Cinéma

Haut perchés de Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Le nouveau long métrage de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Une femme et quatre hommes se retrouvent dans un appartement autour d'un pervers dominateur dont ils ont tous été victimes...

Le pich : Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement en plein ciel au-dessus de Paris. Ils ont tous été la victime du même pervers dominateur qui est enfermé dans une pièce. Ce soir-là, ils ont décidé d’en finir. Tour à tour, ils se racontent des souvenirs qui les lient à cet homme et entrent dans la chambre pour se confronter à lui. Mais ce qui s’y passe entre le monstre et eux reste leur secret.

 

Le nouveau long métrage de Olivier Ducastel et Jacques Martineau est un huis clos théâtral autour d'un amant commun manipulateur. Un jeu de séduction au dénouement incertain.

 

En salles ce mercredi 

 

Haut perchés la bande annonce

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Palestine

L'Autorité palestinienne interdit tout activisme LGBT en Cisjordanie

L'Autorité palestinienne a interdit à tous les groupes LGBT + d'exercer des activités en Cisjordanie.

L’Autorité palestinienne interdit à la communauté LGBT de mener des activités sur son territoire estimant qu’elles sont contraires aux valeurs palestiniennes

Cette interdiction intervient après qu'Al-Qaws, un groupe de défense de la diversité sexuelle qui soutient les Palestiniens LGBT, ait prévu d'organiser une réunion pour ses membres à la fin du mois d'août.

 

L'Autorité palestinienne a expliqué par la voix de Luay Zreikat, un porte-parole, que les activités de l'organisation LGBT "nuisent à la valeur et aux idéaux de la société palestinienne". Les activités d’Al-Qaws sont "sans lien avec les religions, les traditions et les coutumes palestiniennes, en particulier dans la ville de Naplouse (où devait avoir lieu le rassemblement LGBT, NDRr)", a-t-il déclaré.

 

Cela aurait pourtant fourni un lieu de rencontre pour les jeunes gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres de Palestine, pour s’informer sur le pluralisme sexuel et pour explorer les différentes facettes de notre sexualité humaine.

 

Al-Qaws opère en Cisjordanie et auprès des Arabes israéliens. Fondée en 2001, elle a pour objectif déclaré de "lutter pour un changement culturel et social palestinien dynamique, de bâtir des communautés LGBTQ et de promouvoir de nouvelles idées sur le rôle du genre et de la diversité sexuelle dans l'activisme politique, les institutions de la société civile, les médias et la vie quotidienne".

 

L’Autorité palestinienne a également déclaré qu’elle enquêtait sur les personnes impliquées dans l’organisation et qu’elle arrêterait ceux qui se feraient prendre en violation de la loi.

 

"C’est très étrange qu’ils nous accusent d’être une entité suspecte qui s’efforce de démanteler la société palestinienne", a réagi l'organisation Al-Qaws ajoutant que depuis l'annonce de l'AP, elle avait reçu des centaines de messages haineux via Facebook. "L’attaque contre nous est sans précédent. Ils nous traitent de traîtres et de personnes corrompues et beaucoup appellent à notre exécution. Nous avons peur pour nos vies."

 

Avec Times of Israël et AFP.

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Grèce

Démission d'un évêque condamné pour incitation à la violence homophobe

Un évêque grec orthodoxe condamné en janvier pour incitation à la violence homophobe a mis fin à ses fonctions après plus de quatre décennies en poste, ont rapporté les médias grecs.

Monseigneur Amvrosios
Monseigneur Amvrosios

Monseigneur Amvrosios, âgé de 81 ans, a déclaré dimanche à ses fidèles qu'il dirigeait son "dernier service en tant qu'évêque". "Je soumettrai demain ma démission, après avoir été à vos côtés pendant 41 ans. J'ai besoin de prendre soin de moi", a-t-il expliqué.

 

Le prélat, de son vrai nom Athanassios Lenis, qui s'affiche volontiers avec les dirigeants du parti néonazi grec Aube Doré, était connu pour ses diatribes obscurantistes.

 

En 2015, il avait qualifié les homosexuels de "lie de la société", avait appelé à leur "cracher dessus" et à les "noircir (de coups)", dans une adresse écrite à ses fidèles qui avait été également publiée sur internet.

 

Poursuivi pour incitation à la violence homophobe et abus de ses fonctions, le premier procès de ce genre impliquant un représentant de l’Église orthodoxe dans le pays, il avait été relaxé en mars 2018 par la cour pénale d'Aigion (nord du Péloponnèse).

 

La décision avait été justifiée au nom d'un droit à la libre expression des hommes d'Église, dans un pays où celle-ci, non-séparée de l'État, jouit d'une forte influence. Mais cette décision avait suscité une vague de critiques parmi les défenseurs des droits de l'homme, ainsi qu'au centre et à gauche du spectre politique, et le parquet avait fait appel. En deuxième instance, il avait été condamné à une peine de sept mois de prison dont trois avec sursis.

 

(Avec AFP)

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Nancy-Le Mans

Le match interrompu à cause de chants homophobes

C’est une première dans le championnat de France. Ce vendredi, à la 26e minute de jeu de ce Nancy-Le Mans au stade Marcel-Picot, l’arbitre principal décide d’interrompre le match de foot. 

Chants homophobes Nancy-Le Mans : Maracineanu valide la décision de l’arbitre
Chants homophobes Nancy-Le Mans : Maracineanu valide la décision de l’arbitre

La raison ?

Les chants homophobes qui descendaient des tribunes lorraines. Quelques minutes auparavant, le speaker nancéien avait déjà averti les supporters quant aux chants entonnés durant cette rencontre comptant pour la 4e journée de Ligue 2. Visiblement, en vain. Le match a alors ensuite été interrompu durant une bonne minute par l’arbitre Mehdi Mokhtari.

 

Roxana Maracineanu valide l'arrêt du match pour homophobie

Après un premier avertissement lancé par le speaker de Marcel-Picot demandant à certains supporters nancéiens d’arrêter de proférer des chants homophobes ("La Ligue, on t’encule "), l’arbitre de Nancy-Le Mans (4e journée de Ligue 2, 2-1) a finalement décidé d’interrompre la rencontre une minute durant. Un choix de Mehdi Mokhtari totalement validé par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. 

 

Jointe par RMC Sport, elle a réagi à cette première en France : "L’arbitre a bien fait d’appliquer la loi du football et la loi en général. Je tiens à saluer cette décision. (...) Supporter autrement est possible. Ce qui n’est pas admis dans la rue n’a pas à être admis dans un stade. Je suis contente que le règlement puisse s’appliquer et que les personnes en charge prennent leurs responsabilités, à savoir les arbitres et les speakers. Ça permettra aussi à tout le monde d’apprécier ce spectacle sportif qui est extraordinaire dans un stade de football." 

