Malaisie

La communauté LGBT s'oppose à un programme anti-transgenres

L'Etat de Terengganu en Malaisie projette un programme pour inciter les transgenres à revenir à "une vie normale", ont annoncé samedi des responsables suscitant l'inquiétude de militants LGBT dans ce pays conservateur majoritairement musulman. 

Nisha Ayub
Nisha Ayub

Le programme, auquel la participation sera volontaire, est prévu sur plusieurs jours en 2018 une fois achevé un recensement des transsexuels, a précisé à l'AFP Ghazali Taib, membre du conseil gouvernemental du Terengganu.

 

Il impliquera des experts médicaux, psychologiques et religieux ainsi que des transsexuels qui sont "revenus à une vie normale". "Les transsexuels font partie de notre société (...). Ils relèvent de notre responsabilité", a-t-il ajouté.

 

"A la fin, le choix leur revient. Le gouvernement n'entend pas les forcer. Nous leur donnons un chemin pour faire les choix les meilleurs pour leur vie".

 

Un rapport en 2017 de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, a dénoncé des discriminations "envahissantes" envers les personnes LGBT en Malaisie, pays où la sodomie est interdite et passible d'emprisonnement et de châtiments corporels. Des militantes LGBT ont condamné le projet.

 

"Si vous demandez à une personne de ne pas être elle-même, cela aura un effet négatif sur sa santé et son bien-être", a estimé Thilaga Sulathireh, co-fondatrice du groupe Justice for Sisters.

 

Pour Nisha Ayub, première femme transgenre à recevoir en 2016 le prix "International Women of Courage" décerné par le département d'Etat américain, de tels programmes ne feront qu'accroître l'isolement de la communauté transsexuelle. Elle dénonce la recherche d'"une thérapie corrective qui viole de nombreuses façons les droits de la personne".

 

Selon elle, "si (les transgenres) ressentent qu'ils ne peuvent plus se transformer, ils se sentiront mis au ban de la société". Aucun chiffre officiel n'existe sur les personnes transgenres en Malaisie, mais il est commun de voir des femmes transgenres travailler dans des restaurants ou des magasins, en particulier dans la capitale Kuala Lumpur.

 

Selon les militants transgenres, elles sont victimes de discriminations et vivent dans la peur permanente d'une agression.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Etats-Unis

Le Pentagone va recruter des militaires transgenres dès le 1er janvier, une défaite pour Trump

Le président américain Donald Trump connaît un revers judiciaire sur la question de l'interdiction des militaires transgenres dans l'armée. 

Donald Trump
Donald Trump

Leur recrutement va débuter le 1er janvier prochain. Une Cour d'appel a rejeté le 11 décembre dernier un recours de l'administration Trump visant à maintenir sa décision sur l'interdiction de servir dans l'armée américaine des personnes ouvertement transgenres.

 

La juge fédéral Colleen Kollar-Kotelly a refusé de repousser la date prévue. Les soldats transgenres pourront donc rejoindre les rangs de l’armée américaine à partir du 1er janvier 2018.

 

Cette décision constitue un camouflet pour Donald Trump qui souhaitait revenir sur la mesure mis en place par son prédécesseur Barack Obama ouvrant les rangs de l'armée aux personnes transgenres et qui devait initialement prendre effet au 1er juillet 2017.

 

Selon le ministère américain de la Défense, il y aurait de 2.500 à 7.000 personnes transgenres sur les 1,3 million de militaires en activité. L'organisation de défense des droits Human Rights Campaign estime que le chiffre est plus proche des 15.000.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Homophobie

Le champion de F1 Lewis Hamilton se moque son neveu déguisé en princesse, puis s’excuse

Le champion de formule 1 a présenté des excuses pour des "propos inappropriés" après avoir critiqué dans une vidéo son jeune neveu habillé d’une robe de princesse. 

Le champion de F1 Lewis Hamilton
Le champion de F1 Lewis Hamilton

Le champion britannique de formule 1 Lewis Hamilton a présenté ses excuses, mardi 26 décembre, pour avoir fustigé son neveu habillé pour Noël en robe de princesse, regrettant son énervement et son "erreur de jugement".

 

Le quadruple champion du monde avait partagé une vidéo sur son compte Instagram, suivi par 5,7 millions de personnes, montrant son neveu habillé d’une robe bleue et rose et agitant une baguette magique avec un cœur en peluche.

 

"Je suis très triste, maintenant. Regardez mon neveu", écrivait-il. Il demande ensuite à l’enfant :  "Pourquoi portes-tu une robe de princesse ? C’est ce que tu as eu pour Noël ?" Quand son neveu lui répond "oui", Hamilton lui demande "pourquoi est-ce qu’il a demandé une robe de princesse à Noël", avant de s’écrier : "Les garçons ne portent pas de robe de princesse !", le petit garçon se couvrant les oreilles de ses mains.

 

"Propos inappropriés"

Mais devant les réactions d’internautes, Hamilton, 32 ans, a fait marche arrière. "Hier, je jouais avec mon neveu et j’ai réalisé que mes propos étaient inappropriés, donc je les ai effacés. Je n’avais pas l’intention de faire du mal ni de blesser quiconque. J’aime que mon neveu se sente libre de s’exprimer", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

 

"Mes plus sincères excuses pour mon comportement, car je réalise que ce n’est vraiment acceptable pour personne de marginaliser quelqu’un, peu importe d’où vous venez. J’ai toujours soutenu chaque personne vivant sa vie exactement comme elle l’entend, et j’espère que je peux être pardonné pour cette erreur de jugement."

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Persécutions anti-gays

Facebook et Instagram suspendent les comptes du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov Le dirigeant homophobe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a vu ses comptes sur Facebook et Instagram supprimés pendant la nuit du 22 décembre.

Le dirigeant homophobe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov
Le dirigeant homophobe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov

Sur une deuxième page Instagram en anglais, il a accusé les États-Unis d'être responsables de la décision de le bloquer sur les réseaux sociaux.

 

"Ils voulaient m'embêter, mais ils ont échoué, écrit le dictateur. C'est la seule chose qui me plaît dans l'activité Instagram, ainsi que celle de leurs gestionnaires à la Maison Blanche".

