Projet de loi

Loi Asile et immigration, des organisations LGBT protestent contre le projet du gouvernement

Le projet de loi Asile et Immigration, actuellement en débat au parlement, fait l'objet de nombreuses critiques d'associations accompagnant les étrangers et notamment de certaines organisations LGBT ou de lutte contre le sida. 

Aides, qui vient en aide aux LGBT et aux migrants atteints par le VIH, est mobilisée contre le texte aux côtés d'autres organisations comme Sidaction, Actions traitements ou l'Ardhis.

 

Pour l'association, "le projet de loi Asile Immigration va considérablement remettre en cause le droit acquis par les associations au plus fort de l’hécatombe par le biais de la loi de protection des personnes malades face à l’expulsion alors que le monde compte chaque année un million de morts du sida". 

 

"L’article 20 du projet de loi interdira aux personnes séropositives de déposer une demande de titre de séjour pour soins en raison de leur VIH dès lors qu’elles auront préalablement demandé à bénéficier du droit d’asile et qu’elles en auront été déboutées, affirme Antoine Henry, le président de l’association. Or, près de 39% des détenteurs d’un titre de séjour pour soins ont vu auparavant leur demande d’asile rejetée. Cette loi les laisserait ainsi sans recours possible et expulsables vers des pays où elles seraient en danger de mort, faute de traitements et d’un suivi efficaces disponibles".

 

"En outre, l’allongement de la durée de rétention jusqu’à 135 jours et la réduction des délais de demande d’asile et de recours vont restreindre les possibilités pour les personnes de faire valoir leur état de santé, leur orientation sexuelle ou identité de genre comme motifs de séjour, et donc particulièrement impacter les demandeurs-ses d’asile LGBT", ajoute-t-il.

 

"Cette remise en cause du droit d’asile et du droit au séjour pour soins est inacceptable et nous resterons mobilisés jusqu’à l’abandon de ce projet de loi inhumain qui s’attaque encore une fois aux personnes les plus vulnérables", affirment en commun les organisations LGBT mobilisées.

 

Mardi 17 avril, Aides, l’Ardhis et Acceptess T ont manifesté devant le Musée de l’immigration, porte Dorée à Paris. 

 

(Source AIDES)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Indonésie

Les bastonnades pour homosexualité n'auront plus lieu en public

Les relations homosexuelles ne seront plus punies en public, mais la punition par coups de canne aura toujours cours, à huis clos. 

Aceh, la seule région du pays laïque où la loi de la Charia est en vigueur, continuera à appliquer cette pratique barbare, qui a vu deux hommes frappés publiquement à coup de canne 83 fois l'année dernière pour des rapports sexuels consensuels.

 

Plus tôt ce mois-ci, un homme homosexuel et une femme transgenre ont été arrêtés pour "avoir eu des relations homosexuelles" et ont subi une punition similaire.

 

Deux étudiants universitaires sont également détenus avant d'être jugés pour avoir eu des relations sexuelles gay à Aceh. Ces jeunes de 21 et 24 ans ont été arrêtés jeudi dernier.

 

La province d'Aceh a institué la charia après une concession du gouvernement indonésien dans le cadre d'un accord d'autonomie en 2005.

 

La loi actuelle autorise jusqu'à 100 coups de fouet pour ce que l'on appelle les infractions de moralité.

 

Selon le gouverneur d'Aceh, la mesure a été pris pour réduire les critique des pays étrangers qui s'opposent à des punitions inhumaines.

 

Au moment où la nouvelle loi a été adoptée, une manifestation de protestation a eu lieu à l'extérieur du bâtiment gouvernemental de la région afin de conserver la loi actuelle.

 

Ailleurs en Indonésie, selon l'AFP, les journalistes et les adultes pourront encore assister aux bastonnades qui auront lieu derrière les murs d'une prison.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Moyen Orient / Afrique du Nord

Une campagne positive pour briser l'isolement des LGBT

"Lutter contre les mythes et briser l'isolement" : deux ONG ont lancé lundi au Liban une campagne "positive" relayant des témoignages, dont celui du célèbre chanteur libanais Hamed Sinno, appelant les homosexuels, bi et trans du monde arabe à s'assumer et revendiquer leurs droits.

"Plus jamais seul", la vidéo en cliquant sur l'image
"Plus jamais seul", la vidéo en cliquant sur l'image

Cette campagne, menée par Human Rights Watch (HRW) et la Fondation arabe pour les libertés et l'égalité (AFE), intitulée "No longer alone" ("Plus jamais seuls"), s'appuie sur un rapport recensant des témoignages de 34 activistes lesbiens, gay, bi et trans de 16 pays arabes, et s'accompagne de vidéos diffusées sur Internet.

 

Dans ces vidéos, des anonymes, mais aussi des personnalités publiques comme l'écrivain marocain Abdellah Taïa ou Hamed Sinno, chanteur du groupe libanais Mashrou Leila, racontent leur expérience : la découverte de leur orientation sexuelle ou de leur genre, les insultes et agressions, leur cheminement intérieur, le soulagement de s'assumer...

 

"Je me sentais un monstre (...). Ce que je ne comprenais pas à l'époque c'est que je n'avais pas de problème, que c'est les gens autour de moi qui avaient un problème", raconte ainsi Hamed Sinno. "Je ne pensais pas que j'aurai le courage de faire face à la société et dire 'Je suis gay que ça vous plaise ou non'", confie Abdellah Taïa.

 

Le rapport, dans une démarche "positive" selon HRW, fait le point sur les combats pour les droits LGBT dans les pays arabes, où l'homosexualité est considérée comme une déviance, voire un crime passible de peines de prison.

 

"En 2001, il n'y avait aucune association de défense des droits LGBT dans les pays arabophones. En 2017, il y en des dizaines agissant à travers la région", souligne le rapport. "HRW recense habituellement les violences et les choses horribles (...) mais nous avons pensé qu'il était important de mettre en lumière les succès pour montrer que cette région n'est pas un trou noir, qu'il y a des mouvements qui agissent pour le changement", explique Neela Ghoshal, chercheuse chez HRW pour les questions LGBT.

 

Dans certains pays, comme l'Arabie Saoudite ou les Emirats arabes unis, l'homosexualité peut être sanctionnée de la peine de mort. Dans ce contexte, seul le Liban semble offrir à la communauté un répit, très relatif puisque des descentes de police visent parfois les bars et établissements pro-LGBT.

 

"Dans cette campagne, nous avons des gens de différents pays arabes qui envoient le message 'Vous n'êtes pas tout seuls+, qui disent +si vous avez besoin de soutien, vous en aurez'", souligne le directeur de l'AFE, Georges Azzi. Et la Marocaine Hajjar de rappeler dans une des vidéos : "Ce n'est pas une maladie, pas un crime, et ce n'est pas un choix (...) je ne peux pas changer".

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

États-Unis

Le futur secrétaire d’État interrogé sur ses propos homophobes

Le futur secrétaire d’État américain Mike Pompeo, pressé de questions par des sénateurs démocrates sur ses propos controversés sur les musulmans et les homosexuels, a assuré jeudi respecter toutes les personnes, sans toutefois aller jusqu'à renier ses déclarations passées. 

Mike Pompeo
Mike Pompeo

Le sénateur du New Jersey Cory Booker, l'un des espoirs du Parti démocrate, a été l'un des plus offensifs pendant l'audition par la commission des Affaires étrangères du Sénat, appelée à confirmer ou non la nomination de l'actuel directeur de la CIA à la tête de la diplomatie de la première puissance mondiale.

 

Il a rappelé, avec d'autres, les déclarations "dramatiques" de Mike Pompeo en 2013. Alors élu du Kansas au Congrès, il avait accusé, à tort selon ses détracteurs, les dirigeants de la communauté musulmane américaine d'être restés silencieux après l'attentat contre le marathon de Boston, jugeant qu'ils étaient ainsi "potentiellement complices" de terrorisme.

