Paris - 30 Juin -

Une Marche des fiertés festive et de combat Des dizaines de milliers de personnes, jeunes pour la plupart, ont défilé samedi après-midi à Paris dans le cadre de la Marche annuelle des fiertés, pour "s'amuser" et "continuer le combat".

Le défilé est parti sous un soleil de plomb de la place de la Concorde, pour rejoindre la place de la République, dans le centre de la capitale, avec en vedette les couleurs de l'arc-en-ciel, symbole des LGBTI.

 

Cette manifestation rassemble chaque année jusqu'à 500.000 personnes.

 

"Vous n'avez pas le monopole de la famille", "Fermez le Vatican, Guantanamo mental", "Ni la Terre ni les femmes ne sont des conquêtes", "A genoux jamais plus !" : les pancartes multipliaient les slogans, tandis que les chars remontaient la rue de Rivoli.

 

"On est ici pour nous amuser, mais il ne faut pas oublier la base : continuer à combattre pour nos droits", a déclaré à l'AFP David, 20 ans, venu de Toulouse avec deux amis pour le défilé.

 

Il a déploré "l'homophobie banalisée" : les insultes lancées dans la rue ou les dégradations commises sur les passages piétons peints aux couleurs de l'arc-en-ciel, dans le quartier du Marais à Paris, a-t-il cité.

 

Un drapeau arc-en-ciel, qui pavoisait l'Assemblée nationale en l'honneur de la Marche des fiertés, a été déchiré en fin de soirée vendredi. Un individu, se revendiquant "militant d'extrême droite et anti-LGBT", a été rapidement arrêté par la garde républicaine, a indiqué la présidence de l'Assemblée.

 

Beaucoup de participants au défilé arboraient ces couleurs : petit drapeau accroché à un sac, dessin sur les joues, couronnes de fleurs, bretelles, jupe de tulle ou vaste morceau d'étoffe dans laquelle les manifestants étaient drapés.

 

Quatre jeunes filles de 15 ans étaient venues, pour la première fois, afin de soutenir "une cause qui nous tient à coeur", a indiqué Audrey, qui a aussi déploré les inégalités au sein des homosexuels, entre gays et lesbiennes par exemple. "On parle beaucoup moins des femmes" homosexuelles, selon elle.

 

"Le mariage pour tous, c'était énorme, mais il faut continuer", a déclaré la jeune fille, qui a regretté des réflexions homophobes entendues chez les jeunes de son âge, "même sous la forme de 'plaisanteries'".

 

(Avec AFP)

Emeutes de Stonewall : les origines de la Gay Pride

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Paris - 30 Juin - Marche des fiertés

Le drapeau arc-en-ciel sur l'Assemblée nationale déchiré, un individu interpellé

À l'occasion de la Marche des fiertés samedi à Paris, la Palais Bourbon s'est pour la première fois pavoisé aux couleurs LGBTI. 

Un drapeau arc-en-ciel pavoisant l'Assemblée nationale à l'occasion de la Marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi, Trans et Intersexes (LGBTI) a été déchiré en fin de soirée vendredi et un individu a été interpellé, a indiqué la présidence de l'Assemblée samedi.

 

Deux drapeaux. L'auteur, arrêté rapidement par la garde républicaine assurant la sécurité du Palais Bourbon, s'est revendiqué "militant d'extrême droite et anti-LGBT", selon la présidence. À la demande du président de l'Assemblée François de Rugy (LREM), une plainte va être déposée, a-t-on ajouté. Le drapeau, un des deux placés à la porte de l'Assemblée place du Palais-Bourbon, a été dégradé à mi-hauteur.

 

Un combat "assez agité". 

C'est la première fois que l'institution est ainsi pavoisée, pour la Marche des fiertés samedi à Paris, à l'initiative de François de Rugy. Le drapeau arc-en-ciel "est le symbole en général de la lutte contre l'homophobie, de l'égalité des droits", avait-il souligné jeudi, relevant que "c'est un combat qui est souvent passé par l'Assemblée nationale, qui a parfois été d'ailleurs assez agité à l'Assemblée nationale, mais aujourd'hui on voit que ce sont plutôt des sujets qui rassemblent".

 

François de Rugy, issu des rangs écologistes, ainsi que plusieurs députés ont prévu de participer à la marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi, Trans et Intersexes.

 

 

François de Rugy, issu des rangs écologistes, ainsi que plusieurs députés ont prévu de participer à la marche des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi, Trans et Intersexes.

 

(Avec AFP)

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Paris - 30 Juin

Marche des fiertés samedi derrière un mot d'ordre controversé

La Marche des fiertés annuelle mettra samedi à Paris l'accent sur les discriminations homophobes dans le sport.

 

Le défilé de quatre heures, qui rassemble en moyenne 500.000 personnes chaque année, partira à 14H00 de la place de la Concorde pour rejoindre la place de la République, dans le centre de la capitale.

Au moment où la Coupe du monde de football bat son plein en Russie, 87 groupes, aidés par 300 bénévoles et 40 secouristes, y dénonceront notamment "les chants homophobes dans les stades", "les traitements ou mutilations que subissent des athlètes féminines", "l'impossibilité d'évoquer son homosexualité dans le sport pour ne pas perdre des sponsors", a expliqué la porte-parole de l'Inter-LGBT.

 

"L'homophobie dans le sport est représentatif de ce qui se passe dans la société", a ajouté Clémence Zamora-Cruz lors d'une conférence de presse, alors que certaines associations ont déploré que le thème ne soit pas porté sur la PMA (Procréation médicalement assistée), dont l'ouverture aux femmes célibataires et homosexuelles a été longuement débattue ces derniers mois.

 

SOS homophobie a ainsi annoncé qu'elle marcherait, elle, derrière le slogan "PMA, l'égalité n'attend pas !", pour "demander au gouvernement et à la majorité d'ouvrir au plus vite le débat au Parlement".

Plusieurs collectifs appellent, eux, sur Facebook à former un cortège de tête pour dénoncer une "entreprise de dépolitisation" du mouvement LGBT et protester contre un mot d'ordre "surréaliste".

 

De son côté, Act Up, qui fêtait il y a un an ses 25 ans, s'est émue d'être "reléguée à l'avant-dernière place du cortège", après des sponsors comme Mastercard et Tinder qui ont tous les deux une place en milieu de cortège.

 

"Les associations historiques de lutte contre le sida, pleinement mobilisées pour défendre toutes les communautés frappées par l'épidémie, se retrouvent reléguées derrière l'ensemble des sponsors", écrit l'association dans un communiqué.

 

"Les questions de santé sont primordiales, il y a des messages de prévention, et trois minutes de silence en hommage aux morts", s'est défendue Clémence Zamora-Cruz, pour qui "on ne peut pas nous dire que le sujet du sida n'est pas abordé".

 

En outre, "il y a un roulement à faire, car aucune association n'est plus importante qu'une autre", a-t-elle ajouté, expliquant que l'ordre de passage est établi en fonction de sa composition les trois années précédentes. De plus, "Act Up n'a pas signé le mot d'ordre", d'où le choix de la placer loin de la tête de cortège.

 

Les associations de défense de la cause LGBT continuent par ailleurs de s'inquiéter de la persistance des agressions homophobes.

 

Selon une étude de l'Ifop présentée mercredi, plus de la moitié (53%) des personnes se définissant comme homosexuelle, bisexuelle ou transgenre ont déjà été victimes d'une agression homophobe.

 

(Avec AFP)

 

Le parcours

La Marche des Fiertés de Paris partira à 14h de la Place de la Concorde et fera face à l’Assemblée Nationale. Puis la Marche se poursuivra dans le Paris historique en prenant la Rue de Rivoli, passant non loin du Ministère de la Justice et près de la pyramide du Louvre. Le cortège bifurquera ensuite par le Boulevard de Sébastopol pour traverser le quartier ultra dynamique de Châtelet puis tournera à droite sur le Boulevard Saint Martin. L’arrivée de la Marche des Fiertés se fera Place de la République où aura lieu de Grand Podium de fin de Marche de 17h à 22h. 

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Lyes Alouane à Paris, le 26 juin 2018. (ELODIE DROUARD / FRANCEINFO)
Lyes Alouane à Paris, le 26 juin 2018. (ELODIE DROUARD / FRANCEINFO)

Lyes Alouane a 23 ans, et il a déjà déposé une quinzaine de plaintes pour insultes et agressions homophobes. Il fait partie des 53% de personnes LGBT qui déclarent avoir déjà subi au moins une agression homophobe dans leur vie, selon une étude de l'Ifop pour la Dilcrah et la fondation Jean-Jaurès, dévoilée mercredi 27 juin par franceinfo. 

 

"Au collège, on me faisait déjà des commentaires parce que j'étais efféminé", se souvient Lyes, rencontré par franceinfo. "Mais depuis que j'assume mon homosexualité, c'est-à-dire depuis un an et demi, c'est un cauchemar", lâche le jeune homme d'origine algérienne. Lyes, qui vit à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ne compte plus les interpellations homophobes dont il fait l'objet depuis qu'il a rendu son homosexualité publique.

 

"Les insultes homophobes, c'est minimum trois fois par semaine", estime-t-il. La dernière en date ? "Il y a deux jours." 

 

Un harcèlement quasi-quotidien 

Ces prises à partie, dès qu'il sort de chez lui, rendent son quotidien insoutenable. "C'est du harcèlement. Il y a un groupe de jeunes sur une place qui ne veulent plus que j'y passe alors que c'est le chemin pour rentrer chez moi", explique-t-il. "A chaque fois que je passe, ils m'insultent, ils me lancent des bouteilles de verre. Il y en a un, une fois, qui m'a suivi et qui m'a craché au visage", décrit le jeune homme. Dès que sa situation financière le lui permettra, il assure qu'il va déménager, pour échapper à un environnement où il se sent "constamment oppressé" : "Gennevilliers, pour les LGBT, c'est une 'no go zone'", une zone interdite, affirme-t-il. 

 

  • "Parfois, j'ai l'impression de ne pas être en France. On se sent très, très seul."

