Extrême droite

Il voulait attaquer des homosexuels ou Emmanuel Macron ; un ultra-nationaliste jugé ce mardi à Paris

Parmi les cibles évoquées, des "musulmans, juifs, noirs, homosexuels" ou le président Macron lors du défilé du 14-Juillet : un jeune ultra-nationaliste au profil solitaire et suicidaire est jugé mardi à Paris pour des velléités d'attentat en 2017, aux contours restés flous.

Emmanuel Macron lors d'un défilé du 14 juillet
Emmanuel Macron lors d'un défilé du 14 juillet

Guillaume M., 25 ans, comparaîtra dans le box du tribunal correctionnel pour le délit peu fréquent d'"entreprise terroriste individuelle". Ce jeune homme au profil à la fois désocialisé, suicidaire et mégalomane, pétri d'une idéologie d'extrême droite proche du suprémacisme blanc et fasciné par le néo-nazi norvégien Anders Behring Breivik, avait été interpellé le 28 juin 2017 dans sa rue d'Argenteuil (Val d'Oise).

 

Un internaute avec lequel il avait discuté sur le site jeuxvideo.com avait donné l'alerte via la plateforme de signalement des contenus illicites Pharos: "Je cherche une arme, semi-auto obligatoire", "je veux buter des gens", "faire le plus de dégâts possible", affirmait Guillaume M., selon une source proche du dossier.

 

Déjà connu de Pharos et de la justice, ce jeune homme sans emploi, caché derrière un pseudonyme, avait rapidement été identifié. A Argenteuil, la police avait trouvé sa maison vide.

 

Apercevant les enquêteurs en rentrant chez lui, Guillaume M. était allé au supermarché pour acheter des couteaux, puis avait menacé les policiers au volant de sa voiture : "Faites pas les fous, j'ai un couteau !"

 

Dans l'historique de son portable, des recherches sur les Pokemon ou les sites échangistes en côtoyaient d'autres sur le passage à l'acte terroriste, les déplacements d'Emmanuel Macron, l'isolement carcéral ou encore sur des adresses de permanences LREM, selon la source proche du dossier. Il s'était aussi renseigné sur la 16e chambre du tribunal correctionnel, spécialisée dans les affaires de terrorisme... qui le jugera mardi.

 

"La mort ou la célébrité"

Devant les enquêteurs, cet ancien membre des Jeunesses nationalistes, ligue d'extrême droite dissoute en 2013, s'était décrit comme attaché à la préservation de la race blanche et un peu "mégalo": "Les deux seraient pas mal, la mort ou la célébrité". Il avait affirmé avoir envisagé "une tuerie de masse" à la kalachnikov, contre "plusieurs personnes de chaque minorité, musulmans, juifs, noirs, homosexuels, franc-maçons".

 

Il disait aussi avoir pensé à un "attentat contre Macron" au pistolet Glock, par exemple le 14-Juillet, à l'instar de "ce qu'avait fait Maxime Brunerie".

 

Le 14 juillet 2002, ce militant d'extrême droite avait tenté d'atteindre le président Jacques Chirac avec un fusil dissimulé dans un étui à guitare; le tir avait été dévié par un spectateur. "Quitte à tomber, autant que ce soit pour tuer un politique et déstabiliser le système", affirmait en 2017 Guillaume M., qui avait tenté deux fois de se suicider par le passé.

 

Menace tangible ou élucubrations d'un esprit troublé ? "Le dossier est pourri, je n'ai pas d'arme, pas de contact, c'est seulement un fantasme", des ébauches de projets pour commettre un "suicide social", assurait-il alors, selon la source proche du dossier.

 

Les enquêteurs, qui ont au contraire pointé "la permanence d'un projet terroriste" ayant pu "évoluer dans le temps", ont retenu contre lui plusieurs éléments matériels : l'achat des couteaux, la recherche de cibles sur internet et la mise à feu d'un cocktail molotov dans une vidéo postée sur YouTube en 2015. "Le prochain sur une mosquée", prévenait-il.

 

En 2016, Guillaume M. avait été condamné à de la prison ferme pour provocation à la haine et apologie du terrorisme, après avoir vanté les actes du Norvégien Breivik (77 morts en juillet 2011).

 

Plusieurs projets d'actions violentes de l'ultradroite ont été déjoués ces dernières années. Un groupuscule qui projetait des attaques contre des musulmans de France, Actions des forces opérationnelles (AFO), a par exemple été démantelé en 2018.

 

(Avec AFP)

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Los Angeles

Un riche donateur gay du Parti démocrate en prison après la mort de deux hommes par overdose à son domicile

Le militant et riche donateur démocrate de longue date, Ed Buck, est en prison après que deux hommes noirs aient fait une overdose chez lui et qu'un troisième homme ait failli mourir plus tôt ce mois-ci, a indiqué le procureur du comté de Los Angeles.

Ed Buck, est en prison après que deux hommes noirs aient fait une overdose chez lui
Ed Buck, est en prison après que deux hommes noirs aient fait une overdose chez lui

Il apparaît qu'Ed Buck avait pour fantasme de droguer des hommes à mort pour abuser d'eux sexuellement, et ce même après le  décès de Gemmell Moore, 26 ans, dans son appartement à West Hollywood en juillet 2017 et de Timothy Dean, 55 ans, en janvier de cette année.

 

Mais même cette dernière mort n’a pas dissuadé Buck qui a failli tuer une troisième personne en lui injectant deux fois de la méthamphétamine jusqu’à provoquer une surdose.

 

La dernière surdose est survenue le 11 septembre, selon les procureurs.

 

Ed Buck a été arrêté mardi soir à son appartement. Il est accusé de blessures graves, d'administration de méthamphétamine et de détention de drogues, selon le Los Angeles Times.

 

S'il est reconnu coupable, il pourrait faire près de six ans de prison. Le bureau du procureur a déclaré que Buck ne devrait être libéré que sous caution de 4 millions de dollars (3,6 millions d'euros).

 

"Depuis chez lui, en position de pouvoir, Buck manipulait ses victimes pour qu'elles participent à ses fantasmes sexuels", a indiqué le procureur. "Ces fantasmes incluent la fourniture et l'administration personnelle de doses dangereusement élevées de stupéfiants à ses victimes ... N'ayant pas été dissuadés par la mort insensée de Moore et de Dean, l'accusé a failli tuer une troisième victime la semaine dernière", a-t-il poursuivi. 

 

Ed Buck fait également face à un procès civil intenté par la mère de Gemmel Moore.

 

Il était jusqu'à récemment l'un des militants les plus respectés de la capitale gay de West Hollywood et un donateur du parti. Selon les médias, il aurait fait don de plus de 110.000 dollars à des candidats démocrates au cours des dix dernières années, y compris Barack Obama et Hillary Clinton.

 

Il y avait déjà eu des allégations contre Ed Buck, car au cours des trois dernières années, deux hommes avaient été retrouvés morts à son domicile par overdose de drogue. En juillet 2017, un call-boy de 26 ans était décédé chez lui et en janvier 2019, une ancienne star du porno gay de 55 ans.

 

Âgé de 65 ans Ed Buck a été qualifié de "délinquant sexuel violent et dangereux" qui offrait de la drogue et de l'argent aux hommes sans abri pour satisfaire ses fétiches sexuels. Buck n'a "aucun respect pour la vie", a poursuivi le procureur.

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Insee

Légère augmentation du nombre de personnes vivant avec un conjoint de même sexe

Le nombre de personnes de même sexe vivant en couple a augmenté en France en 2018 par rapport à 2011, atteignant 0,9% de l'ensemble des couples cohabitants, selon une enquête de l'Insee rendue publique jeudi.

"266.000 personnes vivent en couple avec un conjoint de même sexe" en France en 2018, estime l'Institut national de la statistique et des études économiques, en légère augmentation par rapport au nombre estimé dans l'enquête Famille et logements de 2011.

 

Cette année-là, 173.000 personnes déclaraient cohabiter avec un conjoint du même sexe.

 

La part des couples homosexuels parmi l'ensemble des couples cohabitants est ainsi passée de 0,6% à 0,9% en l'espace de sept ans. Cette hausse traduit, selon les auteures, "une évolution des modes de vie, liée à la reconnaissance sociale et juridique des couples de même sexe".

 

De plus, les personnes de même sexe "hésitent vraisemblablement moins qu'en 2011 à déclarer vivre en couple", ajoutent-elles dans le rapport.

 

Autre constat dans cette étude, ces couples cohabitants sont plus souvent des couples d'hommes (56%) que de femmes (44%). En revanche, leur augmentation a été plus rapide entre 2011 et 2018 chez les femmes (+61%) que chez les hommes (+49%).

 

L'Insee souligne également que 73% des personnes en couple de même sexe âgées de 35 ans et plus "ont contractualisé leur union". L'écart entre la proportion de mariages et de PaCS est en outre relativement faible puisqu'ils comptent respectivement pour 39% et 34% de ces unions.

 

L'arrivée du "mariage pour tous" en 2013 a favorisé le développement des unions contractualisées, qui atteignait 61% chez cette même tranche d'âge en 2011. En revanche, la part de couples de même sexe vivant avec des enfants reste faible, à 14%. Cette situation concerne un quart des couples de femmes et reste très rare chez les hommes.

 

(Avec AFP)

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Sida

Malgré les progrès, il reste des défis colossaux, prévient le Fonds mondial

Les programmes du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme "ont sauvé 32 millions de vies" depuis 2002 mais il reste "des défis colossaux", prévient l'organisation dans son rapport annuel jeudi, à trois semaines d'une réunion de financement cruciale.

Le rapport "fait clairement apparaître les raisons pour lesquelles nous devons accélérer le mouvement contre le VIH, la tuberculose et le paludisme", estime le directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands, en introduction du document.

 

En 2018, dans les pays où le Fonds mondial investit, 18,9 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le VIH, 5,3 millions de personnes étaient testées et traitées pour une tuberculose et 131 millions de moustiquaires ont été distribuées pour protéger les familles du paludisme.

 

Malgré ces "progrès importants réalisés sur plusieurs fronts en 2018", de "nouvelles menaces" compromettent l'objectif international d'en finir avec les trois épidémies d'ici 2030.

 

La première de ces menaces est "la stagnation des financements", selon le Fonds mondial, qui cite également "la résistance aux médicaments (dont l'artémisinine, principal traitement contre le paludisme, NDLR) et aux insecticides". "Les difficultés auxquelles nous devons encore faire face nécessitent une collaboration et une coordination encore plus importantes", plaide M. Sands.

 

Le Fonds mondial est le fruit d'un partenariat entre États, organisations, secteur privé et malades. Il investit près de quatre milliards de dollars par an (venus à 95% des autorités publiques) pour soutenir des programmes menés principalement par des experts locaux.

 

Les principaux contributeurs sont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon. Organisée tous les trois ans, la conférence de reconstitution des fonds de cette organisation internationale aura lieu les 9 et 10 octobre en France, à Lyon.

 

L'objectif de financement pour la période 2020-2022 a été fixé à 14 milliards de dollars (contre 12,2 lors de la précédente réunion des donateurs), une somme jugée insuffisante par les ONG.

 

L'association de lutte contre le sida Aides a lancé mercredi une campagne pour interpeller le président français Emmanuel Macron, qui sera l'hôte de la conférence. Aides demande "une augmentation de la contribution financière de la France au Fonds mondial de 25% minimum soit 1,35 milliard d'euros pour les trois prochaines années".