 

Ces propos ont refait surface depuis sa nomination en mars par Donald Trump comme ministre des Affaires étrangères, le Council on American-Islamic Relations (CAIR) appelant les sénateurs à votre contre.

 

Mike Pompeo, qui a assuré vouloir mettre les droits de l'Homme au cœur de sa diplomatie, s'est défendu en assurant avoir toujours "traité chaque personne de toute confession avec le respect qu'elle mérite". Il a estimé que chacun devait voir "protégé son droit à avoir une religion ou pas de religion". "J'ai travaillé étroitement avec des dirigeants musulmans, des pays musulmans", pendant l'année passée à la tête de l'agence de renseignement, a-t-il souligné.

 

Cory Booker a également demandé au futur ministre des Affaires étrangères, sur la base également de déclarations passées, s'il pensait qu'être homosexuel est "une perversion".

 

Mike Pompeo n'a pas clairement répondu par oui ou non. "Quand j'étais un homme politique", avant d'avoir des responsabilités au sein de l'administration, "j'avais une idée très claire sur le fait de savoir si le mariage entre deux personnes du même sexe était approprié", a-t-il rappelé. "Je m'y tiens", a-t-il ajouté, tout en assurant respecter les couples homosexuels. "Mon respect pour chaque individu est le même quelle que soit son orientation sexuelle", a-t-il assuré.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

France

Vers une proposition de loi pour interdire les thérapies de conversion

La députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon travaille à une proposition de loi qui interdirait en France les méthodes censées "guérir" l’homosexualité et la transidentité. 

La députée LREM ouvertement lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon s'est inspirée d'une loi maltaise pour son texte qui prévoit d'interdire en France les méthodes censées "guérir" les personnes LGBT.

 

Elle devrait déposer une proposition de loi en ce sens à l'Assemblée nationale dans le cadre de la niche parlementaire des députés LREM à la mi-mai. 

 

Le Parlement européen a déjà condamné ces pseudo thérapies de "traitement" ou de "conversion" de l'orientation sexuelle ou du genre. 

 

"Si la France est le pays des droits de l’homme, elle ne peut pas rester silencieuse sur cette question", a déclaré la députée de l'Allier au quotidien Libération pour motiver son projet.

 

Un seul pays européen a voté une loi en ce sens pour l'instant, Malte.

 

S'inspirant de ce texte législatif, le projet de loi français envisage de punir les "pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne" par des peines de prison allant de trois à dix ans de prison, si elles ont entraîné un suicide.

 

Selon le document consulté par Libération, ces peines seraient accompagnées d’amendes punissant les auteurs d'actes de "tortures ou d’actes de barbarie" auxquels la députée assimile ces pratiques anti-LGBT. 

 

Les associations LGBT françaises sont naturellement favorables à de telles dispositions législatives. Pour le président de SOS Homophobie, "c’est une bonne nouvelle car ces pratiques sont une atteinte à l’état des personnes et il est nécessaire que les pouvoirs publics les préviennent et puissent les sanctionner : une loi est donc un bon moyen de mettre ce sujet dans le débat public. D’autant qu’il y a un risque réel de retour de ce type de traitements avec Courage qui essaye de s’implanter en France pour rééduquer les homos". 

 

Il fait allusion à l’organisation - ajournée devant la polémique qu'elle a suscité - par le diocèse de Bayonne, en mars dernier à Pau et aussi à Bayonne, de réunions sur "L'accompagnement des personnes homosexuelles" animée par l’abbé Louis-Marie Guitton, aumônier national de "Courage", une organisation qui fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis, où elle organise des "thérapies de guérison" de l’homosexualité aux conséquences graves pour les personnes concernées.

 

C'est tout le propos de la prochaine proposition de loi. Interdiction des thérapies de conversion. https://t.co/5DVsJFvOg6

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Val-d’Oise

Ils tendaient des guets-apens aux homosexuels

Quatre jeunes de Goussainville tendaient des guets-apens à aux homosexuels via le site coco.fr. Ils viennent d’être interpellés après avoir fait au moins quatre victimes habitant le Val-d’Oise, l’Oise, la Seine-et-Marne et la Somme. 

Le rendez-vous discret, c’était rue de France, à Goussainville, au foyer ADF. Mais sur place, c’est tout autre chose qu’une rencontre qui attendait les hommes homosexuels contactés par Internet.

 

Une bande les attendait pour les dépouiller. Les enquêteurs du commissariat de Gonesse ont réussi à identifier quatre jeunes de Goussainville, originaires des Grandes-Bornes et âgés de 17 à 20 ans, soupçonnés d’avoir piégé les victimes. Interpellés ce mercredi, ils ont été déférés devant la justice ce jeudi, notamment pour vols en réunion, extorsion avec arme, escroquerie. Un mineur sera convoqué à Bobigny (Seine-Saint-Denis), le second ayant été mis examen ce jeudi par un juge des enfants de Pontoise. Les deux majeurs devront s’expliquer devant le tribunal correctionnel.

 

L’enquête débute il y a quelques semaines, lorsque les policiers de Gonesse regroupent une série de plaintes similaires, déposées entre le 2 février et le 11 mars. Des hommes de 32 à 53 ans, originaires d’Abbeville (Somme), Villers-Saint-Paul (Oise), Villeparisis (Seine-et-Marne) ou Viarmes, rapportent avoir pris contact pour une rencontre par l’intermédiaire du site de chat sur Internet Coco.fr. Mais le rendez-vous au foyer était un guet-apens, parfois violent. L’une des victimes a vu la lame d’un couteau, sorti pour l’intimider, perforer sa doudoune, heureusement sans la blesser. Lors d’une autre agression, l’un des auteurs a menacé de sortir une arme blanche si la victime ne vidait pas ses poches. Une autre victime s’est fait voler sa Volkswagen Polo.

 

Peut-être d’autres victimes, qui ont voulu rester discrètes

La police a pu identifier les suspects, notamment par les connexions Internet et la téléphonie. Ils ont pu ainsi relever le rôle de leader que semble avoir un jeune de 17 ans. Un copain lui aurait parlé de coco.fr et de la possibilité de piéger des homosexuels pour rembourser une dette contractée pour une affaire de cannabis.

 

En perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs téléphones volés appartenant pour certains aux victimes identifiées. Des portables qui font l’objet d’une expertise qui permettra d’identifier éventuellement d’autres victimes qui n’ont pas porté plainte, peut-être par discrétion. Les policiers ont mis la main également sur des papiers d’identités ainsi que sur 120 g d’herbe de cannabis. Le jeune a indiqué qu’il revendait dans son quartier et a fait l’objet d’une procédure incidente. Quatre armes factices ont été enfin découvertes.

 

Des attaques similaires avaient eu lieu à Survilliers

Des copains d’enfance de Survilliers avaient employé cette même méthode au préjudice d’homosexuels, attirés eux aussi via Coco.fr. Démasqués par les gendarmes, après avoir fait une vingtaine de victimes, les cinq hommes avaient écopé il y a un an tout juste devant le tribunal correctionnel de peines de prison allant jusqu’à cinq ans de prison ferme. Les faits remontaient à 2012.

 

Les avocats avaient plaidé l’absence d’homophobie, relevant le sens "pratique et cynique" des prévenus qui s’attaquaient "par facilité" aux homosexuels. Cette circonstance aggravante avait été finalement retenue par le tribunal.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Église catholique

Emmanuel Macron se met à dos les assos LGBT pour avoir dit que l'Église accompagne les familles homosexuelles

Un passage du discours du président de la République devant la Conférence des évêques a particulièrement choqué les associations LGBT quand ce dernier a affirmé que l'Église "accompagnait les familles homosexuelles". 