 

"Je pensais depuis longtemps à quitter ce réseau social, mais je ne voulais pas déranger mes amis et mes partisans - près de quatre millions (sic)."

 

Le leader tchétchène a ajouté qu'il avait contacté Instagram pour obtenir une explication sur l'interdiction dont il est l'objet.

 

"En effet, le mouvement Instagram semble étrange, ajoute Kadyrov. Le réseau prétend depuis longtemps être indépendant de Washington D.C. et sa décision est intervenue juste après les sanctions du Trésor américain. Ils peuvent bloquer mes comptes, mais ils ne pourront jamais bloquer le nom de Ramzan Kadyrov - ni les médias sociaux, ni leurs gestionnaires".

 

La semaine dernière, les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions au dictateur tchétchène, qui a orchestré une vague de persécutions anti-gay au début de l'année 2017.

 

Le département du Trésor à Washington a mis le président tchétchène sur une liste noire en vertu de la loi dite Magnitski.

 

Selon cette loi de 2012, leurs comptes bancaires des personnes visées peuvent être gelés et une interdiction de visa leur est imposée. Il est également interdit aux entreprises et aux citoyens américains de faire affaire avec eux.

 

Les groupes de défense des droits des personnes LGBT ont salué cette décision.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Persécutions anti-gays

Le président tchétchène banni des Etats-Unis

Les Etats-Unis ont imposé mercredi des sanctions au président de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, pour des violations des droits de l'homme. 

amzan Kadyrov, président tchétchène banni des Etats-Unis
amzan Kadyrov, président tchétchène banni des Etats-Unis

Au début de l'année 2017, Ramzan Kadyrov a orchestré une violente persécution de la communauté gay tchétchène qui aurait causé plusieurs dizaines de disparitions et morts directes et indirectes.

 

Le dictateur de la République tchétchène considère que les homosexuels ne sont "pas des personnes" et doivent être éradiqués pour "purifier" le sang de la région, a-t-il fait valoir. 

 

Près de huit mois après les premières révélations sur cette vague d'exactions homophobes, les Etats-Unis ont annoncé leurs premières sanctions officielles contre Kadyrov.

 

Le département du Trésor à Washington a mis le président tchétchène sur une liste noire en vertu de la loi dite Magnitski.

 

Selon cette loi de 2012, leurs comptes bancaires des personnes visées peuvent être gelés et une interdiction de visa leur est imposée. Il est également interdit aux entreprises et aux citoyens américains de faire affaire avec eux.

 

Les groupes de défense des droits des personnes LGBT ont salué cette décision.

 

Sarah Kate Ellis, présidente de GLAAD, a déclaré : "Sanctionner les responsables de l'horrible persécution anti-LGBT en Tchétchénie, y compris Ramzan Kadyrov, est une étape pour que les auteurs de violations des droits de l'homme soient tenus responsables de leurs atrocités. Les droits doivent être priorisés au-dessus de la politique de cette administration".

 

La Maison Blanche a été critiquée par les organisations LGBT pour son silence sur la purge homophobe.

 

À ce jour, Donald Trump n'a pas encore officiellement soulevé la question avec le dirigeant russe Vladimir Poutine, alors que plusieurs autres dirigeants l'ont fait.

 

Le président français Emmanuel Macron a soulevé la question des droits des LGBT et la Tchétchénie lors de sa première rencontre avec Vladimir Poutine au début de cette année.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Minorités

L’association des journalistes LGBT (AJL) a rendu publique ce mercredi 20 décembre une étude portant sur cinq talk-shows français.

Son but : démontrer que l’émission "Touche pas à mon poste", épinglée lors d'une précédente étude, n’a pas le monopole des "séquences homophobes, sexistes ou racistes". 

Laurent Baffie  qui ne peut pas faire une vanne sans lâcher les mots "pédé" ou "enculé"
Laurent Baffie qui ne peut pas faire une vanne sans lâcher les mots "pédé" ou "enculé"

Baiser forcé sur une invitée, canular homophobe…

On connait ces séquences, tristement fameuses, diffusées dans l’émission "Touche Pas à mon Poste" sur C8. Elles ont, en leur temps, suscité un tollé sur les réseaux sociaux et, partant, dans les médias. "Mais TPMT n’a pas le monopole des séquences sexistes ou homophobes". Ce constat, c’est celui de l’association des journalistes LGBT (l’AJL) qui oeuvre pour un meilleur traitement de ces thématiques au sein des médias français. 

 

Pour l’étayer, il leur a fallu s'astreindre à un travail de fourmi : regarder, consigner et documenter cinq talk-shows français pendant un mois. C’est ainsi qu’en novembre dernier, plus d’une dizaine de journalistes engagés sur les questions LGBT ont passé à la loupe les émissions Quotidien (TMC), On n’est pas couché (France 2), Salut les Terriens / Les terriens du dimanche (C8), L’Heure des pros (Cnews) et C politique (France 5). Soit une cinquantaine d’émissions au total, pour 100 heures de programme. 

 

Homophobie, sexisme, racismeMêmes mécanismes d’oppression

Le résultat : un site développé par l’agence web datagif qui regroupe le fruit de ces heures de visionnage. C’est-à-dire pas moins de "55 séquences problématiques, jugées LGBTphobes, sexistes ou racistes." Car les journalistes de l’AJL ont choisi de ne pas circonscrire leur base de données aux seules sorties offensantes pour les lesbiennes, gays, bi ou trans : "Notre boulot, c’est de parler des LGBT, mais on ne pouvait pas passer sous silence les séquences sexistes ou racistes", explique la porte-parole, journaliste et militante, Alice Coffin. "Elles relèvent plus ou moins des mêmes mécanismes d’oppression", ajoute-t-elle.

 

Alors, que trouve-t-on dans ce recueil d’extraits désormais en ligne ? Plusieurs tendances se dessinent clairement, détaille l’association, en conférence de presse ce mercredi 20 décembre. "En ce qui concerne l’homophobie, nous avons relevé 17 séquences problématiques. Ce sont souvent des clichés éculés formulés sous couvert de blague." Exemple : le chroniqueur Laurent Baffie dans l’émission Salut les terriens, qui reproche à Dave d’être resté "dans le wagon de queue", ou encore Thierry Ardillon qui lâche en plateau l’insulte "quel enculé."