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Pologne

La campagne pour les législatives tourne autour des LGBT présentés comme une menace par le pouvoir

A deux mois des législatives du 13 octobre, le principal sujet chaudement débattu en Pologne n'est ni politique ni économique, mais arc-en-ciel : les conservateurs nationalistes au pouvoir et un archevêque catholique ont sonné l'alerte contre la "menace" LGBT.

Manifestation devant la nonciature apostolique pour réclamer la démission de l'archevêque de Cracovie Marek Jedraszewski, qui avait dénoncé dans une homélie la "peste arc-en-ciel", le 7 août 2019 à Varsovie, en Pologne

AFP - Janek SKARZYNSK

D'un autre côté, l'aile gauche de l'opposition a vu dans la mobilisation des défenseurs des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres une occasion pour attaquer le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir) et dénoncer son alliance de fait avec l’Église, traditionnellement très influente dans ce pays catholique.

 

"Pour le PiS, c'est du carburant politique, cela lui permet de réaffirmer son identité politique, son attachement aux valeurs traditionnelles face à la vague d'occidentalisation", dit le politologue Stanislaw Mocek. "Et l'autre partie y trouve aussi une arme politique sous forme de défense des droits des minorités", ajoute le recteur de l'université Collegium Civitas à Varsovie.

 

Après une série de manifestations de protestation suscitées par une attaque de nationalistes contre une Gay Pride en province le mois dernier, l'archevêque de Cracovie Marek Jedraszewski a ajouté de l'huile sur le feu en dénonçant, dans une homélie, la "peste arc-en-ciel" qui a remplacé, selon lui, la "peste rouge" communiste.

 

La réaction a été immédiate: un dominicain, Pawel Guzynski, a appelé dans les médias les Polonais à envoyer des lettres à l'archevêque pour lui demander de démissionner. Le provincial de son ordre religieux a rapidement sanctionné son "initiative personnelle", l'envoyant dans un monastère contemplatif pour une pénitence de trois semaines. Il a souligné dans un communiqué que les dominicains suivent "deux principes à la fois: défendre les nécessiteux et le faire en union avec l’Église".

 

YouTube a bloqué la diffusion de l'enregistrement de l'homélie de Mgr Jedraszewski, puis l'a rétablie. Samedi dernier, une centaine de jeunes gens portant des affiches arc-en-ciel ont crié "Jedraszewski, honte et infamie" devant sa résidence à Cracovie. Une manifestation similaire s'est déroulée mercredi devant la nonciature à Varsovie, pour demander la démission de l'archevêque et une intervention du Vatican. En même temps, des fidèles s'exprimant sur la puissante station catholique ultra-conservatrice Radio Maryja ont appelé à une campagne similaire de lettres de soutien à envoyer au Vatican pour défendre Mgr Jedraszewski.

 

Mobilisés par la prise de position du chef du PiS Jaroslaw Kaczynski, qui avait parlé déjà en avril de "menace à l'identité, à la nation et à l’État polonais" due à la communauté LGBT et à la "théorie du genre", ils ont été indignés par des incidents tels que la publication sur internet d'images de la Vierge avec une auréole arc-en-ciel ou placée au milieu d'un sexe féminin.

 

Dans un registre moins menaçant, une cinquantaine d'habitants de Plock ont adressé une lettre ouverte au maire pour lui demander de retirer le patronage qu'il a accordé à cette marche LGBT.

 

"Campagne idéologique"

Aux yeux des catholiques conservateurs et d'une bonne partie de l'épiscopat, la Pologne est la cible d'une "campagne idéologique" multiforme des milieux LGBT, préparée de longue date, soutenue et financée par des organisations internationales, telle ILGA-Europe.

 

Une longue analyse allant dans ce sens a été publiée par le président de l'agence d'information catholique KAI, Marcin Przeciszewski, un journaliste respecté. Pour l'illustrer, ce dernier cite des documents "stratégiques", dont notamment une "Déclaration LGBT+" signée en février dernier par le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski et les conclusions adoptées fin mars par un "Congrès LGBT+" qui avait réuni 27 groupes et organisations dans la capitale polonaise. Il rappelle aussi que des projets de loi destinés à introduire les unions civiles et le mariage entre personnes de même sexe, et d'autres permettant à une personne de choisir librement d'être officiellement homme ou femme, ont déjà été préparés.

 

De tels textes n'ont aucune chance d'être adoptés par le parlement actuel, contrôlé par les conservateurs. L'évolution qui arrive actuellement en Pologne, souligne en substance Stanislaw Mocek, s'est déroulée sur plusieurs décennies en France ou aux Pays-Bas, ayant commencé avec la révolution sexuelle des années 60. En Pologne, bloquée par le communisme, elle a démarré beaucoup plus tard et la question des LGBT a fait irruption soudainement, alors que selon lui la société n'y est pas prête.

 

(Avec AFP)

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Russie

Les militants LGBT exhortent le gouvernement à enquêter sur un site de chasse aux gays

Les militants LGBT russes exhortent les autorités à enquêter sur un site Web de "chasse aux homosexuels" et à traduire en justice les personnes qui en sont à l'origine.

Meurtre et "chasse aux gais" : atmosphère de peur pour les homosexuels de Russie
Meurtre et "chasse aux gais" : atmosphère de peur pour les homosexuels de Russie

Basé sur la série de films d'horreur "Saw", le site en question encourage les utilisateurs à télécharger des informations relatives aux personnes LGBT, y compris des photos et des adresses, afin que d'autres puissent les traquer et les agresser.

 

Ce site serait responsable du récent assassinat de la militante LGBT  Yelena Grigoryeva (photo) retrouvée morte à Saint-Pétersbourg avec de multiples blessures par arme blanche et des signes d'étranglement.

 

Bien que le site Web ait été supprimé depuis, All Out, l'organisation mondiale des droits des personnes LGBT, affirme que chaque fois qu'il disparaît, il réapparaît quelques semaines plus tard, car la police ne mène jamais d'enquête sur les propriétaires du site.

 

Le site Web était payant pour ses utilisateurs, mais extorquait aussi ceux dont les coordonnées étaient publiées en ligne, en leur facturant des frais pour la suppression des informations les concernant.

 

La campagne lancée par All Out exhorte maintenant les autorités russes à enquêter une fois pour toutes sur le groupe et ses agissements.

 

Elle est menée conjointement avec différentes organisations LGBT, dont le réseau LGBT russe.

 

Le site Web de "chasse aux gays" est le dernier d’une série de crimes anti-LGBT en Russie.

 

Ces dernières années, des hommes gays ont été illégalement arrêtés et torturés en Tchétchénie et des militants travaillant pour les aider ont reçu des menaces de mort.