Le discours d'Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques 
Le discours d'Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques 

"Tous les jours, tous les jours, les mêmes associations catholiques et les prêtres, accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles, des familles recourant à l’avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA, des familles confrontées à l’état végétatif d’un des leurs, des familles où l’un croit et l’autre non, apportant dans la famille la déchirure des choix spirituels et moraux", a affirmé Emmanuel Macron dans son discours devant les évêques de France.

 

Ce passage a particulièrement choqué les associations LGBT qui l'ont fait savoir via les réseaux sociaux.

 

"Depuis quand l’Église accompagne les familles homoparentales alors qu’elle s’oppose à leur reconnaissance et à leur protection ? a répliqué Joël Deumier, le président de SOS homophobie. On croit rêver ce discours est complètement irréel..."

 

L'association GayLib juge quant à elle cette affirmation "choquante, blessante, inappropriée".

 

Nicolas Noguier, de l'Association Le Refuge, écrit sur Twitter :

"Je comprends mieux votre réticence à vous engager clairement contre les thérapies de conversion. Rencontrer les représentants des cultes rentre dans le principe de laïcité mais faire de tels éloges au mépris de la souffrance de milliers d’adolescents me choque". 

 

L'Amicale des Jeunes du Refuge va plus loin et pastiche férocement la prose présidentielle en rappelant combien l'église catholique exclut les homosexuels.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Football féminin

L'ancienne attaquante des Bleues Marinette Pichon revient sur son homosexualité dans une autobiographie

Marinette Pichon, l’ancienne attaquante des Bleues, sort une autobiographie où elle explique comment le football l’a sauvé de son enfance difficile.

Marinette Pichon en 2003, après avoir marqué un but contre le Brésil.
Marinette Pichon en 2003, après avoir marqué un but contre le Brésil.

Elle y livre aussi un témoignage inédit et intime sur son homosexualité et son homoparentailté. 

 

Marinette Pichon, l’ancienne attaquante des Bleues, sort une autobiographie où elle explique comment le football l’a sauvé de son enfance difficile : "Ne jamais rien lâcher" (aux éditions First). 

 

Le "Zidane du foot féminin" a réalisé une autobiographie qui révèle l’enfance très sombre de la jeune femme. Victime de la violence de son père alcoolique, elle raconte comment elle a fait pour ne pas sombrer. 

 

La jeune femme explique qu’elle avait besoin de sortir une autobiographie pour rétablir la vérité.

 

Dans son livre "Ne jamais rien lâcher", publié par First Édition,  l'icône du football féminin revient sur son parcours de pionnière et son destin hors-norme.

 

Première française à être passée professionnelle, joueuse internationale A  dès 1994, Marinette est la meilleure buteuse de l'histoire de l'équipe de France avec un record toujours inégalé de 81 buts en 112 sélections.

 

Connue en France pour être la "Zidane du football féminin", Marinette est aussi une star aux États-Unis où elle a accompli une partie de sa carrière.

 

Après avoir rangé ses crampons et son maillot bleu il y a 10 ans, Marinette Pichon est une femme engagée dans la promotion du sport féminin.

 

Enfin, Marinette est une mère comblée : homosexuelle, elle est la deuxième femme en France à avoir obtenu un congé paternité après la naissance de son fils en 2012.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Nouvelle-Zélande

Les condamnations pour homosexualité rayées des casiers judiciaires

Le Parlement néo-zélandais a adopté une loi permettant aux homosexuels condamnés en vertu de textes anciens de rayer ces condamnations de leur casier judiciaire.

L'homosexualité a été dépénalisée en Nouvelle-Zélande en 1986 mais les condamnations des personnes reconnues coupables auparavant étaient toujours inscrites à leur casier judiciaire.

 

La nouvelle loi votée à l'unanimité le 3 avril, permet désormais aux personnes concernées de voir ces condamnations supprimées de leur casier.

"Je souhaiterais à nouveau présenter mes excuses à tous les hommes et membres de la communauté homosexuelle affectés par des préjudices, stigmates et autres effets négatifs causés par des condamnations pour des infractions anciennes pour homosexualité", a déclaré le ministre de la Justice, Andrew Little.

 

"Cette loi envoie un message clair indiquant que la discrimination à l'égard des personnes homosexuelles n'est plus acceptable et que nous nous sommes engagés à remédier aux torts du passés", a-t-il ajouté.

 

Le ministère de la Justice a précisé que le texte concernait les infractions dépénalisées en 1986, notamment la sodomie et les actes indécents entre hommes, qui étaient alors pénalement répréhensibles.

 

Selon les estimations du ministère, environ un millier de personnes vont pouvoir faire valoir leur droit de retirer du casier judiciaire des condamnations anciennes, lorsque les procédures entreront en vigueur l'an prochain.

 

Après avoir dépénalisé l'homosexualité en 1986, la Nouvelle-Zélande avait interdit les discriminations envers les homosexuels en 1993 et légalisé le mariage gay en 2013.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Internet

Grindr accusé de révéler le statut VIH de ses utilisateurs à des entreprises

La célèbre application de rencontres homosexuelles Grindr a été critiquée lundi pour avoir laissé des entreprises tierces accéder à des données privées de ses utilisateurs, dont leur statut HIV. 

"En tant qu'entreprise au service de la communauté LGBTQ, nous comprenons à quel point la révélation d'un statut HIV peut être un sujet sensible", a écrit Scott Chen, un des responsables du site, dans un texte diffusé sur la plateforme Tumblr, reconnaissant que cela pouvait susciter des "inquiétudes".

 

"Notre but a toujours été de promouvoir la santé et la sécurité de nos utilisateurs", poursuit-il, confirmant que Grindr "travaille" avec des entreprises comme Apptimize ou Localytics, chargées de tester l'application et qui à ce titre, reçoivent des données de Grindr.

 

Celles-ci sont "soumises à des clauses contractuelles strictes" de confidentialité, assure encore Scott Chen, soulignant que les usagers peuvent choisir ou non d'indiquer sur leur profil leur statut HIV et que c'est donc à eux d'être vigilants.

 

Tout en affirmant limiter les données partagées au strict nécessaire, Grindr reconnaît que "parfois, ces données peuvent inclure des infos relatives à la localisation et au statut HIV car ce sont des informations qui sont dans (l'application)".

 

Selon un chercheur du cabinet norvégien SINTEF, dont le travail a été rapporté lundi par le site d'informations BuzzFeed, toutes ces données rendent les personnes identifiables.

 

"Grindr n'a jamais vendu et ne vendra jamais d'informations personnelles identifiables - en particulier les données relatives au statut HIV ou à la dernière date de test - à des tierces parties ou à des annonceurs", se défend Scott Chen.

 

L'association de défense des droits numériques Electric Frontier Fondation a jugé "décevante" la réponse de Grindr. "Vous avez trahi la communauté LGBT", a commenté un internaute sous le texte de Grindr.

 

La semaine dernière déjà, une enquête de la chaîne américaine NBC avait révélé que la plateforme de rencontres gay recelait des failles permettant l’accès aux contenus des messageries, photos et localisations des utilisateurs.

 

Fondé en 2009, Grindr, qui se qualifie de "plus grand réseau mondial de rencontres pour hommes gays", a été le premier à utiliser la technologie de la géolocalisation sur smartphone.

 

Le groupe américain revendique 3,6 millions d'usagers actifs quotidiens.

 

Cette polémique intervient alors que Facebook est cloué au pilori depuis plus de deux semaines, accusé de n'avoir pas protéger les données de plus de 50 millions d'utilisateurs, qui ont fini - via une application tierce - entre les mains d'une firme d'analyse de données qui les aurait utilisées à des fins politiques.

 

(Avec AFP)

 

Aides appelle au boycott de Grindr

L'association française de lutte contre le sida appelle au boycott de Grindr. 

"Cela fait des années que nous voyons nos comptes dédiés à la prévention régulièrement supprimés par l’application, et nous devons négocier bannière après bannière l’insertion de nos messages de prévention à destination des utilisateurs", déplore Aides. 

