Nouveau gouvernement

L'homophobie au pouvoir en Italie

Le nouveau gouvernement italien, composé de populistes et de ministres issus de l’extrême droite, annonce des jours inquiétants pour les personnes LGBT de la péninsule qui ont obtenu il y a peu un début timide de reconnaissance des couples de même sexe. 

Le nouveau vice-Premier ministre italien Matteo Salvini
Le nouveau vice-Premier ministre italien Matteo Salvini

Le nouveau gouvernement italien, composé du Mouvement cinq étoiles et de la Lega d'extrême droite, suscite l'horreur chez de nombreux LGBT italiens.

 

Pour en comprendre le bien fondé, il n'est qu'à rappeler que pour le nouveau vice-Premier ministre Matteo Salvini, les familles homoparentales n'ont aucune existence légale et que le ministre de la Famille, Lorenzo Fontana, se présente comme un "croisé" contre les droits des personnes LGBTI. Tous deux sont opposés à toute reconnaissance de partenaires de même sexe.

 

Un "premier goût indigeste de ce que la Ligue est prête à mettre en œuvre dans le gouvernement du pays", a déclaré l'association nationale de défense des LGBTI Arcigay.

 

Jeudi, à la veille de sa nomination en tant que chefs de ministre de l'Intérieur et vice-président du gouvernement, Matteo Salvini déclarait à ses partisans : "Je veux faire partie d'un gouvernement avec des idées claires sur la mère mère et le père père. Je ne veux pas parler de parents 1 2, 3, 4, 5. Dans la famille, il y a une mère et un père et les enfants qui ont une mère et un père".

 

"Les enfants ont droit à un père et à une mère", avait déjà souligné Salvini lors de la campagne électorale.

 

Son parti a rejeté l'introduction de partenariats civils au cours de la dernière législature et a tenté de les bloquer avec un total de 4.500 amendements.

 

En plus des jeux tactiques de l'extrême droite, le Mouvement 5 étoiles, aujourd'hui son allié, et qui avait promis de soutenir l'égalité, avait finalement joué l’ambiguïté et conduit le gouvernement à sacrifier le droit initialement prévu à l'adoption pour les couples gay.

 

Le nouveau ministre de la Famille, Lorenzo Fontana, a expliqué que "les mariages homosexuels et l'immigration de masse anéantissent le peuple italien".

 

Dans une lettre adressée à l'organisation catholique Pro Vita en 2014, il s'en prenait à la Gay pride : "Nous sommes des croisés. Nous ne combattons pas avec l'épée, mais avec les outils de la culture, la science et la technologie. Le peuple italien est attaqué par l'immigration et l'affaiblissement de la famille à travers la lutte pour le mariage homosexuel et la théorie du genre dans les écoles, écrivait-il. Tous ces thèmes connexes ont pour but de détruire notre communauté et nos traditions".

 

Il cite Poutine comme un modèle. Le président russe montre comment faire face à ces menaces, selon lui :"C'est la référence pour ceux qui croient en un modèle identitaire de la société" . 

 

L'objectif des nouveaux gouvernants italiens est déclaré : revenir sur les timides avancées enregistrées ces dernières années sous les gouvernements de centre gauche.

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Belgique

Environ 200 personnes participent à un rassemblement contre l’homophobie à Bruxelles

Un rassemblement initié à la suite de l’agression violente d’un couple d’homosexuels à Schaerbeek lundi soir.

Environ 200 personnes ont participé, samedi, à un rassemblement contre l’homophobie à la gare du Nord à Bruxelles.

 

Ce rassemblement a été initié à la suite de l’agression violente d’un couple d’homosexuels à Schaerbeek lundi soir. Selon le parquet de Bruxelles, il n’est pas exclu qu’il s’agissait d’une dispute entre voisins, mais selon le couple et les manifestants, l’agression avait plus un caractère homophobe. "Nous sommes ici pour dire que l’homophobie n’a pas sa place à Bruxelles", ont souligné les protestataires.

 

Trois agressions depuis la Gay Pride

"Il y a à peine deux semaines, la Gay Pride était organisée à Bruxelles. Nous espérions que notre message était passé mais depuis lors, il y a eu trois agressions contre des homosexuels. Nous sommes réunis aujourd’hui pour clamer que la discrimination et l’homophobie n’ont pas sa place à Bruxelles", a déclaré Graham Peele, l’organisateur du rassemblement. Selon M. Peele, le récit d’agressions homophobes n’est que la pointe de l’iceberg, certaines agressions n’étant pas révélées.

 

(Source Le Soir be)

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Homophobie d’État

L'Indonésie s'apprête à interdire l'homosexualité

La "fornication" de même sexe devrait être prochainement interdite en Indonésie pour la première fois depuis l'établissement de la République.

L'Indonésie préconise des "techniques de guerre moderne" pour lutter contre la "menace LGBT"

Les actes homosexuels seront prochainement punis dans la République indonésienne de 260 millions d'habitants avec des peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.

 

Cette pénalisation a été annoncée par un membre du Parti national-islamiste du développement uni mardi. Ce parti islamiste est membre d'un comité parlementaire négociant une réforme du Code pénal.

 

Il y a quelques semaines, plusieurs partis religieux avaient déjà annoncé qu'ils voulaient également introduire une interdiction des relations de même sexe dans la loi.

 

Il semble qu'il y ait une majorité législative pour une telle réforme, qui pourrait être adoptée en août, en dépit de critiques.

 

"Au lieu d'abandonner cet article, nous allons le modifier pour que les gens ne le considèrent plus comme discriminatoire", a déclaré un partisan de la pénalisation qui espère bien arriver à ses fins.

 

L'année dernière, un groupe islamiste avait saisi la Cour suprême afin de tenter d'obtenir l'interdiction des rapports homosexuels. Cette demande avait été rejetée de justesse par les juges.

 

La situation des personnes LGBT s'est constamment détériorée depuis des années en Indonésie.

 

Depuis plusieurs années, les militants des droits de l'homme déplorent une "attaque sans précédent" contre les droits des personnes LGBTI. Ils dénoncent une campagne homophobe d'État.

 

De nombreuses arrestations ont eu lieu dans des saunas fréquentés par les gays notamment.

 

A l'exception notable de la région d'Aceh dirigée par des islamistes qui y applique la charia, l'homosexualité est officiellement légale en Indonésie. 

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Capture d'écran de la vidéo où des hommes de Front de défense de l'islam obligent des femmes transgenres à enlever leur maquillage. 

La semaine dernière, plusieurs hommes d’une "patrouille" arpentaient le quartier de Cilaku, à Cianjur, faisant la chasse aux épiceries ouvertes, vendant de la nourriture ou de l’alcool en journée durant la période de ramadan, selon la police locale. Ces derniers disent appartenir au Front de défense de l’islam, une sorte de police des mœurs citoyenne, notamment connue pour s'en prendre aux bars actifs en journée durant la période de ramadan.

 

Une vidéo de leur action a filtré sur les réseaux sociaux. On y voit des membres de cette patrouille harceler deux femmes transgenres. Ils rentrent ensuite dans un appartement en forçant la porte et ressortent avec deux autres femmes transgenres. Les quatre personnes sont ensuite alignées par le groupe d’hommes qui leur crie dessus. L’un des membres de la patrouille se lance dans un sermon et les oblige à promettre qu’elles vont arrêter de s’habiller comme des femmes.

 

Coconuts Jakarta, un site web indonésien, a traduit la plupart des propos qu’on entend dans la vidéo. Les membres de la patrouille disent par exemple : "Vas-y, chante, mais porte une tenue macho, avec laquelle personne ne te regardera".

 

À la fin de la vidéo, un homme lance de l’eau au visage d’une des femmes et lui demande d’enlever son maquillage.

 

À plusieurs reprises dans la vidéo, on voit un policier assister à la scène, sans broncher.

 

Le chef de la police de Cianjur a confirmé à un média local qu’un policier était bien présent durant l’incident, mais précisé qu’il n’avait rien fait de mal : selon lui, sa présence aurait permis à la situation de ne pas dégénérer.

 

Il n’existe pas de loi à interdisant les transgenres en Indonésie. Cependant, ils sont souvent la cible de violences, de harcèlement et de discrimination : début mai, une vidéo montrant un officier de police humiliant publiquement un transgenre avait déjà circulé.

 

"C'est malheureusement très courant"

Naila Rizqi Zakiah est avocat public pour LNH Masyarakat, une ONG basée à Jakarta qui travaille avec les communautés marginalisées, dont la communauté LGBT.

 

"Nous sommes en contact avec des amis dans la zone où la vidéo a été filmée, qui nous ont assuré que les femmes transgenres étaient en lieux sûrs. Nous essayons désormais d’entrer en contact avec elles, afin de les accompagner dans le dépôt d’une plainte. Quoiqu’il arrive, nous en déposerons une."

 

Ce genre d’indicent est malheureusement courant et il s’en produit dans différentes régions d’Indonésie. Ce qu’on voit dans la vidéo, c’est un exemple de la politique répressive du gouvernement et de la société envers les personnes LGBT.

