Zimbabwe

Un enseignant homosexuel démissionne après des menaces de mort

Un enseignant zimbabwéen homosexuel, qui a fait son coming out la semaine dernière, a été contraint de démissionner après avoir reçu des menaces de mort, selon une lettre qu'il a adressée aux parents d'élèves.

Neal Hovelmeier
Neal Hovelmeier

Neal Hovelmeier, qui enseignait depuis quinze ans au St John's College à Harare, un établissement privé renommé du pays, a annoncé le 21 septembre à ses étudiants qu'il était homosexuel.

 

Il s'est retrouvé obligé de faire son coming out le 21 septembre dernier alors qu'un journal s'apprêtait à révéler son homosexualité, illégale au Zimbabwe.

 

Il a alors expliqué que d'anciens élèves avaient souffert de l'ambiance homophobe qui règne dans l'établissement, et qu'il ne pouvait gérer ce problème qu'en étant "ouvert et transparent à ce propos lui-même".

 

Dans une lettre datée du 27 septembre, l'enseignant et proviseur adjoint explique ne pas avoir anticipé "la colère" et les "graves et profondes inquiétudes" provoquées par son annonce "au sein d'une partie de la communauté". Il a présenté ses excuses pour le "désarroi" qu'il a pu causer.

Une procédure judiciaire a été lancée pour obtenir son limogeage, a-t-il ajouté.

 

"Je ne me soumettrai pas à un procès bidon (...) dont l'issue aura été prédéterminée", a-t-il prévenu, affirmant avoir "reçu des menaces de mort". "Ma position de proviseur adjoint est intenable et par conséquent je remets ma démission avec effet immédiat", a-t-il conclu.

 

Certains parents d'élèves ont décidé d'engager une action en justice contre l'école. "Nous n'avons aucun problème avec l'orientation sexuelle de quiconque, mais avec l'endroit, le public et l'heure choisis pour cette annonce. Nous pensons que c'est une façon d'inviter nos enfants à adopter certains comportements sexuels, nous avons peur pour eux", ont-ils expliqué au Daily News. 

 

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Europe

"Chers homophobes", "Chers transphobes"…

L'Écosse lance une puissante campagne contre les crimes de haine

La campagne One Scotland vient d'être lancée par le gouvernement et la police écossaise pour combattre les discriminations LGBTphobes et racistes.

Affiches de la campagne écossaise contre l'homophobie et la transphobie - One Scotland
Affiches de la campagne écossaise contre l'homophobie et la transphobie - One Scotland

"Report it to stop it". Dénoncer pour arrêter, c’est le message véhiculé par la nouvelle campagne One Scotland, lancée en Écosse par le gouvernement et la police afin de combattre les crimes de haine commis notamment en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. En tout, ce sont quatre affiches qui ciblent les propos et comportements homophobes, lesbophobes, biphobes, les actes transphobes, le racisme et… les attitudes réactionnaires plus largement.

 

L’originalité de cette campagne est que chaque affiche apparaît comme une lettre, directement adressée aux personnes discriminantes. "Cher.e.s transphobes, pensez-vous qu’il est juste de harceler les gens dans la rue ? Que vous avez le droit de pousser les personnes transgenres dans les clubs ? Droit de les humilier, de les intimider et de les menacer en ligne ? Eh bien, nous non. C’est pourquoi si nous vous voyons faire du mal, nous vous dénoncerons. Nous croyons que les gens devraient être autorisés à être eux-mêmes. Sauf si elles propagent la haine. Votre Écosse", peut-on lire sur l’affiche pour sensibiliser à la transphobie.

 

"Tolérance zéro envers la haine"

"Malgré les grands progrès réalisés à ce jour, la discrimination et les préjugés existent toujours en Écosse. Le gouvernement écossais continue de travailler dur pour promouvoir l’égalité en Écosse, réalisant ainsi le plein potentiel des droits de l’homme dans tous les domaines de la vie", est-il expliqué sur le site de la campagne. "Des messages vraiment puissants, tous signés "Yours, Scotland", soulignant que la grande majorité d’entre nous ont une tolérance zéro envers la haine. Donc, si vous êtes témoin ou êtes une victime, veuillez le signaler", a tweeté le ministre de la Justice du pays, Humza Yousaf.

En 2017, plus de 5 300 crimes de haine ont été signalés dans le pays.