"Il ne s’agit pas pour nous d’appeler à une réglementation des applications de rencontres qui serait de toute façon inefficace. En revanche, les entreprises qui font leur beurre sur la sexualité de leurs clients se doivent à minima d’être exemplaires. Exemplaires sur la protection des données de leurs clients ET sur les enjeux évidents de prévention et de santé publique", précise l'association.  

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Associations / Sida

Remous à la tête d'Act up après 120 battements par minute

L'ancienne équipe dirigeante d'Act-Up Paris a quitté ses fonctions samedi, déplorant la "transition brutale" liée au succès du film "120 battements par minute", qui a amené vers l'association de lutte contre le sida une nouvelle génération de "militants politisés".

Depuis le succès du film couronné aux Césars, l'association, en perte de vitesse et même un temps placée en redressement judiciaire en 2014, a vu "une vague de nouvelles arrivées" avec notamment "de jeunes militants déjà politisés et expérimentés dans d'autres luttes, notamment antiracistes", écrit l'équipe démissionnaire dans un communiqué.

 

Ceux-ci "détournent et exploitent l'outil d'Act-Up, en se servant de son historique, pour mettre en avant d'autres luttes", affirment les deux anciens coprésidents, Rémy Hamai et Mikaël Zenouda, et l'ancien vice-président Xavier Coeur-Jolly, en déplorant que le travail d'expertise soit "relégué au dernier plan" au profit "du commentaire permanent de la critique spectacle". "Ecoeurés au point de démissionner" par les "insultes" et les "dépréciations gratuites", les anciens responsables ont été remplacés lors d'une assemblée générale extraordinaire samedi par une nouvelle équipe élue, "dont deux personnes arrivées depuis trois semaines", ajoute leur communiqué, qui dénonce "toute forme d'entrisme politique" et de "violence revendiquée".

 

Les deux nouveaux vice-présidents sont Fabrice Clouzeau et Marc-Antoine Bartoli.

 

La décision a provoqué des réactions contrastées sur les réseaux sociaux, où certains ont rappelé le mode d'action spectaculaire qui était la signature d'Act-up dans les années 1990 (préservatif géant sur l'obélisque de la Concorde à Paris, jets de faux sang ou de vraies cendres de militants...)

 

"La lutte contre le sida a toujours été profondément politique. C'est aberrant, surtout venant d'Act up", estime un internaute sur twitter, tandis qu'un autre affirme : "Act-Up Paris est une association de gauche", ce que le conseil d'administration sortant, "dépolitisé", ne "comprend pas".

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Attentat homophobe

La veuve du tueur d'Orlando acquittée

L'épouse d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d'avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux États-Unis depuis le 11-Septembre, selon les autorités locales.

Les 49 victimes de la tuerie d'Orlando
Les 49 victimes de la tuerie d'Orlando

Noor Salman, âgée de 31 ans, était accusée d'avoir aidé son mari à préparer l'attentat commis au nom du groupe État islamique le 12 juin 2016, dans une boîte de nuit gay, le Pulse, et d'avoir menti aux enquêteurs.

Elle risquait la prison à vie. "Justice a été rendue", a déclaré un avocat de la défense, Charles Swift, en sortant du tribunal, d'après l'antenne locale de la chaîne CBS.

 

Les 12 jurés avaient commencé à délibérer mercredi après-midi, après le procès démarré le 3 mars dans un tribunal d'Orlando, en Floride.

 

Les avocats de Noor Salman ont argué que sa déclaration à la police, dans laquelle elle a reconnu avoir eu connaissance des intentions meurtrières de son mari, est intervenue sous la contrainte, après 16 heures d'interrogatoire.

 

La défense a en outre avancé que Mme Salman est dotée d'un faible coefficient intellectuel, ce qui la rendrait influençable, et qu'elle était dominée par un époux violent, qui la battait.

 

Mère d'un garçon de quatre ans qu'elle a eu avec lui, elle aurait eu peur de le contredire, même en son absence.

 

"Pourquoi Omar Mateen se serait-il confié à Noor, une femme qu'il ne respectait manifestement pas ?" a argumenté mercredi son avocate, Linda Moreno, selon le journal local Orlando Sentinel. "Elle n'était pas son égale, elle n'était pas sa partenaire et elle n'était pas sa confidente".

 

Pendant l'audience, les procureurs ont révélé qu'Omar Mateen comptait au départ attaquer le grand parc thématique de Disney, à Orlando, en cachant son arme dans une poussette. Mais il y aurait finalement renoncé, échaudé par la forte présence policière, décidant finalement de viser le Pulse.

 

"Nous avons espoir que la fin du procès lié à la tragédie du Pulse pourra aider notre ville à poursuivre son processeur de deuil", a réagi le maire, Buddy Dyer, sur Twitter après le verdict.

 

Au cours de l'attaque, qui a également fait plus de 50 blessés, Omar Mateen, 29 ans, avait appelé le numéro des urgences pour plaider allégeance à l'EI. Il a été tué lors de l'assaut de la police.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

États-Unis

Un père a ordonné à sa compagne de violer son fils autiste de 11 ans qu'il croyait gay

Un Américain risque la prison à vie pour avoir ordonné à sa petite amie de violer son fils autiste de 11 ans parce qu'il pensait qu'il était gay. 

Sean Cole et sa petite amie, Khadeijah Moore.
Sean Cole et sa petite amie, Khadeijah Moore.

Sean Cole, un Américain de 29 ans, suspectait son fils de onze ans d'être gay après l'avoir surpris dans une situation qu'il jugeait "compromettante" avec un autre garçon.

 

Il a alors intimé l'ordre à sa petite amie de 20 ans, Khadeijah Moore, d'avoir des rapports sexuels avec son fils lors de la fête de Thanksgiving en 2016. Avant de forcer son fils à la réciprocité sur sa compagne.

 

Le père s'est défendu de toute attirance sexuelle pour son fils ou des enfants. Il voulait, selon ses dires, le "remettre dans le droit chemin", selon le procureur adjoint du district de Madison où il est jugé.

 

L'agression a été découverte lorsque l'enfant a posé des questions sur la sexualité à sa mère, qui vit en Géorgie. Quand elle a découvert ce qui s'était passé, elle a conduit son fils à la police pour dénoncer les faits.

 

"Je poursuis depuis longtemps les crimes sexuels sur des enfants, et c'est la première fois que je me heurte à quelque chose comme ça", a déclaré le procureur.

 

Sean Cole et sa petite amie, Khadeijah Moore, qui est actuellement en fuite, ont été accusés de viol, de sodomie et d'abus sexuels sur un enfant de moins de 12 ans.

 

L'enfant pense aujourd'hui qu'il a manqué à la parole donnée à son qui lui avait demandé de taire absolument les relations sexuelles qu'il lui avait imposé. "Il pense toujours qu'il est le méchant. C'est déchirant ", a déclaré le procureur. 

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Sidaction 2018

4,5 millions d'euros récoltés

L'édition 2018 du Sidaction a permis de récolter 4,5 millions d'euros de dons

Un chiffre en légère hausse par rapport à l'an passé qui rassure les responsables de l'association.

 

L’édition 2018 du Sidaction affiche un bilan correct avec des promesses de dons de 4,5 millions d'euros de promesses de dons, selon les organisateurs.

 

C’est un peu plus que l’an passé, où le total des sommes collectées lors de cet événement caritatif annuel relayé à la radio et la télévision en faveur de la prévention et de la recherche sur le sida avait été de 4,07 millions.

 

"Nous sommes soulagés de voir que les donateurs sont encore mobilisés, malgré les craintes de banalisation de l’épidémie", a réagi la directrice générale de l’association Sidaction, Florence Thune.

 

Le Sidaction 2018 a été marqué "par un don exceptionnel d’un grand donateur", a aussi indiqué dans un communiqué l’association, qui n’en a pas précisé le montant.