 

Toutes les plaintes classées sans suite

Ce n'est pas faute de faire appel aux autorités. Lyes se rend régulièrement au poste de police pour porter plainte, dès qu'il a des preuves ou que d'autres personnes peuvent témoigner en sa faveur. Face à la récurrence du problème, il a même pris l'habitude d'allumer la caméra de son téléphone lorsqu'il se fait insulter, voire poursuivre dans la rue, pour documenter ces incidents.

 

Mais lorsqu'il se rend au commissariat de police, Lyes n'a pas toujours l'impression d'être pris au sérieux. 

 

Terrence Katchadourian, de Stop Homophobie, raconte avoir accompagné Lyes pour porter plainte : "Les policiers lui ont dit : 'Vous en faites trop. Ce ne sont pas vos habits, par hasard ? Vous ne les provoquez pas ?'" 

 

  • "Quand je vais porter plainte pour insulte homophobe, j'ai l'impression que c'est moi l'agresseur."

 

Toutes les plaintes déposées par Lyes ont été classées sans suite. "C'est systématique lorsqu'un individu porte plainte sans le soutien d'une association", regrette Terrence Katchadourian. Stop Homophobie a donc décidé de se porter partie civile auprès de Lyes, pour relancer les poursuites. "Si les plaintes sont abandonnées, les agresseurs prennent confiance en eux, se sentent intouchables, au point de courser les jeunes dans les rues", explique le responsable associatif.

 

Des points de suture après un guet-apens 

Et parfois, de s'en prendre physiquement à leurs victimes. "J'avais rendez-vous avec un garçon que j'avais rencontré sur Facebook. C'était un jeune Maghrébin, et en fait, c'était un guet-apens", se remémore Lyes. Quand il arrive sur place, un homme l'interpelle, et lui demande "'C'est toi qui veux voir mon ami ?' J'ai répondu 'non' parce que j'ai senti le danger, explique Lyes. Il a sorti une bombe lacrymogène et m'a aspergé. Vu que j'avais l'adrénaline, ça ne m'a même pas piqué les yeux. Mais il m'a écrasé la bonbonne de gaz d'un grand coup sur la tête. Lui s'est arrêté, moi j'ai continué à courir."

 

  • "Il y avait du sang qui giclait de ma tête et je suis parti me réfugier dans une auto-école."

 

"L'auto-école était fermée mais j'ai mis ma main en sang sur leur vitrine, ils m'ont vu, m'ont ouvert et ont appelé les pompiers." Le certificat médical établi par l'hôpital où il a été conduit, que franceinfo a pu consulter, fait état d'une "plaie sur le scalp" et de la "pose de trois agrafes" pour la suturer. 

 

Un engagement contre l'homophobie

Ses certificats médicaux attestent aussi du stress post-traumatique dont souffre Lyes après ses agressions à répétition. "J'ai développé un TOC, je regarde tout le temps derrière moi quand je marche dans la rue. Et je suis sous anxiolytiques, pour calmer mes crises d'angoisse."

 

"Des gens comme Lyes, il y en a beaucoup, mais personne ne s'exprime", explique Terrence Katchadourian. Il en sait quelque chose, puisque Stop Homophobie a reçu plus de 1 500 appels à l'aide depuis le début de l'année, et a même dû ouvrir il y a un an une plateforme en ligne pour apporter une assistance juridique aux victimes d'agressions. 

 

Lyes, lui, ne veut plus se taire. Même s'il parvient à déménager, il veut œuvrer à Gennevilliers contre l'homophobie, et y ouvrir une antenne de l'association Stop Homophobie. "Il est extrêmement courageux", dit, admiratif, Terrence Katchadourian. Mais pour Lyes, c'est comme une évidence : "Je n'ai plus jamais envie de me cacher.

 

(Source FranceInfo)

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Cinéma / Un Couteau Dans le Cœur

Vanessa Paradis en productrice de porno gay

L'actrice et chanteuse Vanessa Paradis surprend en productrice de pornos gays dans "Un couteau dans le cœur" de Yann Gonzalez, en salles mercredi, un thriller baroque, onirique et érotique, hommage au cinéma de genre des années 1970.

"Un Couteau Dans le Coeur" : Nicolas Maury, Vanessa Paradis
"Un Couteau Dans le Coeur" : Nicolas Maury, Vanessa Paradis

Nous sommes en 1979. Anne (Vanessa Paradis), productrice de pornos gays, elle-même homosexuelle, est une femme blessée après avoir été quittée par sa monteuse et compagne Loïs (Kate Moran).

 

Alors qu'elle enchaîne les tournages et s'apprête à entamer celui d'un film plus ambitieux, l'un de ses acteurs est mystérieusement assassiné, point de départ d'une série de meurtres par un tueur au masque noir. Elle mène alors l'enquête, dans un climat de peur mêlé à l'érotisme.

 

"C'est Eros et Thanatos, c'est éternel. Ce sont des sujets qui font partie de la culture romantique", expliquait Yann Gonzalez au Festival de Cannes, où le film était en compétition.

 

Inspiré notamment par Brian De Palma et par un cinéma plus marginal des années 70 - dont les films de Dario Argento et le genre italien du giallo, à la frontière entre thriller, horreur et érotisme - le réalisateur dit avoir voulu "aller loin" dans l'imaginaire et rendre "hommage au cinéma déviant de série B".

 

"Je trouve que dans certaines séries Z, il y a parfois plus de beauté que dans certains grands classiques adoubés par tout le monde", souligne le cinéaste, dont c'est le deuxième long métrage après "Les Rencontres d'après minuit" (2013).

 

"Le genre pour moi, c'est tout, c'est le cinéma absolu en fait, parce que c'est tous les délires formels qu'on peut imaginer. C'est des émotions, des explosions plastiques, de la beauté à l'état pur, de la folie surtout", a-t-il ajouté. "Je trouve qu'il y a de moins en moins de films subversifs comme ça, et j'avais envie d'en faire un".

 

Avec ce film mêlant thriller, horreur, drame et même humour, porté par une musique lyrique (composée par son frère Anthony Gonzalez et Nicolas Fromageau, du groupe M83), il dit aussi avoir voulu faire "avant tout le portrait d'une femme amoureuse".

 

"C'est une femme amoureuse, déterminée, violente, alcoolique, désespérée parfois, mais c'est une guerrière aussi", a souligné Vanessa Paradis à Cannes, se disant "surprise" que Yann Gonzalez ait pensé à elle.

 

"On a commencé à en parler il y a trois ans. Cela faisait un moment qu'on ne pensait pas à moi au cinéma", a-t-elle dit. "La musique j'en fais quand je veux. Le cinéma, il faut que j'attende qu'on m'appelle".

 

(Source AFP)

 

Bande annonce "Un Couteau Dans le Cœur"

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Paris

Les passages piétons arc-en-ciel du Marais vandalisés par des homophobes

 

Les passages piétons du Marais bordés de l'arc-en-ciel à l'occasion de la Marche des fiertés parisienne ont été recouverts de peinture blanche dans la nuit de lundi à mardi et la chaussée taguée d'un slogan homophobe. 

 

La Quinzaine des fiertés parisienne qui précède la gay pride suscite l'hostilité, voire la haine.

 

Ainsi, les passages piétons du Marais au carrefour des rues de la Verrerie et des Archives, bordés de l'arc-en-ciel à l'occasion de la Marche des fiertés parisienne, ont été recouverts de peinture blanche dans la nuit de lundi à mardi et la chaussée taguée d'un slogan homophobe. 

 

"LGBT hors de France", pouvait-on lire sur le macadam.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a réagi en dénonçant une "homophobie crasse" et en promettant d'effacer le tag, de repeindre les passages rainbow et même de les multiplier.

 

De son côté, Bruno Julliard, premier adjoint ouvertement gay, estime que "cette nouvelle démonstration de haine hideuse ne fera que renforcer notre détermination à lutter sans faillir contre les discriminations".

 

Le maire du 4ème arrondissement de Paris, Ariel Weil a qualifié cet acte d’"insupportable", ajoutant que "certains ont visiblement du mal avec les symboles de l’ouverture et de la différence. Aujourd’hui encore". 

 

La députée La République en marche de Paris Elise Fajgeles a également réagi, "scandalisée par ce vandalisme homophobe. (…) L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit". 

 

Le procureur de Paris a été saisi par la Ville. L’association SOS Homophobie envisage également de porter plainte.

 

En fin de matinée, les dégradations ont été réparées par les services de la Ville et les passages piétons ont retrouvé leurs bordures de couleurs vives.

 

L'acte de vandalisme sur les passages piétons parisiens n’est pas le seul connu. A Nantes, un escalier repeint aux couleurs arc-en-ciel a lui aussi été recouvert de peinture blanche. A Angers, c'est le centre LGBT qui a été victime de tags homophobes à deux reprises ces dernières semaines. 

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New York

Des dizaines de milliers de personnes défilent pour une gay pride anti-Trump

Des dizaines de milliers de personnes agitant des drapeaux arc-en-ciel et brandissant des slogans à caractère politique ont défilé et dansé dimanche dans les rues de New York, pour la traditionnelle "Gay Pride", dont la première édition remonte à 1970 à Central Park.A pied, sur des patins à roulettes, à moto ou sur une centaine de chars particulièrement colorés, les participants ont progressé lentement, par une journée chaude et ensoleillée, sur un parcours de 3 kilomètres partant du bar historique de Stonewall Inn, à Greenwich Village.

New York : des milliers de personnes défilent pour la Gay Pride
New York : des milliers de personnes défilent pour la Gay Pride

Il était modifié cette année en prévision du 50e anniversaire, l'année prochaine, des émeutes de Stonewall, qui donnèrent naissance en 1969 au mouvement pour les droits des homosexuels aux États-Unis.

 

Beaucoup des marcheurs de ce dimanche étaient légèrement vêtus, l'un d'eux arborant seulement par exemple un bikini, slip arc-en-ciel et haut de couleur rose.

 

Le thème de la parade de cette année était "Différent avec défi", en réaction au traitement de la communauté LGBT par le président Donald Trump, selon les organisateurs.