 

Deuxième tendance : la transidentité. "Sur ce point-là, on retrouve surtout des allusions au fait qu’on ne sait pas très bien qui on a en face de nous", expliquent les journalistes auteurs de l’étude. En témoigne cette séquence où le chroniqueur Yann Moix, dans On n’est pas couché, demande à la trans Galia si "elle est une femme à 100%."

 

Les femmes invisibilisées

Quant aux propos sexistes, ils arrivent eux aussi en bonne place, surtout dans le contexte de l’affaire Weinstein, où les violences faites aux femmes ont été largement discutées sur les plateaux TV. Et l’association de citer Quotidien, où Yann Barthès lui-même qualifie Brigitte Macron de "vieille ferronnière". L’émission L’Heure des pros sur Cnews, n’est pas en reste, avec Pascal Praud qui remercie les invités hommes par leur nom et prénom, et lance un "merci mesdames" général à l’égard des invitées femmes. "Nous avons remarqué une invisibilisation des femmes dans des séquences où des hommes parlent à leur place", reprennent les journalistes, "et surtout une minimisation du harcèlement et des agressions sexuelles".

 

Les séquences relevant du racisme, enfin, sont bien présentes dans cette étude. Avec en illustration, les propos tenus sur les musulmans. "Ce qui est inquiétant, c’est que cela semble relever d’une stratégie : on agite le chiffon rouge du communautarisme, dans la recherche du buzz", alertent les membres de l’AJL. "Mais attention", ajoutent-ils, "on ne dit pas que telle ou telle émission est homophobe, raciste ou sexiste. On souhaite davantage pointer ces séquences pour ensuite permettre une amélioration." A cet égard, l’association indique que son étude va donner lieu à des sollicitations des chaînes concernées et du CSA, dans le but de discuter, autour d’une table, de la représentation des minorités. 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Californie

Le jury recommande la peine de mort contre l'assassin du petit Gabriel qui le présumait gay

Le jury populaire a recommandé la peine de mort dans l'affaire du beau-père ayant tué le fils de huit ans de sa compagne qu'il pensait être gay.  

Le petit Gabriel, l'enfant martyr
Le petit Gabriel, l'enfant martyr

Le Californien de 37 ans qui a torturé l'enfant de sa compagne pendant des mois, animé par une haine de son homosexualité présumée, risque d'être condamné à la peine de mort.

 

Les jurés de son procès à Los Angeles en ont décidé ainsi à l'unanimité après plusieurs jours de délibérations.

 

Le procureur Jonathan Hatami avait demandé la peine de mort étant donné la gravité du crime. 

 

Isauro Aguirre avait déjà été reconnu coupable de meurtre à la mi-novembre.

 

Le petit Gabriel, huit ans, avait été retrouvé en état de mort cérébrale, en 2013, après avoir vécu un véritable calvaire. 

 

D’abord élevé par ses grands-parents, l’enfant était parti vivre chez sa mère et son compagnon huit mois avant sa mort. 

 

Pensant que Gabriel était homosexuel, son beau-père, l'avait martyrisé.

 

Le jeune garçon avait été contraint d’avaler son propre vomi, ses excréments mais aussi ceux du chat de la famille ainsi que la litière. 

 

Isauro Aguirre le brûlait aussi avec des cigarettes, l'aspergeait de spray au poivre et le battait avec une batte de base-ball.

 

Il l’obligeait à s’habiller en fille pour le ridiculiser devant l’école.

 

La mère et le beau-père - qui sont jugés séparément - ont assuré à la police que le garçon "aimait se faire du mal, qu'il était gay et qu'il voulait se suicider".

 

Le verdict final sera prononcé le 8 mars. Le juge peut suivre ou non la recommandation du jury et le condamner à mort ou à la prison à perpétuité.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Philippines

Le président Duterte veut légaliser le mariage gay

Le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré qu'il voulait légaliser le mariage entre personnes du même sexe dans l'archipel, un bouleversement qui ne manquera pas de le mettre en porte-à-faux avec la puissante Eglise catholique.

Le président philippin Rodrigo Duterte
Le président philippin Rodrigo Duterte

Cela fait longtemps que Rodrigo Duterte critique l'Eglise dans un archipel où 80% des habitants sont de fervents catholiques. "Je veux le mariage entre personnes du même sexe. Le problème c'est qu'il va falloir changer la loi. Mais nous pouvons changer la loi", a-t-il assuré dimanche soir sous les applaudissements de la communauté LGBT de Davao, grande ville du sud des Philippines d'où il est originaire.

 

"La loi dit que le mariage est une union entre un homme et une femme. Je n'ai aucun problème à faire que cela soit avec un homme, avec une femme ou qui que ce soit qui ait la préférence d'un être humain".

 

Le divorce, l'avortement ou le mariage gay sont toujours illégaux aux Philippines en grande partie à cause de l'influence de l'Eglise.

 

Le président, arrivé au pouvoir en 2016, est parti en croisade contre l'Eglise, accusant le clergé d'abus sexuels et d'hypocrisie.

 

L'Eglise est une des voix les plus critiques envers le président philippin, en particulier s'agissant de son bilan en matière de droits de l'Homme et de sa guerre contre la drogue, dans laquelle des milliers de personnes ont été tuées.

 

Les alliés politiques de Rodrigo Duterte contrôlent les deux chambres du Congrès.

 

Il n'a pas précisé quand le mariage gay pourrait être légalisé. "Tout ce qui vous fait plaisir, je vous le donnerai. Pourquoi je l’empêcherais ? Pourquoi imposer une morale qui ne fonctionne plus et qui est quasiment dépassée ?"

 

Naomi Fontanos, directrice de Ganda Filipinas, groupe de défense des transgenres, a salué les propos présidentiels tout en espérant qu'il ne s'agisse pas "simplement d'un exercice pour amuser la galerie".