 

Les fonds seront "reversés à des programmes de recherche et de soins et à des programmes associatifs de prise en charge et d’aide aux malades, en France et à l’international".

 

Cette édition était la première à se dérouler sans Pierre Bergé, décédé en septembre et remplacé à la présidence par Françoise Barré-Sinoussi.

 

Quelques jours avant le début du Sidaction, l'association s'était alarmée de la progression des idées fausses sur le VIH. 21 % des 15-24 ans pensent, à tort, que le sida peut se transmettre par un baiser.

 

"Il y a eu un balancier, analysait dimanche, sur France Inter, la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Il y a eu une génération nourrie de la peur du sida dans les années 1980, quand le sida est apparu, avec une angoisse autour de la sexualité et ça a été très dur pour cette jeunesse. Puis, quand les nouveaux traitements sont arrivés, je pense qu’on a relâché la pression de l’information, le balancier a été trop loin : il n’y a pas suffisamment d’éducation aujourd’hui sur ce qu’est le sida", a-t-elle ajouté.

 

Il est encore possible de faire des dons au Sidaction, par courrier ou par téléphone. Le 110 restera ouvert jusqu’au 14 avril.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

VIH

Coup d'envoi du Sidaction, dans un contexte de baisse des dons

Le Sidaction, événement caritatif annuel relayé à la radio et la télévision, a démarré vendredi et s'achèvera dimanche, dans un contexte global de baisse des dons aux associations et de progression des "idées fausses" sur le sida. 

L’association Sidaction a publié mercredi un sondage selon lequel 21% des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6% de plus qu'en 2015.

 

"Nous sommes un peu inquiets de cette méconnaissance des jeunes envers l'infection au VIH", déclare à l'AFP Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine en 2008 avec Luc Montagnier pour la découverte du virus du sida en 1983.

 

Elle a été nommée en novembre présidente de l'association Sidaction pour succéder à l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, décédé le 8 septembre.

 

"Françoise Barré-Sinoussi porte l'historique de la lutte contre le sida", explique la directrice générale de Sidaction, Florence Thune. "Elle symbolise le lien entre la recherche et les personnes qui vivent avec le VIH car elle a été parmi les premiers à recevoir dans son laboratoire des personnes infectées par le VIH".

 

Co-fondée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, qui est toujours vice-présidente, l'association finance des programmes de recherche et de prévention.

 

Les dons peuvent être faits par téléphone (110, jusqu'au 14 avril), en ligne (www.sidaction.org), par SMS en envoyant le mot DON au 92 110 (petits dons) ou par courrier à Sidaction, 228 rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris.

 

L'an dernier, le Sidaction s'était achevé sur un total de 4,07 millions d'euros de promesses de dons. "Une éventuelle baisse des dons, qu'on a déjà constatée au cours de ces dernières années, nous inquiète. C'est le cas pour le milieu associatif de façon globale et c'est extrêmement préoccupant", selon Françoise Barré-Sinoussi.

 

Pendant tout le week end, les chaînes de télévision affichent dans un coin de l'écran le ruban rouge du Sidaction. Une émission de variété dédiée intitulée "Toujours ensemble : notre raison d'être" sera diffusée samedi à 20h55 sur France 2. Elle marquera les 20 ans de la chanson "Sa raison d'être", composée par Pascal Obispo pour le Sidaction et dont une nouvelle version a été enregistrée par une quarantaine d'artistes.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Hommage

Une plaque en hommage au policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées

L’hommage sera rendu par la Ville le 20 avril, un an après la mort du policier de 37 ans, tué par un djihadiste français sur l’avenue parisienne. 

Avenue des Champs-Elysées (VIIIe). C’est à l’endroit où le policier de 37 ans est tombé que sera apposée une plaque commémorative le 20 avril prochain 

Elle sera dévoilée le 20 avril prochain à l’occasion d’une cérémonie sur l’avenue des Champs-Élysées, dans le VIIIe arrondissement de Paris.

 

Ce mercredi soir, le Conseil de Paris a voté à l’unanimité la décision d’apposer une plaque en hommage à Xavier Jugelé, le policer de 37 ans tué il y a un onze mois d’une rafale d’arme automatique par un djihadiste français sur l’avenue parisienne alors qu’il était au volant d’un car de police garé devant l’Institut culturel de Turquie.

 

Installée à l’endroit où le fonctionnaire est tombé, elle portera le texte suivant : "À la mémoire du capitaine de police Xavier Jugelé, assassiné en ce lieu le 20 avril 2017, victime du terrorisme dans l’accomplissement de son devoir".

 

Déjà élevé à titre posthume au rang de capitaine de police et fait chevalier de la Légion d’honneur, Xavier Jugelé se verra remettre à titre posthume la médaille de la Ville de Paris.

 

Une distinction également remise à ses deux collègues policiers blessés dans l’attentat, afin d’exprimer le "lien indéfectible qui unit Paris à ses policiers", a précisé Colombe Brossel, adjointe (PS) à la sécurité d’Anne Hidalgo.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Grèce

Relaxe d'un évêque homophobe à l'issue d'un procès inédit

Le premier procès intenté en Grèce contre un dignitaire orthodoxe pour incitation à la violence homophobe s'est conclu ce jeudi sur la relaxe de l'accusé, un évêque réputé pour ses dérapages et ses sympathies d'extrême-droite.

Grèce : Mgr Amvrosios relaxé en dépit de ses appels à "cracher" et "noircir de coups" les homosexuels
Mgr Amvrosios relaxé en dépit de ses appels à "cracher" et "noircir de coups" les homosexuels

A l'issue de dix heures d'audience, le tribunal d'Aigion, dans le Péloponnèse, a relaxé, en suivant l'avis du procureur, Athanassios Lenis des charges d'"incitation publique à la violence" et "abus des fonctions ecclésiastiques".

 

Le dignitaire de 79 ans était jugé pour avoir qualifié en 2015 les homosexuels de "lie de la société" et avoir appelé à leur "cracher dessus" et à les "noircir (de coups)". Il réagissait, dans une adresse écrite à ses fidèles, au vote d'une loi étendant aux homosexuels le pacte d'union civile, jusque là explicitement réservé aux hétérosexuels.

 

Le procureur a pour sa part estimé que les propos ne visaient pas les homosexuels mais les responsables politiques, et ne constituaient pas un appel à la violence.

 

La comparution en justice sur la base de la plainte des neuf militants de Mgr Amvrosios, constituait une première dans un pays où l'Église, non séparée de l'État, jouit d'une forte influence.

 

Les défenseurs des droits de l'homme s'en étaient félicités comme d'une étape dans la lutte contre la rhétorique de haine, largement impunie en Grèce.

 

"Le simple fait qu'il se soit retrouvé sur le banc des accusés est une première victoire", a estimé Kalovirnas.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Brésil

Rio pleure Marielle Franco

Le Brésil est sous le choc après l’assassinat d’une élue. Marielle Franco était une des voix les plus prometteuses pour les défavorisés, les Noirs, les femmes et les LGBT. 

Marielle Franco lors de la campagne de 2016
Marielle Franco lors de la campagne de 2016

Des milliers de personnes se sont rassemblées spontanément mercredi sous des pancartes "Les vies noires et LGBT comptent", "Nous ne nous tairons pas".

 

La foule était encore compacte, le lendemain, aux funérailles de Marielle Franco. Conseillère municipale de Rio de Janeiro, cette femme de 38 ans est morte mercredi sous les balles d’assaillants non identifiés, alors qu’elle circulait en voiture avec son chauffeur, également tué, et un assistant, blessé.

 

Marielle Franco était un des symboles de la lutte des Noirs, des habitants des favelas et des LGBT, dans un contexte de recrudescence de l’insécurité et de guerre des gangs dans la métropole brésilienne. Sociologue de formation, issue de la favela de Maré, elle s’était faite la voix des victimes de violences policières. Rien qu’en janvier, 154 personnes ont été tuées à Rio dans le cadre des opérations des forces de l’ordrem, une hausse de 57% par rapport au même mois de 2017.