 

Nous avons mené une enquête sur le harcèlement et la discrimination que subissent les LGBT. Sur l’année 2017, nous avons compté 973 cas rapportés dans les médias. Dans ce total, 26 % des victimes étaient visées parce qu’elles étaient gay ou lesbiennes et 74 % parce qu’elles ou ils étaient transgenres.

 

Nous avons aussi trouvé que dans 55 % des cas, les abus venaient de la police ou de personnes dépositaires de l’autorité publique, et 45 % de la société.

 

"Même les partis progressistes ne parlent pas des abus subis par la communauté LGBT"

 

La situation est alarmante. Le Front de défense de l’islam est devenu une sorte de police morale, qui vise les personnes transgenres, de même que diverses minorités religieuses et ethniques. Et malheureusement, la police a tendance à soutenir ce genre de groupes qui prétendent punir ce qu’ils appellent des "communautés immorales" [selon un sondage récent, 87 % des Indonésiens considèrent les personnes LGBT comme "une menace à la vie privée ou publique".

 

Ces dernières années, plusieurs évènements ont empiré la situation des personnes LGBT. En 2016, ils se sont vus interdire l’accès aux universités. En 2017, un groupe conservateur, l'Alliance de l’ampleur de la famille, a réussi, avec une pétition, à faire statuer la Cour constitutionnelle pour tenter de criminaliser l’homosexualité. La cour l’a rejeté, mais maintenant c’est le Parlement qui discute d’une interdiction de l’homosexualité.

 

Il y a énormément d’hommes politiques et de leaders de la société civile qui parlent de criminaliser l’homosexualité. Je crains que des scènes comme celle de la vidéo ne continuent de se produire si ce sentiment anti-LGBT continue d’être entretenu. En plus, nous sommes actuellement en période électorale, avec des élections régionales prévues en juin. Et même les partis progressistes ne parlent pas des abus subis par la communauté LGBT.

 

Voir la vidéo

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USA / Caroline du Sud

Une école catholique refuse d'admettre les enfants d'un couple lesbien marié

Une école catholique américaine est accusée de refuser l'admission aux enfants d'un couple de lesbiennes en raison de leur orientation sexuelle. 

Le révérend Mike Oenbrink, pasteur de la St. Francis Catholic School, en Caroline du Sud, aurait dit à deux mères que leurs enfants ne pouvaient pas être acceptés par l'institution parce qu'elles étaient "homosexuelles".

 

Dans une conversation téléphonique avec l'une des mères, le pasteur aurait déclaré : "Vos enfants ont été refusés parce que vous êtes homosexuelle. Si nous admettons vos enfants, cela enverra un mauvais message aux autres familles".

 

Cette attitude a provoqué l'indignation de la communauté locale de Hilton Head Island où est située l'école.

 

Le couple avait fait ses demandes d'admission pour leurs enfants en mars dernier.

 

Après avoir reçu un courriel de rejet, l'une des mères a appelé pour s'enquérir plus en détail des raisons du refus. "Mes enfants sont bannis à cause de qui je suis, a-t-elle dit. C'est de la discrimination. Pourquoi punir mes enfants pour mes choix ?".

 

Selon le pasteur Oenbrink, les enfants ont été refusés en raison du fait que les mères étaient engagées dans un mariage de même sexe depuis 2009, plutôt que sur leur simple orientation sexuelle.

 

"Nous réaffirmons la dignité de tous les êtres humains, indépendamment de leurs croyances. En même temps, nos écoles catholiques existent non seulement pour promouvoir l'excellence académique, mais aussi pour construire une communauté de foi et de prière", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Basé sur les enseignements bibliques et traditionnels, nous croyons que Dieu veut que le mariage soit une union vouée et aimante entre un homme et une femme", a-t-il ajouté.

 

Certains parents d'élèves de l'école St. Francis ont exprimé leur désaccord avec la décision de l'institution. "Les propres mots du pape prônent l'inclusivité, a déclaré Chris Feltner, un ami du couple. C'est ce dont la société a le plus besoin".

 

Selon le diocèse, de telles décisions relèvent entièrement des pasteurs locaux. "Le diocèse catholique de Charleston n'a actuellement pas de politique diocésaine en place lorsque les couples de même sexe souhaitent inscrire leur enfant dans nos écoles", a déclaré la directrice des relations avec les médias pour le diocèse. 

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Mondial de foot en Russie

Les avertissements et les appels à la prudence se multiplient envers les supportes LGBT

Les avertissements et les appels à la prudence se multiplient envers les supportes LGBT à quelques jours du début de la Coupe du monde de football qui va se dérouler en Russie. 

Les supporters de football gay doivent s'attendre à ne pas être les bienvenus s'ils décident d'assister à la Coupe du monde qui va se dérouler en Russie dans quelques jours.

 

La semaine dernière, les fans de football LGBT ont été "fortement" mis en garde de ne pas "afficher publiquement la sexualité" lors du Mondial.

 

La Fédération des supporters de football (FSF) a déclaré que les fans LGBT ne devaient pas se tenir la main ou se montrer affectueux envers leur partenaire en public s'ils veulent assurer leur sécurité.

 

Ces conseils font suite à ceux prodigués en fin d'année dernière par le FARE, un groupe de supporters anti-raciste basé à Londres. "Allez à la Coupe du monde, mais soyez prudents", avait déjà averti le réseau anti-discrimination.

 

Le leader du mouvement Pride in Football, Joe White, a quant à lui tenu des propos beaucoup plus inquiétants au Mirror. "Des gens nous ont dit qu'ils nous poignarderaient", a-t-il fait valoir. 

 

Il a indiqué à PinkNews que la FIFA "poussait au moins les autorités russes à enquêter sur ces menaces", rappelant au passage qu'elles avaient désormais, aux côtés de l'UEFA, souscrit à des obligations vis-à-vis de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre inscrites dans le cadre du processus d'appel d'offres.

 

Les crimes de haine contre les personnes LGBT ont doublé dans le pays depuis que la Russie a créé une loi interdisant la "propagande gay en 2013.

Selon un sondage réalisé auprès des Russes, 39% des sondés ont déclaré qu'il était probable que quelqu'un agresserait des personnes LGBT étrangères pendant la compétition.

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Afrique de l'Est

Au Kenya, l'homosexualité est encore considérée comme un crime passible de 14 ans de prison.

Être homosexuel en Afrique, c’est renier son identité. L’homophobie est répandue sur le continent. Au Kenya, pourtant pays le plus développé d’Afrique de l’Est, la vision rigoriste et puritaine de la sexualité continue de faire des ravages.

Yvonne Oduor lutte pour la défense des droits des homosexuels. Elle risque la prison
Yvonne Oduor lutte pour la défense des droits des homosexuels. Elle risque la prison

Des drapeaux aux couleurs du mouvement LGBT déployés au siège des Nations-Unies à Nairobi. C’est une première.

 

À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie jeudi 17 mai, des activistes kenyans et des officiels étrangers débattaient sur ce thème. Grand absent ce jour-là : le gouvernement kenyan.

 

Car au Kenya, l’homosexualité est considérée comme un crime passible de 14 ans de prison. Si les condamnations sont rares, tout comportement s’apparentant à l’homosexualité est condamnable sur base d’un article du code pénal datant de l’époque coloniale.

 

Le texte interdit bien les relations sexuelles entre deux hommes mais ne fait pourtant ni mention des femmes ni de l’homosexualité en tant que telle. Plusieurs associations se battent pour son abolition. La justice devait trancher le 26 avril dernier, mais ce jour-là, les juges étaient en vacances… Le verdict a été reporté sine die.

 

"Ils te violent, te tabassent, t’escroquent"

Être homosexuel au Kenya, c’est vivre avec la peur au ventre. Brian, 24 ans, en sait quelque chose. Il avance à visage masqué dans cette société ultra conservatrice. "Lorsque tu es en couple, tu ne peux pas tenir la main de ton partenaire", raconte-t-il. "Tu dois te comporter comme s’il était ton frère ou juste un ami, ne pas le serrer trop longtemps dans tes bras. Il faut être dans le contrôle en permanence et ne jamais exprimer ses émotions. Les membres de la communauté LGBT utilisent des applications mobiles telle que Grindr pour se rencontrer. Mais ce n’est pas sans risque. C’est souvent le même scénario. Tu rencontres quelqu’un, il t’emmène chez lui et là, cinq personnes t’attendent... Ils te violent, te tabassent, t’escroquent. C’est vraiment dangereux."

 

Censuré pour "apologie de l’homosexualité"

Il y a quelques semaines, le film "Rafiki", sélectionné au Festival de Cannes, aurait pu faire la fierté du Kenya. Mais les autorités l’ont censuré car il raconte l’histoire d’amour entre deux jeunes filles. Des décisions systématiques lorsqu’il s’agit d’homosexualité.

 

En 2014, le film "The stories of our lifes" du réalisateur Jim Chuchu subissait le même sort. Face aux contestations de l’équipe du film, le producteur avait été arrêté durant 24 heures. Une des tactiques d’intimidation utilisée par la police. Pour autant, Jim Chuchu reste déterminé à faire bouger les choses : "Les œuvres artistiques doivent interpeller sur "qui est l’Homme de 2018 ?". L’idée d’imposer ce que les adultes kenyans ont le droit de voir ou de ne pas voir est l’expression d’une faille de notre société."