 

(Avec AFP)

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Rassemblement National

Opposés à la PMA pour toutes, les élus RN divisés sur la participation à la manifestation du 6 octobre

Le député du Rassemblement national Louis Aliot votera contre l'ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée (PMA) et envisage de manifester avec les opposants à ce texte le 6 octobre, a-t-il annoncé mardi.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National

"Je vais voter contre", a affirmé l'élu des Pyrénées-Orientales, candidat du RN à la mairie de Perpignan, interrogé par l'AFP. "Et en fonction de mon agenda de campagne ou de mes obligations parlementaires, je me déplacerai à la manifestation du 6 octobre", a-t-il ajouté.

 

La présidente du RN Marine Le Pen a également indiqué mardi qu'elle "voterait contre" le texte en l'état. Elle a dénoncé dimanche "la disparition de l'existence de la réalité biologique" et indiqué qu'elle laisserait la liberté de vote aux autres députés RN. Mais la députée du Pas-de-Calais n'ira pas manifester le 6 octobre.

 

"C'est une question sensible et c'est à la société de la trancher" par référendum, selon elle.

 

Le député RN du Nord Sébastien Chenu - ancien militant LGBT de droite passé au RN - avait indiqué pour sa part qu'il "ne voterait pas" le texte, sans dire s'il s'abstiendrait. Le projet de loi "va instituer un mensonge qui est d'accepter de dire qu'un enfant est né de deux pères ou de deux mères", a-t-il expliqué. Mais il n'ira pas manifester le 6 octobre.

 

L'eurodéputé et vice-président du RN Jordan Bardella n'ira pas non plus manifester contre l'élargissement de la PMA. Si le désir d'enfants de couples homosexuels "peut s'entendre et être parfaitement légitime", "la loi n'est pas un outil qui permet de combler les désirs illimités des uns et des autres".

 

A l'inverse, l'eurodéputé Nicolas Bay, membre de la direction du RN, a indiqué lundi qu'il participerait à la manifestation contre ce qu'il qualifie de "régression majeure".

 

L'eurodéputé RN Gilbert Collard ira lui aussi manifester "contre la PMA sans père" pour "défendre les droits de l'enfant contre l'égoïsme des lobbies".

 

L'ancienne députée RN Marion Maréchal a indiqué qu'elle irait manifester, critiquant le fait que le désir d'enfants de couples homosexuels "excuse toutes les pratiques et doit être satisfait à tout prix".

 

(Avec AFP)

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USA

Victoire judiciaire de 2 artistes refusant de faire des invitations pour un mariage gay

La Cour suprême de l’État américain d'Arizona a jugé lundi que deux artistes de Phoenix étaient dans leur bon droit en refusant de réaliser des invitations destinées à un mariage homosexuel en mettant en avant leurs convictions religieuses.

Joanna Duka et Breanna Koski ont obtenu victoire en justice. Image: Keystone
Joanna Duka et Breanna Koski ont obtenu victoire en justice. Image: Keystone

Cette décision invalide des précédents jugements qui avaient condamné les deux jeunes femmes en estimant qu'elles avaient enfreint une "ordonnance sur les relations humaines" de la ville de Phoenix visant notamment à protéger les personnes LGBTQ contre la discrimination.

 

Selon leurs avocats, les deux artistes encouraient jusqu'à six mois de prison et 2.500 dollars d'amende à chaque infraction constatée. La procédure avait débuté en 2016, lorsque Joanna Duka et Breanna Koski, propriétaires d'une petite entreprise de calligraphie spécialisée dans les invitations manuscrites, avaient attaqué la ville de Phoenix sur le contenu de cette ordonnance, sans avoir été sollicité par quelconque couple LGBT.

 

Les deux jeunes femmes revendiquent leur foi chrétienne qui les empêche selon elles de participer d'une quelconque manière à la promotion du mariage homosexuel, ne serait-ce qu'en écrivant des cartons d'invitation. Et elles affirment que l'ordonnance de Phoenix censée les obliger à le faire va à l'encontre de la liberté d'expression et de religion que leur garantit la Constitution de l'Arizona.

 

"Les croyances de Duka et Koski sur le mariage entre personnes du même sexe peuvent paraître démodées, et même insultantes pour certains. Mais les garanties de liberté d'expression et de liberté de culte ne s'appliquent pas seulement à ceux qui sont jugés suffisamment éclairés, avancés ou progressistes. Elles sont pour tout le monde", écrivent les juges de la Cour suprême d'Arizona dans leur décision.

 

Le jugement prend soin de ne pas généraliser ses conclusions à l'ensemble des activités commerciales de la ville de Phoenix, mais pour les défenseurs des droits des homosexuels, il prépare le terrain à d'autres procédures en justice.

 

"Cette décision ouvre la voie à d'autres propriétaires sectaires qui veulent faire de la discrimination contre les personnes LGBTQ", a déploré sur Twitter Brianna Westbrook, vice-présidente du Parti démocrate d'Arizona et transgenre. "Un chef d'entreprise pourra désormais placer sur son site internet ou sur sa porte d'entrée un panneau 'réservé aux hétérosexuels'", s'est indignée Brianna Westbrook.

 

Les deux plaignantes étaient défendues par l'Alliance Defending Freedom (ADF), une organisation conservatrice qui tente de remettre en cause des lois similaires à travers tous les États-Unis. L'ADF, dont la devise est "pour la foi, pour la justice", a notamment représenté le pâtissier du Colorado devenu célèbre pour avoir refusé, au nom de ses convictions religieuses, de confectionner un gâteau pour un mariage homosexuel en 2012. L'affaire avait divisé les États-Unis avant d'arriver jusqu'à la Cour suprême qui, en 2018, a donné partiellement raison au commerçant.

 

(Avec AFP)

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Église catholique

Le président de la Conférence des évêques appelle les citoyens à manifester contre la PMA pour toutes

A quelques jours de l'examen du texte par les députés, l'épiscopat catholique tente de peser sur le projet de loi bioéthique en soulignant "la gravité des enjeu".

Eric de Moulins-Beaufort président de la Conférence des évêques de France
Eric de Moulins-Beaufort président de la Conférence des évêques de France

Le président de la Conférence des évêques de France Eric de Moulins-Beaufort a estimé ce lundi que les citoyens, catholiques ou non, "inquiets" du projet de loi bioéthique, avaient "le devoir" de manifester le 6 octobre, journée de mobilisation contre ce texte.

 

"Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s'ils pensent que c'est un moyen utile pour se faire entendre", a-t-il déclaré à la presse, à l'issue d'une conférence sur le projet de loi organisée par la CEF au Collège des Bernardins à Paris.

 

"J'aurais tendance même à dire qu'ils ont le devoir de le faire", a-t-il ajouté. "J'approuve le fait que des citoyens français manifestent qu'ils sont inquiets de ce que le projet de loi prévoit", a-t-il encore dit, en précisant toutefois que "nous l’Église n'organisons pas la manifestation". "Ce n'est pas notre manière d'agir", a ajouté l'archevêque de Reims qui ne sera pas à la manifestation le 6 octobre.

 

Une vingtaine d'associations dont La Manif pour Tous ont appelé à défiler contre le projet de loi qui prévoit notamment l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Adopté en commission, ce texte sera examiné dans l'hémicycle par les députés à partir du 24 septembre.

 

(Avec AFP)

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France

La justice rejette la demande d'un père biologique homosexuel d'avoir la garde d'un enfant né d'une GPA

La Cour de cassation a rejeté la demande d'un père biologique d'avoir la garde d'un enfant de six ans et de le retirer de sa famille d'adoption, l'enfant étant né après une gestation pour autrui (GPA) illégale.

En 2012, un coupe homosexuel contracte une convention de GPA avec une femme, contre rémunération, pour avoir un enfant, avec le sperme d'un des membres du couple. Mais cette femme "a considéré que ceux qui devaient devenir les parents n'étaient pas à la hauteur du projet et a fait le choix d'un autre couple", explique Me Nathalie Boudjerada, avocate du couple qui élève l'enfant.

 

La mère porteuse indique au couple homosexuel que l'enfant est décédé à la naissance. Mais, "en effectuant des recherches, ils découvrent qu'ils avaient été doublés" et que l'enfant est bien né en mars 2013 et vit dans une famille hétérosexuelle à qui la mère porteuse avait confié l'enfant contre rémunération, explique Me Nicolas Boullez, avocat d'Alexandre Lerch.

 

La mère porteuse, mais aussi les deux couples ont été condamnés pénalement, la GPA étant interdite en France.

 

Alexandre Lerch avait déposé plainte pour escroquerie contre la mère porteuse. Il Lerch s'est pourvu en cassation pour avoir la garde de l'enfant, ce qui a été rejeté par la cour de cassation dans un arrêt rendu jeudi.

 

"La réalité biologique n'apparaît pas une raison suffisante pour accueillir la demande de M. Lerch au regard du vécu de l'enfant", estime la Cour de cassation dans son arrêt. "Le couple homosexuel estimait que la biologie faisait la paternité, et que les gamètes font d'un homme un père mais non ! Ce qui fait un homme ou une femme un parent est le fait de vivre avec l'enfant", a réagi à l'AFP Me Boudjerada.

 

Me Boullez s'est dit lui "choqué" par cette décision. Certes, "il était très difficile de considérer que l'enfant élevé depuis six ans dans sa famille d'adoption soit tout d'un coup délogé et remis au père biologique", qui habite en outre dans une région très éloignée de là où habite l'enfant. Mais "la filiation biologique n'a pas été retenue ce qui pourrait donner lieu à une saisine de la Cour européenne des droits de l'Homme", a-t-il ajouté.

 

Me Boudjerada se félicite que "seul l'intérêt de l'enfant a été pris en considération", ce qui va lui permettre "de vivre tranquillement".

 

(Avec AFP)

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Homophobie dans le foot

La réponse parfaite de Joey Starr et Béatrice Dalle

Joey Starr et Béatrice Dalle sont revenus micro de France Inter sur les propos de Noël Le Graët, le président de la FFF. Et ils ont été parfaits.

 Joey Starr et Béatrice Dalle
Joey Starr et Béatrice Dalle

L’ancien leader de NTM, Joey Starr, et l’actrice Béatrice Dalle, étaient les invités de la matinale de France Inter, pour parler de la pièce qui les réunit, Elephant Man. Interrogés par Léa Salamé sur ce qui les "met en colère", ils sont revenus sur les propos du président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët.

 

"Il faut éduquer les gens"

Pour Joey Starr, la réponse est catégorique. Ce qui l’indigne, c’est "ce qui se passe en ce moment dans le football… C’est juste le reflet de notre société ! Ce qui m’énerve, ce sont les insultes homophobes, racistes… Le problème c’est pas d’arrêter un match, il faut surtout éduquer les gens." Béatrice Dalle s’indigne aussi des propos de Noël Le Graët qui différencie la réaction à avoir face à des insultes racistes et homophobes. Pour lui, on ne doit pas interrompre les matchs pour des injures homophobes. Mais pour des injures racistes, oui. "Il est débile lui, faut qu’il arrête, faut qu’il prenne sa retraite, a-t-elle vivement réagi. C’est pas possible d’entendre un discours pareil, y’a pas de hiérarchie dans les racismes."

 

La comédienne continue : "Comme si l’homophobie ce n’était pas une forme de racisme aussi".  Et Joey Starr de reprendre  : "Le racisme c’est le racisme y’a pas de distinction. Il y a des gens qui disent que c’est un folklore, mais le problème c’est que c’est un quotidien pour beaucoup. Donc non, quoi." 