 

Abus des militaires

L’AFP rappelle qu’elle venait d’être désignée rapporteure sur les abus des militaires, après que ceux-ci se sont vus confier la sécurité de la province par une décision controversée du président Michel Temer. Entre autres chevaux de bataille, Franco militait également pour que les autorités locales tienne un registre des féminicides.

 

Le meurtre – manifestement ciblé – laisse les Cariocas sous le choc, eux qui avaient offert un triomphe inattendu à "Mari" lors des élections municipales de 2016. La candidate de gauche avait récolté 46’000 voix, le 5e meilleur score de tous les candidats, pour sa toute première élection. "Elle était le symbole de la politique à laquelle nous croyons", a résumé Jefferson Barbosa, 21 ans, collaborateur de l’élue. Marielle Franco laisse derrière elle sa compagne et leur fille de 19 ans.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Moyen-Orient

Un parti politique libanais promet de décriminaliser les relations homosexuelles

Pour la première fois, un parti politique libanais promet de décriminaliser les relations homosexuelles s'il parvient au pouvoir. 

Photo illustration: La première Gay Pride du Liban 21 mai 2017
Photo illustration: La première Gay Pride du Liban 21 mai 2017

Il a inscrit cette mesure dans son programme électoral, suscitant l'espoir au sein de la communauté LGBT.

 

Le parti démocrate-chrétien de droite, le parti Kataeb, a annoncé son intention de mettre fin à la loi pénalisant l'homosexualité lors d'un débat à la télévision le week-end dernier.

 

Ce parti affirme qu'il mettra en place cette mesure s'il remporte les élections du 6 mai prochain.

 

Les responsables du parti ont souligné que la décriminalisation des relations homosexuelles constituait un point fort de leur agenda social.

 

Actuellement, l'article 534 du Code pénal libanais interdit les relations sexuelles qui "contredisent les lois de la nature". La loi est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an.

 

Cependant, de nombreux tribunaux dans le pays ont jugé que cet article ne devrait pas être utilisé pour arrêter des personnes ayant des relations homosexuelles.

 

Cela n'empêche pas la police libanaise d'utiliser la loi pour persécuter régulièrement la communauté LGBT.

 

Kataeb est l'un des premiers partis du gouvernement à parler publiquement de la décriminalisation de l'homosexualité. 

 

Les activistes gays ont réagi à cette annonce en affirmant que l'abandon de l'article 534 constituerait une amélioration spectaculaire de la condition des personnes LGBT dans ce pays du Moyen-Orient.

 

Le directeur exécutif de la Fondation arabe pour la liberté et l'égalité, Georges Azzi, a déclaré que la promesse était "grande". "Nous avons eu des promesses à huis clos mais c'est la première fois que les politiciens nous soutiennent publiquement", a-t-il ajouté.

 

Bien que le Liban soit un pays plus tolérant que les autres états arabes, les LGBT y sont toujours régulièrement moqué à la télévision et la police effectue souvent des raids dans les boîtes de nuit qu'ils soupçonnent d'être fréquentées par des hommes homosexuels.

 

La dernière manifestation LGBT qui a eu lieu dans le pays s'est déroulée en 2012 quand un certain nombre de personnes ont manifesté devant un tribunal pour demander la fin de la pratique du "test anal", une procédure destinée à "prouver" que quelqu'un a eu des relations sexuelles anales.

 

Le ministère de la Justice a depuis demandé à la police d'arrêter la pratique, mais elle est soupçonnée de continuer à l'utiliser.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Homophobie

L'Obs révèle les propos homophobes tenus sur un groupe de discussion de militants frontistes

L'Obs a eu accès aux discussions d'un groupe de jeunes militants frontistes et du FNJ (Front National Jeunesse) sur Twitter, tenues entre septembre 2017 et février 2018, et où les propos homophobes fleurissent allègrement. 

Ce groupe de discussion, qui a été créé pour la campagne présidentielle de 2017, mais qui s'est poursuivi au-delà, était réservé aux seuls membres du groupe et n'était pas destiné à être rendu public.

 

On y découvre notamment des commentaires sur les membres de FN qui ont rejoint Les Patriotes de Florian Philippot, rebaptisés "Patrifiottes".

 

"Je veux bien lui enfoncer une batte de base-ball dans son cul jusqu'à la glotte si ça lui fait plaisir", écrit un ancien élu municipal, au moment de recevoir une photo de l'ancien numéro 2 du parti.

 

"La question de l'homosexualité des cadres et ex-cadres frontistes passionne les jeunes du FNJ", remarque L'Obs.

 

"Pourquoi ils sont tous PD autour de Philippot ?" On cherche à savoir qui couche avec qui. Comment deviner ? "Ça se voit sur son nez qu'il est gay", écrit ainsi un membre du groupe de discussion.

 

"On a une majorité de maires masculins gays. De députés masculins gays. Par contre on n'a pas beaucoup de lesbiennes. Que des gays, pas de lesbienne... D'ailleurs c'est marrant ça (...) Putain de parti de sodomites de merde. Ils (Les Patriotes, NDLR) faisaient quoi au Front ? (...) A part des partouzes entre eux ? Je ne sais pas", peut-on encore lire.

 

La question du mariage pour tous fait aussi l'objet de commentaires révélant l'idéologie réelle des militants, assez éloignée des positions officielles défendues par Marine Le Pen en public. 

 

A la réflexion d'un membre qui affirme : "Ne pas revenir sur le mariage homosexuel, c'est être d'accord avec le fait que le couple formé par l'homme et la femme n'est plus la brique de notre société. Or jamais un couple homosexuel ne pourra se reproduire. Donc ça revient à accepter la non-reproduction de l'espèce et donc la mort", un autre répond : "Tu n'en parles pas pendant la campagne, c'est tout". 

 

(Source L'Obs)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

États-Unis

La patineur Adam Rippon appelle les jeunes gays à changer le monde

Le champion olympique américain ouvertement gay Adam Rippon a prononcé un discours à l'intention des jeunes LGBTQ + qui, selon lui, pourraient "changer le monde".

 Illustration Adam Rippon capture écran – pour voir la vidéo cliquez sur l'image.
Illustration Adam Rippon capture écran – pour voir la vidéo cliquez sur l'image.

Le patineur artistique américain a reçu le Prix de la visibilité de l'organisation LGBT Human Rights Campain lors d'un gala à Los Angeles ce week-end, suite à son récent triomphe aux Jeux olympiques d'hiver où il est devenu le premier sportif américain ouvertement gay à remporter une médaille d'or.

 

Adam Rippon a prononcé un discours de remerciement à l'intention de la prochaine génération de jeunes LGBT.

 

Appelant à l'établissement d'une nouvelle norme dans le sport, inclusive pour les athlètes LGBTQ +, il a déclaré : "J'ai fait le choix de ne pas avoir peur ... de ne pas me soucier de qui j'étais ... J'allais être vraiment moi. C'était la décision la plus importante que j'ai jamais prise. Vivre sans peur, prendre des risques, abandonner ma peur et continuer à apprendre. Vous constaterez que vous aurez votre plus grand succès lorsque vous portez fièrement vos cicatrices".

 

Délivrant son message à la génération suivante, Adam Rippon a affirmé : "Que vous soyez gay, hétéro, bi, trans ou encore à la découverte de vous-même, vous êtes plus intelligent que vous ne le pensez. Tu as plus de force que tu ne le sauras jamais, tu es puissant, peu importe d'où tu viens et où tu vas, il y a quelqu'un qui te regarde et qui trouvera l'inspiration dans ta force..."

 

"Soyez un modèle et n'oubliez jamais que vous pouvez être le champion de quelqu'un. Quand nous nous réunissons, nous changeons le monde", a-t-il conclu sous les applaudissements du public.

