi que la PMA soit gratuite, "pour éviter de reproduire une discrimination par l’argent". 

 

L’Inter-LGBT et les associations qui la composent invitent donc à venir nombreuses et nombreux marcher derrière le mot d’ordre "Filiation, PMA : marre des lois a minima !", "pour exiger l’ouverture de la procréation médicalement assistée, la reconnaissance de toutes nos familles et la protection de nos enfants !"

 

Le rendez-vous est fixé le samedi 29 juin, à Montparnasse (Place du 18 juin 1944) pour le lancement de la Marche des Fiertés LGBT+ de Paris Île-de-France.

 

Parcours de la Marche des Fiertés LGBT 2019 de Paris en cliquant ICI

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