 

"Nous espérons que le président va vraiment s'engager derrière les droits de l'Homme et la justice sociale pour tous, pas seulement pour la communauté LGBTIQ".

 

Le président philippin est connu pour ses multiples remarques sexistes, se vantant de ses conquêtes féminines et plaisantant sur le viol. Mais il compte depuis très longtemps des amis parmi les homosexuels et les lesbiennes.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Monde

Le mariage gay légalisé dans plus de 25 pays, dont 16 en Europe

Le mariage homosexuel, légalisé jeudi en Australie par un vote du Parlement, est maintenant reconnu dans près d'une trentaine de pays, dont 16 en Europe. 

Le 25 Novembre 1985 Coluche et Thierry Le Luron se marient pour le meilleur et pour le rire
Le 25 Novembre 1985 Coluche et Thierry Le Luron se marient pour le meilleur et pour le rire

En Europe, les pionniers 

Les Pays-Bas sont, en avril 2001, le tout premier pays à légaliser le mariage homosexuel. Depuis, quinze pays européens leur ont emboîté le pas : Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande, Danemark, France, Royaume-Uni (sauf l'Irlande du Nord qui n'accepte que le "partenariat civil"), Luxembourg, Irlande, Finlande, Malte, Allemagne et enfin l'Autriche qui doit ouvrir le mariage aux couples homosexuels au plus tard en 2019, suite à une décision de la Cour constitutionnelle.

 

Dans plusieurs de ces pays, le mariage avait été précédé par l'union civile homosexuelle -qui accorde moins de droits-, le pionnier ayant été le Danemark en 1989.

 

L'union civile reste le seul statut pour les couples homosexuels en Hongrie, République tchèque, Croatie, Grèce, Chypre et Suisse. L'Italie, dernier grand pays d'Europe occidentale qui n'accordait aucun statut aux couples homosexuels, a institué une telle union en juillet 2016. Les Slovènes, qui reconnaissent une union civile, ont rejeté en 2015 par référendum le mariage gay. L'Estonie est devenue en octobre 2014 la première république ex-soviétique à accorder l'union civile aux homosexuels.

 

Plusieurs pays d'Europe de l'Ouest autorisent également l'adoption conjointe par les couples de même sexe, dans le cadre du mariage ou de l'union civile: Pays-Bas (dès 2001), Danemark, Suède, Espagne, Belgique, France, Royaume-Uni, Allemagne. D'autres, comme la Finlande et la Slovénie autorisent les homosexuels à adopter uniquement les enfants de leur conjoint.

 

En progression dans les Amériques

Le Canada a légalisé le mariage homosexuel dès juin 2005. Les adoptions sont également autorisées. Aux Etats-Unis, il faut attendre juin 2015 pour que la Cour suprême légalise le mariage gay dans tout le pays alors que 14 Etats sur 50 l'interdisaient. Le dernier Etat à autoriser l'adoption l'a fait en 2016.

 

En Amérique latine, quatre pays permettent de telles unions: l'Argentine depuis juillet 2010, l'Uruguay et le Brésil, et enfin la Colombie en 2016. Les adoptions y sont toutes autorisées. Au Chili, qui comme le Costa-Rica, reconnaît une forme d'union, un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption a été déposé fin août 2017. La ville de Mexico avait été, dès 2007, la première en Amérique latine à autoriser les unions civiles entre personnes du même sexe, avant de légaliser le mariage en 2009. Elle autorise les adoptions.

 

A contre-courant, à Haïti, le Sénat a voté en août 2017 une proposition de loi interdisant le mariage gay et la promotion de l'homosexualité, texte qui doit encore passer devant les députés.

 

Des exceptions en Afrique et en Asie

Dans un continent africain où une trentaine de pays interdisent l'homosexualité, l'Afrique du Sud se démarque, en légalisant depuis 2006 mariage gay et adoption.

 

Au Moyen-Orient, très répressif, Israël constitue une timide exception. Sans être illégal, le mariage gay n'y est pas possible, faute d'institution habilitée à le prononcer, mais est reconnu quand il a été contracté à l'étranger. Les couples de même sexe ont le droit d'adopter mais se heurtent à l'ambiguïté de la loi, que le gouvernement s'est engagé mi-septembre à modifier.

 

A Taïwan, la Cour constitutionnelle a rendu en mai 2017 un arrêt historique en faveur du mariage gay, qui va permettre à l'île de devenir le premier territoire asiatique à légaliser les unions entre personnes du même sexe. Le gouvernement a deux ans pour rectifier la loi.

 

La Nouvelle-Zélande a légalisé le mariage homosexuel en 2013 ainsi que les adoptions. En Australie, le Parlement a adopté jeudi la loi sur le mariage gay. Il revient désormais au gouverneur général de signer cette loi. Les adoptions homoparentales sont autorisées.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Athènes

Un groupe d'anarchistes s'en prend à l'ambassade saoudienne pour dénoncer la situation des homosexuels

Un groupe anarchiste, Rubicon, s'en est pris à l'ambassade d'Arabie saoudite à Athènes pour dénoncer la situation des femmes et des homosexuels dans ce pays.

Divers objets et de la peinture ont été jetés jeudi à l'aube contre les guérites et la clôture de l'ambassade d'Arabie saoudite à Athènes située dans la banlieue nord.

 

"Vers 04H00 GMT, quelques personnes ont provoqué des dommages à l'extérieur de l'ambassade (...) ils ont jeté de la peinture", a indiqué à l'AFP une source policière, ajoutant qu'"une enquête était en cours".

 

Sur une bande vidéo publiée sur un site internet par le groupe anarchiste Rubicon, on voit au moins trois personnes portant des casques jetant divers objets contre la clôture de l'ambassade.

 

Selon le texte publié en ligne, le groupe met en cause l'Arabie saoudite dans la guerre contre le Yémen et l'accuse "d'avoir imposé pour des décennies une dystopie médiévale à l'intérieur du pays et de l'exporter à l'étranger".

 

"Des femmes adultères sont décapitées dans les rues, des voleurs sont amputés devant une foule hurlante, les femmes sont discriminées, les dissidents et les gays disparaissent et sont exécutés", indique ce texte.