 

Depuis les Jeux olympiques, Adam Rippon est devenu une figure de proue de la communauté LGBTQ +.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Tristesse

Le couturier Hubert de Givenchy est décédé à l'âge de 91 ans Légende de la haute couture, le créateur de mode Hubert de Givenchy, connu pour avoir lancé la maison du même nom et pour avoir habillé l'actrice Audrey Hepburn, sa muse, est décédé à l'âge de 91 ans, a annoncé lundi son compagnon dans un communiqué.

Mort d'Hubert de Givenchy, le Cary Grant de la haute couture
Mort d'Hubert de Givenchy, le Cary Grant de la haute couture

"Monsieur de Givenchy s'est éteint dans son sommeil le samedi 10 mars 2018. Ses neveux et nièces et leurs enfants partagent sa douleur", écrit le couturier Philippe Venet, son compagnon de longue date.

 

Avec lui disparaît un des derniers grands témoins de l’âge d’or de la haute couture française.

 

Il avait travaillé chez divers couturiers avant donner son nom à une maison de couture en 1952, et enfin à une maison de parfums quelques années après.

 

Il aura, tout au long de sa carrière, Cristóbal Balenciaga comme mentor, qui le soutiendra, le financera et l'encouragera.

 

Avec sa marque, Hubert de Givenchy a traversé les décennies et a connu un nouveau directeur artistique célèbre en la personne d'Alexander McQueen, mais reste avant tout un couturier majeur des années 1950.

 

De son premier défilé en 1952 à son départ en 1995 de sa maison de couture, vendue en 1988 au groupe LVMH, Hubert de Givenchy a marqué pendant quarante ans le monde de la mode par l'élégance de ses créations, comme la célèbre robe noire portée par l'actrice Audrey Hepburn dans "Breakfast at Tiffany's". 

 

"Parmi les créateurs qui ont définitivement installé Paris, à partir des années 1950, au sommet de la mode mondiale, Hubert de Givenchy a donné à sa maison de couture une place à part. Tant dans les robes longues de prestige que dans les tenues de jour, Hubert de Givenchy a su réunir deux qualités rares : être novateur et intemporel", a réagi Bernard Arnault, à la tête du groupe LVMH.

 

La maison de couture a également rendu hommage à son fondateur dans un communiqué, saluant une "personnalité incontournable du monde de la haute couture française, symbole de l'élégance parisienne pendant plus d'un demi-siècle. Aujourd'hui encore, son approche de la mode et son influence perdurent. Son œuvre demeure aussi pertinente aujourd'hui qu'alors".

 

Sans en faire un étendard ni utiliser son nom pour faire évoluer les mentalités comme l'a fait Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy n'a cependant jamais caché son homosexualité. Il en parlait même récemment avec aisance dans une grand entretien au magazine Télérama à l'occasion de ses 90 ans.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Cinéma

Bertrand Mandico joue avec les genres

Le réalisateur français propose une délirante et fantasmagorique épopée romantico-érotico-queer pour son premier long métrage, "Les garçons sauvages". 

"Les garçons sauvages" de Bertrand Mandico
"Les garçons sauvages" de Bertrand Mandico

Nous sommes au début du XXe siècle. Cinq exaspérants et jolis ados de bonne famille aux pulsions violentes tuent sauvagement leur professeure de théâtre. En guise de punition, leurs parents les confient à un redoutable capitaine hollandais pour une croisière durement répressive sur un voilier.

 

Prisonniers, enchaînés, sous le joug du tyrannique et sadique commandant de bord, les garçons semblant sortis d’un film de Cocteau, se rebellent et finissent par échouer sur une île mystérieuse. Tout y est sexe et plaisirs insoupçonnés que procurent une végétation luxuriante, turgescente, invitant à la débauche et propre à la métamorphose…

 

Fantasmagorie

Avec "Les garçons sauvages", son premier long-métrage, le créatif, provocateur, sulfureux et sensuel Bertrand Mandico propose une délirante et fantasmagorique épopée romantico-érotico-queer. Mêlant un récit d’aventure à la Jules Verne bourré de références à un cinéma hyper branché à l’esthétique baroque.

 

Du noir et blanc somptueux pour ce conte initiatique lascif, dont la grande idée est d’avoir confié les rôles des cinq éphèbes à des actrices au look androgyne : Pauline Lorillard, Vimala Pons, Diane Rouxel, Anaël Snoek, Mathilde Warnier. Elles sont parfaites dans leur numéro de transformistes, destiné à mettre en cause une prétentieuse virilité dans un questionnement et un jeu autour de la sexualité et de l’identité des personnages.

 

Iconoclaste

Travaillant ainsi sur les corps et le désir, le réalisateur français nous emmène dans un voyage hallucinogène, sensoriel, onirique, transgressif, et transgenre à tous égards. On pourrait certes reprocher à la mise en scène de virer au maniérisme au fil de l’intrigue. Une réserve toutefois mineure pour cet opus iconoclaste si singulier et si heureusement détonnant dans la cinématographie française ambiante.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Subvention

La justice rejette la requête de La Manif pour tous

Le tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête formulée par La Manif pour tous Paca contre l'attribution en 2013 d'une subvention par la ville de Marseille à une association gay et lesbienne pour organiser l'Europride. 

La justice rejette la requête de La Manif pour tous
La justice rejette la requête de La Manif pour tous

Opposée au mariage homosexuel, l'émanation régionale en Paca de La Manif pour tous demandait au tribunal administratif d'annuler la subvention de 100.000 euros qui avait été votée à l'époque par la municipalité marseillaise et d'ordonner le remboursement des sommes versées.

La subvention allouée par la ville de Marseille avait été attribuée à l'association Lesbian & Gay Parade Marseille (LGP Marseille), chargée d'organiser du 10 au 20 juillet 2013 l'Europride qui devait réunir plusieurs centaines de milliers de participants à Marseille mais qui, à la suite de divers couacs, en avait finalement réuni bien moins.

Sur le fond, La Manif pour tous soutenait que l'attribution d'une telle subvention "échappe à la compétence communale", selon Me André Bonnet. L'avocat avait expliqué dans ses conclusions que "la commune ne pouvait légalement s'engager dans un débat politique national, étant rappelé que l'un des objectifs principaux annoncés de la manifestation était l'obtention du mariage homosexuel et que la loi n'avait alors pas encore été adoptée".

Le tribunal a relevé que "rien dans la convention liant cette association à la ville, dans ses statuts ou dans les plaquettes décrivant cette manifestation, n'évoque la loi sur le mariage pour tous, au demeurant adoptée le 28 mai 2013, donc avant l'Europride, comme motivant cet événement".

Me Bonnet a indiqué que ce motif de rejet lui apparaissait "surréaliste" et a annoncé que l'association allait "sans doute" faire appel.

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Hauts-de-Seine

Garde à vue après les propos homophobes à la caisse d'un magasin

Deux hommes avaient été insultés par une cliente du Carrefour market de Rueil samedi.

La jeune femme qui a injurié un couple homosexuel à la caisse d’un supermarché de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), samedi soir, a été placée en garde à vue ce jeudi.

 

Les enquêteurs du commissariat local, chargés d’identifier cette personne, ont examiné les images de vidéosurveillance et retrouvé sa trace sans difficulté.

 

Selon toute vraisemblance, à l’issue de sa garde à vue, celle qui a agoni le couple d’insultes homophobes, devrait être renvoyée devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "injures publiques en raison de l’orientation sexuelle".

 

Rappel des faits

Ce mercredi, au téléphone, Laurent paraît encore sous le coup de la colère. Ressassant les mots incroyablement durs que lui et son compagnon, âgé de 51 ans, ont entendus de la bouche d'une femme à son enfant, pour une simple querelle de file d'attente au supermarché.