 

Plus tôt cette semaine, le président de la Fédération Française de Football avait fait polémique en annonçant sur France Info de ne plus arrêter les matchs en cas d’injures homophobes. "Je n’arrêterai pas les matchs, pour être tout à fait clair, avait-il insisté. J’arrêterai un match en cas de cris racistes, ou de bagarre, qui met en danger la tribune."  Il avait par ailleurs nié tout problème d’homophobie dans le football :  "Considérer que le football est homophobe est quand même un peu fort de café, je n’accepte pas. Il n’y a absolument aucun problème." 

 

Une réunion sous tension

Ces propos avaient entraînés une vive levée de boucliers de la part des associations. Le collectif Rouge Direct a demandé sa démission, et les relations avec la ministre des sports, Roxana Maracineanu, qui lutte depuis plusieurs contre l’homophobie dans les tribunes des stades de football a dénoncé une vision "erronée" de la situation de la part du responsable sportif.

 

Des associations anti-homophobie ont par ailleurs rencontré des supporters hier. Une réunion qui s’est semble-t-il bien passée.  "On a pu diminuer le fossé qu’il y a entre nous", a confirmé Bertrand Lambert, président de des PanamBoyz à l’AFP. "Longtemps, on a toléré certains chants dans les stades, aujourd’hui la société ne les accepte plus", a auparavant souligné Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue qui s’est démarquée ainsi des récents propos de Noël Le Graët.

 

(Avec AFP)

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PrEP

Avec le traitement préventif du VIH, la levée d'une épée de Damoclès

Après des années "à stresser et prendre peu de plaisir", Enzo a commencé un traitement préventif contre le VIH qui lui a donné, comme aux plus de 10.000 personnes qui utilisent ce médicament, une confiance que le préservatif ne lui a jamais apporté.

"Sur le VIH, la PrEP (pour prophylaxie pré-exposition) est plus efficace que le préservatif", estime Alexandre Aslan, médecin spécialiste des maladies infectieuses. Ces comprimés composés de deux antirétroviraux bloquent la contamination par le VIH: à Paris, en trois ans, le nombre de nouveaux diagnostics a diminué de 16% - baisse largement attribuée à la mise en place de la PrEP en 2016.

 

La PrEP, déployée principalement dans la communauté gay considérée à risque, n'a pas vocation à remplacer le préservatif, insistent les autorités sanitaires. Mais cette pilule que l'on peut prendre tous les jours, ou avant et après des rapports sexuels, "c'est une épée de Damoclès qui a été levée", souligne le Dr Aslan.

 

"Pendant 30 ans, j'ai eu une trouille totale après chaque test de dépistage du sida. J'étais terrorisé, même en ayant fait attention. En fait, j'ai eu peur jusqu'à il y a trois ans", résume Michel*, la soixantaine, parmi les premiers "prepeurs".

 

Au début, "on se demande si ça marche vraiment", raconte Enzo, militant chez Aides d'une trentaine d'années. "Ça prend du temps de déconstruire notre façon de voir la sexualité comme un danger". Après un rapport à risque, "je ne dormais plus. Je prenais ma température tous les jours. Je faisais 8 tests en trois mois", abonde Charline, 32 ans, une des rares femmes à être suivie. Comme la majorité des personnes interrogées, Charline n'est pas contre le préservatif, seulement cela ne protège pas toujours, dit-elle. "Pour tout ce qui est pénétration, je mettais des capotes. Pour les fellations, non. Et puis il y a toujours le cas de la capote qui craque".

 

D'autant, rappelle le Dr Aslan, qu'"un préservatif n'est efficace que dans 80% des cas. Ça casse, ça glisse...". Ou un partenaire peut l'enlever sans prévenir. Michel, qui a toujours été très prudent, regrette néanmoins le jugement moral des contempteurs de la PrEP. "Comme pour la pilule à l'époque, et ceux qui traitaient les femmes de salopes, ils veulent faire passer les prepeurs pour des obsédés qui ne veulent pas mettre de capote. Mais un préservatif ça pète !". Pour Enzo, "ça fait 15 ans qu'on dit aux gens qu'il faut mettre des capotes, et ça ne marche pas".

 

Ultra-suivis

"L'odeur, la texture... j'ai eu un rapport compliqué au latex", dit Jason 29 ans, "l'aspect barrière du préservatif ça distrait, l'érection n'est pas pareille". Jason n'avait "pas très souvent" de relations sans préservatif, mais "avait peur". Lui qui a arrêté la PrEP depuis qu'il est engagé dans une relation stable, avait pris le traitement comme une façon "de profiter de ma sexualité, de me libérer d'un poids. D'avoir une sexualité sans capotes, sans me sentir irresponsable".

 

Quant à l'accusation de favoriser la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST), tous la balayent d'un revers de main, médecins compris. "L'augmentation des cas d'IST diagnostiqués a démarré bien avant l'introduction de la PrEP en France, tout comme la moindre utilisation du préservatif et l'augmentation de certaines pratiques à risque", rappellent dans une tribune plusieurs personnalités dont Dominique Costagliola, directrice de recherche à l'INSERM et Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008 et présidente de Sidaction.

 

D'autant que les prescriptions de PrEP se délivrent tous les trois mois lors d'une consultation qui comprend des dépistages d'IST. Certains utilisateurs soulignent aussi qu'ils sont beaucoup plus suivis que d'autres. "Qui, à part nous, fait 4 tests complets, par an ?", interroge Michel. Charline s'est aussi rendue compte que certains de ses partenaires n'avaient pas fait de dépistage "depuis 15 ans". Et pour Enzo, "on ne va quand même pas sérieusement comparer des IST à une épidémie qui a fait 35 millions de morts ?"

 

(Avec AFP)

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Transgenres

En Chine, la chorale libératoire des trans musicaux

"Mon reflet dans le miroir est celui d'un étranger. Qui est le vrai, qui est le faux ?", chantent une dizaine de personnes transsexuelles dans un vieux théâtre du sud-ouest de la Chine.

En Chine, la chorale libératoire des "trans" musicaux
En Chine, la chorale libératoire des "trans" musicaux

Au pied des tours de Chengdu, une métropole considérée comme la capitale LGBT chinoise, la chorale est avant tout un moyen de partager des expériences de vie au sein d'une communauté toujours officiellement considérée comme souffrant de "maladie mentale".

 

Alors que la musique s'évanouit, l'un des membres du chœur, Fang Yuran, bandeau mauve et veste noire sur chemisier rose, raconte son passé d'adolescente dans l'Anhui, l'une des provinces les plus pauvres de l'est du pays. Le public manifeste son émotion quand Yuran évoque sa ville natale de Hefei, qui "s'est bien développée ces dernières années", mais où "l'attitude des gens et leur façon de penser reste à la traîne".

 

Fang Yuran, née fille il y a 31 ans, s'est d'abord identifiée comme lesbienne à son entrée à l'université, avant de suivre une thérapie, pensant pouvoir se "guérir" de son homosexualité. Finalement, avec l'acceptation croissante de la transsexualité en Chine, elle a commencé en 2015 à prendre de la testostérone, mais ne s'identifie à aucun des deux sexes.

 

"Un jour, un ami m'a dit qu'il fallait que je découvre qui j'étais et que j'écoute qui je suis", raconte Yuran. "Petit à petit, j'ai commencé à découvrir la personne que je suis devenue aujourd'hui." Si les transsexuels sont désormais mieux acceptés en Chine, beaucoup d'entre eux se disent encore victimes de rejet et confient souffrir de dépression.

 

Fang Yuran parle d'une relation parfois troublée avec ses parents. Ceux-ci ont fini par accepter son homosexualité, mais pas vraiment son identité transgenre. "Quand j'ai coupé mes cheveux, et que ma mère m'a vue lorsqu'on a discuté ensuite en vidéo sur internet, elle m'a engueulée", raconte Yuran. "Mais quand je lui ai parlé de ma copine, elle a juste froncé les sourcils, sans plus. Peu importe la personne tant que je suis avec quelqu'un..."

 

Des hommes en robe

A Chengdu, la chorale se produit au Milk LGBT Gala, un festival qui porte le nom d'Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay aux États-Unis. L'événement présente un ballet d'hommes habillés en robes ainsi qu'une pièce de théâtre sur la transsexualité.

 

L'ouverture de cette grande ville du sud-ouest de la Chine aux questions d'identité sexuelle contraste fortement avec la vie quotidienne de Fang Yuran dans sa province d'origine, où elle reste officiellement une femme dans sa vie professionnelle de travailleuse sociale.

 

Hefei, la capitale de l'Anhui, compte peu d'associations LGBT et le sujet n'apparaît pas au grand jour. Fang Yuran n'en organise pas moins là-bas des soirées ciné-club, avec des films consacrés aux thèmes LGBT, lors desquelles les membres de la communauté peuvent se retrouver en toute quiétude. Son espoir est qu'avec le temps la société acceptera les trans tels qu'ils sont. "Après tout, nous sommes une minorité au sein d'une minorité. Les gens ne nous connaissent pas vraiment", témoigne Yuran. "Il y a aussi beaucoup de trans, comme moi, qui préfèrent se cacher."

 

(Avec AFP)

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Perpignan

22 ans de prison pour avoir tué sa femme qui avait découvert son homosexualité

Un quadragénaire jugé pour avoir étranglé, en novembre 2016 à Perpignan, sa femme âgée de 26 ans qui voulait le quitter après avoir découvert son homosexualité a été condamné mercredi à 22 ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises des Pyrénées-Orientales.

Dans la matinée, à l'issue de trois jours de procès, l'avocate générale avait requis une peine de 27 ans de réclusion criminelle. "Les causes sont multiples : l'émancipation de son épouse qui voulait divorcer, mais aussi le fait que si elle partait son homosexualité (de l'accusé NDLR) serait révélée", avait souligné l'avocate générale, Marie-Céline Straub, ajoutant que "l'intention de tuer ne souffre d'aucun doute".

 

L'avocat de la défense, Me Louis Dolez, a de son côté plaidé l'altération du discernement de son client, Madani Khelouf, qui avait affirmé devant les enquêteurs avoir été saisi d'"une pulsion ingérable". Cet argument de Me Dolez, qui avait demandé une "peine juste", n'a pas été retenu par la cour.

 

Sabrina, de 17 ans plus jeune que son époux, a été tuée après avoir découvert l'homosexualité de son conjoint et lancé une procédure de divorce. Partie vivre dans un foyer, elle avait croisé son époux dans la rue et ils étaient montés à leur domicile où il l'avait frappée avant de l'étrangler.

 

Madani Khelouf avait lui-même alerté ses proches après les faits. Interpellé à proximité de l'hôtel de police où il était venu se rendre, il avait réitéré ses aveux devant les enquêteurs.

 

Née en Algérie, la jeune femme avait rencontré son futur époux par l'intermédiaire d'un membre de sa famille à l'université. L'union, qui lui donnait l'opportunité de venir en France poursuivre ses études, avait été célébrée en 2012.

 

Mardi à l'audience, la présidente Sylvie Chamayou a indiqué que les sœurs du mari avaient évoqué l'homosexualité de leur frère avec Sabrina. L'une des deux sœurs, aujourd'hui décédée, qui était l'épouse de l'amant de l'accusé, avait même précisé que la relation durait "depuis très longtemps". Le beau-frère, lui, n'a pas reconnu de véritable relation avec l'accusé, évoquant simplement des "bêtises" sur fond d'alcoolémie "au bled".