 

Pour la deuxième année consécutive, de nombreux marcheurs arboraient des banderoles et pancartes anti-Trump. "Comme le dit Lady Gaga, 'Je suis né comme ça'" (I was born this way), a déclaré à une télévision locale le conseiller municipal démocrate de New York Corey Johnson, 36 ans, ouvertement gay et malade du sida.

 

L'ambiance était beaucoup plus légère que l'année précédente, où les participants avaient rendu hommage à 49 personnes tuées dans une fusillade dans un night club gay d'Orlando, en Floride.

 

(Source AFP)

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Hongrie

L'opéra de Budapest annule les représentations de Billy Elliot après des critiques homophobes

Un journal conservateur de Hongrie a attaqué le spectacle arguant qu'il "risquait de transformer les petits garçons hongrois en homosexuels". 

La comédie musicale mettant en scène un jeune garçon faisant de la danse classique a été accusée de rendre les enfants hongrois «homosexuels» par un journal conservateur 

Jeudi, l'Opéra national hongrois a cédé aux pressions et annulé les quinze soirées de la comédie musicale racontant l'histoire d'un enfant passionné de danse classique.

 

L'Opéra national hongrois a annoncé jeudi 21 juin avoir dû annuler 15 représentations de la comédie musicale Billy Elliot à Budapest à la suite d'une campagne de presse homophobe.

 

"La campagne négative des dernières semaines à l'égard de la production Billy Elliot a fait chuter la vente de billets de manière importante", a expliqué le directeur de l'institution Szilveszter Okovacs, cité par le journal hongrois en ligne 444.hu.

 

Le spectacle est inspiré du film réalisé par le britannique Stephen Daldry en 2000, qui avait été sélectionné pour trois catégories aux Oscars. La comédie musicale Billy Elliot, composée par Elton John et écrite par Lee Hall, raconte l'histoire d'un adolescent de milieu modeste qui choisit de se consacrer à la danse classique plutôt qu'à la boxe, devenant finalement danseur étoile.

 

Multiplication des campagnes homophobes La mise à l'affiche de ce spectacle a donné lieu à de vives attaques du journal Magyar Idok, proche du gouvernement ultraconservateur de Viktor Orban. Le quotidien a notamment affirmé que cette production "risquait de transformer les petits garçons hongrois en homosexuels".

 

Selon le journal 444.hu, l'annulation du spectacle ressort davantage de pressions politiques que de raisons économiques, les préventes ayant été un succès.

 

Les campagnes à caractère homophobe se sont multipliées ces dernières semaines en Hongrie. Mardi, l'hebdomadaire Figyelö, également proche de M. Orban, avait publié une liste de chercheurs de l'Académie hongroise des sciences accusés de travailler notamment sur les droits des homosexuels.

 

Billy Elliot Trailer

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Chine

Les transgenres sortent de l'ombre pour contrer les discriminations

Shanghai, Lan, née de sexe masculin mais s'identifiant comme femme, a passé des années en étau entre deux identités, "une torture" dans une Chine rétive à accepter les personnes transgenres. Mais cette communauté victime de rejets et de discriminations relève désormais la tête.

Xiaomi, un Chinois qui se décrit lui-même comme un transgenre, le 5 juin 2018 à Shanghai (photo Afp)
Xiaomi, un Chinois qui se décrit lui-même comme un transgenre, le 5 juin 2018 à Shanghai (photo Afp)

Native de Shanghai, Lan, qui a demandé à ne pas être nommée en entier, a longtemps donné le change à sa famille et à ses amis par des attitudes ostensiblement machistes. En dépression, elle a toutefois finalement recouru en 2015 à une opération chirurgicale pour changer de sexe.

 

"J'étais perpétuellement déchirée entre deux voix", relate à l'AFP la jeune femme de 31 ans, à l'allure impeccable dans sa blouse bleue, sa chevelure auburn tombant sur les épaules.

 

"J'étais solitaire, désemparée, désespérée. Maintenant, je vis un rêve!", s'exclame-t-elle.

 

La pression sociale et familiale contraint souvent les Chinois transgenres à réprimer leur identité, mais ils sont de plus en plus à s'affirmer, avec la formation d'associations défendant leurs droits et un nombre croissant d'opérations chirurgicales.

 

A la fin des années 1990, le chirurgien Zhao Yede ne réalisait qu'entre 20 et 30 opérations de changement de sexe par an: il en supervise désormais environ 200, et attribue volontiers cet essor aux communautés transgenres florissant sur internet, qui encouragent à franchir le pas.

 

"Mes patients sont clairement plus jeunes. On voyait des patients de 27 ou 30 ans. Désormais, beaucoup ont 20 ans", dit-il à l'AFP.

 

Les transgenres ne sont pas étrangers à la culture chinoise: les descriptions de femmes habillées en hommes abondent, telle l'héroïne Mulan en guerrier, et des chanteurs masculins jouaient traditionnellement les rôles féminins sur les scènes d'opéra. Aujourd'hui, une poignée de transgenres sont devenus des célébrités de la télévision.

 

Victoire au tribunal

On estime qu'environ 0,6% des Américains s'identifient comme transgenres. En Chine, où les chiffres font défaut, ce ratio équivaudrait à 8 millions de personnes.

 

Mais à défaut de persécutions haineuses, les transgenres pâtissent en Chine de profondes incompréhensions, du rejet de leurs proches, de discriminations routinières.

 

Selon une enquête de l'ONG Centre LGBT de Pékin, 62% des transgenres chinois souffrent de dépression, la moitié a envisagé de mettre fin à ses jours et 13% ont fait des tentatives de suicide.

 

L'opposition est forte au sein des familles, où les garçons, choyés, sont censés perpétuer la lignée: les transgenres souffrent souvent de violences, physiques et psychologiques, dans leur propre foyer, insiste Zhuo Huichen, une femme de 25 ans. Les forces de l'ordre les minimisent en "querelles familiales", mais "des parents assassinent parfois leurs enfants", s'alarme celle qui n'a pas elle-même révélé son changement de genre à ses parents.

 

La jeune femme, maquillée et dont la longue chevelure dépasse de la casquette, a fondé en 2016 le Trans-center de Canton (sud), l'une des premières ONG chinoises consacrées aux transgenres. Elle recense un nombre croissant de jeunes mineurs en difficulté et de suicides.

 

Pour les transsexuels, ayant déjà effectué leur opération de changement de sexe, modifier les papiers d'identité est un parcours du combattant, sans compter les discriminations endémiques dans l'enseignement ou l'entreprise.

 

Selon le Centre LGBT de Pékin, le chômage est trois fois plus important parmi les transgenres que dans le reste de la population.

 

Dans un cas rare au tribunal, un transgenre appelé "Monsieur C." a obtenu justice l'an dernier contre la firme de soins de santé du sud de la Chine qui l'avait licencié en 2015 en raison de son identité.

 

"Les protections légales vont s'améliorer, mais le chemin reste long", confie à l'AFP le jeune homme né de sexe féminin.

 

Lueurs d'espoir

Les transgenres chinois sortent de l'ombre au moment même où le Parti communiste au pouvoir renforce sa répression des militants des droits civiques et sa censure des contenus internet jugés "déviants" par rapport à la ligne morale officielle. Les événements LGBT sont souvent annulés.

 

Pour autant, Zhuo Huichen s'attache à quelques avancées: l'an dernier, des recommandations gouvernementales enjoignaient ainsi de ne plus qualifier les transgenres de "malades".

 

La Shanghai Pride, mini-événement célébrant de façon feutrée son 10e anniversaire, a tenu un "forum trans" le 2 juin, doublé d'un défilé de mode --que les autorités ont laissé se dérouler. "Je ne pensais pas voir cela un jour", s'émerveille Lan.

 

Elle s'estime chanceuse: initialement scandalisé, son père a fini par la soutenir, l'accompagnant en Thaïlande pour l'opération à 18.000 dollars qui l'a transformée.

 

Aujourd'hui apprentie-comptable, elle s'inquiète de documents administratifs précisant son identité "masculine" originelle, qui pourraient la trahir auprès d'employeurs potentiels. Tombée amoureuse de son meilleur ami, Lan projette également de l'épouser et de recourir à une mère porteuse pour élever un enfant avec lui.

 

Mais ses futurs beaux-parents ignorent son changement de sexe. "Nous, les transgenres, nous progressons, mais cela doit se faire petit à petit", sourit Lan.

 

(Source AFP + L'OBS)

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Maghreb

La Tunisie en plein débat sur la dépénalisation de l'homosexualité

La Tunisie est en plein débat sur la dépénalisation de l'homosexualité à la suite du rapport présenté mercredi par la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) créée par le président de la République. 

Tunisie : la députée indépendante, Bochra Belhaj Hmida
Tunisie : la députée indépendante, Bochra Belhaj Hmida

Ses propositions progressistes se heurtent à l'opposition des organisations islamistes. "Sur l’homosexualité, notre première mesure est l’abrogation de l’article 230 du code pénal tunisien (qui criminalise les relations homosexuelles). La seconde, c’est d’abandonner la peine de prison (…) et d’interdire l’usage du test anal", affirme au journal Libération la présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) tunisienne, créée par le président de la République, Béji Caïd Essebsi. 

 

Pour cette députée indépendante, Bochra Belhaj Hmida, il s’agit d’une "opportunité historiqueet d’une "révolution dans la continuité" : "Révolution car nous avons soulevé des questions tues jusqu’ici ou timidement abordées. Nous proposons un code des libertés et droits individuels qui les définit précisément. C’est un bouleversement, seul le Canada possède un texte de ce genre. Continuité aussi car nous prolongeons la tradition avant-gardiste de la Tunisie qui date du code du statut personnel de 1956 (interdiction de la polygamie, instauration du consentement mutuel des époux…) en instaurant des avancées toujours absentes chez nos voisins".

 

Dans son rapport, la Colibe a fait des propositions de loi, comme la dépénalisation de l’homosexualité et l’abrogation de la peine de mort, que le chef de l’État est ensuite libre de piocher, ainsi que l’explique la députée : "Le Président a été clair dès le premier jour : 'Vous écrivez ce que vous voulez et vous publiez ce que vous avez fait. Moi, je suis libre de prendre ce que je veux'. Mais je suis convaincue que dès le 13 août, nous, les députés, aurons un projet de loi à voter".