 

Cet après-midi-là, au moment de son passage en caisse, le couple voit quelques articles posés au bout du tapis mais personne n'attend. Alors, la caissière invite Laurent et ses amis à passer. C'est là qu'une jeune femme, "âgée de 25 ou 30 ans", revient : "Elle nous a bousculés pour nous doubler", leur reprochant de lui avoir grillé la priorité et réclamant à la caissière de "passer devant". "Tu vois, toi tu as un papa et une maman, tu n'as pas deux papas. Eux, ils méritent de mourir. Ce sont la honte de notre pays."

 

L'affaire aurait pu en rester là. Mais, irrité d'avoir été bousculé sans ménagements, le compagnon de Laurent demande des excuses à la jeune femme. Celle-ci fait alors preuve d'une violence verbale inouïe, qui choque d'autant plus le couple… qu'elle est accompagnée de sa petite fille, à peine âgée d'environ 5 ans.

 

Les "sales pédés" et "tarlouzes" fusent, avant que la mère ne se tourne carrément vers son enfant pour lui tenir ces propos, d'après le récit de Laurent : "Tu vois, toi tu as un papa et une maman, tu n'as pas deux papas. Eux, ils méritent de mourir. Ce sont la honte de notre pays". Et comme si cela ne suffisait pas, ils l'entendent ensuite lâcher, au téléphone : "Il y a deux pédés qui me font chier. Ils méritent la mort, des gens comme eux on les égorge en Algérie".

 

Estomaqués, les deux hommes s'attendent à une intervention du personnel du Carrefour, ou même des clients alentour. Mais ces derniers baissent les yeux et la caissière s'exécute devant l'agressivité de la jeune femme. "Nous étions sidérés de recevoir tant d'insultes. Et voir que personne n'osait réagir, c'était stupéfiant", se souvient Laurent.

 

Un vigile s'approche bien mais choisit pour apaiser la situation de demander aux deux hommes de se "calmer, de régler et de quitter les lieux". "Pendant ce temps, elle nous insultait impunément !", poursuit le quinquagénaire, clamant même à qui voulait l'entendre sa "fierté d'être homophobe". Depuis LMPT, "la libération d'une parole qui fait mal"

Les deux hommes finissent par quitter le magasin, glacés par la scène qui vient de se dérouler et sans avoir reçu un mot de la part des employés.

 

Depuis, le groupe Carrefour a pris position dans un communiqué, disant "regretter l'incident" et ces "faits contraires aux valeurs" de l'entreprise.

 

Il a également renouvelé plusieurs fois ses excuses à Laurent et son ami. Le vigile qui a laissé faire a quant à lui été licencié. Par cette procédure qui s'ouvre, Laurent et son compagnon veulent se faire les "porte-paroles" du ras-le-bol des "diatribes homophobes décomplexées". 

 

"J'ai toujours ressenti un regard pesant sur ma différence, confie-t-il. Mais c'est la première fois que je me trouve confronté à un tel acte de violence, de haine à l'état pur". Selon lui, le phénomène s'est même aggravé depuis le débat sur le mariage pour tous, avec la libération de la parole des opposants via La Manif pour tous (LMPT) : "Le résultat, cela a été la libération d'une parole qui fait mal. On va se battre pour changer les mentalités". 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Homophobie

La Bulgarie écarte un traité européen à cause d'une référence au genre

La Bulgarie a renoncé mercredi à ratifier un traité européen de lutte contre les violences domestiques, la Convention d'Istanbul, dont la référence supposée aux théories du genre a suscité l'ire de milieux conservateurs. 

"Le gouvernement l'a approuvé mais les réactions de notre partenaire de coalition, de l'Eglise orthodoxe et du Grand mufti ont été très dures", a déclaré le Premier ministre de centre droit Boïko Borissov pour expliquer sa décision de jeter l'éponge.

 

Cette convention du Conseil de l'Europe "sur la prévention et la lutte contre les violences à l'égard des femmes et la violence domestique", dite Convention d'Istanbul, "suscitait de grandes craintes dans la société" bulgare, a ajouté le chef de l'exécutif qui gouverne avec une coalition de partis nationalistes.

 

Présenté au parlement en janvier en vue d'une ratification, ce traité européen a semé la division au sein de la classe politique, au moment même où la Bulgarie occupe pour la première fois la présidence tournante de l'Union européenne.

 

La discorde s'est concentrée sur la notion de "genre", évoquée dans le texte, et sa traduction en Bulgare. Les nationalistes, mais aussi l'opposition socialiste, se sont inquiétés d'une définition ouvrant la voie à la reconnaissance d'"un troisième sexe" et du mariage gay.

 

Un des partis nationalistes de la coalition y a vu la porte ouverte à l'étude en milieu scolaire des "'genres non stéréotypés' tels que l'homosexualité, le travestissement et autres". Ils ont menacé de quitter le gouvernement.

 

L'Eglise orthodoxe, très influente dans ce pays qui compte aussi une importante minorité musulmane, a parlé de "décadence morale".

 

"L'attention des Bulgares a été détournée du sujet de la violence exercée contre les femmes", a regretté auprès de l'AFP Daniela Gorbounova de l'ONG "Centre bulgare de recherches sur le genre".

 

Les propos homophobes sont fréquents au sein de la classe politique bulgare et dans les médias.

 

Le gouvernement bulgare n'a pas exclu de présenter de nouveau le texte au parlement après une étude et des débats plus approfondis.

 

La Slovaquie a également renoncé en février à ratifier la Convention d'Istanbul incompatible, selon le gouvernement, avec la définition constitutionnelle du mariage entre un homme et une femme.

 

Ce texte de 2011 a jusqu'ici été ratifié par 28 pays du Conseil de l'Europe, dont 17 membres de l'UE.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Église catholique

Un Escort vient d'envoyer au Vatican un dossier qui implique 40 prêtres activement gay

Un Escort a envoyé au Vatican un dossier de 1.200 pages impliquant 40 citant 40 personnalités religieuses comme étant "activement gay". 

Le fichier contient des journaux de messages émanant de WhatsApp, Facebook, Grindr et Telegram qui auraient été partagés entre 34 prêtres et six séminaristes et des travailleurs du sexe masculins.

 

Des photographies explicites ont également été incluses dans le document.

 

L'expéditeur du dossier, Francesco Mangiacapra, un travailleur du sexe italien, indique avoir agi agacé par l'hypocrisie dans l'Église catholique et le besoin de dénoncer la double vie des responsables religieux.

 

Le dossier a d'abord été remis à l'archidiocèse de Naples, qui l'a ensuite été transmis au Vatican.

 

Dans un communiqué, le cardinal de Naples, Crescenzio Sepe, a déclaré qu'il avait décidé de transmettre les allégations contenues dans le dossier au Vatican, car aucun des prêtres cités ne ressortissait de son diocèse.

 

Le prélat souligne "la gravité des cas pour lesquels ceux qui se sont trompés doivent payer le prix, et être aidés à se repentir pour le mal fait".

 

Aucun des 34 prêtres ou des six séminaristes n'est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs.

 

"Nous parlons de péchés, pas de crimes", a déclaré l’Escort.

 

Francesco Mangiacapra n'en est pas à sa première dénonciation. Il a déjà mis en cause le Père Luca Morini pour avoir dépensé des milliers d'euros collectés auprès de paroissiens en payant des escortes, des fêtes, des drogues, des hôtels et des restaurants.

 

Il a divulgué des vidéos montrant que le père prenait de la drogue avec des escorts masculins. Le religieux fait face à des accusations de détournement de fonds, de fraude, de distribution de drogue et de chantage. Il sera jugé le 8 mars prochain.

 

L'année dernière, la découverte d'une orgie gay dans l'appartement d'un cardinal avait aussi fait scandale.

 

Le quotidien italien Il Fatto Quotidiano avait rapporté que la police du Vatican avait fait irruption dans l'appartement d'un proche collaborateur du pape François.

 

La police avait interrompu une orgie dans un appartement qui appartient à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, un département dont les fonctions comprennent le traitement des abus sexuels cléricaux. 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.