 

Ce procès intervenait près d'une semaine après le "Grenelle des violences conjugales" organisé par le gouvernement pour tenter d'enrayer le fléau des féminicides. Plus de 100 victimes de féminicides ont été recensées depuis le début de l'année par un collectif militant, contre 121 sur l'ensemble de 2018 selon le décompte officiel du ministère de l'Intérieur.

 

(Avec AFP)

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Homophobie dans les stades

Emmanuel Macron appelle au discernement

Emmanuel Macron a appelé mardi à la fois à la "clarté" et au "discernement" concernant l'homophobie dans le football, souhaitant que "tout le monde travaille ensemble" sans "fausses polémiques", alors qu'une controverse oppose la ministre des Sports au président de la fédération.

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron

Le sport incarnant "les valeurs de concorde de notre pays (...), il faut avoir une clarté sur les principes et du discernement dans l'application, que tout le monde travaille ensemble, il ne faut pas créer de fausses polémiques", a-t-il réagi, interrogé par la presse à la sortie d'un débat sur la lutte contre la pauvreté à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne).

 

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a dénoncé mardi la position "erronée" du patron du foot français Noël Le Graët, qui avait différencié lutte contre racisme et homophobie et demandé aux arbitres de ne plus arrêter les matches en cas de manifestations homophobes dans les stades.

 

"Je ne suis pas non plus naïf", a commenté le chef de l’État : "On sait ce qu'est un stade qui s'embrase et parfois les noms d'oiseaux, pour dire le moins, qui volent. Donc je ne suis pas en train de dire que tout ça doit se terminer". "Mais on ne peut pas expliquer tous les jours à nos jeunes et moins jeunes qu'il faut mettre de la décence dans le pays, qu'il faut enlever de la violence, et dire qu'il faut accepter de toute éternité les pires choses", a-t-il ajouté.

 

"Chacun doit un peu bouger, je suis confiant dans la réconciliation, le sport doit unir", a dit Emmanuel Macron, à quelques heures de France-Andorre, en qualifications à l'Euro-2020.

 

Le football français a vu depuis le début de la saison plusieurs rencontres être brièvement interrompues en L1 et L2 pour faire cesser des chants homophobes lancés des tribunes ou le déploiement de banderoles injurieuses.

 

Une fermeté réclamée et vivement saluée par Roxana Maracineanu, sa collègue chargée de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et par les associations de lutte contre l'homophobie.

 

(Avec AFP)

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La-Roche-sur-Yon

Relaxe pour 12 étudiants vendéens accusés d'injures homophobes

Le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon a relaxé lundi douze étudiants accusés d'injures homophobes mais les a condamnés pour entrave à la liberté de réunion après la dégradation d'un stand LGBT en mai durant la journée de lutte contre l'homophobie dans la capitale vendéenne.

"Homo-folie, ça suffit" avaient scandé ces étudiants de l'Institut catholique d'enseignement supérieur (ICES) sur la place Napoléon, où un village associatif avait été monté le 18 mai à l'occasion d'une "journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie".

 

L'un d'eux a par ailleurs été reconnu coupable de violences, deux de vol et dégradation d'un drapeau LGBT et un autre de dissimulation du visage. Au total, cinq de ces jeunes ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis assortis d'heures de travail d'intérêt général (TIG) allant de 180 à 240 heures, et les sept autres ont été condamnés à 100 heures de TIG chacun.

 

"Cette décision est satisfaisante à certains égards et je pense très dure à d'autres égards", a considéré Benoît Fleury, avocat de huit étudiants. "Les injures n'ont pas été retenues", ce qui est pour Me Fleury un "grand motif de satisfaction" mais "les peines sont extrêmement lourdes pour un délit d'entrave". "Je pense qu'on interjettera appel", a-t-il déclaré.

 

"Sachant que le parquet était à initiative des poursuites, nous souhaitons qu'il puisse interjeter appel de la relaxe sur les faits d'injures à raison de l'orientation sexuelle", a déclaré Jean-Bernard Geoffroy, qui défend notamment le centre LGBT.

 

Sophie Proquin-Salacroup, la présidente de ce centre dont le stand avait été ciblé, a regretté à l'issue de l'audience lundi qu'"il y ait des dommages et intérêts, mais nous on ne veut pas d'argent, on veut la reconnaissance que l'homophobie est un délit".

 

Quatre associations ont été indemnisées à hauteur de 500 euros au titre du préjudice moral.

 

Les douze jeunes étaient étudiants en économie et gestion d'entreprise, mathématiques, histoire et droit à l'ICES, fondé par Philippe de Villiers en 1985. Trois ont été exclus de l'établissement, dont deux de manière définitive.

 

(Avec AFP)

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Bosnie

Plus de 2.000 personnes pour la première Gay pride à Sarajevo

Plus de 2.000 personnes ont défilé dimanche à Sarajevo à l'occasion de la première Gay pride organisée dans la capitale bosnienne, pour protester "contre la haine" dont fait l'objet la communauté LGBT locale.

"Plus de deux mille personnes ont participé à la marche et elle s'est déroulée sans incidents", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Mirza Hadziabdic. Plus de 1.100 policiers, dont des membres des forces anti émeutes, ont été déployés pour boucler le centre-ville le long du trajet de la marche, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Sarajevo était la dernière capitale dans les Balkans qui n'avait pas encore organisé de Gay pride. En 2008 et 2014, des islamistes radicaux et des hooligans y avaient agressé des participants à un festival gay.

 

Agitant des drapeaux arc-en-ciel, des membres de la communauté LGBT mais aussi beaucoup d'habitants de Sarajevo ont marché sur quelque 1.500 mètres, avec pour point du départ symbolique un monument consacré à la libération de la ville à la fin de la Seconde guerre mondiale.

 

Au son de sifflets et de tambours, en chantant "Ay, Carmela!" et en scandant "La ville nous appartient !", les marcheurs sont arrivés sur le parvis du Parlement où des discours ont été prononcés. "Merci d'avoir marché avec nous aujourd'hui, dans la solidarité. Merci de faire avec nous ce moment historique pour la Bosnie!", a lancé à la foule Dajana Bakic, une des organisatrices de la marche. Une autre militante, Lejla Huremovic, s'est félicitée de ce que les personnes LGBT cessaient par cette marche "d'être invisibles". "Aujourd'hui, nous disons plus fort qu'avant que nous nous battrons avec audace et dignité pour nos vies qui (...) ne peuvent pas être limitées à nos quatre murs, pour nos vies libérées de la peur et de la violence", a-t-elle déclaré.

 

Des ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux, notamment américain, français, italien ou encore britannique, ont assisté au défilé. Pays de 3,5 millions d'habitants, la Bosnie prohibe officiellement toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle mais ne reconnaît pas l'union entre personnes de même sexe.

 

"Nous réclamons une société dans laquelle nous nous opposeront ensemble à la violence, à la haine, à l'isolement et l'homophobie", a déclaré un autre militant Branko Culibrk. L'organisation de la Marche des fiertés a provoqué des réactions de certaines associations musulmanes, mais aussi de plusieurs partis politiques bosniaques (musulmans) qui ont demandé aux organisateurs à y renoncer. Samedi, répondant à l'appel d'une association, des centaines de personnes ont défilé "pour la famille traditionnelle", sur le même trajet, alors que quelque 150 personnes se sont rassemblées dimanche dans un parc pour protester contre la tenue de la Gay pride.

 

Plus de 80% des 340.000 habitants de Sarajevo sont musulmans.

 

(Avec AFP)

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Assemblée nationale

Plus de 400 amendements sur le projet de loi sur la PMA pour toutes

Plus de 2.000 amendements au projet de loi sur la bioéthique sont au menu des députés pour l'examen en commission spéciale la semaine prochaine, émanant pour environ la moitié de députés LR, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

Ces amendements, qui ne seront pas forcément tous recevables, ont été déposés avant les auditions lundi soir des ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), sur ce texte très attendu.

 

Les députés membres de la commission spéciale, sous la présidence d'Agnès Firmin Le Bodo (UDI et indépendants, parti Agir), entameront ensuite mardi à 16h00 l'examen des 32 articles du texte, le premier d'entre eux portant sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA).

 

Sur ce seul article, mesure phare du projet de loi, plus de 400 amendements ont été déposés.

 

D'autres articles ont également suscité de nombreux amendements, notamment sur le sujet de la filiation. Plus de 250 ont ainsi été déposés sur l'article 3 sur la possibilité pour les personnes nés après une PMA d'accéder à leur majorité à des "données non-identifiantes" (âge, caractéristiques physiques, etc.) du donneur.

 

L'article 4 qui crée un mode de filiation par "déclaration anticipée de volonté" a lui fait l'objet de quelque 200 amendements. L'article 14 portant sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires a également suscité des amendements en nombre.

 

Au global, les députés LR, qui pour la plupart devraient voter contre le texte, ont déposé plus d'un millier d'amendements. Les "marcheurs" en ont déposé environ 400, les autres groupes étant nettement moins prolixes, avec quelque 150 pour le MoDem, une trentaine pour le groupe UDI et indépendants et peu d'amendements pour les trois groupes de gauche -PS, PCF et LFI-.

 

Les non-inscrits en ont déposé plus de 200. L'examen en commission est prévu a minima jusqu'à vendredi soir la semaine prochaine et le passage dans l'hémicycle en première lecture débutera le 24 septembre. La commission spéciale compte 72 membres, dont six rapporteurs, issus de différents groupes politiques. Installée fin juillet, elle a entamé ses travaux fin août avec des auditions d'associations, responsables des cultes ou encore juristes.

 

(Avec AFP)

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Zimbabwe

L'ancien dictateur homophobe est mort

Robert Mugabe, ex-dirigeant dictatorial du Zimbabwe, tristement célèbre pour son homophobie, est décédé en exil à Singapour à l'âge de 95 ans.

Robert Mugabe, ex-dirigeant dictatorial du Zimbabwe
Robert Mugabe, ex-dirigeant dictatorial du Zimbabwe

Robert Mugabe avait dirigé le pays avec dureté depuis son accession à l'indépendance en 1980 jusqu'à son éviction par l'armée en 2017.

 

Tout d'abord, il avait été salué pour son travail en faveur de la lutte de libération contre le pouvoir colonial britannique, puis s'était développé en un autocrate avide de pouvoir.

 

Il a détruit économiquement l'ancien grenier d'Afrique et d'être responsable de la famine alors qu'il résidait dans le luxe.

 

Pendant son mandat, Robert Mugabe a provoqué à plusieurs reprises l'indignation par des propos homophobes.

 

En 1996, par exemple, son prédécesseur, Canaan Banana, avait été arrêté et inculpé d'homosexualité présumée.

 

Par la suite, il a à plusieurs reprises prononcé des tirades contre les LGBT : il a qualifié l'homosexualité de "maladie sale" ou menacé les homosexuels de décapitation.

 

Sa phrase la plus célèbre était que les homosexuels sont "pires que les chiens et les cochons".

 

En 2015, devant l'Assemblée générale des Nations Unies il avait déclaré "nous rejetons les tentatives d'engager de nouveaux droits contraires à nos valeurs, normes, traditions et croyances." "Nous ne sommes pas des homosexuels ! ". 