Des organisations islamistes rejettent la dépénalisation de l'homosexualité prônée par une commission présidentielle

Des associations religieuses tunisiennes ont rejeté jeudi des réformes proposées par une commission présidentielle portant notamment sur l'égalité dans l'héritage et la dépénalisation de l'homosexualité, les jugeant "dangereuses" et contraires aux préceptes de l'islam. 

Noureddine Khadmi, imam et universitaire
Noureddine Khadmi, imam et universitaire

"Nous refusons ces réformes contraires aux préceptes de l'islam et du Coran et ses textes catégoriques", a réagi dans un communiqué un collectif d'associations religieuses, des universitaires et avocats pro-islamistes, membres de la Coordination nationale pour défendre le Coran et la Constitution.

 

Ce collectif a appelé le président tunisien Béji Caïd Essebsi à "retirer cette initiative inconstitutionnelle et dangereuse". Selon lui, ces propositions de réformes ont été prises "sous pression du Parlement européen" et "portent atteinte à la famille, menacent son entité et représentent une violation à la souveraineté de l’État."

 

Dans une déclaration à la presse, Noureddine Khadmi, imam et universitaire, a affirmé que le rapport de la Colibe n'était "pas basé sur une consultation élargie ni sur une coordination avec des institutions scientifiques, comme l'université (islamique) de la Zitouna, ou des institutions de l’État comme Dar al-Iftaa", autorité religieuse suprême en Tunisie.

 

Appelant le mufti de la République à réagir, il a mis en garde contre "les dangers de ce rapport et ses répercussions sur l'unité de l’État et l'harmonie de la société". Pour l'avocat Fethi Laayouni également, "ce rapport est une attaque aux (...) principes de l'identité arabo-musulmane du peuple tunisien".

 

La Colibe, elle, assure que son approche "n'est pas contraire à l'essence de l'islam". "Personne n'a le monopole de l'interprétation du Coran, nous avons opté pour une lecture progressiste", avait dit à l'AFP Iqbal Gharbi, islamologue et membre de la commission. Les réformes sociétales proposées par cette commission présidentielle ont été saluées par des défenseurs des droits de l'Homme.

 

(Source AFP + Libération)

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Nations Unies

Le départ des États-Unis du Conseil des droits de l'homme compromet le travail sur les droits mondiaux des LGBT

La décision de l'administration Trump de quitter le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies menace de saper le travail sur les droits mondiaux des LGBT, affirment les activistes.

Nikki Haley a annoncé ce mardi le retrait américain du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.
Nikki Haley a annoncé ce mardi le retrait américain du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

La Maison-Blanche a annoncé que les États-Unis quittaient le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en se fondant sur des "différences idéologiques".

 

Le Conseil des droits de l'homme est un organisme intergouvernemental des Nations Unies chargé de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme dans le monde.

 

Parmi d'autres sujets, il a travaillé sur les droits des personnes LGBT, produisant des rapports sur les violations des droits de l'homme à l'encontre des personnes LGBT vulnérables.

 

Le Conseil des droits de l'homme a nommé un expert indépendant sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre en 2016 avec un mandat global pour travailler sur les droits LGBT, et le poste est actuellement occupé par Victor Madrigal-Borloz.

 

Les pays progressistes ont déjà dû se regrouper pour éviter les tentatives de suppression de ce poste.

 

Les militants LGBT craignent qu'avec le départ des États-Unis les choses ne soient rendues encore plus difficiles.  

 

OutRight Action International a déclaré dans un communiqué à PinkNews : "Pour de nombreuses personnes LGBTIQ, le Conseil des droits de l'homme et l'Organisation des Nations Unies dans son ensemble sont les derniers recours lorsque leurs propres gouvernements les menacent".

 

Ty Cobb de Human Rights Campaign estime qu'"avec cette décision, l'administration Trump-Pence laisse au Conseil des droits de l'homme un vide qui pourrait être comblé par des pays peu ou pas attachés aux droits de l'homme universels, et utiliserait le Conseil pour poursuivre leurs propres agendas antidémocratiques".

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Seine-maritime

La responsable du service adoption suspendue après ses propos sur les homosexuels

La responsable du service adoption de Seine-maritime a été relevée mercredi de ses fonctions "à titre conservatoire", a annoncé dans un communiqué le conseil départemental, à la suite de propos discriminatoires envers les homosexuels tenus par la fonctionnaire.

Pascale Lemare
Pascale Lemare

"Je ne soupçonne nullement la moindre discrimination" de la part du Département, a déclaré de son côté la préfète de Normandie Fabienne Buccio, interrogée mercredi matin par la presse avant l'annonce de cette sanction. 

 

Elle a jugé "d'un autre temps" ces propos qui ont "entraîné des réactions justifiées". "Il ne faut pas juger l'ensemble d'une collectivité et d'un service sur des déclarations malheureuses", a-t-elle ajouté.

 

Interrogée sur les témoignages de couples homosexuels dont a fait état France Bleu laissant entendre que la politique de Département était discriminatoire, Fabienne Buccio a appelé à être "prudent".

 

Sur ce genre de sujet, "il y a toujours des gens pour lesquels le dossier est accepté, d'autres pour lesquels on refuse, avec de bonnes raisons de le faire et derrière cela peut être interprété différemment". Le conseil départemental "a dit ce qu'il fallait", a-t-elle estimé.

 

Le président (Mouvement radical) du conseil départemental Pascal Martin a de nouveau condamné mercredi "très fermement les propos discriminatoires (de la fonctionnaire ndlr) qui ne reflètent en rien la politique départementale que je conduis". Pascal Martin "réaffirme aux couples et célibataires candidats à l'adoption que le Département agit et agira toujours (...) sans aucune forme de discrimination", dans un communiqué. Il répète avoir "demandé un audit externe du service concerné" mais "redi(t) toute (sa) confiance au personnel départemental".

 

Dans un entretien accordé à France Bleu Normandie, Pascale Lemare  avait estimé qu'un couple homosexuel correspondait moins aux critères requis pour l'adoption d'un bébé en bonne santé qu'un couple hétérosexuel, provoquant de vives réactions des associations LGBT et la saisine du Défenseur des droits afin d'enquêter sur les pratiques du service de l'adoption du département.

 

A la question de savoir si c'est "a priori compliqué" pour un couple homosexuel d'obtenir l'adoption d'un "bébé de trois mois qui va bien", Pascale Lemare, alors responsable du service adoption au département de Seine-Maritime, avait répondu "il y aura des parents qui correspondent davantage aux critères requis".

 

"Et donc pas un couple homosexuel? ", l'interroge la journaliste de France Bleu Normandie. "Ben non", répond Pascale Lemare.

 

La fonctionnaire affime ensuite que les couples de même sexe sont "un peu atypiques, si on peut dire, par rapport à la norme sociale et à la norme biologique", et que "donc si leur projet supporte des profils d'enfants atypiques (...), si les couples homosexuels ont des attentes ouvertes, ils peuvent très bien adopter un enfant". "Ils ne seront pas prioritaires mais ils ne sont pas du tout exclus de l'adoption", ajoute Pascale Lemare.

 

Invitée à préciser ce qu'elle entendait par "enfant atypique", la responsable de service a répondu: "des enfants dont personnes ne veut, puisqu'il y a des gens qui ne veulent pas adopter des enfants trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés. Ces enfants là ont des perturbations qui ne sont pas recherchées par les couples et c'est normal".

 

Le président UDI de la collectivité, Pascal Martin a "condamné très fermement et sans réserve les propos tenus visant à créer une différence de droits entre les candidates et candidats à l'adoption", dans un communiqué évoquant explicitement cette interview.

 

"Si les propos (de Mme Lemare ndlr) sont vérifiés, ils sont contraires aux principes de neutralité, d'égalité et de refus des discriminations qui caractérisent la #FonctionPublique. Je les condamne et prends acte de leur condamnation par le président" du conseil départemental, a réagi de son côté sur son compte Twitter le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes Publics, Olivier Dussopt. 

 

"Aucune discrimination ne saurait être tolérée", a abondé la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité hommes-femmes Marlène Schiappa.

 

L'Association des familles homoparentales (ADFH) a indiqué qu'elle avait déposé plainte contre Pascale Lemare pour "discrimination en raison de l'orientation sexuelle".

 

"On ne voit pas d'autres explications. Certains conseils de familles sont tenus par des associations conservatrices, soutiens de La manif pour tous", a expliqué sur LCI Boan Luu, porte-parole Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL).

 

(Avec AFP)

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Marketing

Un visuel gay-friendly sur des bouteilles d'Evian fait bondir les anti-LGBT

Un dessin représentant un couple d’hommes se tenant par la main apposée sur les bouteilles d'Evian suscite de vives réactions homophobes sur les réseaux sociaux.

L’illustration gay friendly apposée sur une bouteille d’eau d’Évian de la gamme "Prestige " n'a pas échappé aux opposants au mariage pour tous et aux droits LGBT en général.

 

Elle suscite des réactions indignées des défenseurs de la famille "traditionnelle ". Certains internautes appellent même au boycott de la marque et à boire de la Badoit ou de la Salvetat pour cause de "promotion de l'homosexualité".

 

Rien de bien méchant pourtant : on y voit deux hommes en promenade qui se tiennent par la main devant la colonne de la Bastille.

 

La bouteille polémique fait partie d’une gamme de 12 bouteilles désignée par l’illustratrice Tiffany Cooper. Chacune des bouteilles est illustrée par un ou plusieurs personnages devant un monument symbolique de Paris.

 

Fort heureusement, de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux tournent en dérision les propos homophobes et remettent à sa place la pseudo polémique initiée par la sphère ant-LGBT habituée à ce genre de campagne.

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Reportage

Le dangereux exil des trans fuyant la violence du Honduras

La transgenre Roxana Hernandez fuyait le Honduras mais son exil s'est terminé de manière abrupte, quand elle est morte dans un centre de détention aux États-Unis.