 

La Cour européenne des droits de l’homme a conclu que la Russie avait violé les droits des personnes LGBT à de multiples reprises.

 

Plus récemment, le mois dernier, un tribunal a condamné la Russie à payer 42.500 euros à des plaignants pour "violation de la liberté d'association" pour avoir bloqué l'enregistrement de groupes LGBT

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Russie

Le couple gay menacé de se voir retirer ses fils adoptifs a fui le pays

Le couple homosexuel russe parent de deux fils adoptifs qui a été récemment menacé par les autorités de se voir retirer ses enfants a fui la Russie en famille, a-t-on appris.

Andrei Vaganov et Evgeny Erofeyev
Andrei Vaganov et Evgeny Erofeyev

Le couple est aujourd'hui considéré comme ayant enfreint la loi qui interdit l'adoption par les gays en Russie.

 

Andrei Vaganov et Evgeny Erofeyev élèvent leurs deux fils, âgés aujourd'hui de 12 et 14 ans, depuis près d'une décennie. Les enfants ont été adoptés par Andrei peu de temps avant son mariage avec Evgeny au Danemark.

 

Le couple n’a rencontré aucun problème jusqu’à ce que son fils cadet, Youri, soit hospitalisé en raison de maux d’estomac et que les médecins se rendent compte qu’il vivait au sein d'une famille homoparentale.

 

Une enquête pour "abus sexuels" a alors été déclenchée menaçant leur droit de vivre librement en tant que famille.

 

Après la sortie de l'hôpital de Youri, les deux parents ont été priés de se présenter à la police pour un interrogatoire présenté comme une "vérification préalable à enquête".

 

Très vite, il a été ordonné à Youri de subir un examen physique afin d'établir s'il avait été victime d'abus. "C’est franchement un événement très traumatisant pour un enfant", a expliqué son père adoptif, d’autant plus que Youri avait eu une enfance troublée avant l’adoption.

 

Plus tard, leur fils aîné, Denis, a également été convoqué pour un entretien et un avocat en droit de la famille leur a conseillé de se préparer à fuir le pays considérant que les services de protection essayeraient certainement de placer leurs enfants en famille d'accueil.

 

"Parce que dans de telles situations, les enfants sont simplement retirés de la famille avant de nouvelles procédures, qui peuvent durer des années, car l'article est lié à l'intégrité sexuelle de l'enfant", a expliqué Andrei Vaganov.

 

Peu de temps après, les autorités ont estimé que Youri devait être confié à un centre de réadaptation appartenant à l'État pendant l'enquête sur l'affaire, malgré des tests médico-légaux ne montrant aucun signe de violence physique.

 

Les deux parents adoptifs ont décidé que le moment de partir était venu quand les enquêteurs ont exigé qu'ils se présentent pour un nouvel interrogatoire.

 

Aucune accusation n’a encore été retenue contre eux, mais Buzzfeed News a rapporté que l’affaire s’était aggravée au cours du dernier mois.

 

Le 15 juillet, un discours prononcé devant le Parlement russe a dénoncé les adoptions homosexuelles comme "la fin potentielle de l’humanité". Le lendemain, un comité d'enquête a ouvert une procédure contre l'agence qui avait permis à Andrei Vaganov d'adopter ses enfants.

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Russie

Atmosphère de peur dans la communauté LGBT face à la chasse aux gays

Une atmosphère de peur règne dans la communauté LGBT russe face à la chasse aux gays qui s'étend chaque jour un peu plus.

Quand Elena Grigorieva a découvert son nom sur une liste d’homosexuels à abattre publiée par un site homophobe, cette militante de Saint-Pétersbourg n’a pas pris la menace au sérieux. Trois semaines plus tard, elle était assassinée.

 

Le groupe "Pila" (Scie), nommé d’après la franchise hollywoodienne "Saw" dans laquelle un tueur en série joue avec ses victimes, avait promis sur son site internet "des petits cadeaux très dangereux et cruels" à un certain nombre de militants LGBT+.

 

"Ce ne sont que des menaces. Ce n’est pas comme ça qu’on commet des crimes", avait balayé la militante de 41 ans dans un commentaire posté sur sa page Facebook, accompagné d’une capture d’écran du site internet de "Pila".

 

Le 21 juillet, le corps d’Elena Grigorieva a été trouvé dans des buissons, à proximité de son logement de Saint-Pétersbourg, lardé de huit coups de couteaux au visage et dans le dos.

 

Sa mort a horrifié la communauté homosexuelle de Russie même si ses proches admettent que rien ne permet, en l’état actuel de l’enquête, de lier le meurtre aux menaces de mort qu’elle recevait.

 

La police russe ne semble pas considérer l’homophobie comme une raison possible du meurtre, insinuant qu’elle a été tué par un compagnon de beuverie.

 

Immédiatement après le meurtre, elle a arrêté un suspect et évoqué, dans un communiqué, un "conflit personnel" et le mode de vie "asocial" d’Elena Grigorieva, qui "buvait souvent". Il a ensuite été innocenté et un autre suspect a été arrêté.

 

Inaction des autorités 

Le site de "Pila" est resté en ligne environ un an, publiant les noms et les photos de leurs cibles et promettant des "récompenses" à ceux qui les attaqueraient, avant d’être finalement bloqué en juillet à la demande d’une militante de Ekatérinbourg (Oural), tout comme ont été fermées ses pages sur la messagerie Telegram.

 

Les militants des droits des homosexuels en Russie ont l’habitude de faire face à l’holité, la violence et parfois les meurtres mais même pour eux, les appstiels au meurtre et à la "chasse aux gays" par un groupe resté impuni représente un nouveau paroxysme de la haine ambiante.

 

"Je ne sais pas qui sont ces gens mais pour moi, c’est significatif que des personnes avec ces idées dans la tête vivent parmi nous", explique Mikhaïl Toumassov, dont le nom figurait aussi sur la liste de Pila. "Beaucoup de gens aimeraient réellement faire ce dont Pila nous menace. Il y a chez eux l’idée que tuer des gens pour leur orientation sexuelle n’est pas seulement normal, mais noble".

 

Les autorités font quasiment rien pour s’opposer à cette idée, regrette un militant russe, Igor Kochetkov, qui a directement interpellé la police dans un message sur internet : "Si vous pensez que les gens comme nous ne sont pas dignes d’être protégés, trouvez un autre travail".

 

Ultime paradoxe, les services de lutte contre l’extrémisme de la police ont affirmé ne pas pouvoir ouvrir d’enquête car le site internet de Pila a été bloqué. Les militants y voient le symptôme d’une crise plus profonde.

 

"Pila est dangereux parce qu’il propage la haine. Il inspire les gens à commettre de vrais crimes", affirme Alla Tchikinda, la porte-parole du centre d’aide aux LGBT de Ekatérinbourg qui, comme d’autres organisations, a reçu des menaces.