 

Au Zimbabwe, les peines de prison à long terme pèsent sur les auteurs de rapports sexuels entre hommes. Depuis 2006, à la demande de Mugabe, un "comportement" homosexuel en public conduit à l'emprisonnement. Depuis son limogeage, les lois homophobes du pays n'ont pas changé. 

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Éthiopie

Des religieux cherchent à convertir les gays à l'hétérosexualité

Plusieurs leaders religieux éthiopiens s'apprêtent à former une nouvelle association chargée de promouvoir la thérapie de conversion, une pratique destinée à changer l'orientation sexuelle des homosexuels et considérée comme non scientifique par les experts.

Inspirés par Dereje Negash, un prêtre chrétien orthodoxe qui depuis plus d'une décennie dénonce l'homosexualité en Éthiopie, ces religieux entendent inaugurer leur organisation dimanche à Addis Abeba. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large pour convaincre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed de durcir son discours à l'égard des minorités sexuelles.

 

"La raison pour laquelle nous organisons cet événement, c'est parce que le problème s'aggrave. L'homosexualité affecte beaucoup d'enfants et se répand", a affirmé à l'AFP M. Dereje. "Notre but n'est pas d'attaquer ou de détruire les homosexuels, mais de les éduquer et les conduire vers la vérité", a-t-il ajouté.

 

La thérapie de conversion, parfois appelée thérapie réparatrice, est largement considérée comme pseudo-scientifique et inefficace par les experts. Mais elle reste pratiquée en de nombreux endroits d'Afrique, favorisée souvent par la religion et "les pressions familiales et culturelles", selon un rapport publié en août par OutRight Action International, une organisation de défense des personnes LGBTI basée à New York.

 

Le rapport contenait peu d'informations spécifiques sur l'Éthiopie, mais notait que sur le continent, la thérapie de conversion inclut parfois des passages à tabac ou des "exorcismes".

 

M. Dereje affirme avoir utilisé avec succès sa propre forme de thérapie de conversion, qui implique des périodes de jeunes et des visites dans des monastères éthiopiens, pour convertir des gens à l'hétérosexualité.

 

Sauvé de mes péchés

L'un d'entre eux, un homme âgé de 44 ans qui dit s'appeler Eliana, explique s'être considéré comme homosexuel pendant plus de deux décennies, avant de rencontrer M. Dereje il y a quelques années. "Ce que j'ai connu dans le passé me fait me sentir mal, donc je ne me considère pas comme un homme normal. Mais Dieu m'a sauvé de tous ces péchés", lâche-t-il.

 

Autre supposé succès de M. Dereje, une femme qui refuse de donner son nom remercie le prêtre pour avoir changé le cours de sa vie. "Je voulais vraiment quitter cette vie, parce que c'est l'une des vies les plus laides sur terre", dit-elle. "Vous êtes à l'écart de Dieu. Vous sentez que quelque chose ne va pas avec vous et vous vous isolez de la communauté."

 

Les minorités sexuelles sont considérées avec hostilité par nombre d'Éthiopiens. En 2007, un sondage du Pew Research center avait montré que 97% des Éthiopiens estimaient que la société ne devrait pas accepter l'homosexualité. Dans un rapport sur les droits de l'Homme daté de 2018, le Département d'État américain relevait que les minorités sexuelles font face à une "sévère stigmatisation de la société" en Éthiopie.

 

Il n'est donc pas surprenant que des gens affirment avoir été "guéris" grâce à la thérapie de conversion, estime Dagmawi Woubshet, un professeur de littérature éthiopien à l'université de Pennsylvanie. "La thérapie de conversion a été totalement discréditée. Il n'y a aucune institution internationale légitime de santé ou académique qui la soutienne encore", souligne-t-il.

 

"Et quant aux gens qui disent : 'Oui, ça a marché avec moi', ça doit être pris dans le contexte où l'idée même de conversion est défendue exclusivement par des gens qui font tout leur possible pour nier l'existence des homosexuels éthiopiens et leur droit à être protégés", ajoute-t-il.

 

Des cibles faciles

Le code pénal éthiopien prévoit jusqu'à 15 ans de prison pour les actes homosexuels, même si les arrestations et les procédures judiciaires sont rares. M. Dereje explique à l'AFP qu'il souhaite un durcissement de la loi. Il estime que des peines de "25 ans de prison voire d'emprisonnement à vie" pourraient se justifier dans certains cas.

 

Le prêtre et sept autres leaders religieux sont apparus à une conférence de presse cette semaine sous une bannière proclamant : "Nous ne nous tairons pas sur l'Éthiopie. Sauvons cette génération des homosexuels".

 

M. Dereje a déclaré à cette occasion que le gouvernement avait manqué de vigilance à l'égard des minorités sexuelles, et que son association pourrait aider à remédier à cela. Le gouvernement n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Même si M. Dereje a affirmé que l'association serait ouverte à toutes les confessions, six des sept leaders apparus à ses côtés lors de cette conférence de presse appartenaient à l'Église orthodoxe éthiopienne.

 

Le septième, le pasteur évangélique Daniel Tesfay, a également garanti que le but n'était pas de s'attaquer aux homosexuels. "Nous n'avons pas de haine à l'encontre des homosexuels", a-t-il assuré. "D'une manière ou d'une autre, ils font partie de notre famille. Néanmoins, l'objectif de cette association, c'est de les aider à renoncer à ces actes", a-t-il insisté.

 

Les tensions politiques à l'orée des élections générales prévues pour mai 2020 pourraient encore aggraver la situation, prévient Dagmawi Woubshet.

 

Dans ce contexte, met-il en garde, "les minorités sexuelles deviennent des cibles faciles", les gens faisant d'elles un ennemi commun pour mieux "masquer les divisions ethniques, religieuses et politiques auxquelles est confronté le pays".

 

(Avec AFP

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Hong Kong

Un gay sur deux redoute le coming out

Une étude indique que près d'un homme homosexuel sur deux craint de révéler son orientation sexuelle à ses proches à Hong Kong. Le tabou de l'homosexualité reste fort dans l'enclave chinoise et le VIH y est en augmentation. 

Alors que Hong Kong enregistre une augmentation rapide des diagnostics de VIH, une étude révèle que les hommes homosexuels ont du mal à revendiquer leur identité sexuelle.

 

De nombreux spécialistes du VIH et de santé constatent que l'homosexualité reste un tabou persistant dans l’ancienne colonie britannique et que cette situation constitue l'une des causes principales de la croissance des taux de contamination par le virus du sida.

 

À l’heure actuelle, Hong Kong, qui est revenu dans le giron chinois il y a 22 ans, ne reconnaît pas l’égalité en matière de mariage ni les partenariats civils pour les couples de même sexe.

 

Une étude réalisée par le South China Morning Post, de juin 2018 à mars 2019, a révélé que 53,3% des Chinois de Hong Kong citaient le rejet dont il s'estiment l'objet comme la principale raison pour laquelle ils demeurent dans le placard.

 

Une personne sur 20 seulement indique avoir bénéficié du soutien de sa famille après son coming out. La plupart des répondants estiment que les membres de leur famille sont trop âgés pour accepter l'homosexualité.

 

Environ la moitié (46,7%) des hommes gay originaires de Hong Kong ont fait leur coming out de leur famille contre 61,5% des migrants homosexuels du territoire.

 

Seulement 11,1% des Chinois interrogés à Hong Kong ont déclaré être fiers de leur orientation sexuelle contre le double (19,2%) chez les expatriés.

 

"[Hong Kong est un] environnement hostile envers les personnes LGBT, commente Mark Thomsen, coprésident de Out in HK, un groupe de soutien LGBT à Hong Kong. Tout dans l’étude correspond à ce que j’ai constaté avec la plupart de mes amis chinois qui sont nés et ont grandi ici ou qui font partie de la grande diaspora chinoise".

 

Le militant LGBT, Bill Leung-Jok, met cette situation sur le compte"des années de désinformation sur l'homosexualité dans les médias et un manque de représentation positive des personnes LGBT".

 

Un autre souligne le "manque d'éducation sexuelle appropriée", associé à l'absence de lois anti-discrimination, pour "renforcer la stigmatisation".

 

La transmission du VIH est en forte augmentation chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à Hong Kong.

 

Selon différentes études, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) constituent la principale population de personnes vivant avec le VIH. La plupart d'entre eux n'ont souvent pas accès à un soutien médical et social.

 

L’étude du South China Morning Post établit qu'un tiers seulement des personnes interrogées natives de Hong Kong utilisent toujours des préservatifs contre plus de la moitié (56,3%) en ce qui concerne les migrants.

 

Et seul un tiers des natifs réalise un test de dépistage du VIH contre deux tiers des migrants.

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Philippines

La Cour suprême rejette la légalisation du mariage gay

La Cour suprême des Philippines a rejeté mardi 3 septembre la légalisation du mariage homosexuel.

La plus haute juridiction avait été saisie par deux couples homosexuels qui s'étaient vu refuser le droit de se marier. Ils lui avaient demandé d'abolir une loi de 1987 qui stipulait que les mariages doivent être entre un homme et une femme.

 

L'avocat Jesus Falcis, qui était également l'un des principaux plaignants, avait affirmé que la loi actuellement en vigueur constituait une violation des droits. Les avocats du gouvernement avaient pour leur part soutenu que Jesus Falcis n'avait jamais essayé de se marier et qu'à ce titre, il ne pourrait tirer aucun avantage de l'annulation de la loi de 1987.

 

La plus haute juridiction du pays a rejeté la légalisation en se fondant principalement sur "des raisons techniques". Dans un communiqué de presse, la cour suprême a cependant souligné que "la Constitution ne définit ni ne restreint le mariage sur la base de... l'orientation sexuelle ou de l'identité sexuelle".

 

"La question" du mariage de personnes de même sexe devrait "être soumise au Congrès", ajoute la cour suprême.

 

Danton Remoto, président du parti politique LGBT Ang Ladlad, a déclaré que la communauté homosexuelle entend poursuivre sa lutte pour l'égalité des droits. Il souhaite désormais poursuivre son combat devant le Congrès, "où nous avons de nombreux alliés", a-t-il ajouté. Danton Remoto a cependant reconnu qu'il sera difficile de faire adopter un tel projet de loi par le Sénat, son président s'y opposant.

 

Les Philippines sont l'un des seuls endroits au monde où le divorce est illégal. L'avortement est également interdit, en grande partie à cause de l'influence de l'Eglise. L'archipel a cependant la réputation d'accepter les relations homosexuelles.

 

(Avec AFP)

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États-Unis

A Boston, défilés pour et contre la fierté hétérosexuel

Des pro-Trump disant vouloir "défendre l'hétérosexualitéle" et des contre-manifestants les traitant d'homophobes et d'extrémistes : deux défilés rivaux se sont tenus samedi à Boston sous étroite surveillance policière.

Alors que les marches, qui ont rassemblé quelques centaines de personnes, s'achevaient devant la mairie, des manifestants des deux camps ont échangé des invectives en se lançant parfois des gobelets de café et... de la terre. Aucun incident grave n'a été enregistré.

 

La police se tenait tout près pour empêcher d'éventuels affrontements, armée de matraques et portant des masques à gaz. Quelques contre-manifestants ont jeté des œufs sur les forces de l'ordre et l'un d'entre eux a été arrêté.

 

Depuis plusieurs semaines, la "Straight Pride Parade", par opposition aux Gay Pride devenues une institution dans de nombreuses métropoles américaines, suscite la controverse.