 

Rubicon accuse aussi le gouvernement grec de gauche d'Alexis Tsipras "d'hypocrisie" sur une affaire controversée de vente présumée de munitions à l'Arabie saoudite au début de l'année.

 

Depuis son apparition en 2015, Rubicon procède souvent à des actes similaires contre diverses cibles diplomatiques, politiques, médiatiques et économiques, principalement à Athènes, causant des dégâts matériels mais sans faire jusqu'ici de blessés.

 

En octobre, le groupe avait fait irruption dans l'ambassade d'Espagne en distribuant des tracts où il dénonçait à la fois "la répression" des indépendantistes catalans et "le nationalisme bourgeois" de Barcelone.

 

La police avait alors encerclé les lieux et dix-neuf personnes avaient été arrêtées. En septembre, il avait pénétré dans les bureaux de Turkish Airlines, toujours à Athènes, pour dénoncer les purges menées par le régime turc depuis le coup d'Etat manqué de juillet 2016.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Etats-Unis

Le républicain ultra-homophobe Roy Moore battu aux sénatoriales dans l'Alabama

Le républicain ultra-homophobe Roy Moore a été battu aux sénatoriales dans l'Alabama contre toute attente. Sa défaite est aussi un revers pour Donald Trump qui s'était engagé dans cette bataille électorale et qui voit sa majorité se réduire. 

Le républicain ultra-homophobe Roy Moore
Le républicain ultra-homophobe Roy Moore

Le candidat républicain ultra-homophobe au Sénat américain dans l'Alabama, Roy Moore, n'a pas reconnu sa cuisante défaite mardi 12 décembre au soir, malgré les résultats annoncés par les médias américains et portant sur 100% des votes.

 

Son adversaire, le candidat démocrate Doug Jones a recueilli 49,9% des voix contre 48,4 à Roy Moore. Il est le premier sénateur démocrate de cet Etat depuis 1992. 

 

Le président américain lui-même a, dans un tweet, pris acte du résultat, alors qu'il avait soutenu Roy Moore.

 

Roy Moore, 70 ans, est célèbre pour avoir été suspendu pas une, mais deux fois de son poste de chef du pouvoir judiciaire de l'Alabama.

 

La première fois pour avoir installé, malgré une interdiction au nom de la séparation des pouvoirs, un monument à la gloire des Dix Commandements au siège de la justice de l'Etat, en 2003.

 

La seconde il y a un an, parce qu'il a refusé de reconnaître la légalisation du mariage homosexuel, malgré une décision de la plus haute cour des Etats-Unis. 

 

Cette défaite d'un candidat ultra-réactionnaire, aux positions homophobes outrées, dont la campagne s'est déroulée sur fond de scandale d'abus sexuels sur des mineures, est un revers pour Donald Trump qui s'était engagé dans cette bataille électorale locale qui paraissait gagnée d'avance tant l'Alabama est un état conservateur.

 

Avec l'élection du nouveau sénateur démocrate, les Républicains ne disposent plus que d'un siège d'avance au Sénat. Une majorité par conséquent très fragile pour le président américain qui est loin de faire l'unanimité dans son propre camp. 

 

A moins d'un an des élections de mi-mandat, le résultat de l'Alabama redonne aussi espoir au parti démocrate.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Droite dure

Laurent Wauquiez, un farouche adversaire des droits LGBT à la tête des Républicains

Laurent Wauquiez, qui vient d'être élu à la tête des Républicains sur la base d'une ligne très droitière et conservatrice, est un adversaire résolu des droits des personnes LGBT. Petit rappel. 

Laurent Wauquiez, Président du parti Les Républicain
Laurent Wauquiez, Président du parti Les Républicain

Avec Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, les personnes LGBT n'on rien à attendre de positif de ce parti dont les adhérents viennet de valider la ligne très droitière et conservatrice pronée par ce politicien ambitieux.

 

Pour s'en convaincre, il n'est qu'à rappeler les positions du nouveau leader du parti de droite sur les questions LGBT.

 

Laurent Wauquiez s'est aligné sur le noyau dur de la Manif pour tous dès le début du débat sur la légalisation du mariage gay en France.

 

Il a participé en tête des cortèges de la Manif pour tous à Paris aux côtés de Christine Boutin aux défilés s'oppoanant à la loi Taubira, souvent de façon très méprisante et haineuse à la communauté LGBT  avec des slogans profondément homophobes.  

 

En 2015 toujours, il a même pris part à un meeting commun anti-mariage gay avec Christophe Boudot du Front National.

 

Plus tard, il fera élire Anne Lorne, figure lyonnaise de la Manif pour tous lyonnaise et déléguée nationale de Sens Commun, comme conseillère régionale sur la liste qu'il conduit lors des élections régionales de 2016. 

 

Peu de temps après son élection à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez supprime ou réduit les budgets subventions de plusieurs associations LGBT locales comme le festival de cinéma LGBT Face à Face à Saint-Étienne ou le festival LGBT Ecrans Mixtes de Lyon ou encore le festival grenoblois Vues d’en face. 

 

Lors de la dernière campagne présidentielle, il réaffirme sa volonté de réécrire la loi Taubira et son opposition à la procréation médicalement assistée et à la gestation pour autrui, en accord avec la ligen défendue alors par le candidat des Républicains François Fillon avec lequel il s'est affiché des les dernières de la camapgne à la présidende de son parti, la semaine passée.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Actualité

Pléiade de stars pour le concert "Urgence Tchétchénie" en faveur des LGBT réfugiés

Lundi 11 décembre sera donné le deuxième concert organisé par l’association Urgence Tchétchénie (Urgence Homophobie aujourd’hui).

Pléiade de stars pour le concert "Urgence Tchétchénie" en faveur des LGBT réfugiés
Pléiade de stars pour le concert "Urgence Tchétchénie" en faveur des LGBT réfugiés

Le premier avait permis de financer la venue d’un réfugié tchétchène en France.

 

Ce lundi 11 décembre sera donné le deuxième concert organisé par l’association Urgence Tchétchénie (Urgence Homophobie aujourd’hui). Le premier avait permis de financer la venue d’un réfugié tchétchène en France.