 

A l’image d’autres activistes, Alla Tchikinda préfère minimiser les menaces de Pila, mais son organisation a tout de même fait installer des caméras de vidéosurveillance dans ses locaux.

 

Sentiment d’impunité

L’homosexualité était considérée en Russie comme un crime jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999. Si des communautés gays sont actives dans les principales villes du pays, l’ambiance est plus tendue depuis que la Russie a adopté en 2013 un loi bannissant la "propagande" gay aux mineurs.

 

Au G20 d’Osaka (Japon), en juin, le président russe Vladimir Poutine, qui a mis la défense de la famille et des "valeurs traditionnelles" au centre de sa politique, avait assuré que les droits des homosexuels sont respectées en Russie mais avait aussi ironisé sur les pays occidentaux, où "on a inventé cinq ou six genres".

 

Éditeur d’un portail internet gay à destination de la communauté gay, Vitali Bespalov ne pense pas non plus que Pila réunit "de vrais assassins" mais estime que ses appels au meurtre peuvent être entendus par "des toqués": "Ils profitent d’un vrai sentiment d’impunité. Ils savent qu’ils ne risquent rien pour ça".

 

(Avec AFP)

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Nouvelle agression homophobe

Le porte-parole d’une association LGBT tunisienne agressé à Paris

Nidhal Belarbi, qui vit en France, où il a obtenu l’asile politique, a été roué de coups et a été victime d’insultes homophobes dans la nuit de jeudi à vendredi.

Pris en charge par les pompiers, Nidhal Belarbi a passé la nuit aux urgences avec de "nombreuses contusions aux côtes et au cou". 

Le porte-parole de Shams, une association LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres) tunisienne, a été agressé dans la nuit de jeudi à vendredi dans le XIe arrondissement parisien. Au nombre de quatre, ses agresseurs ont "roué de coups" Nidhal Belarbi en "proférant des insultes homophobes", selon le comité Idaho-France.

 

Dans un communiqué, l'association de lutte contre l'homophobie explique qu'un homme, qui l'avait déjà agressé en Tunisie, l'a reconnu dans la rue et "ramené trois autres personnes pour l'attaquer". Selon l'AFP, la victime n'a pas de fractures mais souffre de "nombreuses contusions aux côtes et au cou" qui ont nécessité la pose d'une minerve.

 

Rentré chez lui "en état de choc", Nidhal Belarbi a été pris en charge par les pompiers. Un homme aurait alors tenté de pénétrer de force dans le véhicule : "Nidhal a immédiatement pris peur. Il a dit : "C'est lui, je le reconnais". C'était son agresseur qui revenait "terminer le travail". Il a fallu que le pompier le repousse et verrouille la porte", raconte Louis-Georges Tin à l'AFP.

 

Le fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie héberge le porte-parole de Shams en attendant qu'il trouve un logement.

 

Car le Tunisien a obtenu l'asile politique en France après avoir été condamné et incarcéré pour homosexualité dans son pays en 2017.

 

Au sein de Shams (soleil en arabe), créée en 2015, il milite pour la dépénalisation de l'homosexualité en Tunisie.

 

Le cofondateur de l'association LGBT, l'avocat Mounir Baatour, s'est récemment porté candidat à l'élection présidentielle tunisienne , prévue le 15 septembre. Une annonce qui a suscité de vifs débats, jusque dans la communauté LGBT.

 

Une enquête ouverte

Après une nuit aux urgences, Nidhal Belarbi s'est rendu au commissariat pour porter plainte, selon Idaho-France. "La victime a porté plainte le lendemain déclarant un caractère homophobe dans son agression", confirme une source policière à l'AFP. Selon elle, l'agression est survenue à 00h30 et implique trois personnes.

 

Selon Idaho-France, un des agresseurs n'en serait "pas à sa première agression". Il s'agirait d'un agent de sécurité d'un bar de la rue de Lappe, dans le quartier de Bastille, non loin du lieu de l'attaque. Alexandre Marcel, président du comité, a demandé à la Ville de Paris "de suspendre la licence d'exploitation de ce café, tant que le patron continuera à embaucher et à financer les agresseurs homophobes".

 

(Avec AFP)

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Rome

1ère apparition publique depuis deux ans de Kevin Spacey

L'acteur américain Kevin Spacey, objet de plusieurs enquêtes aux États-Unis et en Angleterre pour agression sexuelle, a fait une brève apparition publique à Rome, la première "depuis deux ans", en récitant une poésie devant "une poignée de spectateurs", a rapporté dimanche le quotidien La Repubblica.

"Sérieux, concentré, en veste et cravate, à côté d'une merveilleuse statue en bronze appelée "Le boxeur des Thermes", une des plus belles œuvres du musée romain de Palazzo Massimo. C'est sa première apparition publique depuis deux ans", écrit le quotidien.

 

"Kevin Spacey a choisi Rome, sur la pointe des pieds, dans le secret absolu, sans être annoncé, acceptant de lire devant une poignée de spectateurs une poésie de Gabriele Tinti", un poète italien contemporain, "qui fait "parler" la statue", ajoute le journal.

 

Des poursuites visant Kevin Spacey, inculpé d'attentat à la pudeur et d'agression sexuelle dans l’État américain du Massachusetts, ont été abandonnées il y a une quinzaine de jours, mais il reste l'objet d'autres enquêtes aux États-Unis et en Angleterre.

 

La carrière de l'acteur de 59 ans est au point mort depuis les premières accusations d'agressions sexuelles portées contre lui en novembre 2017.

 

La vague d'accusations qui a touché Kevin Spacey a correspondu avec l'émergence du mouvement #MeToo, né de l'affaire Harvey Weinstein.

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Chine

Faute de mariage pour tous, des LGBT "adoptent" leur partenaire

Face à l’impossibilité pour les couples de personnes de même sexe de se marier, de plus en plus de LGBT+ chinois décident de passer par une tutelle mutuelle.

Certains LGBT+ chinois ont trouvé un subterfuge légal plutôt malin pour obtenir des droits sans se marier. Désigner son partenaire en tant que tuteur légal. C’est ce qu’a révélé le site chinois Supchina lundi 5 août. Une pratique inaugurée fin 2017 par un couple de lesbiennes.

 

Lǐ Chényáng, un notaire travaillant à Shanghai, a déclaré qu’il avait traité plus d’une douzaine de cas de tutelles impliquant des couples de même sexe en moins de deux ans. Cette même année, la Chine a modifié sa loi afin de permettre aux adultes de désigner leur tuteur librement et d’un commun accord. "Les couples gays et lesbiens sont confrontés à une série de problèmes comme les soins de santé, les soins aux personnes âgées et les successions", a-t-il déclaré. "Ce que nous essayons de faire, c’est de résoudre les problèmes sociaux qui se posent à eux."