 

Son président, John Hugo, 56 ans, candidat malheureux à un siège au Congrès en 2018 et sympathisant déclaré de Donald Trump, assure que le défilé n'a rien d'homophobe ni d'extrémiste. "Il n'y a aucun raciste dans notre groupe", a-t-il indiqué à l'AFP. "Vous devriez venir à nos réunions, c'est comme les Nations unies".

 

Sur son site internet, son organisation, intitulée "Super Happy Fun America", affirme vouloir "célébrer la diversité et la culture de la communauté hétéro", qui constituerait une "majorité opprimée" dans un État du Massachusetts acquis aux démocrates, premier État américain à légaliser le mariage homosexuel en 2004.

 

Mais certains des intervenants sont des figures de l'"lat-right" (l'extrême droite) américaine, comme Milo Yannopoulos, invité d'honneur du défilé et ex-contributeur du site d'informations Breitbart News. "Les homosexuels me font honte depuis des décennies", a expliqué à l'AFP Milo Yannopoulos. "Franchement, en tant qu'homme gay, j'ai été attaqué par les homosexuels pendant la majeure partie de ma vie, et ces gens (les partisans de la fierté hétérosexuelle, NDLR) me font me sentir bien".

 

Haine

Dans l'autre camp, Rachel Domond, une organisatrice de la contre-manifestation, a dit être venue "pour s'opposer à cette haine qui existe ici à Boston et dans le pays". Pour elle, l'arrivée de Donald Trump au pouvoir a fait que les suprémacistes blancs se sentent désormais autorisés à "dire ces choses et à les dire de plus en plus publiquement".

 

Plusieurs organisations anti-Trump et défenseurs de la communauté gay avaient appelé à contre-manifester et à bloquer la marche hétérosexuelle, au parcours d'environ deux kilomètres, autorisée par la mairie.

 

Le 20 août 2017, la militante locale Monica Cannon-Grant avait organisé à Boston une contre-manifestation pour dénoncer le racisme et l'extrême droite après les violentes émeutes de Charlottesville, face à un rassemblement qui affirmait vouloir défendre "la liberté d'expression" mais était soupçonné de défendre les extrémistes. Les contre-manifestants, au nombre de plus de 40.000, avaient alors été de très loin les plus nombreux.

 

La journée avait donné lieu à quelques accrochages et une trentaine d'interpellations, mais aucun blessé sérieux.

 

Le message de la "Straight Pride est "dangereux", a déclaré cette semaine Monica Cannon-Grant à une radio de Boston. "Nous avons l'obligation de nous battre". Une autre "Straight Pride" organisée samedi dernier dans la ville de Modesto, en Californie, avait réuni quelques dizaines de manifestants et environ 250 contre-manifestants, selon le journal local The Modesto Bee. 

 

(Avec AFP)

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Injures homophobes dans les stades

Le risque de la surenchère

Décidées à lutter plus fermement contre les injures homophobes dans les tribunes, les instances du foot français sont confrontées au risque d'une surenchère des supporters et les acteurs vont devoir trouver des solutions pour sortir de l'engrenage de provocations et sanctions.

"C'est normal qu'il y ait des frictions, mais je veux croire à une issue positive", assure le président du club luttant contre l'homophobie, le PanamBoyz & Girlz United, Bertrand Lambert. "A force de voir des tribunes fermées, des matches interrompus, ça va montrer aux supporters que ça ne peut plus continuer et aux clubs qu'il faut faire quelque chose. Mais il va falloir se mettre autour de la table et se parler", ajoute-t-il, en précisant qu'une rencontre est prévue le 5 septembre entre des associations de lutte contre l'homophobie et l'Association nationale des supporters (ANS), en présence de la Ligue de football professionnel (LFP).

 

Une initiative saluée par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui avait rouvert le sujet après avoir jugé "insupportables" les insultes entendues en tribune lors d'un PSG-OM, le 17 mars.

 

Boîte de Pandore

Mais mercredi soir, on était encore loin de l'apaisement. Au moment où la commission de discipline de la LFP prononçait des sanctions pour les incidents de rencontres précédentes, les mêmes chants traitant l'adversaire de "pédé" étaient entonnés à l'Allianz Riviera, où Nice recevait Marseille. Le parquet de Nice a ouvert une enquête judiciaire jeudi pour "injures publiques en raison de l'orientation sexuelle", a appris l'AFP auprès du procureur Jean-Michel Prêtre.

 

Plusieurs banderoles jouant sur les mots avaient été brandies. Exemple: "Bienvenue au groupe Ineos (nouveau propriétaire de l'OGC Nice déjà présent dans le cyclisme) à Nice aussi on aime la pédale", avec ce dernier mot en lettres arc-en-ciel, le symbole LGBT. Résultat, le match a été interrompu une dizaine de minutes pour chants et banderoles homophobes, avec un air de déjà-vu et le sentiment que le scenario se reproduira ce week-end.

 

Signe des difficultés à gérer les incidents, en fin d'après-midi les supporteurs de Lille avaient déjà brièvement chanté "les Stéphanois sont des pédés...", sans provoquer de réaction sur le terrain. "On a ouvert une boîte de Pandore et il y aura encore des réactions épidermiques", estime James Rophe, porte-parole de l'ANS. La faute, selon lui, à la précipitation du gouvernement et de la Ligue. "On est passés de 'Personne ne dit rien' à 'Il faut tout arrêter', sans dialogue avec les supporters et sans travail de définition", ajoute-t-il, alors que selon lui, "le travail est forcément long".

 

Les ultras critiquent déjà une politique qu'ils jugent trop sécuritaire et demandent de manière récurrente d'assouplir les interdictions de fumigènes et les restrictions de déplacements pour assister aux rencontres.

 

Diffuseurs

De son côté, la commission de discipline de la LFP a cherché la bonne mesure dans ses sanctions mercredi soir: fermeture d'une tribune à Nancy (L2) pour un match, en raison de chants clairement homophobes contre les rivaux messins, traités de "pédés" le 16 août, mais seulement des rappels à l'ordre pour d'autres cas examinés, qui ne relèvent selon elle que de "propos insultants".

 

"Je trouve que la commission de discipline a su faire la part des choses entre ce qui était discriminatoire et ce qui était des injures", a salué la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, sur France Info. Faut-il taper plus fort ? "La question peut se poser, mais ce n'est pas à la ministre, seule, d'y répondre", indique-t-on au ministère des Sports.

 

En théorie, la commission de discipline de la LFP peut prononcer des sanctions encore plus lourdes (matches à huis clos ou retraits de points). Pour le président des Panam'Boyz, les "sanctions prononcées mercredi sont déjà historiques, mais raisonnables. Elles montrent surtout qu'il va falloir dialoguer avec les supporters". "Je ne suis pas outré", a-t-il dit à propos des banderoles brandies à Nice. Mais les "'c'est des pédés', ça ne mène nulle part. Si les interruptions se multiplient, les diffuseurs ne l'accepteront plus longtemps. Ça va poser des problèmes aux clubs, personne n'a intérêt à ce que ça continue", explique-t-il.

 

Lors de l'annonce de sa liste pour les deux prochains matches de qualification pour l'Euro-2020, le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, a estimé le "problème difficile à régler" : "Ça demande une réflexion très approfondie".

 

(Avec AFP)

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VIH / Recherche

Découverte d'une seconde mutation génétique résistante au virus du sida

Une mutation génétique extrêmement rare, responsable d'une maladie musculaire touchant une centaine de personnes, crée une immunité naturelle contre le virus du sida, ont rapporté jeudi des chercheurs espagnols qui espèrent que ce sera une piste pour de nouveaux médicaments anti-VIH.

Une première mutation était bien connue jusqu'à présent : celle découverte après avoir été transmise au fameux "patient de Berlin", Timothy Brown, guéri du VIH grâce à une greffe de cellules-souches contenant une mutation rare du gène CCR5, qui confère une immunité naturelle contre ce virus.

 

La nouvelle mutation concerne un autre gène (Transportine-3 ou TNPO3) et est beaucoup plus rare: elle a été découverte il y des années chez une même famille en Espagne, atteinte d'une maladie musculaire ultra-rare, appelée dystrophie musculaire des ceintures de type 1F.  

 

Les médecins se sont aperçus que des chercheurs sur le VIH s'intéressaient séparément au même gène, car il joue un rôle dans le transport du virus à l'intérieur des cellules. Ils ont donc contacté des généticiens de Madrid, qui ont eu l'idée de tenter d'infecter, en laboratoire, du sang des membres de cette famille espagnole avec le virus du sida.

 

L'expérience livra une surprise: les lymphocytes de ceux qui avaient cette maladie musculaire ultra-rare étaient naturellement résistants au VIH. Le virus n'arrivait pas à rentrer dedans.

 

"Cela nous aide à comprendre beaucoup mieux le transport du virus dans la cellule", explique en français à l'AFP José Alcami, le virologue de l'Institut de santé Carlos III à Madrid qui a mené ces recherches publiées dans la revue américaine PLOS Pathogens. Le VIH est certes le mieux connu de tous les virus, dit-il, "mais il y a encore beaucoup de choses qu'on connaît mal. Par exemple, on ne sait pas pourquoi 5% des patients qui sont infectés ne développent pas de sida. Il y a des mécanismes de résistance à l'infection qu'on comprend très mal".

 

Le chemin est encore long pour exploiter cette faille afin de produire un nouveau médicament. Mais la découverte de cette résistance naturelle confirme que le gène TNPO3 est une autre cible intéressante pour barrer la route au virus.

 

(Avec AFP)

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Recherche

Il n'y a pas de gène gay, confirme la plus grande étude ADN jamais réalisée

Comme être petit ou grand, ou plus ou moins intelligent, aimer les hommes ou les femmes n'est pas défini par un seul gène, mais par de multiples régions du génome et, comme tout caractère humain complexe, par d'insaisissables facteurs non génétiques.

C'est la conclusion d'une analyse réalisée sur un demi-million de profils ADN par un groupe de chercheurs en Europe et aux États-Unis, et dont la publication jeudi par la prestigieuse revue Science vise à enterrer l'idée née dans les années 1990 qu'il existe un "gène gay" aussi prévisible que ce qui existe pour la couleur des yeux.

 

"Il est de facto impossible de prédire l'orientation sexuelle d'une personne d'après son génome", dit Ben Neale, membre du Broad Institute d'Harvard et du MIT, l'une des nombreuses institutions dont sont issus les auteurs.

 

L'orientation sexuelle a bien une composante génétique, disent les chercheurs, confirmant des études précédentes plus petites, notamment sur des jumeaux. Mais cette composante dépend d'une myriade de gènes. "Il n'y a pas de gène gay unique, mais de nombreux petits effets génétiques répartis dans le génome", explique Ben Neale.

 

A cela s'ajoute un facteur essentiel : l'environnement dans lequel une personne grandit et vit. Pour mieux expliquer, les chercheurs comparent à la taille : l'effet génétique est indiscutable, puisque votre taille est liée à celle de vos parents. Mais la génétique n'explique pas tout: votre nutrition pendant l'enfance aura un impact important. C'est ce que les scientifiques appellent l'environnement. Idem pour le risque cardiaque: des gènes créent des prédispositions, mais votre style de vie, comme votre alimentation, a un rôle plus grand encore. 

 

Influence limitée

La nouvelle analyse statistique a permis de découvrir cinq positions précises sur nos chromosomes, appelées locus, qui apparaissent clairement liées à l'orientation sexuelle, bien qu'ayant chacune une influence "très petite".