 

Urgence Tchétchénie était née de l’émotion collective sur le sort des LGBT tchétchènes en avril 2017, avançant au début – comme certains médias et les réseaux sociaux – un peu à l’aveugle. Depuis, Guillaume Mélanie et son acolyte Benjamin Gauthier ont beaucoup travaillé, jusqu’à permettre en mai dernier la venue sur le territoire français d’un gay tchétchène persécuté et d’abord réfugié en Russie, Azamat, avec le concours de SOS homophobie. Le jeune homme est depuis hébergé dans une famille d’accueil.

 

Depuis, en lien avec les ambassades et les réseaux LGBT russes, de nombreuses personnes ont pu obtenir un visa pour se rendre en France avec l’aide des pouvoirs français et en particulier de François Croquette, l’ambassadeur des droits de l’Homme rattaché au ministère des Affaires étrangères. "Maintenant, on gère l’arrivée des réfugiés nous-mêmes", précise Benjamin Gauthier. "Nous sommes quatre à nous occuper de l’asso, avec deux personnes d’origine russe. On est en train de faire des visas, de trouver des hébergeurs." Impossible pour Benjamin de dire combien de personnes sont arrivées, pour des raisons de sécurité.

 

Le Canada est le premier pays à avoir accueilli des réfugiés tchétchènes sur son sol. L’Allemagne l’a fait mais a cessé, et la Lituanie accueille quelques LGBT persécutés. Le rôle de la France est donc fondamental.

 

Lundi 11 décembre 2017, un deuxième concert se tiendra au Palace après l’émotion suscitée par celui de juin dernier. La marraine Camille Cottin et le parrain Vincent Dedienne seront évidemment de la partie aux côtés de l’animatrice Karima Charni.

 

Sur scène, se succéderont et se mélangeront Muriel Robin (nouvelle marraine du Refuge), Benjamin Biolay, Vincent Delerm, Amir, Juliette Armanet, Brigitte, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Christophe Willem, Rose, Elodie Frégé, Tim Dup et beaucoup d’autres.

 

Tous les bénéfices seront utilisés pour financer les billets d’avion et de train, les nuits d’hôtel, des vivres et des produits de première nécessité, mais aussi des cours de français et des psychologues aux réfugiés. Une plateforme de financement participatif a également été lancée, accessible ici.

 

Il est également possible de faire un don par chèque à l’attention d’Urgence Tchétchénie au 30 avenue Mathurin-Moreau, 75019, Paris (ordre Urgence Tchétchénie).

 

Pour être famille d’accueil, envoyez un mail à :

urgence.tchetchenie@gmail.com en précisant votre ville, la durée et la situation d’hébergement (lit, chambre, dépendance…) possible.

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Exposition

Les légendaires nuits parisiennes du Palais-Royal au Palace

Des guinguettes au French Cancan de Pigalle, des caves de Saint-Germain aux brasseries de Montparnasse, sans oublier les "années Palace", la légende de Paris n'existerait pas sans ses nuits.

Dossier de presse de l'expo "Les légendaires nuits parisiennes" en cliquant sur l'image
Dossier de presse de l'expo "Les légendaires nuits parisiennes" en cliquant sur l'image

Jusqu'au 27 janvier, dans les salons de la mairie de Paris, une captivante exposition retrace deux siècles de réjouissances nocturnes.

 

Elles prennent leur essor au XVIIIe siècle avec les tripots des jardins du Palais Royal, avant les bals populaires et les premiers music-halls.

 

"Depuis plus de deux siècles, Paris possède une véritable civilisation nocturne. La ville n'est entière que si on la considère avec ses nuits", explique Antoine de Baecque, commissaire de l'exposition.

 

L'avènement de l'éclairage public par ordonnance royale de 1667, marque le point de départ des nuits parisiennes. Un siècle plus tard, 7.000 réverbères à huile sont installés. Au XIXe, Paris brillera de tous ses feux, décrochant son titre de ville-lumière : nulle part, l'éclairage urbain ne s'est développé aussi vite.

 

En 1900, les nuits parisiennes emploient un million de personnes dans les cafés, brasseries, théâtres et cabarets. Les grands boulevards, Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés et les Champs-Elysées deviennent les lieux les plus attractifs. En 2016, la mairie de Paris estime à 600.000 les travailleurs nocturnes.

 

Du Whisky à Gogo aux Bains-Douches

L'exposition n'élude rien des nuits parisiennes : la prostitution emploiera jusqu'à un million de "petites femmes", contribuant à la réputation de la capitale française, jusqu'à la fermeture des maisons closes en 1946.

 

Au détour d'un parcours chronologique enrichi de 300 objets (dessins, affiches, photographies et archives vidéo), le visiteur découvre que la première discothèque a été créée en 1947 par la chanteuse Régine, avec son "Whisky à Gogo", à deux pas du Palais Royal. En 1951, elle a l'idée de coloriser les lumières.

 

La vogue des discothèques est lancée, d'autant plus que le twist est dans tous les têtes. Dix ans après 1968, le légendaire Palace rue du Faubourg Montmartre, portera pendant quelques années les nuits parisiennes à leur apogée, en cultivant les mélanges sociaux. La concurrence sera farouche avec les Bains-Douches, autre club parisien de réputation internationale.

 

Ni Le Palace ni Les Bains n'ont survécu aux années 90. Depuis, les nuits ont changé mais Paris compte encore 13.000 cafés et 150 discothèques. L'une d'elles, La Concrète, vient de décrocher la première autorisation française pour une ouverture pendant 24 heures d'affilée, les samedis et dimanches.

 

"Depuis les années 2000, la violence du changement sociologique de Paris n'est pas favorable à la nuit", estime Antoine de Baecque, pointant du doigt la gentrification. "Avec la chasse aux nuisances sonores et l'interdiction de fumer, la moitié des établissements de nuit ont fermé", déplore-t-il.

 

"Le Palace a été le dernier endroit où la nuit a existé en accueillant le showbiz, les gays, les punks... Aujourd'hui, il n'y a plus de mélange", souligne Antoine de Baecque, auteur des "Nuits parisiennes" (éditions du Seuil).