Le dangereux exil des trans fuyant la violence du Honduras © AFP/Archives / Orlando SIERRA
Le dangereux exil des trans fuyant la violence du Honduras © AFP/Archives / Orlando SIERRA

Malgré le danger, son amie Francis, lassée de la discrimination dans son pays, veut effectuer le même périple.

 

Bien maquillée et portant pantalon noir moulant, haut rouge décolleté et chaussures à talons, Francis, 33 ans, raconte son calvaire au quotidien, quand on se moque d'elle dans la rue ou qu'on refuse de lui offrir un emploi.

 

"J'ai souffert du rejet de mes oncles et tantes, et même mon père a dit :  'Je vais lui exploser la tête'", raconte-t-elle, assise dans un fauteuil d'une maison close où elle travaille, son unique moyen de subsistance.

 

Petit pays au cœur du "triangle de la mort" de l'Amérique centrale, miné par les gangs et la pauvreté, le Honduras affiche un des plus forts taux d'homicide au monde. Et la communauté LGBTI se voit souvent forcée à émigrer pour fuir cette violence, assure Francis.

 

C'était le cas de son amie Roxana, également âgée de 33 ans, qui a rejoint la "caravane de la migration", composée de centaines de migrants, la plupart du Honduras, partie le 25 mars du Mexique avec l'intention de rejoindre les États-Unis.

 

Une caravane fustigée par Donald Trump qui est allé jusqu'à envoyer des militaires à la frontière pour la bloquer. Mais Roxana est morte deux mois plus tard, le 25 mai, apparemment d'une pneumonie liée au VIH, alors qu'elle était détenue dans un centre des services américains d'immigration et de douanes au Nouveau-Mexique.

 

Les cinq jours précédents, elle avait été retenue à San Diego, dans des cellules des mêmes services, tristement connues comme les "glacières" en raison des basses températures qui y règnent.

 

Roxana "fuyait la violence, la haine, la stigmatisation et la vulnérabilité dont elle a souffert comme femme trans dans son pays, le Honduras", ont dénoncé dans un communiqué commun les associations de défense des migrants Pueblo Sin Fronteras, Al Otro Lado et Diversidad Sin Fronteras.

 

"Elle voyait les Etats-Unis comme l'opportunité de démarrer une nouvelle vie sans abus, sans risque, sans menaces, en demandant l'asile" et "ce qu'elle a trouvé aux États-Unis, c'est la mort", ont-elles ajouté, critiquant "la négligence médicale des autorités américaines d'immigration".

 

Dure bataille

Roxana faisait partie du collectif Unidad Color Rosa à San Pedro Sula, la deuxième ville du Honduras, comme Francis. La directrice du collectif, Sofia Carbajal, lui avait apporté soutien et conseils sur le VIH, mais elle déplore que la persécution commence au sein des familles, et montre en exemple le message publié sur Facebook par une sœur de Roxana : "J'espère que tu t'es repenti (d'être transgenre, ndlr) dans les derniers moments (de ta vie, ndlr), petit frère".

 

Confrontée au même rejet, Francis ne voit qu'une seule issue : les États-Unis. Elle va retenter le voyage pour la quatrième fois. La dernière, elle avait été arrêtée par les autorités migratoires mexicaines. "Ils m'ont mise d'abord dans une cellule pour femmes mais après ils m'ont déplacée dans une pour hommes... beaucoup me touchaient, d'autres me criaient des grossièretés et un Dominicain m'a violée", se souvient-elle.

 

Le collectif Unidad Color Rosa mène une dure bataille, au Honduras, pour que cessent la discrimination et la violence contre la communauté LGBTI. "Nous ne demandons pas la reconnaissance du mariage homosexuel, mais que l'on approuve une loi d'identité de genre", explique Sofia Carbajal, elle aussi transgenre.

 

Avec cette loi, un homme ou une femme décidant de changer d'identité sexuelle pourrait voir ce changement reconnu à l'état civil. Car selon Sofia, les "crimes haineux" contre les homosexuels et les transsexuels ont augmenté au Honduras ces dernières années.

 

Sur l'un des murs du siège du collectif, 18 photos sont affichées : ce sont celles des victimes de ce genre de meurtres depuis cinq ans. Le service de médecine légale a lui recensé 110 meurtres de personnes LGBTI au Honduras depuis 2009, selon sa porte-parole Isis Alvarado.

 

(Source +photo AFP)

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Fiertés LGBT

20.000 personnes défilent à la gay pride de Lyon

"Festive" et "pacifique", la 23e marche des fiertés LGBTI de Lyon a rassemblé samedi 20.000 personnes - selon la police et les organisateurs, qui ont transité sans incidents dans le "Vieux-Lyon", siège de groupuscules d'extrême droite, une première depuis 2010.

"La déambulation s'est passée sans aucune difficulté" et "pendant plus d'une heure, les LGBTI et les progressistes ont pu enfin reconquérir ce quartier, fief revendiqué de l'extrême droite", se sont félicités les organisateurs dans un communiqué.

 

"On ne fait que 500 mètres dans le Vieux-Lyon, mais c'est tout à fait symbolique", a déclaré à l'AFP Amandine Barioz Planche de l'association Homosexualité socialistes (HES).

 

Le cortège a en effet pu parcourir une partie des quais de Saône dans le 5e arrondissement, sans toutefois longer le local du "Bastion social", créé au printemps 2017 par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d'extrême droite.

 

Avant le départ de la marche vers 14H30, les participants avaient pris part à un sit-in d'une quinzaine de minutes, Place Bellecour, en soutien à Moussa Camara, un homosexuel guinéen en situation irrégulière, condamné mardi à Lyon à deux mois de prison pour avoir refusé d'embarquer dans un avion pour Conakry.

 

Derrière une banderole de tête proclamant "PMA sans conditions, l’Égalité n'attend plus", le cortège bigarré s'est ébranlé sur des notes de musique techno emportant ses participants enthousiastes qui agitaient des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel.

 

Le défilé s'est un temps fait voler la vedette par quelque 150 membres du groupe anarchiste Pink Bloc qui ont pris la tête de la marche en scandant "siamo tutte tutti antifascisti" et en allumant des fumigènes.

 

Après un autre sit-in devant le palais de justice, sur les quais de Saône, aux cris de "libérez Moussa", "solidarité avec les sans-papiers ou "tout le monde déteste les fachos", dans le roulement des sifflets, les Pink Blocs ont poursuivi leur chemin, laissant la place à l'humeur joyeuse des autres participants.

 

Sous des pluies de confettis, des couples parfois enlacés se déhanchaient derrière les nombreux chars-musicaux parés de ballons multicolores, déversant de la mousse.

 

(Source AFP)

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Ukraine

Des ONG s'inquiètent d'une hausse des violences homophobes

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont uni leurs voix jeudi pour dénoncer une "recrudescence" des violences en Ukraine, notamment racistes ou homophobes, de la part de groupes radicaux d'extrême droite, accusant les autorités de les encourager par leur inaction.

"Des attaques brutales contre des roms, représentants LGBT et militants pour les droits sont en croissance ces derniers mois en Ukraine", a déclaré Tanya Cooper, une responsable de l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué.

 

"Le gouvernement n'a guère pris de mesures en réponse, ce qui ne peut qu'encourager les assaillants", a-t-elle poursuivi dans ce message conjoint de HRW, Amnesty International, Freedom House et Front Line Defenders.

 

Depuis le début de l'année, des militants des groupes de l'extrême droite, notamment C14, Pravy Sektor et Karpatska Sitch, ont procédé à "au moins une vingtaine de violentes attaques, menaces" et intimidations à l'égard des minorités dans plusieurs villes ukrainiennes dont Kiev, soulignent les ONG.

 

Les forces de l'ordre n'ont que rarement ouvert des enquêtes sur ces incidents, selon la même source.

 

Parmi les incidents les plus récents figurent au moins deux attaques contre des camps roms à Kiev. Pendant un de ces incidents en avril, des membres masqués de C14 affirmant agir en qualité de "patrouilles municipales" ont attaqué des "femmes et enfants à l'aide de pierres et de gaz poivré", décrit le communiqué.

 

Deux enquêtes criminelles ont été ouvertes mais aucun résultat n'a été annoncé, selon la même source. Le 8 mars, des militants de l'extrême droite ont par ailleurs agressé des participantes à un défilé de femmes dans le centre de Kiev.

 

Dimanche, une gay pride est prévue dans la capitale ukrainienne mais son lieu est tenu secret par les organisateurs qui craignent des affrontements avec l'extrême droite.

 

Les autorités pro-occidentales ukrainiennes et plus particulièrement le ministère de l'Intérieur sont accusées par ses détracteurs de courtiser des mouvements de l'extrême-droite dont des membres combattent les séparatistes prorusses dans l'est du pays. 

 

(Source AFP)

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Terrorisme

Un projet d'attentat anti-gays déjoué, deux hommes arrêtés

Deux hommes de 21 et 22 ans, soupçonnés de préparer un attentat homophobe au nom de l'idéologie du groupe État islamique, ont été mis en examen mardi par un juge antiterroriste et écroués.

"Des couteaux, un dispositif de mise à feu et de la propagande du groupe jihadiste ont été retrouvés lors de la perquisition" après leur arrestation samedi en Seine-et-Marne par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) appuyée par le Raid, selon des sources proches de l'enquête.

 

"Leur projet reste mal défini à ce stade, mais des éléments laissent penser qu'ils envisageaient de s'en prendre à des homosexuels", ont indiqué ces sources. Les deux hommes ont été mis en examen mardi par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" puis écroués conformément aux réquisitions du parquet de Paris, a précisé une source judiciaire.

 

Ils avaient été arrêtés à leur domicile de Montereau-Fault-Yonne et Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne), puis placés en garde à vue samedi dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris ouverte trois jours plus tôt, le 6 juin, selon une source proche de l'enquête.

 

Les "deux amis", inconnus jusqu'ici des services de renseignement, avaient été repérés par la DGSI quelques semaines plus tôt, avant d'être signalés début juin à la section antiterroriste du parquet de Paris, a indiqué cette source.