 

Biologiquement, il se trouve qu'un marqueur est aussi associé à la perte de cheveux, ce qui suggère un lien avec la régulation des hormones sexuelles.

 

Vraisemblablement, il existe des centaines ou des milliers d'autres marqueurs, que de futures analyses sur de plus grandes banques ADN pourraient un jour découvrir. "C'est un comportement complexe où la génétique joue un rôle, mais probablement de façon minoritaire. L'effet de l'environnement existe, mais on n'arrive pas à le mesurer exactement", ajoute Fah Sathirapongsasuti, scientifique de 23andme.com, un site de tests ADN qui a contribué à l'étude avec des profils génétiques de clients (volontaires).

 

Le gros de l'analyse a été faite sur des hommes et femmes de la banque britannique UK Biobank, en majorité d'origine européenne, qui avaient répondu à la question: avez-vous déjà eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe ? 

 

Complexité

Les auteurs ont conscience de la délicatesse du sujet, et les deux chercheurs ci-dessus ont pris soin de rappeler, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes mardi, qu'ils étaient eux-même gays.

 

Désireux d'éviter toute mauvaise interprétation, ils sont allés jusqu'à consulter des associations LGBT sur la façon de communiquer leurs résultats, qu'ils ont résumés sur un site spécial, geneticsexbehavior.info (en anglais).

 

L'association américaine GLAAD a salué des travaux confirmant qu'"être gay ou lesbienne est une partie naturelle de la vie humaine".

 

Au début de la génétique, en 1993, une étude sur 40 familles avait cru identifier un lieu unique, le gène Xq28, définissant l'orientation sexuelle. La nouvelle analyse réfute ce modèle simpliste. Un chiffre produit par cette étude est susceptible de créer la confusion. Les chercheurs estiment que "8 à 25%" des différences d'orientation sexuelle dans la population testée sont dues à des variations génétiques.

 

Mais ce chiffre est un concept statistique concernant une population et ne signifie pas que 25% de l'orientation d'une personne dépend de ses gènes. Un autre résultat remet en cause l'idée que l'orientation sexuelle serait un continuum, selon l'échelle dite de Kinsey, du nom du biologiste américain qui l'a définie en 1948: de 100% homosexuel à 100% hétérosexuel, en passant par bisexuel.

 

"Supposer que plus on est attiré par quelqu'un du même sexe, moins on est attiré par l'autre sexe est une simplification excessive", affirment les chercheurs, après avoir comparé les marqueurs génétiques influant sur le nombre de partenaires de chaque sexe. 

 

(Avec AFP)

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Homophobie

Injures homophobes en tribunes, le casse-tête du foot français

D'un côté un gouvernement qui pousse à agir plus fermement contre les insultes homophobes dans les tribunes, de l'autre des ultras en colère: les injures dans les stades risquent de devenir un casse-tête pour les instances du football français.

Un match de Ligue 2, Nancy-Le Mans, arrêté quelques minutes par l'arbitre le 16 août, des speakers qui avertissent les tribunes en Ligue 1 : la lutte pour chasser les expressions homophobes des gradins s'est nettement renforcée depuis le début de la saison.

 

Mercredi, la commission de discipline de la Ligue de football (LFP) se penche sur 18 incidents liés à des chants injurieux et/ou homophobes, notamment lors de Nancy-Le Mans. La liste ne comprend pas ceux du week-end dernier, comme Monaco-Nîmes.  

 

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a salué la fermeté des arbitres, elle qui a fait de ce thème un cheval de bataille après avoir assisté dans les tribunes à un PSG-OM particulièrement fleuri le 17 mars.

 

A l'époque, la partie ne semblait pas gagnée, entre une présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, qui promettait d'agir mais qui mettait en avant "le folklore" des supporteurs, et un patron de la fédération, Noël Le Graët, qui condamnait l'homophobie mais taclait la ministre dans Le Figaro : "elle n'a pas l'habitude de venir au stade, c'est vrai que dans les piscines on n'entend pas ce qu'il se dit".

 

Six mois plus tard, "tous les astres sont alignés, on n'est jamais allé aussi loin dans le foot pro", se félicite le président d'un club luttant contre l'homophobie, le PanamBoyz & Girlz United, Bertrand Lambert, qui salue le travail de la LFP. 

 

Surenchère

Mais cette fermeté provoque une colère redoublée des ultras, lassés d'être considérés comme "des beaufs avinés et incapables de réfléchir", alors qu'ils dénoncent eux-mêmes de manière récurrente la multiplication des interdictions de se déplacer pour des raisons de sécurité, comme le rappelle à l'AFP James Rophe, porte-parole de l'Association nationale des supporteurs (ANS).

 

Pour le sociologue Nicolas Hourcade, spécialiste du sujet et membre de l'Instance nationale du supportérisme (INS), qui met tous les acteurs autour de la table, il y a un sérieux problème de méthode. "Du jour au lendemain, on impose des interruptions et on menace d'arrêter les matches, sans définition claire de ce qui est interdit, et sans dialogue préalable avec les clubs et les associations de supporteurs", souligne le professeur à l'école Centrale de Lyon, "alors que le recours à l'insulte est légitime pour les supporteurs ultras".

 

"Si on prenait la peine d'expliquer que même sans intention homophobe, certains chants historiques peuvent blesser ou contribuer à renforcer les discriminations que subissent de jeunes homosexuels, ce serait compris et cela permettrait à tout le monde de sortir par le haut", ajoute Pierre Barthélemy, un avocat qui traite de nombreux dossiers de supporteurs.

 

"De leur point de vue, on ne cherche pas à lutter contre l'homophobie, on cherche à les écarter et à les faire taire", résume Nicolas Hourcade, qui relève, du coup, une recrudescence des "La Ligue on t'encule" dans les stades. Et s'attend à une surenchère de banderoles provocatrices. Certaines sont déjà apparues dans les travées ce week-end, parfois polies ("Roxana tu nages à contre-courant"), parfois plus radicales ("Roxana, LFP: sac à merde c'est une insulte ?").

 

Directement visée, la ministre veut rester ferme. "Pour moi, la liberté qui compte concernant les supporteurs, c'est plutôt la liberté de se déplacer, de pouvoir supporter leur équipe", a-t-elle plaidé lundi, en promettant "d'entamer le chantier dès que possible" avec son collègue de l'Intérieur, Christophe Castaner.

 

"L'autre liberté qui m'importe, c'est celle" des homosexuels, "qui ne doivent pas avoir à assumer devant leur famille ou leurs proches le fait que cette orientation sexuelle fasse le sujet d'injures quand ils sont dans la rue, devant leur télé, dans un stade de football", a-t-elle ajouté. D'après elle, "la langue française est assez fournie en injures (...) si toutefois on pense que c'est indispensable d'injurier l'équipe adverse pour supporter sa propre équipe".

 

(Avec AFP)

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Listes blanches, bouche-à-oreille

La communauté LGBT s'organise pour trouver des médecins bienveillants

Annuaires informels de médecins sensibilisés, bouche-à-oreille, recommandations d'associations... les personnes LGBT, parfois confrontées à des médecins discriminants, créent leurs propres réseaux pour trouver des professionnels de santé bienveillants.

"C'est important pour nous de savoir qu'il y a des médecins qui nous respectent dans notre identité et ne vont pas forcément nous voir comme une bête de foire", témoigne Fleur Dupuy, jeune femme trans et lesbienne de 22 ans qui a pu trouver un endocrinologue grâce à la Base de données trans (BDDTrans). "Du point de vue d'une personne trans, un médecin 'safe' (sûr, NDRr) c'est un médecin qui va respecter mon genre, mon identité. Il va m'informer des différents traitements mais ne va pas m'en imposer", ajoute l'étudiante en sociologie qui a commencé sa transition médicale il y a un an.

 

Transition de genre, ambiguïté des organes génitaux chez les personnes intersexes, parcours de PMA pour un couple de lesbiennes... les personnes LGBT sont plus vulnérables face au corps médical. Plus de la moitié des personnes LGBTI se sont déjà senties discriminées par un professionnel de santé, selon une étude parue en janvier 2018 qui s'est focalisée sur la cancérologie, la santé des mineurs et la bariatrie (branche de la médecine qui s'intéresse à l'obésité).

 

"Quand on va voir son médecin il faut qu'on puisse tout lui dire. On ne peut pas être bien soigné si on cache des choses à son médecin", estime Stéphane Cola, coordinateur du site medecins-gay-friendly qui recense 450 médecins "sensibilisés aux questions de genre et d'orientation sexuelle". Lui-même victime d'un médecin homophobe qui a dévoilé son homosexualité à ses parents il y a plusieurs années, il raconte qu'il "ne se passe pas un jour sans qu'on ne soit conforté dans l'idée que ce réseau est légitime et indispensable". Pour lui, le principal risque est que les personnes LGBTI arrêtent de se soigner. "Le gros de la demande c'est le médecin généraliste et en deuxième le psy", précise Stéphane Cola.

 

"Liste blanche"

Être face à un médecin "bienveillant" et "sensibilisé" peut aussi changer une vie. Barbara Rickenmann et son épouse ont choisi de faire une PMA à l'étranger grâce à un gynécologue qui leur a dit qu'il accepterait de les suivre et leur a conseillé une clinique à Barcelone. Rassurée par ce gynécologue, elle a créé une "fiche" sur Gynandco afin de le recommander à d'autres lesbiennes.

 

Ce site répertorie des professionnels de santé "féministes", mais également "lesbian-friendly", "gay-friendly" ou encore "transfriendly" (sensibilisés aux thématiques liées aux lesbiennes, aux gays et aux trans, NDR), alimenté par les commentaires de patients.

 

"Possibilité d'aborder la question de la transition sans tabou, pas de questions déplacées sur mon état civil ni sur les opérations génitales désirées ou non, effectuées ou non. Très à l'écoute et compréhensif sur mon souhait de garder mon utérus et mes ovaires", témoigne par exemple un patient sous la "fiche" d'un gynécologue.

 

Les associations de défense des personnes LGBT jouent également un rôle essentiel dans la mise en relation avec des praticiens de santé. Stop Homophobie est partenaire de médecins-gay-friendly, SOS Homophobie renvoie régulièrement vers l'association Psygay, alors que l'association Ouest Trans, le Centre LGBT de Rennes et le Planning Familial d’Ille-et-Vilaine font partie du réseau santé trans qui met en lien professionnels de santé et personnes trans.

 

"On est en train de dresser une liste blanche" qui pour l'heure est "relativement maigre", indique de son côté le Collectif Intersexes et Allié.e.s qui reproche une méconnaissance et une pathologisation de l'intersexuation, soit le fait de posséder, à la naissance, des caractéristiques sexuelles aussi bien féminines que masculines.

 

Pour beaucoup de personnes LGBT, le "bouche-à-oreille" reste la manière la plus sûre de trouver un médecin. "C'est le premier réseau 'safe' (sûr)", estime Fleur, qui a pu trouver un psychologue grâce aux recommandations d'amis.

 

(Avec AFP)

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MTV Video Music Awards

Taylor Swift récompensée pour son morceau contre l'homophobie

La superstar américaine de la pop Taylor Swift a illuminé lundi soir les MTV Video Music Awards en présentant son nouvel album et en recevant plusieurs prix.

Taylor Swift, forte du succès de son dernier disque "Lover", déjà l'album le plus vendu de l'année aux États-Unis après seulement deux jours, a reçu le très prestigieux prix du meilleur clip de l'année pour son morceau "You Need To Calm Down".