 

Pis-aller

La procédure est néanmoins longue et difficile. Une avocate spécialisée dans les affaires de tutelle a expliqué à Sohu News que lorsqu’elle a aidé un couple à bénéficier de ce système, tout ne s’est pas déroulé sans encombres avec le notaire. "La discussion était centrée sur le fait de savoir si l’approbation de tels cas perturberait le désordre public ou la moralité. Nous étions également préoccupés par les problèmes juridiques pouvant en découler."

 

Ce système permet surtout de contourner les familles qui, souvent, n’acceptent pas l’orientation sexuelle de leurs enfants. Un pis-aller permettant de gérer au sein des couples les problèmes d’héritage et de soins médicaux, en cas d’éventuelle maladie. 

 

En mai dernier, Taïwan est entré dans l’histoire en devenant le tout premier pays asiatique à légaliser le mariage pour tous.

 

(Article TETU)

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VIH / Sida

L'avenir d'Onusida en question après le mandat controversé de Michel Sidibé

Des experts du sida ne cachent pas leur inquiétude sur l'avenir de l'agence de l'ONU chargée de la lutte contre ce fléau, alors que son ancien chef continue de bénéficier du soutien de sa hiérarchie malgré une gestion désastreuse.

L'ancien directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé
L'ancien directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé

Les opinions restent divisées à propos de l'ancien directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé, nommé en mai ministre de la Santé du Mali, son pays d'origine.

 

Cette agence, basée à Genève et créée en 1994 pour coordonner les programmes de lutte antisida, a traversé l'an dernier la pire crise de son histoire après une plainte pour agression sexuelle déposée par une employée à l'encontre d'un ex-directeur adjoint de l'organisation.

 

L'ONU avait demandé à un groupe d'experts indépendants d'enquêter sur la gestion de cette crise et leur rapport, remis en décembre 2018, a conclu que Michel Sidibé n'avait "pas pris ses responsabilités face à une culture de l'impunité" et lui a reproché d'entretenir un "culte de la personnalité". Sous son mandat de presque 10 ans, l'Onusida n'a pas réussi à "faire respecter les lois et les valeurs des Nations unies", ont ajouté les enquêteurs.

 

Malgré ce rapport accablant, le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui doit nommer un nouveau chef à la tête de l'agence dans les prochaines semaines, a continué de soutenir Michel Sidibé. Après l'annonce de sa nomination comme ministre de la Santé, Antonio Guterres a salué son "dévouement et sa promotion d'une riposte au sida centrée sur les personnes et ancrée dans les droits de l'Homme".

 

"Il est plutôt regrettable que le Secrétaire général lui-même, en dépit de tous ces problèmes que nous avons découverts, continue encore à le soutenir", a déclaré Penninah Iutung, la responsable pour l'Afrique de l'une des plus grandes organisations mondiales sur le sida, AIDS Healthcare Foundation. "Le changement de culture est très difficile", a-t-elle confié à l'AFP.

 

Dans un message à l'AFP, Michel Sidibé n'a pas critiqué les conclusions du rapport. "Le rapport a été examiné avec attention par le Conseil de coordination du programme de l'Onusida (...) qui a décidé des actions qu'il a jugées appropriées et pertinentes", a-t-il écrit.

 

Règles respectées

Les enquêteurs ont publié le témoignage d'un employé de l'Onusida qui a décrit l'agence comme "un terrain de chasse pour prédateur", où ceux qui détiennent l'autorité promettaient "des emplois, des contrats et toutes sortes d'opportunités et abusaient de leur pouvoir pour obtenir tout ce qu'ils voulaient, en particulier en termes de faveurs sexuelles". Mais au lieu d'être sanctionnés, les présumés coupables "étaient déplacés, promus ou obtenaient un long congé administratif".

 

Michel Sidibé "n'a accepté aucune responsabilité" pour les problèmes de son agence, a relevé le rapport d'enquête. En outre, des documents obtenus par l'AFP révèlent que son épouse, Christine Sidibé, a décroché en 2015 un contrat avec le bureau de l'Onusida à Djibouti pour l'aider à réunir des fonds. La mission n'était prévue que pour 15 jours et selon l'agence, qui a confirmé l'authenticité des documents, la contrepartie était de 14.000 dollars, soit juste en dessous de la limite qui aurait nécessité l'accord d'une "autorité financière ou administrative".

 

L'Onusida affirme que le contrat "avait été approuvé au niveau régional" et que l'ancien directeur exécutif "n'était pas impliqué" dans cette mission.

 

Dans un message adressé à l'AFP, Christine Sidibé a déclaré avoir "une longue expérience des questions liées au sida", après 13 ans de travail au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le directeur exécutif n'a pas été impliqué, ou informé de ce travail jusqu'à ce que j'accepte l'offre", a-t-elle martelé.

 

Trop tard ?

Paula Donovan, de l'ONG Code Blue Campaign, qui a été à la pointe des révélations sur la mauvaise gestion de l'agence, a confié à l'AFP que "d'un point de vue éthique", le contrat aurait dû être soumis à la direction d'Onusida. Si accorder un contrat à la femme du directeur exécutif qui "passe juste en dessous du niveau requis pour une vérification (...) n'est pas résolument une violation des règles, alors il faut changer les règles", a-t-elle estimé.

 

L'AFP a également reçu copie de messages internes qui révèlent que des employés d'Onusida ont participé à l'organisation des obsèques de la mère de Michel Sidibé en 2017 au Mali et y ont assisté. Mais il n'y a aucune preuve que des fonds de l'agence aient été dépensés.

 

En réponse aux questions concernant le contrat de son épouse et les obsèques de sa mère, Michel Sidibé a dit à l'AFP : "Je peux vous assurer que tous les actes que vous décrivez ont été faits dans le respect du règlement et approuvés au niveau requis".

 

Son successeur devrait être annoncé "très bientôt", selon la directrice exécutive adjointe, Gunilla Carlsson, qui assure l'intérim. L'agence a déjà lancé le plan de réforme de sa gestion. Mais pour Mme Iutung, il est peut-être trop tard, car les dommages causés sous le mandat de Michel Sidibé "posent désormais la question de la pertinence d'Onusida". "Il aurait dû partir beaucoup plus tôt."

 

(Avec AFP)

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Hongrie

Levée de bouclier contre une campagne de Coca Cola mettant en scène des couples gay

Un député du parti de droite pro-gouvernemental Fidesz et des fondamentalistes de CitizenGo appellent au boycott de Coca Cola après une campagne de la marque de soda mettant en scène des couples homosexuels dans les rues de Budapest.