 

Décrits comme "très déterminés", ils avaient évoqué "à plusieurs reprises un projet d'attentat dans leurs échanges", selon cette source. "L'un d'eux évoquait la recherche d'une arme", a indiqué une autre source. S'ils disposaient d'un dispositif de mise à feu, aucun explosif n'a été retrouvé lors des perquisitions.

 

C'est le quatrième attentat déjoué par la DGSI depuis le début de l'année en France.

 

Depuis janvier 2015, une vague d'attentats jihadistes sans précédent a fait 246 morts en France.

 

En mars, le premier ministre Édouard Philippe avait évoqué devant l'Assemblée nationale un total de 51 attentats déjoués depuis janvier 2015.

 

(Source AFP)

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Tunisie

Égalité dans l’héritage, abolition de la peine de mort et dépénalisation de l’homosexualité, principales propositions du Colibe

La commission des libertés individuelles et de l'égalité (Colibe) créée par le président de la république Béji Caïd Essebsi, le 13 août 2017, et présidée par la députée Bochra Belhaj Hmida, bien de rendre public son rapport. 

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Dans plus de 200 pages, la commission a décortiqué l’arsenal juridique existant et avancé plusieurs propositions qui sont soumises au débat pour enrichissement. Le chef de l’état veut une consultation le plus large possible.

 

Le rapport consultable sur le site de la commission, préconise plusieurs réformes pour adapter l’arsenal juridique tunisien à la Constitution de janvier 2014. Parmi les nombreux points soulevés, on relève notamment l’égalité dans l’héritage, l’abolition de la peine de mort et la suppression de l’article 230 du code pénal criminalisant l’homosexualité.

 

En ce qui concerne le premier point, le rapport propose un projet de loi stipulant une égalité de principe entre hommes et femmes du premier rang de parentèle : frères et sœurs, fils et fille, père et mère et époux. Mais la Colibe laisse la liberté aux personnes refusant cette égalité de répartir leur héritage autrement.

 

Le texte propose également une « abolition totale » de la peine de mort ou, à défaut, sa limitation aux seuls crimes ayant abouti à un décès, tout en excluant, selon les conventions internationales, les mineurs et les femmes enceintes.

Élaboré avec l’éclairage d’experts qui font autorité et une lecture à partir d’angles différents notamment sur les points en lien avec la religion, le rapport apporte du concret. Il présente des propositions de textes de loi prêts à l’emploi, qui seront soumis pour discussion et adoption à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) par la présidence de la République.

La Commission, composée de neuf membres bénévoles – essentiellement des juristes et des intellectuels -, a rendu son travail mardi 12 juin qui va au-delà du simple rapport. Il recense, en plus, les lois obsolètes, précise leur absence de conformité et propose une approche juridique alternative ainsi que des amendements aux lois. 

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Lyon

Prison ferme pour Moussa, demandeur d'asile guinéen militant à Aides

Moussa, jeune bisexuel guinéen en situation irrégulière, a été condamné mardi à Lyon à deux mois de prison ferme pour avoir refusé d'embarquer dans un avion pour Conakry, à l'issue d'une audience rendue houleuse par un problème d'interprète. 

Ce procès, initialement prévu en mai, avait été reporté en l'absence d'un interprète en langue soussou. Or, la traductrice appelée à la barre du tribunal correctionnel parlait plusieurs langues de l'Afrique de l'Ouest mais pas le soussou. Le tribunal a toutefois décidé d'examiner l'affaire, estimant que Moussa Camara avait "une connaissance suffisante de la langue française".

 

"Il est hors de question que cette audience se tienne. C'est une atteinte aux libertés fondamentales", s'est emportée son avocate, Me Florence Alligier, qui a quitté la salle afin de demander l'intervention du bâtonnier du barreau de Lyon, Farid Hamel.

 

En larmes dans le box, le jeune homme de 28 ans ne s'est pas exprimé devant le tribunal, qui l'a condamné à deux mois de prison ferme et deux ans d'interdiction de territoire.

 

Artiste acrobate, il était arrivé en France en 2015 avec une autorisation temporaire de travail. Sa demande d'asile avait été rejetée en 2017.

 

Le 3 mai, il avait refusé d'embarquer à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry sur un vol pour Conakry, la capitale guinéenne. Le jeune homme affirme que son compagnon a été lynché par sa famille en Guinée, qu'il a quittée pour fuir les persécutions contre les homosexuels.

 

En Guinée, l'homosexualité est passible d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison. La procureure, qui avait requis dix ans d'interdiction de territoire, a émis un doute sur l'homosexualité de Moussa Camara, s'appuyant sur des extraits de la procédure, lus à l'audience, où le Guinéen se dit "bisexuel" et assure avoir une "compagne enceinte".

 

"C'est l'illustration parfaite que M. Camara ne parle pas suffisamment français", a rétorqué Me Alligier à l'issue de l'audience, en ajoutant qu'il n'avait "jamais entretenu de relation amoureuse avec la jeune femme en question".

 

L'avocate a immédiatement interjeté appel, considérant ce jugement "nul". Pour Me Hamel, "l'affaire sera rejugée et très certainement renvoyée devant le tribunal correctionnel car un mauvais interprète équivaut à une absence d'interprète".

 

Pour la Lesbian and Gay Pride de Lyon, "cette décision est inhumaine. Elle a été prise au cours d'une audience ahurissante et au mépris des droits les plus élémentaires de Fodé-Moussa Camara".

 

Le cas de Moussa Camara avait suscité l'émotion sur les réseaux sociaux. "Son compagnon a déjà été assassiné en raison de son homosexualité. Son expulsion serait un scandale", avait affirmé le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

 

Plusieurs dizaines de militants de l'association Aides de Lyon et de Nîmes, où militait et résidait Moussa Camara, étaient venus le soutenir.

 

(Avec AFP)

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Homophobie et réseaux sociaux

Elton John appelle au boycott de Facebook et Twitter

Elton John a appelé au boycott des plateformes de médias sociaux comme Facebook et Twitter pour faire pression sur ces entreprises afin qu'elles s'attaquent au discours de haine. 

L'interview d'Elton John en cliquant sur l'image
L'interview d'Elton John en cliquant sur l'image

Dans une interview à la BBC, le chanteur gay a encouragé les gens à boycotter les médias sociaux tels que Facebook et Twitter afin de forcer ces plateformes à s'attaquer aux discours de haine homophobe.

 

Elton John estime qu'ils "n'ont rien fait pour essayer d'endiguer le flot de la haine sur Internet". "Je ne sais pas pourquoi ils l'autorisent. C'est censé être la liberté d'expression, mais les choses qui sont sur les médias sociaux sont tellement répugnantes qu'il doit y avoir des mesures de prises par les propriétaires de ces entreprises", a-t-il poursuivi.

 

"Les médias sociaux sont devenus trop souvent une arène qui amplifie tous nos conflits et construit des murs entre nous, a encore affirmé lapop star. Les préjugés que nous pensions disparus ont persisté. Les gens utilisent le privilège de l'anonymat pour dire des choses qu'ils ne diraient jamais en personne, ou pour se vanter de leurs privilèges d'une manière que nous pensions avoir laissée derrière nous il y a un siècle".

 

Pour Elton John "les entreprises comme Facebook, Twitter et Instagram ne peuvent prétendre être des entreprises purement privées. Je crois qu'elles ont un rôle public et une responsabilité publique". 

 

Twitter et Facebook, qui possède également Instagram, ont officiellement renforcé leurs positions sur le discours de haine homophobe au cours des dernières années. Cependant, les sites font toujours l'objet de critiques régulières pour la persistance de messages de haine et le harcèlement anti-LGBT sur ces plateformes.

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Fierté LGBT

Parades arc-en-ciel pour les droits des personnes LGBT en Europe de l'Est

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à des marches de fierté arc-en-ciel dans des capitales est-européennes contre la discrimination des minorités sexuelles, quelques jours après une décision clé sur les droits des couples gay prononcée par la justice européenne. 

Adrian Coman et Clai Hamilton (photo), le couple roumano-américain qui a obtenu gain de cause devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), a défilé à Bucarest avec environ 3.000 autres personnes.

 

"Clai et moi sommes deux personnes qui n'ont pas accepté la discrimination. Si plusieurs d'entre nous faisaient pareil le monde serait meilleur", a déclaré Adrian Coman à l'AFP. "Nous sommes heureux mais impatients de voir une application de cette décision de justice", a-t-il ajouté.

 

La CJUE a estimé mardi que les États membres "ne peuvent pas entraver la liberté de séjour d'un citoyen de l'Union en refusant d'accorder à son conjoint de même sexe, ressortissant d'un pays non-UE, un droit de séjour dérivé sur leur territoire", même si ces pays sont "libres d'autoriser ou non le mariage homosexuel".

 

Ce défilé à Bucarest, marqué par une participation plus importante que les années précédentes, intervient alors que le Parlement roumain doit fixer prochainement la date d'un référendum qui entérinerait le mariage comme étant "l'union entre un homme et une femme", et non entre "époux", comme le prévoit actuellement la Constitution.

 

Cette initiative, lancée par des ONG proches de la puissante Église orthodoxe, est vue comme une entrave de plus pour les minorités sexuelles, dans un pays qui n'a dépénalisé les relations homosexuelles entre adultes consentants qu'au début des années 2000.

 

A Sofia, quelques 2.000 personnes, protégées par d'importantes forces de police, ont participé à la parade, malgré l'appel de l’Église orthodoxe à boycotter cette "manifestation du péché".

 

A Varsovie, entre 23.000 personnes, selon la mairie, et 45.000, selon les organisateurs, ont participé à la 18e Parade d'égalité. Les participants ont revendiqué le mariage pour tous, une éducation à la non-discrimination et sexuelle dans les écoles, la protection contre les actes et le langage haineux.

 

"Je viens d'une petite ville, et pour la première fois j'ai participé à une marche d'égalité il y a une dizaine d'années en cachette de mes parents", a déclaré à l'AFP Dominika Wroblewska, participant à la parade avec sa partenaire. "C'est très émouvant pour moi, d'autant plus que j'ai fait mon coming out il y a un an. La marche est la chose la plus importante que l'on puisse faire pour soi-même : être fier une fois par an", lance-t-elle. "Je suis là, car je veux vivre dans un endroit où chaque amour est accepté, car l'amour ne connaît pas de frontière et n'exclut pas", explique sa partenaire, Alicja Nauman. "La situation en Pologne est mauvaise, car les personnes du même sexe ne peuvent pas se marier, ni adopter d'enfants".