 

Ce tube electro-pop a également reçu la couronne du "clip le plus positif" en raison de son message contre l'homophobie, même si à sa sortie - en plein Pride Month, mois de la fierté homosexuelle à travers le monde - des critiques ont reproché à Taylor Swift d'utiliser les codes de la communauté LGBTQ à des fins commerciales.

 

"On a rappelé plusieurs choses dans ce clip", a-t-elle déclaré en recevant sa statuette en forme d'astronaute, un des premiers logos de la chaîne MTV, qui organise et diffuse la soirée. "On veut un monde où tout le monde sera traité de la même manière par la loi", a-t-elle appuyé.

 

La chanteuse de 29 ans, vêtue d'un bustier doré et d'une veste violette, avait conquis dès le début de la soirée le public du Prudential Center, près de New York, dans le New Jersey, en interprétant deux titres de son nouvel album "Lover" : le morceau éponyme et "You Need to Calm Down".

 

Un incident a marqué la cérémonie; alors que John Travolta s’apprêtait à lui remettre le trophée du clip de l’année, il semble que l’acteur ait confondu la chanteuse avec une drag queen du programme “Rupaul’s Drag Race”. On ne sait pas John Travolta faisait de l’humour ou s’il s’est effectivement trompé de personne.

 

Autre grand moment de la soirée, le rappeur Lil Nas X ouvertement gay, dont le tube "Old Town Road" a fait danser les États-Unis et le monde entier toute l'année, a pour sa part reçu le prix de l'album de la chanson de l'année, pour cette collaboration rap/country avec Billy Ray Cirus, qui n'a pas manqué de citer Johnny Cash. Leur clip a également été salué pour sa mise en scène. 

 

(Avec AFP)

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Nancy

Deux jeunes blessés lors d'une agression homophobe

Trois jeunes ont été agressés et menacés par des homophobes, selon l'association LGBT Équinoxe. Deux d'entre eux ont été blessés.

Des jeunes ont été blessés dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août à Nancy lors d'une agression homophobe, a rapporté dimanche 25 août France Bleu Sud Lorraine, selon un communiqué de l'association LGBT Équinoxe.

 

"Un groupe de trois jeunes (dont une jeune femme de 22 ans) a été agressé et menacé à Nancy, Place Carnot, par des homophobes d’une vingtaine d’années", indique l'association. "Deux des trois victimes discutaient en effet à haute voix de leur homosexualité. Les auteurs de cette agression le leur ont reproché, avant de les agresser physiquement face à leur refus de se plier à leurs exigences", explique-t-elle dans un communiqué.

 

Les deux hommes ont été légèrement blessés, l'un d'eux s'est vu prescrire un jour d'ITT (Incapacité totale de travail). La troisième personne, elle, n'a pas été touchée, mais elle a dû esquiver la voiture des agresseurs qui reculait alors qu'elle tentait de noter la plaque d'immatriculation. Tous trois ont déposé plainte au commissariat de Nancy, rapporte France Bleu Sud Lorraine.

 

L'association Equinoxe "condamne cette agression et adresse sa totale solidarité aux victimes" dans un communiqué. L'association compte saisir le procureur de la République et va engager une action en justice. 

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Homophobie dans les stades

Le match Brest-Reims interrompu à cause d'un chant et une banderole déployée lors de Angers-Metz provoque la colère

Aux alentours de la 20e minute d'Angers-Metz, une banderole a été déployée au sein du kop angevin, dans la tribune Coubertin racontent nos confrères de France Football, une banderole sur laquelle on pouvait lire :

"Arbitre enculée, est-ce homophobe pour une femme ?"

 

Un message vite enlevé, un soir où arbitrait Stéphanie Frappart. Cet incident va faire l'objet d'un rapport complémentaire, rédigé par le délégué de la rencontre.

 

Mais ce n'est pas tout car un autre incident homophobe s'est produit hier soir également. La rencontre entre Brest et Reims (1-0) a, elle, dû être interrompue durant une minute après des propos homophobes scandés par certains individus présents au stade Francis-Le-Blé.  L'opposition entre Brest et Reims a en effet interrompue une minute par l'arbitre Hakim Ben El Hadj, après des chants homophobes.

 

Les supporteurs brestois ont scandé : "La Ligue, la Ligue, on t'enc...", selon le quotidien "L'Équipe"

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Grande-Bretagne

Un juge rejette la demande d'asile d'un homme parce qu’il n'est pas assez efféminé

Un juge de l'immigration britannique a rejeté la requête d'un homme qui demandait l'asile en raison de son homosexualité, estimant qu'il n'était pas assez "efféminé".

L’homme a comparu devant le tribunal de l’immigration du Royaume-Uni alors qu’il venait d’un pays où l’homosexualité est illégale.

 

Mais le juge a mis en doute son homosexualité et rejeté sa demande, considérant qu'il n’avait pas un "comportement" gay et ne se manifestait pas "de manière efféminée".

 

Il l'a comparé à celle un témoin dont l'homosexualité a été actée par le juge, car "il portait du rouge à lèvres et avait une façon efféminée de parler".

 

Il a semblé suggérer que l'orientation sexuelle de cet homme ne le mettrait pas en danger dans la mesure où elle n'apparaissait pas de façon particulièrement visible. 

 

L’avocate du demandeur d'asile a déclaré que le juge était coupable d'un "stéréotype enraciné dans des préjugés" et a décrit ses propos comme quelque chose datant "du 16ème siècle".

 

"Il a pris un stéréotype, l'a utilisé comme point de repère et a comparé mon client à celui-ci", a-t-elle déclaré au Guardian.

 

"La seule chose qui rend une personne gay, c'est si elle est attirée par une personne du même sexe", a-t-elle souligné.

 

La demande d’asile de cet homme doit maintenant être examinée en appel.

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États-Unis

La Floride a exécuté un tueur en série d'homosexuels

La Floride a exécuté jeudi un homme de 57 ans qui a avoué avoir tué six hommes en 1994, en ciblant des homosexuels.

Gary Ray Bowles a été exécuté jeudi 22, il avait reconnu six meurtres.
Gary Ray Bowles a été exécuté jeudi 22, il avait reconnu six meurtres.

Gary Ray Bowles a été surnommé le "meurtrier de l'I-95", en référence à cette grande autoroute de l'est des États-Unis, au bord de laquelle il laissait les cadavres de ses victimes.

 

En 1994, il a été arrêté à Jacksonville, dans le nord-est de la Floride, pour le meurtre de Walter Jamelle Hinton. Il a ensuite avoué avoir tué cinq autres hommes dans plusieurs États mais n'a été condamné à la peine capitale que pour son sixième assassinat, celui de Walter Jamelle Hinton.

 

Ancien prostitué, Gary Ray Bowles visait, selon des médias locaux, volontairement des hommes gays à qui il dérobait ensuite leur argent.

La Cour suprême de Floride a rejeté les multiples demandes de suspension de son exécution qui doit avoir lieu à 18H00 (22H00 GMT).

 

En Floride, les condamnés à mort peuvent choisir entre la chaise électrique et l'injection létale. Un citoyen volontaire officie comme bourreau, étant payé 150 dollars, selon le site internet de l’État.

 

Cette exécution porte à 13 le nombre de détenus mis à mort depuis le début de l'année aux États-Unis, dont trois cette semaine.

 

(Avec AFP)

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Pédophilie

George Pell, la disgrâce d'un des plus hauts représentants de l’Église catholique

Prêtre d'une paroisse rurale australienne devenu grand argentier du Vatican, George Pell a connu une ascension fulgurante. Sa disgrâce a été encore plus brutale, avec une condamnation infamante pour pédophilie confirmée mercredi par la justice.

Le cardinal australien George Pell, menotté, sort de la cour suprême de Victoria à Melbourne le 21 août 2019 afp.com/William WEST

Pour ceux qui l'admiraient, le cardinal Pell, 78 ans, incarnait avec son imposante silhouette, son éloquence et son franc-parler, le traditionalisme catholique australien, défendant sans relâche une ligne orthodoxe au sein de l’Église.

 

C'est avec la même force qu'il a toujours nié avoir sexuellement agressé dans les années 1990 deux enfants de chœur dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne. Des faits qui lui ont valu d'être condamné en mars à six ans de prison, sans possibilité de libération conditionnelle avant 2023.

 

Mercredi matin, le prélat est encore apparu combatif après l'annonce du rejet de son appel par la Cour suprême de l’État de Victoria (sud), se disant "évidemment déçu" tout en clamant son innocence. Ses avocats étudient l'opportunité d'un ultime recours, cette fois devant la Haute cour, la plus haute juridiction fédérale du pays.

 

Né en 1941, George Pell a grandi à Ballarat, une ville du Victoria qui doit sa prospérité à la ruée vers l'or australienne du XIXe siècle. Membre enthousiaste de l'équipe de rhétorique de son université, il jouait aussi les premiers rôles dans les productions théâtrales scolaires et excellait au football australien.

 

Sa mère, fervente catholique, fut vraisemblablement comblée, selon la presse australienne, que son fils réponde à l'appel de la religion. Son père, un anglican, ne comprit pas que l'athlétique George refuse un contrat en or avec une grande équipe de football australien.

 

C9

C'est à Rome qu'il mène une partie de ses études avant d'être ordonné prêtre dans le diocèse de Ballarat en 1966. Son ascension fut rapide jusqu'à être nommé archevêque de Melbourne en 1996 puis de Sydney en 2001. Il entre en 2003 au collège des cardinaux, siégeant aux conclaves qui élisent Benoît XVI puis François. Il était encore archevêque de Sydney quand le pontife argentin, tout juste élu, l'a choisi en 2013 pour faire partie du conseil de neuf cardinaux (C9) chargés de l'aider à réformer la Curie, le gouvernement du Vatican.

 

En février 2014, il devient secrétaire à l’Économie, chargé d'une révolution en soumettant le Vatican à des normes internationales strictes et transparentes. Devant ses fidèles comme devant l'opinion publique, le cardinal défend la ligne dure sur des sujets comme l'euthanasie ou le mariage gay. Il rejette aussi la science du climat ainsi que les critiques contre la politique répressive menée par l'Australie envers les demandeurs d'asile.

 

"Tissu de mensonges"

Sa réputation a cependant pris un coup quand il a été accusé d'avoir couvert les agressions sexuelles de prêtres dans l’État de Victoria. Une enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux agressions sexuelles commises sur des enfants entre 1950 et 2010 a conclu que 7% des prêtres avaient été accusés d'actes pédophiles, des accusations qui n'avaient donné lieu à aucune enquête.

 

Le cardinal Pell présenta ses excuses au nom de l’Église mais assura n'avoir aucun souvenir de plaintes reçues pour des crimes commis par des membres du clergé. Il reconnut néanmoins avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles de Victoria dans les années 1970.

 

L'étoile du cardinal a cessé de briller quand, aux accusations d'avoir couvert des prêtres pédophiles, se sont ajoutées celles d'en avoir été un. "Quel tissu de mensonges scandaleux !" s'exclama-t-il fin 2016 devant la police australienne qui l'avait interrogé à Rome.

 

Il a été reconnu coupable en décembre de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre l'autre. Il a depuis été écarté du cercle des proches conseillers du pape et du secrétariat à l’Économie.

 

Le Vatican a ouvert une enquête canonique, laquelle pourrait aboutir à des sanctions, dont la plus lourde serait le retour à la vie laïque.

 

(Avec AFP)

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