 

L’homophobie africaine

En Afrique, 33 pays criminalisent l’homosexualité.

Les gouvernements invoquent la défense de la "culture" africaine et de la religion. Yvonne Oduor, activiste au sein de la Coalition des Gays et des Lesbiennes du Kenya explique cette homophobie : "Avant l’époque coloniale, il y avait différentes sexualités, d’expressions des genres sur le continent. Lorsque les colons ont apporté le Christianisme et l’Islam, ils ont imposé l’histoire d’Adam et Eve comme le modèle. Un homme et une femme. Cette croyance exclut tous ceux qui ont une autre sexualité."

 

Au Kenya, le lobby anti-gay est puissant et organisé à travers des groupements essentiellement Chrétiens. En tête de file, le "Forum Professionnel Chrétien du Kenya". Fervent opposant à la communauté LGBT, il est de toutes les batailles juridiques. Portés partie adverse face à la communauté gay pour abolir la loi anti-homosexuel, ce lobby entend bien freiner le progrès qui s’opère petit à petit au sein de la population kenyane.

 

(Source RTBF)

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Église catholique

Le pape François réaffirme l'interdiction de la prêtrise aux homosexuels

Le Pape a mis en garde les évêques italiens de ne pas accepter les candidats homosexuels au sacerdoce dans un réunion tenue à huis clos en début de semaine.

Le pape François
Le pape François

Selon le quotidien italien La Stampa, le pape François a mis en garde les évêques italiens en début de semaine sur le recrutement d'homosexuels dans les séminaires.

 

Lors de la réunion de printemps de la Conférence épiscopale italienne, le pape a affirmé : "Attention à l'admission aux séminaires: gardez les yeux ouverts. Quiconque a même le moindre doute dans l'hétérosexualité d'un candidat ne devrait pas le laisser entrer".

 

Le pape François utilise apparemment le principe de la carotte et du bâton.

 

En effet, jusqu’au week-end dernier avait circulé un message privé soi-disant gay-friendly du pape adressé au Chilien Juan Carlos Cruz, victime d'abus sexuel par un prêtre alors qu'il était mineur dans les années 80.

 

"Ça m’est égal que tu sois gay. Dieu t’a fait comme ça, et il t’aime comme tu es", lui aurait confié François affirmait-il une interview au quotidien espagnol El Païs.

 

La victime s’était entretenu avec le pape en marge de rencontres avec l’épiscopat chilien sur le scandale de pédophilie qui secoue le pays.

 

L'avertissement contre les prêtres homosexuels est conforme aux directives du Vatican relatives au sacerdoce qui ont été renouvelées sous François à la fin de 2016.

 

Ces dernières années, en dépit de son image libérale liés à son expression "Qui suis-je pour le juger?" prononcée de 2013, le pape François a à plusieurs reprises torpillé les initiatives législatives sur l'égalité de traitement des minorités sexuelles dans plusieurs pays.

 

Il s'est fortement opposé au mariage homosexuel, commentant en 2012 que c'était une menace pour "l'avenir de l'humanité elle-même".

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Photo : capture écran – Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image
Photo : capture écran – Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image

Ce nouveau programme débutera en juin. L'initiative a été introduite par le personnel trans et non-binaire de la branche américaine de Sephora aux Etats-Unis. "Cela fait deux ans que nous y travaillons. C'est l'un des programmes inclusifs que nous voulions mettre en place, mais nous voulions nous assurer de le faire correctement", a déclaré Corrie Conrad, responsable de l'impact social et de la durabilité chez Sephora.

 

"Nous avons organisé des groupes de discussion et travaillé avec nos employés engagés dans leurs propres expériences de genre afin de déterminer le contenu des cours, les procédures de formation et de sensibilisation afin de déterminer quels magasins seraient les plus adaptées", a-t-elle poursuivi.

 

Dans ces cours, il sera notamment possible d'apprendre à corriger les imperfections ou encore comment lisser sa peau. Ces ateliers seront gratuits.

 

En plus des cours en magasin, la société déploiera des tutoriels YouTube visant spécifiquement le public queer.

 

Sephora, marque grand public du groupe de luxe français LVMH, n'est pas la seule à s'engager dans le marketing inclusif à destination des transgenres aux Etats-Unis. 

 

Procter & Gamble avec Pantene, Herbal Essences, mais aussi les cosmétiques Lush ont déjà mené des opérations en ce sens, faisant du marché de la beauté un secteur en pointe. 

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Paris

Vandalisme homophobe contre la plaque honorant les derniers condamnés à mort pour homosexualité

Les fleurs déposées sur la plaque qui honore la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France, ont été brûlées par un individu hostile aux homosexuels. 

Ces fleurs avaient été déposées rue Montorgueil par la mairie de Paris et les associations LGBT à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie

 

Cet acte de vandalisme a été rapporté sur Facebook par un internaute qui a alerté la police et permis l'arrestation de l'individu.

 

"Aujourd’hui peu avant 16h, un individu a mis le feu à l’aide d’une bouteille d’essence aux fleurs déposées pour la commémoration de la mort du couple d’homosexuels, à l’angle Montorgueil/Bachaumont. Je l’ai suivi jusqu’à son domicile et sur le trajet, en l’interpellant pour lui demander les raisons de son acte, il a proféré des menaces du type "il faut brûler tous les PD". J’ai appelé la police qui est venue l’interpeller. J’espère sincèrement que la Mairie de Paris portera plainte !", a-t-il témoigné.

 

Le responsable de la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), Yohann Roszéwitch, a condamné cet acte de vandalisme homophobe. 

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International

Un drapeau LGBT sur l'ambassade britannique au Bélarus rend Minsk furieux

Le Bélarus a violemment critiqué le Royaume-Uni pour avoir levé un drapeau LGBT sur le territoire de son ambassade à Minsk à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, assurant que les relations homosexuelles sont une "supercherie".

La plupart des institutions européennes ont hissé un drapeau LGBTà l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie (ici le Conseil de l'UE)  

Le ministère de l'Intérieur bélarusse a dit dimanche "regretter" cette initiative de l'ambassade britannique menée le 17 mai, affirmant que Londres cherchait à "créer un problème là où il n'existe pas" et lui reprochant de mettre au défi les "valeurs traditionnelles" de cette ex-république soviétique située aux portes de l'Union européenne.

 

"Quoi qu'on en dise, les relations homosexuelles sont une supercherie. (...) La communauté LGBT et tout ce combat pour 'leurs droits' ainsi que la journée de cette communauté, tout est faux", a poursuivi le ministère dans un long communiqué, affirmant que les relations hétérosexuelles sont "le seul moyen naturel de procréer".

 

"Le Bélarus est basé sur le fondement des institutions traditionnelles que sont la famille et le mariage", a ajouté le ministère. Une porte-parole de l'ambassade britannique à Minsk a de son côté indiqué à l'AFP que l'affichage d'un drapeau LGBT le 17 mai était une pratique habituelle pour la journée de l'homophobie.

 

Le Bélarus est dirigé depuis 1994 d'une main de fer par l'autoritaire président Alexandre Loukachenko, qui s'est notamment illustré en 2012 en assurant qu'il valait "mieux être dictateur que pédé".

 

L'homosexualité a été décriminalisée au Bélarus à la chute de l'Union soviétique, mais comme en Russie voisine, elle reste un tabou. En 2016, l'UE avait levé la plupart des sanctions prises contre le Bélarus à la suite de libérations d'opposants, emprisonnés par Alexandre Loukachenko après la présidentielle de 2010 qui avait été marquée par des manifestations.

 

(Source AFP)

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Transgenre en Haïti

En couple, ils militent pour la tolérance

"Le genre, c'est entre tes oreilles, le sexe c'est entre tes jambes" : avec le sens de la formule, Yaisah Val, encouragée par son mari, veut faire accepter l'identité trans par la société haïtienne empreinte de conservatisme religieux et politique.

Yaisah Val avec son mari Richecarde Val le 16 mai 2018 à Port-au-Prince / Crédit Photo: Pierre Michel JEAN / AFP
Yaisah Val avec son mari Richecarde Val le 16 mai 2018 à Port-au-Prince / Crédit Photo: Pierre Michel JEAN / AFP

A 45 ans, Yaisah vit aujourd'hui pleinement sa féminité mais, née dans un corps masculin, de parents alors totalement ignorants de la question de genre, elle a énormément souffert avant de trouver sa place.

 

"Le plus dur était les critiques 'ne marche pas ainsi, ne parle pas ainsi, ne respire pas ainsi'. Il y a une police après toi pour vérifier et critiquer tout ce que tu fais" se rappelle Yaisah. "C'est dur de réaliser à 5-6 ans que je suis un fléau, que mon corps, mon existence même provoque la déception, la honte de mes parents", témoigne-t-elle.

 

Après plusieurs tentatives de suicide, elle entame finalement sa transition, un processus sur plusieurs années qu'elle mènera jusqu'à la chirurgie de réattribution sexuelle.