Une campagne publicitaire pour Coca Cola lancée à la fin de le semaine dernière en Hongrie suscite le mécontentement groupes conservateurs qui appellent au boycott de la boisson américaine.

 

La célèbre marque de soda promeut son produit Zero sur ses réseaux sociaux, mais aussi sur de grandes affiches aux arrêts de bus et de tramway de Budapest et aux stations de métro avec des couples homosexuels et hétérosexuels.

 

Un autre visuel montre un arc-en-ciel à l'arrière-plan et sur la bouteille avec "Love is love" comme slogan, complété par "Pas de sucre, pas de préjugés."

 

Les milieux ultra-conservateurs et populistes se sont immédiatement déclarés scandalisés par la campagne, dénonçant l'habituel "lobby gay". 

 

Une pétition en ligne du réseau haineux "CitizenGo" a été mise en place demandant au maire de la capitale hongroise et à la société de transports publics de Budapest de mettre fin à la "publicité homosexuelle" qui pourrait être vue par les "enfants".

 

"Si la société hongroise accepte cela, il y aura de plus en plus d'affiches, de publicité, de films, et de produits arc-en-ciel, etc. Et plus nous glissons sur cette pente, plus cela est difficile à stopper. Cela doit s'arrêter", peut-on lire sur la pétition. Le "lobby gay" a "des enfants, des familles et la société dans son ensemble" dans sa ligne de mire poursuit le texte.

 

István Boldog, député pro-gouvernemtal et vice-porte-parole du parti de droite Fidesz, a publié dimanche le logo de Coca Cola barré sur sa page Facebook, soulignant qu'il boycotterait l'entreprise tant qu'elle diffuserait des "affiches provocantes". Il a appelé ses utilisateurs à le suivre. 

 

Plusieurs arrêts de tram ont été vandalisés à Budapest.

Ces attaques n'ont pas dissuadé Coca Cola. Dans un communiqué de presse publié lundi, la marque affirme que le but de sa campagne est de transmettre le message selon lequel "toute personne a droit à l'amour et à l'affection" et "que le sentiment d'amour est le même". "Nous pensons que nous sommes tous les mêmes, sans distinction de nationalité, de religion, de sexe, d’âge, d’origine ethnique, de langue parlée, de passe-temps et d’opinions, et nous pensons que les hétérosexuels et les homosexuels ont le droit d'aimer qui ils veulent. "

 

Dans les prochains jours, la société souhaite distribuer des bouteilles spéciales de 0,5 litre avec un motif arc-en-ciel. 

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Littérature

Des nouvelles inédites de Proust évoquant l'homosexualité publiées en octobre

Des nouvelles inédites de Marcel Proust - évoquant le thème de l'homosexualité - seront publiées le 9 octobre sous le titre "Le mystérieux correspondant et autres nouvelles inédites".

Marcel Proust
Marcel Proust

Ces neuf textes, rédigés alors que Proust était âgé d'une vingtaine d'années, auraient dû figurer dans le premier livre de l'écrivain, "Les plaisirs et les jours" (1896) mais avaient été finalement écartés par l'auteur.

 

Les nouvelles ont été mise au jour par le créateur des éditions de Fallois, Bernard de Fallois, décédé l'an dernier, grand spécialiste de l’œuvre de Marcel Proust, déjà à l'origine de la découverte d'un roman composé entre 1895 et 1899, et resté inédit : "Jean Santeuil" (publié chez Galliamard en 1952), et du texte "Contre Sainte-Beuve" finalement publié en 1954.

 

"Avec ce recueil de nouvelles et de textes divers entièrement inédits nous remontons aux sources de la 'Recherche du temps perdu'", ont souligné les éditions de Fallois dans un communiqué.

 

"Ces textes, explique l'éditeur, portent la marque d'un travail approfondi (...) La plupart de ces courts récits obéissent aux lois du genre: mise en scène d'une situation, péripéties, chute finale (...) On y voit le jeune écrivain multiplier les expérimentations narratives suggérées parfois par ses lectures mais déjà résolument engagé dans le processus de création qui annonce par bien des signes l’œuvre future".

 

"Ces pages inédites n'ont pas la perfection de la Recherche mais précisément elles nous aident à la mieux comprendre en nous révélant ce que fut son début", estiment les éditions de Fallois.

 

Pourquoi Proust n'avait-il pas retenu ces textes ? "Sans doute considérait-il qu'en raison de leur audace ils auraient pu heurter un milieu social où prévalait une forte morale traditionnelle", suggère notamment l'éditeur.

 

Le thème dominant de ces œuvres, précise l'éditeur, c'est l'analyse de "l'amour physique si injustement décrié". "La prise de conscience de l'homosexualité y est vécue sur le mode exclusivement tragique, comme une malédiction", ajoute l'éditeur.

 

Le volume (180 pages + 8 pages fac-similés, 18,50 euros) est complété par un ensemble de documents présentés par l'universitaire Luc Fraisse sur les sources de la Recherche.

 

(Avec AFP)

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Un clip choc pour dénoncer la purge des LGBT en Tchétchénie

Le producteur et comédien David Coudyser a réalisé "La Purge", pour dénoncer les actes de barbarie à l’encontre des LGBT+ en Tchétchénie.

La Purge
La Purge

"Ceci est une fiction ici mais une réalité ailleurs." La phrase de conclusion du clip "La Purge", réalisé par David Coudyseur et mis en ligne samedi 3 août, fait froid dans le dos. En une minute et quinze secondes, les poils ont le temps de se dresser, et les larmes de perler sur nos joues. On sort abasourdi de la diffusion de ce clip révoltant et malgré tout nécessaire pour dénoncer la torture que subissent les LGBT+ tchétchènes.

 

La vidéo met en scène une famille de quatre personnes dans un appartement. Dehors, les sirènes de police se font entendre. Le père demande à sa fille d’aller "chercher son frère", puis il sort une arme d’un tiroir avant d’expliquer à sa femme qu’ils n’ont "pas le choix, ils arrivent". 

 

"Mets-toi à genoux", ordonne-t-il à son fils avant de braquer l’arme sur sa tempe. Arme dont ce dernier s’empare ensuite, menaçant de se suicider, avant de "briser le quatrième mur" en regardant le spectateur dans les yeux.

 

"Reconstituer le réel"

Partagé plusieurs milliers de fois sur Twitter, le clip en plan-séquence se veut "brut et brutal, radical et intense, sans fioriture ni effet artistique", explique David Coudyser. "Il ne s’agit pas ici de faire du cinéma mais de reconstituer le réel tel qu’il se produit là-bas", poursuit-il.