 

A Riga, environ huit mille personnes, selon les organisateurs, ont participé à la Baltic Pride. "La Lettonie est à la dernière place dans l'UE en ce qui concerne les droits des personnes LGBT", a déclaré à l'AFP un de ses organisateurs, Kaspars Zalitis.

 

"Il n'y a pas de protection contre les crimes haineux, il n'y pas de respect envers les personnes trans. (...) Il y a grande urgence" de changer cela. Plusieurs contre-manifestations de défenseurs des valeurs familiales ont eu lieu en marge des marches de fierté, mais aucun incident sérieux n'a été noté.

 

Seize pays de l'UE reconnaissent le mariage homosexuel, quelques autres ont instauré une union civile, tandis que la plupart des pays d'Europe de l'Est n'autorisent ni l'un ni l'autre.

 

(Avec AFP)

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Etats-Unis

Condamné pour avoir torturé à mort un enfant qu'il croyait homosexuel

Une mère et son compagnon ont été condamnés jeudi pour la mort du petit Gabriel Fernandez, tué en 2013 après avoir subi une véritable torture. 

Gabriel, torturé à mort à 8 ans : la justice condamne un couple "diabolique"
Gabriel, torturé à mort à 8 ans : la justice condamne un couple "diabolique"

La peine de mort pour l’un, la prison à vie pour l’autre. Jeudi, la justice américaine a rendu son verdict dans l’affaire du petit Gabriel Fernandez, sauvagement tué en 2013. La mère de l’enfant, Pearl Fernandez, qui avait plaidé coupable de meurtre au premier degré en février dernier, a écopé d’une peine de prison à vie alors que son petit ami, Isauro Aguirre, a été condamné à mort.

 

"J’espère simplement que cela… vous torture l’esprit", a déclaré le juge de Los Angeles cité par "USA Today". "Nous pouvons juste dire que ce qui a provoqué la mort de l’enfant était horrible et inhumain et rien d’autre que diabolique. Nous ne pouvons même pas comparer cela à des animaux, parce que même eux savent prendre soin de leurs petits", a-t-il ajouté.

 

Au cours du procès d’Isauro Aguirre, Ezequiel, le grand frère de Gabriel, aujourd’hui âgé de 16 ans, a témoigné, révélant les abominations subies par le petit garçon mort en 2013. 

 

NBC rapportait au début des audiences que durant 8 mois, Gabriel a été torturé après qu'Isauro Aguirre s’était installé au domicile familial en 2012.

 

Ezequiel avait raconté la façon dont le couple se mettait d’accord pour violenter Gabriel qui était régulièrement enfermé dans un petit placard – "la boîte" - les poings liés et bâillonné, privé de nourriture ou d’eau pendant des heures. Il n’avait pas non plus accès à la salle de bain ou aux toilettes. Pire encore, toujours selon le témoignage d’Ezequiel, Isauro Aguirre utilisait une carabine à air comprimé contre l’enfant jusqu'à ce qu’il s'évanouisse. Il le traitait également de "gay" alors qu’il le tapait. Ezequiel avait ajouté que le couple, qui riait lorsqu’il frappait l’enfant, l’avait menacé de lui faire subir la même chose s’il tentait de s’interposer. 

 

D'atroces blessures sur le cadavre de l'enfant

La sœur de l’enfant, âgée de 14 ans aujourd’hui, a elle aussi témoigné devant les jurés. En larmes, elle a décrit les horribles tortures subies par son frère alors qu’elle avait 11 ans.

 

Elle a raconté comment il était frappé à coup de battes, de club de golf, de cintre en métal et comment il avait même reçu un coup de carabine dans la bouche. Virgina s’était aussi souvenue que l’enfant était régulièrement obligé à porter du rose pour aller à l’école. Gabriel a été retrouvé mort en Californie, le corps nu, avec le crâne fêlé, des côtes brisées, de graves brûlures et des billes de carabines à air comprimé enfouies dans son corps, l’une s’était notamment logée dans son poumon. 

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Israël

Des dizaines de milliers de participants à la Gay Pride de Tel-Aviv

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce vendredi le long de la plage à Tel-Aviv pour ce qui considéré comme la plus grande Gay Pride du Moyen-Orient.

Musique, costumes à paillettes et ballons ont envahi les rues de la ville, qui a construit depuis plus de 20 ans l'image d'une oasis de tolérance pour la communauté LGBT.

 

Cafés, magasins et lampadaires étaient pavoisés de drapeaux arc-en-ciel, la ville, centre économique d'Israël, accueillant depuis fin mai des dizaines de milliers de touristes spécialement venus pour l'événement.

 

"Avec tous ces drapeaux, je me sens déjà à la maison", dit Jimmy Chan, 39 ans, qui a atterri de Chine. "Voir cette parade dans un pays aussi religieux, on se sent davantage soudé en tant que communauté".

 

Les organisateurs espéraient accueillir autant, voire plus de participants que pour l'édition 2017 lors de laquelle 200.000 homosexuels, bisexuels et transsexuels avaient défilé.

 

Juchée sur de hauts talons, jupe noire à laquelle est attaché un drapeau arc-en-ciel, celle qui se fait appeler Aldifrost, 30 ans, esquisse quelques pas de danse, secouant sa longue chevelure turquoise ondulée.

 

"Tel-Aviv est la grande ville des gays !", s'exclame-t-elle. "Je viens ici pour faire la fête et montrer mon spectacle de drag-queen". Au programme : un concert dans l'après-midi de la chanteuse israélienne Neta Barzilaï, qui vient de remporter l'Eurovision et qui, bien que ne faisant pas partie de la communauté LGBT, y compte de nombreux fans.

 

Israël est le pays le plus avancé de la région en terme de droits pour la communauté LGBT, y compris au sein de l'armée. Mais pour Neel Lex Lumi, 26 ans, venu de Haïfa, plus au nord, la Gay Pride est l'occasion d'exiger encore davantage : "j'aimerais bien que le mariage civil soit reconnu en Israël".

 

Seuls les mariages religieux, par l'intermédiaire du rabbinat, sont possibles. Mais les mariages civils, entre couples hétérosexuels ou homosexuels, sont reconnus quand ils ont été contractés à l'étranger.

 

Un peu plus loin, un groupe nuance également le tableau en brandissant une banderole noire et rose. Au son de percussions, ils crient "stop à l’occupation !", en référence à l'occupation continue des Territoires palestiniens par Israël.

 

"On a un problème en Israël, le gouvernement ne nous donne pas de droits, mais nous utilise pour promouvoir son image à l'étranger", dit l'un des organisateurs, Ori Katz, 35 ans.

 

Une partie de la communauté LGBT refuse qu'Israël se serve de sa cause et dénonce une entreprise de "pinkwashing", détournement de l'anglais "whitewashing", qui consisterait à dissimuler sous une couche de rose les réalités israéliennes, à des fins politiques aussi bien que commerciales.

 

Le ministère des Affaires étrangères israélien fait volontiers référence au statut de Tel-Aviv comme une des grandes capitales gays mondiales dans ses clips de promotion.

 

(Source AFP)

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Portrait

Zak, militant politique et LGBT algérien, poursuit ses combats en exil

"Ma religion, c'est l'activisme", sourit Zak Ostmane, contraint à l'exil en France après avoir milité pour la dépénalisation de l'homosexualité en Algérie et contre le régime d'Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, au pouvoir depuis 19 ans. 

 Le militant Zak Ostmane ici après avoir été Victime d’une agression et d’un viol
Le militant Zak Ostmane ici après avoir été Victime d’une agression et d’un viol

Né à Boufarik, à une trentaine de kilomètres d'Alger, dans une famille "progressiste", Zak, 38 ans, est le dernier d'une fratrie de sept enfants : "à la fois brebis galeuse et pourri gâté", ironise-t-il.

 

"Politisé dès le plus jeune âge" par une mère adorée qui l'emmène manifester contre le code de la famille "inique" de 1984, Zak se souvient des années 1980, comme d'une époque "où le rêve était encore permis en Algérie". Son adolescence est ensuite marquée par les "années de plomb", la montée de l'islamisme et les massacres de civils.

 

Au collège et au lycée, le jeune garçon ne cache pas son homosexualité et affronte moqueries et insultes. Dès cette période, il milite activement pour les droits des homosexuels sans jamais dissocier ce combat de la lutte pour les droits des femmes ou pour la démocratie.

 

"C'est un tout", dit Zak, qui n'a pas de mots assez durs pour Bouteflika qui selon lui a "sacrifié un pays et une génération". Le jeune homme ne passe pas son bac mais forge sa culture et son esprit critique grâce aux livres que sa mère lui offre, comme Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde.

 

"Toujours pour militer", il devient journaliste freelance, blogueur et auteur, en prenant symboliquement le nom de sa mère. "A mon avis, tu le sais très bien. Je suis homosexuel, j'aime les garçons", dit-il à sa mère à l'âge de 24 ans en tenant à faire un "coming-out" formel.

 

Ses parents non seulement ne le rejettent pas mais "recadrent" même l'un de ses frères devenu "homophobe et sexiste".

 

En Algérie, il constate, "révolté", que les homosexuels sont non seulement "considérés comme des criminels passibles de prison ferme" mais aussi "privés de toute protection" alors qu'ils sont "régulièrement la cible d'agressions, de viols ou de lynchages".

 

Continuer à militer

Lassé de "l'hypocrisie" entourant cette question "taboue", Zak publie en 2013 sur les réseaux sociaux un manifeste pour la dépénalisation de l'homosexualité en Algérie, relayé dans les médias algériens et étrangers. "J'ai pris des risques et aujourd'hui je le paie très cher", constate-t-il.

 

Pour Nicolas Noguier, président de l'association Le Refuge, basée à Montpellier et qui héberge de jeunes victimes d'homophobie, Zak a "éveillé les consciences" à travers ce texte et "force l'admiration par son courage".