 

Si cette transition offre finalement à Yaisah la possibilité de s'assumer, elle provoque le rejet de certains de ses proches qui lui affirment "qu'on ne peut pas corriger le bon Dieu". "Dieu veut que je sois misérable et que je me tue ? Si je suis hypertendue et que je prends des médicaments, est-ce corriger Dieu ? Non. Si j'ai des problèmes de vue et que je subis une opération chirurgicale, est-ce que je corrige Dieu ? Non. C'est ridicule" rétorque Yaisah à ceux qui l'ont traité et la traite encore "d'abomination".

 

Épanouie dans son corps et sa vie de femme, elle ne révèle pourtant sa trans-identité à son fiancé que trois jours avant leur mariage. "Je ne savais pas ce que c'était la transsexualité alors j'ai été cherché sur internet" se rappelle Richecarde Val.

 

Le patriarcat et l'homophobie dominent la société haïtienne mais, face aux insultes et moqueries, il n'a pour autant jamais renoncé à épouser celle qui partageait sa vie depuis déjà plus de deux ans. C'est même lui qui a insisté pour que son épouse rende publique sa transsexualité.

 

"Il n'y a pas que Yaisah : elle a pu aller aux États-Unis et suivre un traitement mais combien de petits Haïtiens, petites Haïtiennes issues des masses populaires sont comme ça et sont perdus" s'inquiète-t-il.

 

Militant depuis des années pour le respect de la communauté LGBTI en Haïti, l'association Kouraj soutient le travail d'éducation réalisé par le couple Val.

 

"On les a mis en garde contre les risques mais je leur ai dit qu'il ne faut pas avoir peur car c'est une question de liberté, de droits" raconte Charlot Jeudy, président de Kouraj.

 

Officiellement la République haïtienne est laïque mais la tradition chrétienne régit fortement la vie quotidienne et les personnes LGBTI voient régulièrement leurs droits menacés.

 

A l'hiver 2016, un festival de film LGBTI qui devait se tenir à Port-au-Prince a été annulé face aux risques de violence et aux appels au meurtre. Et an août 2017, en votant l'interdiction du mariage gay, les sénateurs ont multiplié les arguments religieux tout en dénonçant des "déviances de l'Occident". Car l'idée répandue à travers le pays veut que l'homosexualité et la trans-identité soient des créations occidentales.

 

"Certains disent que j'ai une mission, que je suis payée par les États-Unis : c'est du baratin ! Je suis Haïtienne, j'ai grandi en Haïti et je ne suis pas la seule" réagit Yaisah. "Tout ce que les Haïtiens ne comprennent pas, ils disent que ce sont les étrangers qui sont venus avec. Mais les étrangers ne peuvent pas modifier la génétique. Ils n'ont pas de piqûre pour faire devenir quelqu'un un trans : ça existe partout dans l'humanité" sourit Richecarde.

 

Face aux messages de haine, le couple refuse de quitter Haïti pour préférer la tranquillité à l'étranger. Via leur association, ils aident au quotidien des personnes trans. Yaisah se rappelle avec émotion "qu'il y a eu des menaces mais on a aussi commencé à recevoir des appels de mamans qui m'expliquaient que leur enfant était ainsi, des gens qui appellent en larmes car soulagés d'avoir enfin trouvé des mots pour tout simplement expliquer qui ils sont".

 

Que leurs portables soient saturés de messages de jeunes en quête d'identité ne leur fait pas peur, quitte à passer des heures à répondre à "des gens qui veulent de l'espoir c'est tout" sourit-elle aux bras de son mari.

 

(Source + photo AFP)

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Cuba

Le nouveau président, une aubaine pour les minorités sexuelles de l'île ?

Un vent d'espoir souffle sur les homosexuels et les transsexuels de Cuba, dont les revendications pourraient trouver un écho favorable auprès du nouveau président Miguel Diaz-Canel qui a déjà démontré son ouverture sur des thèmes longtemps tabous dans ce pays communiste

Cuba: Le nouveau président Miguel Diaz-Canel
Cuba: Le nouveau président Miguel Diaz-Canel

Le successeur des frères Castro, garant en tant que tel de la révolution socialiste, a été couvé dans la rigueur du Parti communiste de Cuba (PCC, unique) avant de se révéler au monde entier voici un mois en accédant au poste suprême.

 

Mais à Cuba, cet homme de 58 ans est aussi connu pour avoir donné des gages aux minorités sexuelles à l'époque où il était un cadre provincial du parti unique.

 

"Il a démontré une sensibilité sur ces sujets lorsqu'il dirigeait le parti" dans la province de Villa Clara (centre), rappelle Francisco Rodriguez, un journaliste, militant communiste et activiste gay très en vue sur l'île.

 

Miguel Diaz-Canel "a beaucoup soutenu l'activité du Centre culturel El Mejunje, un lieu de diversité et de rencontre de personnes ayant du mal à s'intégrer socialement", poursuit celui qu'on surnomme "Paquito".

 

Dans les années 1990, ce lieu était le seul à présenter des spectacles de travestis.

 

Dans la foulée de la révolution castriste, les minorités sexuelles étaient stigmatisées, et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de "rééducation". S'appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.

 

Plusieurs décennies plus tard, l'horizon s'est dégagé et en 2010, Fidel Castro - pourtant peu habitué à verser dans l'autocritique - a reconnu les "injustices" faites aux homosexuels qui provoquèrent l'exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.

 

L'impulsion de Raul et Mariela

Avec l'arrivée au pouvoir en 2008 de son frère, Mariela Castro, fille de Raul Castro, fit du Centre national d'éducation sexuelle (Cenesex) un organe de lutte contre les discriminations politiques dont étaient victimes les LGBT et de promotion de l'autorisation des unions entre personnes du même sexe.

 

Selon la députée, c'est sa mère, l'épouse de Raul Castro, Vilma Espin (morte en 2007), qui avait donné la première impulsion au changement de mentalité en sensibilisant les jeunes cadres du parti, dont à l'époque Miguel Diaz-Canel.

 

Mariela Castro raconte aujourd'hui que son père a soutenu ces démarches en coulisses. "Ce qu'il a fait en tant que premier secrétaire du parti et président (...) fut de conduire prudemment ces processus pour parvenir au consensus".

 

Miguel Diaz-Canel "a milité au sein de l'Union des jeunes communistes (UJC) et parmi les taches qui lui étaient assignées, il devait prendre soin du Cenesex", a récemment expliqué la fille de l'ex-président devant la presse en lançant la 11e campagne contre l'homophobie et la transphobie, qui prend fin ce 17 mai. 

 

A quand l'union gay ?

Ces dernières années, des avancées notables ont été constatées à Cuba, avec l'ouverture de l'armée aux homosexuels ou la gratuité des opérations de changement de sexe. Puis, en 2012, fut élue la première conseillère municipale transsexuelle, à Caibairen, dans la province de... Villa Clara.

 

Mais, si le PCC interdit désormais les discriminations sexuelles, l'union civile entre personnes du même sexe demeure interdite sur une île où le catholicisme est pourtant moins ancré qu'ailleurs en Amérique latine.

 

Selon "Paquito", le nouveau chef de l’État "pourrait être le premier président cubain à s'adresser directement aux homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels et à marquer nos identités dans ses discours".

 

Le 14 mai, il n'est pas apparu aux côtés de Mariela Castro dans le défilé annuel contre l'homophobie, mais ses enfants musiciens Jenny et Miguel y étaient, clôturant l’événement avec leur groupe DECUBA.

 

Avant d'envisager une reconnaissance légale de l'union civile, la principale revendication des LGBT, la Constitution de 1976 doit être modifiée. "Cela a été abordé très précisément et profondément au cours de la dernière réunion plénière du comité central du parti, donc nous avançons", explique Mariela Castro.

 

"Il ne s'agit pas seulement de sexe et de divertissement, nous avons le droit de fonder une famille", dit Alex Duchel, un employé dans la restauration de 37 ans ayant participé à la marche du 14 mai. De son côté, Julio Cesar Gonzalez, qui milite pour les droits de la communauté LGBT, "espère que dans quatre ou cinq ans beaucoup de droits que nous réclamons seront accordés".

 

(Source AFP)

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Sport

Des associations demandent à la Ligue de Football Professionnel de sanctionner les actes homophobes

Le collectif Rouge Direct et l'association Stop Homophobie ont dénoncé jeudi le "laissez-faire" de la Ligue de football professionnel (LFP) face aux actes et propos homophobes dans les stades, menaçant l'instance d'une procédure administrative si elle ne les fait pas sanctionner. 

Depuis la signature en 2011 par la LFP d'une charte contre l'homophobie, "rien n'a changé dans les stades de football : les chants homophobes n'ont jamais cessé et ont même fait leur grand retour au Parc des Princes", le stade du Paris Saint-Germain, déplore Rouge Direct dans un communiqué.

 

"L'inaction (de la LFP) est une faute grave qui autorise tous les débordements homophobes", ajoute le texte. "Nous allons dans les prochains jours envoyer une mise en demeure à la LFP pour lui demander d'exercer son pouvoir de police dans les stades" et faire condamner les actes homophobes, a annoncé à Thierry Granturco, l'avocat de Rouge Direct.

 

Cette procédure, si elle reste sans résultat, sera suivie d'une "assignation devant le tribunal administratif de Paris", a ajouté Thierry Granturco. La Ligue est chargée, par délégation de service public, de réglementer les compétitions de football professionnel en France, leur organisation et leur sécurité.