 

En plaçant le spectateur au milieu de ce foyer, le réalisateur veut faire naître la frustration et "l’envie d’agir", et "sensibiliser médias, personnalités, institutions, afin que cessent ces abominations". Le clip cite également Ramzan Kadyrov, celui qui dirige d’une main de fer cet État de la fédération de Russie : "Votre enfant est homo, réglez ça vous-même ou l’État s’en chargera." 

 

Fin décembre 2018, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a publié un rapport dénonçant un régime "d’impunité" en Tchétchénie, où des violations "très graves" des droits de l’Homme sont perpétrées. Récemment, l’association de lutte pour les droits LGBT+ en Russie, Russian LGBT Network, a dénoncé une intensification des purges.

 

Le clip.

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Monténégro

Protestations après le rejet d'une loi sur l'union civile pour les homosexuels

Les militants pour les droits des personnes LGBT protestent après le rejet par le Parlement monténégrin d'une loi autorisant l'union civile des couples homosexuels.

Des militants monténégrins défilent lors de la Marche des Fiertés le 17 décembre 2016 à Podgorica
Des militants monténégrins défilent lors de la Marche des Fiertés le 17 décembre 2016 à Podgorica

"Tous ceux qui n'ont pas soutenu la loi nous ont humiliés publiquement. Mais nous ne baisserons pas la tête", a déclaré à l'AFP Danijel Kalezic, président de l'organisation Queer Monténégro. Dans le petit État des Balkans, seuls 38 des 81 députés de l'Assemblée nationale (46%) ont voté en faveur de ce projet de loi.

 

Le texte avait été proposé par le gouvernement mais n'était pas soutenu par les représentants des minorités ethniques membres de la coalition au pouvoir. Les élus de l'opposition ont boycotté le vote.

 

Le projet de loi devait accorder des droits aux couples homosexuels contractant une union civile similaires à ceux des couples hétérosexuels mariés, à l'exception de l'adoption des enfants. Le gouvernement comptait sur cette exclusion pour obtenir un soutien plus large de la loi par une société civile monténégrine qui reste conservatrice sur le sujet.

 

Le Défenseur des droits, entité publique chargée de la protection des droits de l'homme, s'est dit "surpris" par le vote du Parlement. Ce vote "retarde l'adoption de la loi" mais aussi "la prise de conscience de la société et de l’État sur la nécessité de droits égaux pour les membres de la communauté LGBT", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Le gouvernement a annoncé qu'il soumettrait de nouveau au vote le même projet de loi en octobre. "Malgré des progrès importants, nous faisons toujours l'objet de violences et de discriminations", a affirmé Danijel Kalezic.

 

47% des Monténégrins pensent aujourd'hui que les droits des membres de la communauté LGBT ne sont pas respectés, selon un récent sondage de l'ONG Centre de l'éducation civique. La société reste toutefois divisée avec 45% des Monténégrins se disant contre les démonstrations d'affection des membres de la communauté LGBT dans l'espace public, d'après le même sondage.

 

La capitale monténégrine, Podgorica, organisera à l'automne sa 7e Marche des Fiertés. La première Marche des Fiertés, en 2013, avait été marquée par des heurts entre la police et des hooligans. Petit pays de 650.000 habitants, le Monténégro négocie depuis 2012 son adhésion à l'Union européenne.

 

(Avec AFP)

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Irlande du Nord

A Belfast, une Marche des Fiertés portée par la promesse du mariage pour tous

Les LGBT nord-irlandaise ont investi les rues de Belfast samedi pour une pride portée par la promesse que le mariage sera bientôt légalisé en Irlande du Nord pour les couples de personnes de même sexe, seule région du Royaume-Uni où il est encore interdit.

La communauté LGBT nord-irlandaise a investi les rues de Belfast samedi pour une Marche des Fiertés portée par la promesse que le mariage entre personnes du même sexe sera bientôt légalisé en Irlande du Nord, seule région du Royaume-Uni où il est encore interdit. Le maire de Belfast, John Finucane, a estimé sur Twitter que ce serait "le festival de la Fierté le plus grand, le plus ambitieux et le plus passionnant vu jusqu’à présent", avec le message clair de "#RightsNow", un hashtag-jeu de mots, en anglais, pour demander l’instauration immédiate de nouveaux droits.

 

En juillet, les députés britanniques du Parlement de Westminster, à Londres, ont signifié leur volonté de faire changer les choses : ils ont voté des amendements en faveur du mariage pour tous, et aussi de l’avortement, en Irlande du Nord.

 

21 octobre

En temps normal, c’est au parlement nord-irlandais qu’il revient de légiférer sur ces questions. Mais la province n’a plus de pouvoir exécutif local depuis janvier 2017, et ses affaires courantes sont, en attendant, gérées par Londres. Ces votes n’auront toutefois d’effet que si aucun gouvernement local n’est formé d’ici le 21 octobre en Irlande du Nord.

 

Patrick Corrigan, directeur d’Amnesty International pour l’Irlande du Nord, a qualifié le changement politique de «grand pas en avant pour les droits humains". "Nous sommes maintenant sur le point de voir cette loi promulguée et de faire respecter nos droits", a-t-il déclaré.

 

Pour Sean O Neill, président de la Marche des Fiertés de Belfast, la lutte continue. "Cette année, la Marche des Fiertés de Belfast aura pour objectif de mettre en lumière les droits qui ne sont encore refusés en tant que communauté : droits aux soins pour personnes trans, droits de reconnaissance du genre, droits de fertilité, droits de reproduction, l’égalité du mariage", a-t-il déclaré. L’année dernière, 55 000 personnes avaient défilé. Les organisateurs espèrent voir déferler plus de participants cette année.

 

Pression sur Londres 

Selon les sondages, la population nord-irlandaise soutient la libéralisation de l’avortement et le mariage entre personnes du même sexe. Mais il a fallu une cascade d’événements fortement médiatisés sur l’île irlandaise, qui regroupe la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, pour que les députés de Westminster agissent.

 

En mai 2018, la République d’Irlande a organisé un référendum sur l’abrogation de l’interdiction de l’avortement, qui a récolté 66% de voix favorables.

 

Selon les sondages, la population nord-irlandaise soutient la libéralisation de l’avortement et le mariage entre personnes du même sexe. Mais il a fallu une cascade d’événements fortement médiatisés sur l’île irlandaise, qui regroupe la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, pour que les députés de Westminster agissent.

 

En mai 2018, la République d’Irlande a organisé un référendum sur l’abrogation de l’interdiction de l’avortement, qui a récolté 66% de voix favorables.

 

(Avec AFP)

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Chypre

Enquête sur les propos homophobes d'un évêque

La justice chypriote a ouvert jeudi une enquête pour déterminer si les allégations homophobes d'un évêque grec orthodoxe relevaient ou non de "propos incitant à la haine".