 

"Cible de menaces de mort croissantes", Zak Ostmane s'engage pourtant dans le mouvement durement réprimé "Barakat !", ("Ça suffit !"), crée début 2014 contre un quatrième mandat du président Bouteflika. Doublement "dénigré", "menacé de mort", "filé", il part pour Marseille à la veille de la présidentielle 2014.

 

Revenir en Algérie, le pays qu'il "a dans le sang", serait selon les amis du militant "un suicide".

 

"En exil, c'est très important pour moi de continuer à militer", dit cet homme au visage à la fois chaleureux et volontaire. Zak dénonce notamment l'attitude "honteuse" de la France quand de jeunes homosexuels exilés vivent sous la menace d'une expulsion.

 

Venant régulièrement au Refuge pour partager son expérience, "il sait toujours trouver les mots justes", souligne Nicolas Noguier, précisant que l'association accueille notamment de jeunes migrants homosexuels "véritablement en danger dans leur pays".

 

Zak a rapidement obtenu le statut de réfugié. Il s'apprêtait à boucler son dossier de naturalisation lorsqu'en mars 2017, il a été séquestré, battu et violé par deux militaires dans une chambre d'hôtel de Marseille après avoir été drogué dans un bar.

 

Après ce traumatisme, le militant tente de se reconstruire à Montpellier. Mais, faute de logement pérenne dans cette ville réputée accueillante pour les homosexuels, il pourrait rapidement se retrouver à la rue.

 

(Source AFP)

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Île Maurice

L’Église catholique condamne l'obstruction de la parade LGBT samedi dernier

L’Église catholique de Maurice a condamné mercredi la façon dont une parade LGBT a été obstruée samedi par des manifestants hostiles, conduisant à son annulation, dans un communiqué diffusé par l'évêché de Port-Louis.

"Indépendamment des convictions morales que l'on peut avoir par rapport à l'homosexualité, nous tenons à exprimer notre indignation par rapport à la façon dont une parade des LGBT qui avait obtenu l'aval de la police a été obstruée par des manifestants qui étaient eux, dans l'illégalité", écrit le cardinal Maurice Piat, évêque de Port-Louis.

 

Samedi, le collectif arc-en-ciel, qui milite en faveur de la communauté LGBT à Maurice, avait organisé une marche des fiertés dans le centre de Port-Louis, attirant environ 200 personnes. Mais non loin, un groupe de Mauriciens de confession musulmane s'était réuni, brandissant des pancartes anti-LGBT et organisant une prière collective.

 

Les organisateurs de la marche des fiertés avaient alors décidé d'annuler leur événement pour des raisons de sécurité. Le Premier ministre Pravind Jugnauth a lui aussi condamné le rassemblement illégal. "Le 'rule of law' (l’État de droit) doit prévaloir et le nécessaire sera fait par les autorités à la suite de cette manifestation inacceptable et illégale", a-t-il déclaré. Une enquête policière est en cours sur l'incident.

L'évêque de Port-Louis a également souligné que dans un État de droit, chacun avait le devoir de respecter les droits des autres, même s'il ne partage pas le même point de vue qu'eux. "Nous avons beaucoup d'amis parmi nos frères et sœurs musulmans et nous ne ferons pas d'amalgame entre un groupe de manifestants et l'ensemble de la communauté musulmane. L'île Maurice compte sur des hommes et des femmes de bonne volonté issus de toutes les communautés pour préserver la paix sociale, notre trésor à tous", a ajouté le cardinal Piat.

 

De son côté, le conseil des religions, qui regroupe les chefs religieux de toutes les religions à Maurice, a souligné que l’État de droit et les droits de l'homme sont "d'indéboulonnables piliers, des fondements qui assurent le respect de chaque citoyen et le vivre-ensemble démocratique". "Ceci n'est pas une option, c'est un impératif pour toute société, pour notre société !" a ajouté le conseil dans un communiqué.

 

Selon le conseil des religions, l'hindouisme est la principale confession de l'île (52%), devant le christianisme (30%) et l'Islam (17%).

 

(Source AFP)

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Landes

Les gendarmes ne retiennent pas le caractère homophobe des tags car la victime est hétéro

Cet homme, soutenu par une association qui lutte contre les discriminations sexuelles, va demander une requalification des faits au parquet… L’affaire secoue tout le petit village de Luglon dans les Landes, à 30 km au nord-ouest de Mont-de-Marsan, depuis deux mois.

Les tags homophobes sur la palissade d'une maison, palissades, routes, poteaux électriques et arbres.
Les tags homophobes sur la palissade d'une maison, palissades, routes, poteaux électriques et arbres.

Depuis précisément, le 14 avril. Ce jour-là, un habitant découvre des nombreuses insultes à caractères homophobes autour de son domicile en allant, comme chaque jour, promener son chien. Et il y en a un peu partout : palissades, routes, poteaux électriques et arbres.

 

Les Gascons

Lundi

Nous avons été contactés à ce jour concernant des tags à caractère #Homophobe à Luglonle 14 avril dernier. Nous examinons actuellement toutes les possibilités de recours avec la victime. Aussi, nous souhaitons rappeler à la Gendarmerie des Landes, qui aurait refusé le motif de plainte pour insultes avec caractère aggravant d'homophobie sous prétexte que la victime n'est pas homosexuelle, que sont considérées légalement comme de l'homophobie toutes les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. SOS homophobie

 

Les messages tagués à la bombe rose sont très clairs : "Mec au chien PD". Sur un pin devant sa propriété, il y a même écrit "Mec au chien PD -> ICI." C’est donc bien cet homme de 60 ans qui est visé. Sous le choc, il décide alors d’aller porter plainte à la gendarmerie de Sore sur les conseils de SOS homophobie.

 

Certaines inscriptions encore présentes deux mois plus tard

Mais lors de sa déposition, les gendarmes refusent de retenir le caractère homophobe des tags. Ils enregistrent simplement une plainte pour insultes publiques.

Pourquoi ce refus ? 

Il affirme que les militaires lui ont répondu qu’ils ne pouvaient pas retenir ce caractère aggravant car il est hétérosexuel. Face à cette réponse, cet homme décide de ne pas en rester là. Il fait appel à l’association, Les Gascons, qui lutte contre les discriminations sexuelles à Dax depuis 2004.

L’association a affirmé à 20 Minutes qu’elle allait écrire au parquet dans les prochains jours pour demander une requalification des faits et envoyer de la documentation aux gendarmes. Son président, Mickaël Ollier, se dit lui "désespéré" face à la réaction des militaires mais est tout de même "heureux qu’un hétéro ne lâche pas le morceau face à ces insultes homophobes". Des insultes qui pour certaines sont encore visibles plus de deux mois après les faits. Si la mairie a nettoyé la route et la palissade, ce n’est pas le cas d’Enedis pour les poteaux électriques.

 

(Source + Photos 20 minutes)

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Metz

Une exposition photo montrant des couples gays vandalisée par des tags homophobes

Des tags homophobes, découverts à Metz sur les clichés d'une exposition d'Olivier Ciappa montrant des "couples de la République", suscitaient dimanche l'indignation de la ville et des organisateurs.

Les faits ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la municipalité. Une dizaine de photos, qui composent l'exposition du photographe Olivier Ciappa, installée en plein air au square du Luxembourg, ont été recouvertes du mot "NON", inscrit à la peinture rouge.

 

L'exposition montre des couples enlacés, LGBT anonymes, hétérosexuels et de stars.

 

En 2015, cette même exposition avait déjà été vandalisée à Toulouse. Les dégradations ont été découvertes vendredi par des membres de l'association LGBT "Couleurs Gaies", qui organisait l'événement dans le cadre de la 2e édition de son festival pro-visibilité, les "Rainbow Weeks".

 

En accord avec l'artiste, la ville de Metz et l'association ont décidé de prolonger la durée de l'exposition et de "laisser les photos en l'état". Il s'agit de "montrer qu'en 2018, l'homophobie est toujours là et une réalité", a indiqué Thomas Scuderi, adjoint à la démocratie participative et à la citoyenneté.

 

Le maire socialiste Dominique Gros a évoqué un "acte d'homophobie caractérisé" et condamné les dégradations "avec la plus grande sévérité", dans un communiqué. "Nous avons décidé de laisser les bâches sur lesquelles sont imprimées les photographies de l'exposition dans l'état où elles se trouvent", a indiqué le maire.

 

"Elles permettront à chacun de s'interroger sur la tolérance, le vivre-ensemble, l'inclusion de tous dans notre société ainsi que sur le travail qu'il nous reste à accomplir ensemble pour y parvenir", a souligné Dominique Gros.

 

Évoquant "un acte de vandalisme", l'association "Couleurs Gaies" a annoncé qu'elle déposerait une "plainte contre X" la semaine prochaine. "C'est un acte qui ne doit pas rester impuni", a souligné Matthieu Gatipon-Bachette, président de l'association. "La ville de Metz fait beaucoup pour les associations, et vous avez un acte isolé qui vient tout ternir", a-t-il regretté.

"La visibilité des personnes LGBT, même si elle est affichée très sobrement, pose encore problème en 2018", a-t-il dit. "Cela n'entame en rien notre détermination à continuer à mener des actions de visibilité à Metz pour, justement, essayer de faire de la prévention, éveiller les consciences", a-t-il ajouté.

 

Il a salué le civisme de "Messins (qui) sont allés nettoyer des bâches sur lesquelles sont imprimées les photos".

 

"Le mariage pour tous a beau être passé, on est encore très loin de vivre dans une France tolérante et inclusive", a réagi le photographe Olivier Ciappa dans un texte posté samedi sur Twitter. "L'exposition montre l'étendue des différentes familles et des différents couples de la République. On y voit de vraies familles de vrais couples, qu'ils soient gays, lesbiennes, bi, trans ou hétéros. Bien entendu c'est à nouveau les photos LGBT qui ont été détruites, pas les hétéros", a fait remarquer l'artiste.

 

Les "Rainbow Weeks" de Metz s'achèveront samedi prochain par la Gay Pride.

(Source AFP)

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