 

Le collectif Rouge Direct, qui réunit les anciens du Paris Foot Gay, ex-club amateur de la capitale et se définit comme un "lanceur d'alerte qui combat l'homophobie dans le sport", et Stop Homophobie ont lancé une collecte de fonds sur le site GoFundMe pour financer cette action en justice.

 

L'association Foot Ensemble pointe également du doigt une homophobie banalisée dans le football avec un sondage Ipsos diffusé jeudi, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

 

"Pédé", "tarlouze", "tapette" : un quart des sondés avoue avoir déjà proféré des insultes homophobes en assistant à un match. La proportion monte à 34% parmi les amateurs de football et à 58% chez ceux qui le pratiquent. Si 40% des amoureux du ballon rond considèrent ces propos comme des insultes, seulement 12% les jugent "homophobes".

 

Dans le monde du football, ces propos "sont dédramatisés" et associés au "folklore", note Ipsos.

 

Ce sondage a été réalisé en ligne du 6 au 8 février auprès d'un échantillon représentatif de 2.176 Français âgés de 16 à 75 ans, selon la méthode des quotas.

 

(Source AFP)

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Moyen-Orient

La Beyrouth Pride suspendue à la décision d'un juge

La Beyrouth Pride 2018 est suspendue jusqu'à ce qu'un juge décide si la manifestation constitue une "incitation à l'immoralité" comme le prétendent ses détracteurs.

Hadi Damien, qui a créé un festival d'une semaine autour de la fierté LGBT l'an dernier à Beyrouth, a été arrêté par la police lors d'une enquête menée par les autorités sur l'édition 2018 de l’événement.

 

Il a été libéré mardi et a publié une déclaration indiquant que la Pride est suspendue pour l'instant.

 

Les autorités ont commencé à inquiéter le festival après que les organisateurs se soient vu refuser l'autorisation d'y lire une série de récits d'attaques homophobes.

 

Dans sa déclaration, Hadi Damien explique qu'il été arrêté et détenu avec 38 autres personnes, dont certaines portant des traces d'ecchymoses.

 

Selon lui, la raison principale de la suspension de la Pride est que le ministère public a obtenu le programme de la manifestation dans une "version arabe déformée".

 

Il a indiqué qu'il avait dû signer un accord avec les autorités pour suspendre toutes les activités prévues dans le cadre de la Beyrouth Pride jusqu'à ce que le juge d'instruction se soit prononcé sur une "allégation d'incitation à l'immoralité et de violation de la moralité publique". Faute de quoi, il n'aurait pas retrouvé sa liberté.

 

La semaine de la Fierté s'était ouverte samedi soir sans encombre, avec un concert du groupe Alsarah & The Nubatones, mené par la chanteuse soudanaise Alsarah installée à Brooklyn, New York.

 

Au programme de l’événement figuraient notamment des soirées de lecture de poésies LGBT, mais aussi des ateliers de sensibilisation juridique.

 

Plus de 4.000 personnes avaient assisté à l’événement l'an dernier, dépassant toutes les attentes, mais des menaces de religieux avaient conduit à l'annulation d'un colloque prônant la diversité sexuelle.

 

L'homosexualité est toujours contraire à la loi au Liban et passible d'un an de prison. Cependant, un juge a déclaré l'année dernière que l'homosexualité ne devrait pas être illégale, une décision historique qui a suscité l'espoir que le pays se dirige vers la décriminalisation.

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Afrique centrale

Cameroun, la police arrête et maltraite 25 hommes soupçonnés d'homosexualité

Le week-end dernier, 25 personnes ont été l'objet d'arrestations et de mauvais traitements de la part de la police de Yaoundé en raison de leur homosexualité supposée. 

Cameroun : Un homme agite le drapeau arc-en-ciel, symbole international des droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres.

La police camerounaise a arrêté 25 hommes soupçonnées d'homosexualité samedi dernier alors qu'elle effectuait des descentes dans plusieurs endroits de la capitale, Yaoundé, connus pour être fréquentés par la communauté gay locale.

 

Les policiers ont notamment défoncé la porte du Mistral, un cabaret, après avoir échoué dans leurs tentatives de convaincre le personnel qu'ils étaient de simples clients. Sept personnes y ont été arrêtées.

 

Après cette intervention, les policiers se sont dirigés vers un cinéma souvent utilisé par les homosexuels de la région, arrêtant 18 spectateurs.

 

Les 25 hommes arrêtés au final ont ensuite été emmenés au poste de police.

 

Le commandant de la police a déclaré que deux personnes avaient été libérées parce qu'elles étaient de simples témoins. Les 23 autres ont été interrogées. Elles auraient subi des maltraitances pendant deux jours avant d'être libérés lundi sans inculpation.

 

"Personnellement, je ne juge personne et ne condamne personne en raison de son orientation sexuelle, a indiqué le responsable de la police. Cependant, le Cameroun a des lois à appliquer".

 

L'une des 23 victimes a déclaré : "Malgré les menaces de la police, nous avons gardé notre sang-froid. Nous avons été brutalisés et ensuite nous avons été libérés".

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Rapport SOS homophobie 2018

Les actes homophobes ont continué d'augmenter en France en 2017

Pour la deuxième année consécutive, les actes homophobes ont augmenté en 2017 confirmant "l'ancrage" de l'homophobie dans la société française, selon le rapport annuel de SOS Homophobie dévoilé mardi.

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, et pour la 21ème année consécutive, SOS homophobie publie son Rapport sur l’homophobie.

 

À partir des témoignages que l'association reçoit chaque année sur sa ligne d'écoute, son site internet et lors d'événements, ce rapport constitue la seule publication permettant de suivre, année après année, l'évolution de l'homophobie, de la biphobie, de la lesbophobie et de la transphobie en France.

 

L'an dernier, "SOS Homophobie a recueilli 1.650 témoignages d'actes (homophobes)", en augmentation de 4,8 % par rapport à 2016 (1.575 témoignages), une année qui avait déjà enregistré une forte hausse (+19,5 %), observe l'association.

 

Après le pic constaté en 2013 (3.517 témoignages), lié à l'adoption de la loi sur le mariage pour tous, le niveau "se situe dans la fourchette haute" des années qui ont précédé la loi Taubira, souligne SOS Homophobie.

 

Parmi les témoignages recueillis, dont certains pouvaient cumuler plusieurs actes homophobes, les manifestations de rejet (62 %) et les insultes (52 %) sont les faits les plus fréquemment relevés, devant les cas de discrimination (34 %), de harcèlement (20 %) et de menaces et chantage (19 %).

 

Plus inquiétant, les agressions physiques repartent à la hausse après plusieurs années de baisse, avec 139 cas recensés en 2017, contre 121 en 2016 (+15 %), selon ce rapport.

 

Les victimes sont le plus souvent des hommes (58 %), jeunes (56 % ont moins de 35 ans, quand leur âge est connu). Lieux publics, travail, voisinage, famille, école, commerces et services: dans plus d'un cas sur deux (55 %), l'homophobie survient "dans les contextes relatifs à la vie quotidienne", note l'étude.

 

Les cas relevant du voisinage (+84 %) et du milieu scolaire (+38 %) explosent. Cela "a de quoi alarmer dans la mesure où le domicile est censé être un lieu où l'on se sent en sécurité", souligne SOS Homophobie qui rappelle par ailleurs que "PD reste l'insulte la plus prononcée dans les cours de récréation".

 

Parmi les témoignages, souvent très durs, celui de Mickaël et Gabriel, un couple de Toulousains, qui n'invitent "plus personne à la maison de peur d'être insultés" par leur voisin qui, un jour, a vociféré : "Hitler a mal fait son travail, je vais vous balancer une bouteille d'essence chez vous et vous faire brûler".

 

A l'école, les insultes sont le plus souvent proférées entre élèves mais sont parfois le fait des enseignants. Ainsi, le témoignage d'un stagiaire dans un établissement spécialisé à qui le formateur intime d'arrêter de parler "avec (sa) voix de tarlouze".

 

SOS homophobie dit espérer que l'année 2018, marquée par les débats bioéthiques sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires, ne se traduira pas par "une hausse des actes LGBTphobes et des agressions physiques".

 

Consulter, télécharger, commander le Rapport sur l’homophobie

 

(Avec AFP)

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Europe

Droits LGBT+ en Europe : la France 4ème de la Rainbow Map 2018

L'ILGA-Europe s'inquiète de la stagnation des droits LGBT+ à l'échelle du continent européen. L'étude annuelle indique de grandes disparités entre les pays. 

73 %. C’est le score de la France, comparé à 71 % l’année dernière, dans la Rainbow Map cuvée 2018. Publiée tous les ans par l’ILGA-Europe (la branche européenne de l’Association internationale lesbienne et gay), celle-ci mesure l’avancée des droits pour les personnes LGBT+ en Europe. Et d’après l’organisation, l’égalité est en train de ralentir sur le continent.

 

Le classement donne donc un score à 49 pays européens. À 100 %, l’égalité entre les personnes LGBT+ et hétérosexuelles est atteinte. À 0 % c’est l’inverse. Comme l’année dernière, c’est Malte qui arrive à la tête du classement avec un score de 91 %, suivie par la Belgique (79 %) et la Norvège (78 %).