 

"La nuit peut revivre avec des lieux importants, mais avec des nuits qui coexisteront sans se rencontrer", dit-il. "Je reste optimiste sur la vitalité des nuits parisiennes, mais quelque chose s'est perdu".

 

"Les Nuits parisiennes", du Palais-Royal au Palace : exposition gratuite, salons de l'Hôtel de Ville de Paris, jusqu'au 27 janvier.

 

Le dossier de presse en cliquant ICI

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Église Catholique

Nouvel archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit est pro-vie et anti-gay

Mgr Michel Aupetit, nommé jeudi archevêque de Paris à 66 ans, est un prélat ultra-conservateur aux positions réactionnaires sur la famille et la bioéthique. Autant dire anti-avortement et anti-mariage gay.

Mgr Aupetit remplace André Vingt-Trois à la tête du diocèse de Paris
Mgr Aupetit remplace André Vingt-Trois à la tête du diocèse de Paris

Né à Versailles le 23 mars 1951, Michel Aupetit a grandi dans les Hauts-de-Seine, à Chaville et Viroflay, dans une famille dont seule la mère pratiquait.

Fils d'un cheminot, il a voulu être médecin parce qu'il "supportait mal de voir souffrir" ceux qu'il aime, confiait-il à Paris Match en 2015.

 

Après ses études de médecine à Necker puis Bichat, il s'installe avec des amis dans un cabinet de généralistes à Colombes (Hauts-de-Seine), où il exercera de 1979 à 1990.

 

La question de la vocation, qui l'avait effleuré à l'âge de vingt ans, aura mûri pendant ces onze années d'exercice de la médecine de ville. Au terme de sa réflexion, il décide de passer du soin des corps à celui des âmes et d'entrer au séminaire de Paris, sans renoncer à son goût pour l'éthique médicale, qui lui vaut l'obtention d'un diplôme universitaire à Créteil en 1994.

 

Ordonné prêtre du diocèse de Paris par le cardinal Lustiger en 1995, il exerce dans la capitale différents ministères de vicaire et curé, mais aussi d'aumônier auprès de la jeunesse, sur laquelle il parie beaucoup pour donner un nouveau souffle missionnaire à l'Eglise.

 

André Vingt-Trois, qui avait repéré ce prêtre dynamique ayant un vécu professionnel intéressant, ne tarde pas à l'appeler à ses côtés quand il devient archevêque de Paris.

 

Vicaire général en 2006, le père Aupetit est promu évêque auxiliaire en 2013. Il se choisit une devise tirée de l'Evangile selon saint Jean qui résume son engagement pro-vie : "Je suis venu pour qu'ils aient la vie en abondance".

 

Prédicateur à l'aise dans ses prises de parole, il relève lors de sa messe de consécration épiscopale que le pape Benoît XVI l'a nommé "juste avant de démissionner". En ajoutant : "J'ose espérer qu'il n'y a pas une relation de cause à effet..."

 

S'il assure qu'il n'a "jamais eu de plan de carrière" - "Que voulez-vous, Dieu m'a donné rendez-vous sur le tard", remarque-t-il -, tout va très vite pour lui.

 

Un an seulement après sa nomination comme évêque auxiliaire à Paris, il hérite d'un diocèse de plein droit, celui de Nanterre, terre d'Eglise globalement favorisée malgré quelques poches de pauvreté.

 

Trois ans et demi plus tard, celui qui se rêvait "curé de campagne" est hissé à la tête du plus urbain des diocèses. Au sein de la conférence épiscopale, il a désormais la haute main sur le conseil "famille et société", dont le vaste périmètre va de l'éthique à l'écologie.

 

Figurant parmi la vingtaine d'évêques conservateurs qui soutiennent régulièrement les "marches pour la vie" hostiles à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), il a eu aussi maille à partir avec la communauté homosexuelle en 2012 lors des débats sur le "mariage pour tous".

 

"Il ne convient pas qu'au nom d'un individualisme exacerbé on crée une loi pour chaque catégorie de personnes. Sinon, pourquoi pas la polygamie ? L’inceste ? L'adoption d'un enfant par un frère et une sœur ?", avait-il demandé.

 

Sa photo avait été épinglée dans le magazine gay Têtu.

L'intéressé a tendance à balayer l'adversité avec le sourire, qu'elle vienne de l'hebdomadaire contestataire catholique Golias, qui le traite de "donneur de leçons" dans son "trombinoscope des évêques", ou des intégristes du site internet La Porte latine.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Abus sexuels

Le réalisateur des X-Men Bryan Singer accusé de viol sur un mineur

Le réalisateur américain Bryan Singer, qui a dirigé plusieurs volets de la saga "X-Men", est accusé d'avoir violé, en 2003, un jeune homme mineur à l'époque des faits supposés, qui a assigné en justice le metteur en scène jeudi. 

Le réalisateur des X-Men Bryan Singer accusé de viol sur un mineur
Le réalisateur des X-Men Bryan Singer accusé de viol sur un mineur

En 2014, Bryan Singer avait déjà été attaqué en justice par un aspirant acteur, Michael Egan, qui avait affirmé avoir été agressé sexuellement par le réalisateur, avant de renoncer finalement à son action.

 

Presque 20 ans plus tôt, en 1997, un figurant de 14 ans l'avait aussi assigné au civil, lui reprochant de l'avoir forcé à prendre une douche nu devant lui.

 

L'adolescent avait également fini par renoncer à son action en justice.

 

A la faveur de l'affaire Weinstein, qui a déclenché une série d'accusations contre des dizaines de personnalités du monde du divertissement, de la politique, de la musique et des médias, de nouvelles accusations ont visé le metteur en scène de 52 ans.

 

Après qu'un homme sur Twitter a affirmé, début novembre, avoir été harcelé sexuellement par Bryan Singer, l'actrice Jessica Chastain a tweeté "n'oublions pas" avec un lien vers un article sur le sujet.

 

Selon le document de l'assignation déposée jeudi devant un tribunal du comté de King, dont dépend la ville de Seattle, Cesar Sanchez-Guzman, âgé de 17 ans à l'époque, aurait été violé en 2003 lors d'une soirée sur le yacht d'un financier ami de Bryan Singer.