L'évêque Neophytos de Morphou
L'évêque Neophytos de Morphou

Lors d'un discours filmé et diffusé sur les réseaux sociaux, l'évêque Neophytos de Morphou a déclaré en juin que si une femme avait pratiqué la sodomie pendant une grossesse, l'homosexualité pouvait être "transmise" à son enfant.

 

L'évêque a aussi assuré que les homosexuels "sentent mauvais". Ils "puent", a-t-il déclaré, racontant une rencontre entre un moine et un jeune gay qui "a une odeur particulière".

 

Le procureur général de Chypre Costas Clerides a indiqué avoir ordonné au chef de la police d'"enquêter sur l'éventualité qu'un délit pénal ait été commis" lors de ces déclarations de l'évêque, qui ont suscité une vague d'indignation à travers le pays.

 

Mardi, le gouvernement chypriote s'était dit "profondément troublé et choqué" par les commentaires de Mgr Neophytos de Morphou, qui "insultent la dignité et l'égalité" des Chypriotes, selon son porte-parole Prodromos Prodromou.

 

Chypre a dépénalisé l'homosexualité en 1998, sous pression de l'Union européenne qui lui a adressé un ultimatum en ce sens, dans le cadre de sa procédure d'adhésion. L'influente Église grecque orthodoxe s'était opposée à cette dépénalisation.

 

En 2004, l'île a aussi interdit toute discrimination sexuelle et autorisé en 2015 les unions civiles pour les couples gays. Bien que l'opinion publique reste majoritairement conservatrice, de récents sondages montrent que la communauté des lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) est de plus en plus acceptée par les Chypriotes.

 

(Avec AFP)

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Saint-Maur

Les clients du bar empêchent les insultes homophobes de dégénérer en bagarre

Huit jeunes ont été interpellés, mercredi soir, après avoir menacé avec des bâtons un jeune, objet de multiples insultes homophobes.

Saint-Maur, jeudi. Une vingtaine de jeunes ont proféré des insultes homophobes à des habitants du quartier, avant d’être interpellés. LP/C.L. 

François, patron depuis 30 ans du bar-restaurant portugais O Pata Negra, s'était presque habitué à la petite fête organisée chaque soir, dans un pavillon situé juste en face de son établissement, boulevard du Général-Giraud, à Saint-Maur.

 

"On est dans un quartier tellement calme ici, que le moindre bruit interpelle, explique le gérant. Depuis plusieurs jours, quelques jeunes mettent un peu de musique. Mais rien de bien méchant." Une voisine confirme : "Un soir, on est monté leur dire de parler un peu moins fort. Il y a de la musique, des discussions. Rien de grave non plus."

 

Mercredi, vers 21 heures, la bringue n'a pas été du goût de tout le monde. Une bande d'une vingtaine de jeunes, passant devant les fenêtres d'où sortait la musique, auraient proféré des insultes aux fêtards.

 

"Sale gay (…), on veut des hommes, des vrais"

L'un d'eux, Yassin, 28 ans, raconte la suite : "Je suis descendu pour en suite savoir plus. Là, j'ai reçu un flot d'insultes à caractère homophobe et transphobe : "sale gay" ; "on ne veut pas de PD ici, ni d'omelettes, on veut des hommes, des vrais ". Bref, un champ lexical très riche."

 

Parmi les agresseurs, certains étaient armés de bâtons. De l'autre côté du boulevard, François observe la scène depuis son restaurant : "Deux clients sont allés les séparer. Il y a eu du vacarme, c'est sûr, mais aucun échange de coups. "

 

Avertis après un coup de fil de Yassin, des policiers de la brigade anticriminalité sont arrivés sur place et ont interpellé huit des jeunes venus perturber la soirée. Tous ont été relâchés quelques heures après.

 

L'affaire risque cependant de ne pas s'arrêter là. "Deux amis sont allés déposer plainte (ce jeudi matin), indique Yassin. Je vais le faire moi aussi."

 

Le jeune homme aimerait que les insultes proférées ne restent pas impunies, même s'il assure ne pas s'être senti réellement en danger : "Ils nous ont menacés sans vraiment menacer. C'était vraiment des gamins, entre 15 et 21 ans."

 

Les "gamins" enfuis ou interpellés, le boulevard du Général-Giraud a retrouvé son calme : "J'ai fermé à 1 heure du matin, se rappelle François. Tout était redevenu normal. On entendait encore un peu de musique dans la maison."

 

(Article Le Parisien – Édition du Val-de-Marne)

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Écœurement

"Nice-Matin" s'insurge contre les commentaires homophobes et racistes de certains lecteurs

Des commentaires "dégueulasses" ont envahi la page Facebook du quotidien, sous une publication dédiée aux "mariés du week-end à Nice". Des couples homosexuels, en particulier, en ont fait les frais.

"Face au déferlement de haine, la rédaction de Nice-Matindit stop !" Le quotidien régional a publié en ligne ce mercredi un article dénonçant "les commentaires ignobles" postés au cours du week-end sous une publication dédiée aux jeunes mariés niçois.  

 

Parmi les couples mis en avant par Nice-Matin, figuraient notamment des homosexuels, qui ont été particulièrement ciblés par des propos malveillants.  

 

Le titre de l'article de Nice-Matin ce mercredi résume le ras-le-bol de la rédaction : "Racisme, sexisme, homophobie... Certains de vos commentaires Facebook sous les photos des mariés du week-end à Nice sont vraiment dégueulasses".  

 

"La goutte d'eau qui fit déborder le vase de notre écœurement"

En évoquant "la tradition bienveillante" de ces articles célébrant les jeunes mariés, la rédaction de Nice-Matin écrit : "Beaucoup trop souvent, nous déplorons que ces publications sur les réseaux sociaux, entraînent des commentaires malveillants, injurieux, violents, cruels, racistes, sexistes... Ce début de semaine fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase de notre écœurement à la lecture de certains commentaires sur Facebook."

 

Après avoir cité quelques commentaires choquants -qui ont été supprimés de Facebook depuis- le quotidien "s'attriste, six ans après l'entrée en vigueur de la loi sur le Mariage pour tous, d'avoir à encore dénoncer cette homophobie archaïque".  

 

Avant de rappeler : "L'injure est punie de 12 000 euros d'amende lorsqu'elle est proférée par des discours, cris ou menaces dans des lieux publics, mais aussi lorsqu'elle est diffusée par écrit, dessin ou image. Si le caractère homophobe ou transphobe est retenu, la peine encourue est portée à six mois d'emprisonnement et 22 500 euros d'amende."  

 

Nice-Matin conclut en adressant ses "vœux de bonheur à tous, quelle que soit votre couleur de peau, votre confession, votre origine, votre tenue, votre genre ou votre orientation sexuelle". 

 

(Article L'Express.fr)

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