 

À l’inverse, c’est l’Azerbaïdjan qui ferme la marche, avec 5 %, juste derrière l’Arménie (7 %) et la Turquie (9 %). L’ILGA-Europe note d’ailleurs que ces pays n’ont pas bougé d’un iota en un an, démontrant un manque de "leadership politique".

 

Recul des droits humains

Pour créer son classement, l’ILGA-Europe examine 58 critères, qui correspondent aux lois et politiques publiques à destination des personnes LGBT+. Parmi celles-ci, on retrouve bien évidemment le mariage pour tous et toutes, mais aussi la reconnaissance des personnes intersexes ou encore la mention de l’orientation sexuelle dans la constitution.  "Comment les états peuvent-ils penser que le travail sur l’égalité LGBT+ est terminé ?" "Alors qu’il y a un recul des droits humains en Europe, comment les états peuvent-ils penser que le travail sur l’égalité LGBT+ est terminé ?" s’inquiète la directrice de l’ILGA-Europe Evelyne Paradis dans un communiqué. L’occasion, donc, de rappeler qu’une fois le mariage pour tous et toutes acquis, il reste du chemin à parcourir.

 

Selon l’organisation internationale, de nombreux pays vus comme des leaders sur les questions LGBT+ stagnent depuis quelques années. En exemple la Suède et les Pays-Bas, qui ne figurent même plus dans le top 10. L’inquiétude est aussi présente pour de nombreux pays de l’Est, où le populisme freine, voire impacte négativement les droits LGBT+ comme en Turquie ou en Russie.

 

"Nos communautés savent malheureusement à quel point nous sommes vulnérables à des tendances non démocratiques", explique Joyce Hamilton, membre du comité de direction de l’ILGA-Europe.

 

"Tous les gouvernements d’Europe doivent accélérer la cadence, mettre en œuvre leurs engagements et faire en sorte que les protections légales pour les personnes LGBT+, en particulier trans et intersexes, deviennent une réalité."

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Paris - 30 Juin

La Marche des fiertés défilera contre les discriminations dans le sport Cette année,

l’Inter-LGBT vous invite à marcher "pour que la dimension sociale du sport prenne enfin le dessus sur les valeurs de performance et de réussite". 

Marche des Fiertés LGBT de Paris 2017
Marche des Fiertés LGBT de Paris 2017

"Nous nous mobilisons contre les discriminations et les violences subies par les personnes LGBTQI+, dans les milieux sportifs comme dans le reste de leurs vies, car le sport est révélateur de l’état d’esprit de notre société, explique l'Inter-LGBT organisatrice de la manifestation. Si certains événements sportifs, à l’image des Gay Games qui se tiendront à Paris du 4 au 12 août, s’efforcent de promouvoir la diversité et l’inclusion, force est de constater que beaucoup d’autres se tiennent au mépris des droits humains, à commencer par la coupe du monde de football en Russie cette année puis au Qatar en 2022". 

 

Pour la fédération d'associations LGBT, "le sport est bel et bien le terrain privilégié de stigmatisations, parfois sournoises, souvent largement cautionnées, ce qui conduit de trop nombreuses personnes à abandonner toute pratique sportive, dès l'école, au détriment de leur santé, et de leur bien-être et de leur intégration sociale. Ces discriminations sont renforcées par l’univers du sport professionnel où les organisations, les supporters et les médias tendent à entretenir tous ces préjugés".

 

L’Inter-LGBT déplore que les comportements racistes, sexistes et LGBTphobes ne soient presque jamais sanctionnés, et que des événements d’ampleur mondiale - Coupe du monde de football, Jeux Olympiques - aient lieu dans des pays ouvertement répressifs envers les personnes LGBTQI+ comme la Russie et le Qatar.

 

Pour l'Inter, "le sport peut être un formidable vecteur d’inclusion et de valorisation de la diversité, s’il est accompagné de bonnes pratiques".

 

La France accueillera ainsi les Gay Games en août prochain, événement qui promeut une pratique sportive respectueuse et accessible à toutes et tous.

 

En France de nombreuses associations sportives LGBTQI+ agissent au quotidien contre les discriminations et pour l’inclusion des minorités.

"Le succès de ces associations en plein essor s'explique non pas par le communautarisme mais parce qu'elles permettent à toutes personnes, LGBTQI+ ou non, de pratiquer un sport dans un cadre bienveillant, sans peur d’être jugés et quel que soit son niveau", estime l'Inter-LGBT.

 

Samedi 30 juin 2018, la marche des Fiertés de Paris défilera derrière le mot d’ordre : "Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies !". 

 

 

La Marche des Fiertés de Paris partira à 14h de la Place de la Concorde et fera face à l’Assemblée Nationale. Puis la Marche se poursuivra dans le Paris historique en prenant la Rue de Rivoli, passant non loin du Ministère de la Justice et près de la pyramide du Louvre. Le cortège bifurquera ensuite par le Boulevard de Sébastopol pour traverser le quartier ultra dynamique de Châtelet puis tournera à droite sur le Boulevard Saint Martin. L’arrivée de la Marche des Fiertés se fera Place de la République où aura lieu de Grand Podium de fin de Marche de 17h à 22h. 

 

 

Marche des Fiertés LGBT de Paris 2017

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Et le festival de Cannes créa la censure

Scandale après le retrait du film Mario au festival de Cannes 2018 !

C’est un retrait qui fait beaucoup de bruit au Festival de Cannes.

"Mario" Official Trailer en cliquant sur l'image
"Mario" Official Trailer en cliquant sur l'image

C’est un retrait qui fait beaucoup de bruit au Festival de Cannes.

 

Mario, un film de Marcel Gisler qui devait être diffusé lors de la Compétition Cannes Juniors 2018 a mystérieusement été retiré malgré sa classification "tous publics".

 

Discrimination homophobe, vraiment ?

On fait le point C’est avec une réelle surprise que le distributeur français de Mario, Épicentre Films, a appris, dans un communiqué publié par le festival, que celui-ci était malheureusement retiré de la compétition.

 

Pour justifier ce retrait, le communiqué reste assez vague. Pour autant, la décision ne viendrait pas du festival mais des professeurs chargés d’accompagner les collégiens lors des projections : "des professeurs se seraient opposés à sa projection à cause de certaines scènes qui seraient susceptibles d’heurter leur public."

 

Une mesure discriminante témoignant d'une censure injustifiée datant d'un autre âge. Pourtant, la CNC (Commission Nationale du Cinéma) a été très clair dans sa classification : le film est "tous publics" et peut donc être vu par n’importe qui.

 

Il peut être utile de rappeler qu’il ne s’agit aucunement d’un film érotique, voir pornographique comme certains semblent le croire, mais d’un métrage militant contre l’homophobie dans le football. Il s’agirait donc, en effet, d’une décision purement arbitraire et homophobe.

 

Épicentre Films a d’ores et déjà annoncé qu’il condamnait fermement cette décision décrite comme "une mesure discriminante témoignant d’une censure injustifiée d’un autre âge".

 

Si le festival n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet et développer sa décision qui ne risque malheureusement pas d’évoluer, nous vous rappelons que le film sera tout-de-même projeté lors d’une séance spéciale en présence du réalisateur le mercredi 16 mai à La Licorne (Cannes) et qu’il sortira dans les salles le 1er août 2018. On l’a vu et on peut déjà vous dire qu’on s’est régalés !

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Concours Eurovision 2018

La Chine censure un couple gay candidat pour l'Irlande

Le concours de l'Eurovision a été victime en Chine de l'actuelle campagne des autorités contre les contenus déviants : la demi-finale diffusée sur l'internet chinois a été expurgée d'un couple gay et d'un artiste tatoué. 

Ryan O'Shaughnessy - Ensemble - Eurovision 2018 le clip en cliquant sur l'image
Ryan O'Shaughnessy - Ensemble - Eurovision 2018 le clip en cliquant sur l'image

La 63e édition de la compétition annuelle européenne de chanson désignera samedi à Lisbonne le successeur du jazzman portugais Salvador Sobral, dernier vainqueur d'un rendez-vous audiovisuel très gay-friendly.

 

La demi-finale a été diffusée mercredi sur la plateforme chinoise MangoTV. Mais sans la prestation du chanteur albanais Eugent Bushpepa, tatoué aux bras, ni celle d'un duo irlandais, qui comprenait une danse romantique entre deux hommes.

 

Le site internet a également flouté des drapeaux arc-en-ciel présents dans le public, symboles traditionnels du mouvement LGBT.

 

En 2014, le sacre de la drag queen à barbe Conchita Wurst, représentante de l'Autriche, avait été un moment marquant de l'histoire de l'Eurovision, où l'on voit régulièrement des drapeaux arc-en-ciel flotter aux côtés de ceux des pays en lice.

 

L'homosexualité est de plus en plus acceptée au sein de la population chinoise, notamment chez les jeunes urbains. Mais elle reste quasi-taboue dans les films et séries télévisées. Et tout "contenu homosexuel" est interdit de diffusion sur les sites internet de streaming.