 

Après les faits supposés, le réalisateur aurait expliqué qu'il pouvait aider la victime présumée à décrocher des rôles à Hollywood en échange de son silence.

 

Il lui aurait également dit que personne ne le croirait s'il faisait part de l'incident à quelqu'un et qu'il pouvait, si besoin, recourir aux services de gens "capables de ruiner la réputation de quelqu'un", selon le document.

 

L'assignation a été déposée par le cabinet Pfau, Cochran, Vertetis, Amala, en collaboration avec l'avocat Jeff Herman, conseil d'une des victimes présumées d'Harvey Weinstein, Kadian Noble.

 

De son côté, Bryan Singer nie les faits.

Bryan Singer a réalisé quatre volets de la saga "X-Men", mais aussi, dans un genre tout à fait différent, "Usual Suspects" (1995) et "Walkyrie" (2008).

Il est également producteur à succès et auteur avec, à son actif, le scénario de quatre épisodes des "X-Men" et de "Superman Returns".

 

Bryan Singer a été licencié, en début de semaine, par la production du film "Bohemian Rhapsody", sur la vie du chanteur Freddie Mercury, après des absences injustifiées.

 

Le studio Twentieth Century Fox l'a remplacé par Dexter Fletcher alors qu'il ne restait que deux semaines de tournage.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Australie

Le Parlement adopte la loi sur le mariage gay

Le Parlement australien a adopté jeudi la loi sur le mariage gay, étape clé vers la légalisation des unions entre personnes de même sexe.

Australie : le Parlement adopte la loi sur le mariage homosexuel
Australie : le Parlement adopte la loi sur le mariage homosexuel

La Chambre des représentants australiens a adopté à une très large majorité la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe.

 

Seuls quatre membres de la Chambre des représentants, qui compte 150 élus, se sont opposés au texte qui avait été adopté la semaine dernière au Sénat par 43 voix contre 12.

 

Il revient désormais au gouverneur général Peter Cosgrove, le représentant en Australie de la reine Elizabeth, de signer cette loi, ce qui devrait être chose faite dans les prochains jours.

 

Mi-novembre, les Australiens avaient voté en faveur du mariage homosexuel lors d’une consultation : 62 % des 12,7 millions de personnes qui ont participé à ce vote postal s’étaient prononcées pour les unions entre personnes de même sexe.

 

Le non avait, lui, recueilli 38,4 %. Selon Davis Kalisch, chef du Bureau australien des statistiques, près de 80 % du corps électoral a pris part à cette consultation qui aura duré deux mois.

 

Prenant acte de ces résultats, le premier ministre conservateur Malcolm Turnbull avait annoncé que le gouvernement se fixait pour objectif d’adopter avant la fin de l’année une loi en faveur du mariage entre homosexuels.

 

Le vote a été accueilli par des cris de joie, des embrassades et des applaudissements à l'intérieur de la Chambre mais aussi à l'extérieur.

 

"Quelle journée pour l’amour, pour l’égalité et pour le respect ! L’Australie l’a fait, s’est félicité devant la Chambre le Premier ministre. Chaque Australien a eu son mot à dire et a jugé que c’était juste". 

 

Les débats au Parlement ont été marqués, en début de semaine par la demande en mariage de Tim Wilson, député conservateur, à son conjoint Ryan Bolger, avec qui il est en couple depuis neuf ans.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Autriche

La Cour constitutionnelle autorise le mariage homosexuel

La Cour constitutionnelle autrichienne, plus haute juridiction du pays, a ordonné mardi l'ouverture du mariage aux couples homosexuels au plus tard en 2019 au nom de l'interdiction des discriminations en fonction de l'orientation sexuelle. 

L'interdiction du mariage entre personnes du même sexe "viole le principe de l'égalité et de la non-discrimination des personnes sur la base de qualités personnelles telles que l'orientation sexuelle", écrit la Cour dans sa décision rendue à la suite du recours déposé par un couple de femmes souhaitant se marier. 

 

Selon la Cour, le partenariat enregistré a "un effet discriminatoire". La distinction entre mariage et partenariat enregistré ne peut, selon les juges, être maintenue aujourd'hui sans discriminer les couples de même sexe.

 

Parce que la séparation en deux institutions juridiques exprime que les personnes ayant une orientation sexuelle de même sexe ne sont pas égales aux personnes ayant une orientation sexuelle différente.

 

Les couples de même sexe "pourront ainsi se marier au plus tard après le 31 décembre 2018", sauf si le législateur décide d'anticiper ce délai en votant les dispositions nécessaires, explique encore la juridiction dans un communiqué.

 

L'Autriche devient ainsi le seizième pays en Europe à reconnaître aux couples homosexuels le droit de se marier. Un contrat d'union civile homosexuelle y était entré en vigueur en 2010 et l'adoption par les couples gays y est également possible.

 

Depuis lors, ce "partenariat civil est devenu de plus en plus proche du mariage, de sorte qu'aujourd'hui, les deux institutions juridiques sont largement alignées l'une sur l'autre en termes de principes et de conséquences juridiques", développe la Cour constitutionnelle.

 

"Cependant, la distinction entre le mariage et le partenariat ne peut être maintenue aujourd'hui sans discrimination envers les couples de même sexe", ajoute-t-elle.

 

L'avocat Helmut Graupner de l'organisation LGBTI Lambda, qui représentait également les deux femmes ayant porté plainte, a qualifié la décision des juges constitutionnels d '"historique" dans une réaction sur Facebook. 

 

Les activistes LGBT prévoient un rassemblement devant le siège de la Cour constitutionnelle ce soir à 18h. "S'il vous plaît, apportez le champagne", peut-on lire dans l'invitation à la manifestation.

 

Sur le plan politique, la décision de la Cour constitutionnelle est susceptible de déclencher un vif débat. En effet, après les élections législatives d'octobre dernier, le Parti chrétien-social (ÖVP) et le parti populiste de droite Parti de la liberté sont sortis vainqueurs du scrutin et lors de leurs négociations pour la formation d'une coalition, les deux partis ont rejeté l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.

 

(Avec AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.