 

Un porte-parole de la chaîne de télévision Hunan TV, responsable de la plateforme vidéo, a indiqué à l'AFP "ne pas être au courant" des coupes effectuées.

 

Ce tour de vis s'inscrit dans le cadre de l'opération lancée par le Parti communiste au pouvoir afin d'expurger de l'internet tout contenu déviant des "valeurs centrales du socialisme". Les autorités interdisent depuis janvier les tatouages à la télévision.

 

Les candidats albanais et irlandais se sont qualifiés pour la finale de l'Eurovision. MangoTV n'a pas confirmé ni infirmé une éventuelle diffusion de leurs chansons samedi.

 

L'organisateur de l'Eurovision a décidé de suspendre son contrat avec le diffuseur chinois du concours . "Ce n'est pas en accord avec nos valeurs d'universalité et d'inclusivité et notre tradition de célébrer la diversité à travers la musique",a-t-il fait valoir. 

 

(Source AFP)

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Cannes / Sida

Le gala de l'amFAR sera présidé par 25 femmes célèbres

Vingt-cinq femmes célèbres, actrices et mannequins, dont Linda Evangelista, Scarlett Johansson, Milla Jovovich, Heidi Klum et Katy Perry, assureront la présidence d'honneur le 17 mai à Cannes du 25e gala de l'amfAR, la fondation américaine contre le sida, dont Harvey Weinstein comptait parmi les sponsors.

L'actrice Scarlett Johansson lors du gala amFAR de New-York, le 8 février 2017
L'actrice Scarlett Johansson lors du gala amFAR de New-York, le 8 février 2017

Parmi les grands événements mondains internationaux, ce gala de bienfaisance "Cinéma contre sida" réunit chaque année pendant le Festival de Cannes un millier de convives dont de nombreuses personnalités internationales à l'Eden Roc, le palace du Cap d'Antibes.

 

Au profit de la recherche contre le sida et de l'aide aux malades dans le monde, l'amfAR, créée par Liz Taylor, a collecté l'an dernier plus de 18 millions d'euros, le temps des trois heures du dîner et d'une vente aux enchères de lots d'exception.

 

Cette année, Aishwarya Rai, Vanessa Redgrave, Donatella Versac et Michelle Yeoh compteront aussi parmi les 25 présidentes d'honneur de la prochaine édition. Sting et Shaggy assureront la partie musicale de ce gala de bienfaisance dédié aux femmes. L'amfAR n'a pas souhaité préciser les raisons de ce choix.

 

Le producteur Harvey Weinstein, accusé depuis l'automne d'avoir agressé, harcelé ou violé quelque 100 femmes dont des vedettes de cinéma, a sponsorisé ce gala pendant plusieurs années. L'an dernier, la table de dix couverts était facturée de 117.000 à 466.000 euros selon le statut choisi : bienfaiteur ou grand philanthrope. Le rond de serviette individuel avait été fixé à 10.500 euros.

 

Depuis 1993, le gala de l'amfAR organisé en marge du Festival de Cannes a permis de récolter près de 176 millions d'euros (210 millions de dollars).

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Homophobie

Un détenu de la maison d’arrêt de Troyes torturé pour avoir consulté un site gay

Un détenu de la maison d’arrêt de Troyes a été torturé par ses co-détenus pour avoir consulté un site gay sur un téléphone portable. 

Maison d'arrêt de Troyes : Torturé par ses codétenus pour avoir consulté un site gay sur un téléphone portable 

Un jeune homme de 24 ans, d'origine guyanaise, condamné pour avoir passé de la drogue, a subi un véritable calvaire dans sa cellule de la maison d’arrêt de Troyes dans la nuit du samedi au dimanche 29 avril derniers. 

 

Ses trois co-détenus lui ont fait vivre une nuit de violences et d'humiliations après avoir découvert qu’il avait consulté un site gay sur le téléphone de l’un d’entre eux.

 

Ils l'ont attaché à une chaise et l'ont soumis à un simulacre d’égorgement, lui ont rasé le crâne et les sourcils, l'ont forcé à ingérer des excréments et perforé le tympan, sans compter de multiples coups.

 

Fait aggravant, la scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

 

La victime a révélé ce qu'il avait subi à un surveillant. Les agresseurs, deux jeunes de 19 ans et un troisième âgé de 27 ans, ont été mis en examen pour actes de torture et de barbarie aggravée, et transférés vers trois établissements pénitentiaires différents.

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Asile

Procès reporté en juin pour un Moussa Camara, menacé d'expulsion

Le procès de Moussa Camara, l'homosexuel guinéen menacé d'expulsion, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir refusé d'embarquer dans un avion pour Conakry, a été reporté vendredi au 12 juin.

Homosexuel, Moussa Camara risque l'expulsion vers la Guinée
Homosexuel, Moussa Camara risque l'expulsion vers la Guinée

Placé en détention provisoire dans l'attente de la prochaine audience, Moussa Camara, âgé de 28 ans, a demandé un délai pour préparer sa défense.

 

Dans le box vendredi, en l'absence d'interprète en langue soussou, l'homme a déclaré dans un français hésitant : "J'ai trop peur pour rentrer".

 

Placé au centre de rétention administrative (CRA) de Nîmes depuis fin mars, Moussa Camara avait été conduit jeudi matin à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en vue de son expulsion. Il avait ensuite été placé en garde à vue après avoir refusé d'embarquer.

 

Artiste acrobate, il était arrivé en France en 2015 avec une autorisation temporaire de travail et sa demande d'asile avait été rejetée en 2017, selon l'association Aides qui le soutient.

 

L'individu affirme que son compagnon a été lynché à mort par sa famille en Guinée, qu'il a quittée pour fuir les persécutions contre les homosexuels.

 

En Guinée, l'homosexualité est passible d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison. Son avocate, Me Florence Alligier a considéré qu'il s'agissait d'une "question de vie ou de mort" en cas de retour de son client dans son pays natal, invitant le tribunal à s'interroger sur ses "droits fondamentaux au-delà de l'infraction pénale".

 

Le cas de Moussa a suscité de l'émotion sur les réseaux sociaux. "Son compagnon a déjà été assassiné en raison de son homosexualité. Son expulsion serait un scandale", avait affirmé le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

 

Cette mobilisation survient alors que les députés LREM ont introduit dans le projet de loi asile-immigration un amendement visant à mieux protéger les demandeurs d'asile homosexuels, en excluant de la liste des "pays d'origine sûrs" ceux qui persécutent les homosexuels. La Guinée ne fait toutefois pas partie de cette liste.

 

(Source AFP)

 

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Turquie

Pour Amnesty, le travail des défenseurs des droits LGBT a été piétiné

Amnesty International accuse dans un rapport publié jeudi les autorités turques d'avoir imposé un "climat de peur glaçant" après le putsch manqué de 2016, en s'en prenant notamment aux défenseurs des droits de l'homme. Et en particulier aux militants LGBTI.

"Un climat de peur glaçant se propage dans la société turque alors que le gouvernement continue d'utiliser l'état d'urgence pour réduire l'espace réservé aux opinions dissidentes ou alternatives", affirme le rapport.

 

L'état d'urgence a été instauré en juillet 2016, quelques jours après une tentative de putsch menée par des militaires factieux, et a été sans cesse renouvelé depuis. Dans ce cadre, des purges sans précédent ont été menées, au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées, et plus de 140.000 limogées ou suspendues.

 

Outre les putschistes présumés, ces purges ont été étendues aux milieux pro-kurdes et d'opposition, visant des juges, des enseignants ou des journalistes. "Les autorités turques ont entrepris, de manière délibérée et méthodique, de démanteler la société civile, d'enfermer les défenseurs des droits humains, de fermer des organisations et de créer un climat de peur étouffant", selon Gauri van Gulik, directrice du programme Europe d'Amnesty International, citée dans un communiqué.

 

D'après Amnesty, plus de 1.300 associations et 180 médias ont également été fermés. "La répression soutenue et croissante entrave le travail essentiel des défenseurs des droits humains en Turquie et plonge une grande partie de la société dans un état de peur constante", affirme Amnesty dans son communiqué.

 

Pour Amnesty, le travail des défenseurs des droits de l'homme a "été piétiné" par les mesures prises sous l'état d'urgence.

 

Le rapport se penche notamment sur la situation des organisations de défense des droits de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes), dont les défenseurs sont "poussés vers la clandestinité" selon Amnesty.

 

Plusieurs rassemblements LGBTI ont été interdits ces derniers mois en Turquie, le gouvernorat d'Ankara ayant même annoncé en novembre l'interdiction "jusqu'à nouvel ordre" de tous les événements culturels organisés par la communauté LGBTI.

 

(Source AFP)

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Médias

Komitid, nouveau venu dans l'info LGBT

Malgré les échecs successifs de Yagg et Têtu sur Internet, une nouvelle tentative de site d'info LGBT voit le jour, soutenue cette fois par une société qui a fait fortune dans la téléphonie de rencontre gay. 

La rédaction de Komitid – de gauche à droite : Fabien Jannic-Cherbonnel, Anne-Laure Pineau, Philippe Peyre, Maëlle Le Corre, Jean-Benoît Richard et Olga Volfson. Photo : Marie Rouge/Komitid

Financé par Connexion, une entreprise communautaire qui a prospéré grâce au marché de la rencontre sexuelle par téléphone, et proposé par une petite équipe de rédacteurs et rédactrices en partie issues des sites disparus Yagg et Tetu.comKomitid vient de voir le jour sur Internet.

 

Ce site d’information dédié aux questions qui touchent les personnes LGBT+, ambitionne de "traiter différemment ces sujets à travers des angles et des formats originaux".

 

Komitid se veut engager comme l'indique le nom choisi (le mot anglais "comiteed" se traduit par "engagé"). Résolument mixte, il affiche un ton assez "gauche radicale" dans ses premiers articles, avec une approche qui satisfera les orphelins de feu Yagg.com

 

Composé d'articles d'info, de rubriques comme "Dites le fort !", d'enquêtes (en accès payant), de quelques vidéos aussi, Komitid souhaite aussi que "le lecteur contribue au contenu et au débat" via les réseaux sociaux.

 

En accès libre pour une partie de son menu, le nouveau site mise sur les abonnements et la publicité pour assurer sa viabilité économique à terme et atteindre son ambition proclamée de "devenir un média de référence sur les questions LGBT+" selon les termes consacrés. 

 

Pourtant, le pari est pour le moins risqué après les échecs successifs enregistrés par Yagg et plus récemment Têtu, mais il ne semble pas impressionner l'équipe. 

 

Il est vrai que la rédaction peut s'appuyer sur un éditeur dont les ressources financières issues de la téléphonie rose sont confortables et peuvent constituer une assurance contre la précarité d'un modèle qui n'a jamais fait ses preuves jusqu'ici.

 

C'est pourquoi on peut s'étonner que l'équipe éditoriale se montre d'une pudeur qui frise la gêne pour évoquer l'entreprise qui la soutient, comme s'il y avait quelque honte à puiser dans les recettes générées par le seul marché LGBT qui n’ait jamais démontré sa rentabilité - le sexe - pour faire œuvre militante.

 

Quoi qu'il en soit, Komitid devra trouver un lectorat significatif pour se faire une place digne de ce nom dans l'univers très morcelé et très hétérogène de l'Internet LGBT. L'indéniable professionnalisme de ses journalistes devrait l'y aider. 

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Rap antisémite et homophobe

Daniel Barenboim rend des prix musicaux allemands en signe de protestation

Le célèbre chef d'orchestre Daniel Barenboim, directeur musical d'un des deux grands opéras de Berlin, a annoncé lundi rendre des prix musicaux obtenus en Allemagne après que des rappeurs aux textes jugés antisémites, misogynes et homophobes eurent aussi été récompensés. 

Daniel Barenboim, en mars, à la conférence de presse su Staatsoper unter den Linden, à Berlin 

Daniel Barenboim, qui a remporté ces dernières années plusieurs de ces prix, nommés ECHO, a dénoncé dans un communiqué un album de rap aux textes "clairement antisémites, misogynes, homophobes et d'une manière générale méprisants pour la dignité humaine".

 

En conséquence, le chef d'orchestre israélo-argentin et deux orchestres qu'il dirige, la Staatskapelle de l'Opéra Staatsoper de Berlin et le West-Eastern Divan Orchestra, ont "décidé de rendre toutes (leurs) distinctions". "Les intérêts commerciaux ne doivent pas supplanter la décence et l'humanité", poursuit dans son communiqué Daniel Barenboim.

 

La remise des prix ECHO est la cérémonie de prix musicaux la plus renommée en Allemagne, dans des domaines allant du classique à la musique pop en passant par le jazz. Les prix se fondent sur les succès commerciaux des artistes.

 

Depuis le 12 avril et le début de la polémique, plusieurs lauréats de la manifestation cette année ont rendu leurs récompenses pour dénoncer la remise du prix de meilleurs artistes hip-hop de l'année aux rappeurs Kollegah et Farid Bang qui ont vendu en Allemagne plus de 200.000 exemplaires de leur album "Jeune, brutal et beau gosse 3".

 

L'une de leurs chansons, "0815", dans laquelle les deux rappeurs se comparent aux prisonniers du camp d'extermination d'Auschwitz, a déclenché une controverse dans un pays hanté par les crimes nazis. Les deux chanteurs ont rejeté tout antisémitisme.

 

Plusieurs responsables des prix ECHO ont aussi démissionné pour protester contre la récompense accordée aux rappeurs, également dénoncée par des ministres allemands et des responsables d'organisations juives.

 

Cette polémique qui ne cesse de faire des vagues depuis mi-avril intervient dans un contexte de craintes d'une résurgence de l'antisémitisme en Allemagne.

 

La chancelière allemande Angela Merkel s'est émue de cette situation à plusieurs reprises ces derniers mois, la dernière fois dimanche dans une interview à une télévision israélienne.

 

(Source AFP)

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Tendance zoologie

Tous les animaux

De plus en plus d’études constatent que les animaux recherchent le plaisir aussi dans l’accouplement, hétéro ou homosexuel, battant en brèche l’idée qu’il existerait une sexualité "naturelle" et une autre "contre nature".

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C’est dans un article du 10 mars 2018 que "Le Monde" prend position, en expliquant, images à l’appui, que la nature, elle aussi, a ses préférences sexuelles, que ce soit pour le plaisir évidemment, mais pas seulement.

 

Grâce à l’expertise du biologiste canadien, Bruce Bagemihl, sur 1500 espèces étudiées, près d’un tiers, mâle comme femelle, entretient des relations avec un partenaire de même sexe, qu’il s’agisse de satisfaire une urgence sexuelle, des caresses à la pénétration, ou un besoin simple de vivre une relation. On en retire deux éléments essentiels : d’une part, les rapports homosexuels ne sont pas humains uniquement; d’autre part, l’acte sexuel n’a pas pour seul objectif la reproduction. Mais pourquoi la société peine-t-elle encore à admettre que l’homme est aussi multiple dans son rapport au monde que son cousin lointain ? Parce que oui, beaucoup utilisent encore l’argument selon lequel l’homosexualité serait contre nature. Que dit la science à ce sujet ?

 

L’éthologue Fleur Augey pousse sa recherche un peu plus loin dans son livre "Animaux homos, histoire naturelle de l’homosexualité". C’est jusque dans les écrits antiques, qu’elle remonte pour prouver que l’homme n’a rien inventé de plus qui n’existe déjà chez son ancêtre animal.

 

La "sexodiversité" s’exprime ainsi au sein des différentes espèces. Celles-ci sont flexibles face à l’acte, autant que face à la relation amoureuse ou parentale. Chez les oiseaux, par exemple, il n’est pas rare de trouver des ménages à 3, 4 ou 5. Les cygnes noirs eux préfèrent souvent garder les œufs entre mâles, après avoir chassé la femelle, s’assurant ainsi un plus grand succès reproducteur.

 

Les raisons qui poussent les animaux à choisir temporairement ou définitivement un partenaire de même sexe, elles, varient. Il est tant question de survie de l’espèce que d’un effet d’enfermement, mais tous les scientifiques sont d’accord pour parler de plaisir.

 

Une étude sur l’accouplement des gorilles au Rwanda datant de 2016 relève que les femelles entre elles ne cherchentà atteindre qu’un seul objectif : celui de se faire du bien. Le naturaliste et zoologiste Marc Giraud, auteur de l’ouvrage "Le sex-appeal des crocodiles et autres histoires d’amours bestiales", développe cette analyse. Dans une interview accordée à "20 minutes" du 10 janvier 2017, il affirme que "la masturbation le prouve. Chez tous les mammifères, de la souris à la baleine, les femelles ont un clitoris, seul organe voué uniquement au plaisir sexuel." Et non, ce n’est pas le primate, champion-ne en la matière, mais… le dauphin !

 

Pulsions

Plus rare, mais également observée, la pratique sexuelle entre différentes espèces. On aurait des preuves filmées du rapport entre un pingouin et un phoque ou une femelle macaque et une biche. Selon Marc Giraud, ces exemples ne relèvent pas de l’extraordinaire. Il explique que "les animaux ont des pulsions et répondent à des signaux d’accouplement que l’humain ne voit pas". Selon lui, le phénomène se produit surtout en captivité ou lorsqu’il y a de la frustration. Mais ces accouplements peuvent amener une descendance sous forme de nouvelles espèces hybrides chez certaines espèces d’oiseaux notamment.

 

Face à une nature libérée qui favorise la diversité, notre univers aux repères hétéronormés semble bien réactionnaire. La nature nous prouve que c’est la multiplication des possibles qui permet la survie de l’espèce face aux changements nombreux auxquels elle fait face: maladies, climat, évolution.

 

Aussi, la différence permet-elle aux espèces de mieux s’adapter. C’est donc bien pour prouver que l’homosexualité n’est pas contre nature que des chercheurs, comme Fleur Augey ont choisi de prendre l’animal en exemple. "Pour nous, c’est la même chose", confie-t-elle à "L’Obs" le 22 février 2018. "On n’a pas à se culpabiliser d’être tous différents, étonnants. Parce que c’est ça la vie !"

 

Vidéo

 

(Source Le Monde)

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