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Une première historique

Premier mariage gay dans la famille royale britannique !

Un mariage homosexuel a été célébré dans la famille royale britannique.

Lord Ivar Mountbatten, a épousé son compagnon, James Coyle
Lord Ivar Mountbatten, a épousé son compagnon, James Coyle

Ce samedi 22 septembre 2018, l’un des cousins éloignés de la reine Élisabeth II d’Angleterre, Lord Ivar Mountbatten, a épousé son compagnon, James Coyle, chef de cabine dans une compagnie aérienne. Une cérémonie discrète, célébrée dans la chapelle privée de la demeure familiale des Mountbatten. Accompagnés par un chœur de Gospel, les deux amoureux ont échangé leurs vœux devant une soixantaine de personnes.

 

Séquence émotion et très symbolique : Ivar Mountbatten a été accompagné à l’autel par son ex-femme, Penny Mountbatten. Les invités ont ensuite pu avoir le plaisir de déguster du champagne Pol Roger, le favori de Winston Churchill, selon le Daily Mail. Aucun descendant direct de la reine d’Angleterre n’y a assisté.

 

Coming-out il y a deux ans

Des secondes noces pour cet aristocrate, cousin éloigné de la reine d’Angleterre, qui a vécu pendant 17 ans marié à une femme, Penelope Thompson, avec qui il a eu trois filles : Ella, 22 ans, Alix, 20 ans et Luli, 15 ans. Cet arrière-arrière-arrière petit-fils de la reine Victoria a fait son coming-out il y a deux ans, expliquant qu’il avait conscience de sa bisexualité depuis l’adolescence.

 

"Je me suis battu avec ma sexualité et je le fais encore d’une certaine manière. Ça a été un véritable périple pour arriver jusqu’ici. En parler en public est un pas énorme pour moi."

 

Son ex-femme a bien accueilli la nouvelle : "Penny savait avant que l’on se marie que j’étais attiré par les deux sexes. Elle a toujours été compréhensive et je lui en serai toujours très reconnaissant", avait-il expliqué dans les colonnes du journal britannique The Mail On Sunday. 

 

Il a officialisé son homosexualité en 2014, après avoir rencontré son futur époux à Verbier, en Suisse, une station de ski dans laquelle se rend sa famille chaque année.

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Après ses propos homophobes

Marcel Campion se retire du marché de Noël de Paris et cesse ses activités de forain

Marcel Campion, après le tollé suscité par ses propos homophobes contre des élus de la Ville de Paris, a annoncé jeudi cesser ses activités foraines et son retrait du marché de Noël, qui doit se tenir aux Tuileries.

Marcel Campion arrête ses activités de forain
Marcel Campion arrête ses activités de forain

La tenue de son marché de Noël dans la capitale était en suspens depuis la diffusion d'une vidéo le montrant tenir des propos homophobes contre des élus de la capitale à la mi-septembre.

 

La mairie avait alors appelé le gouvernement et le Louvre à revenir sur l'autorisation accordée au roi des forains de s'installer aux Tuileries.

 

"Afin de ne pas nuire ni à ma famille ni à ma profession foraine, j'ai décidé de cesser mes activités foraines personnelles et aussi de démissionner de mes activités au sein de l'association du Monde Festif organisatrice de l’événement 'La magie de Noël' aux Tuileries pour les fêtes de fin d'année", indique le communiqué de Marcel Campion, qui ajoute avoir mis en vente sa célèbre grande roue. 

 

À l'annonce de la nouvelle, le conseiller presse et communication de la maire de Paris Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre, n'a pas caché son contentement. Cette alerte AFP égaye mon début de journée : "Marcel Campion cesse ses activités foraines et se retire du marché de Noël à Paris", se réjouit-il dans un communiqué.

 

Depuis le début de la semaine, le ministère de la Culture et le Musée du Louvre affirment étudier le maintien ou non de ce marché dans le jardin des Tuileries.

 

Il avait été délocalisé après la décision l'an passé de la Mairie de Paris de supprimer le traditionnel marché de Noël des Champs-Élysées, car elle lui reprochait alors de ne pas vendre des produits artisanaux de la région, mais provenant de Chine, et à un prix excessif.

 

Révélée par le JDD, une vidéo montre le forain tenir des propos hostiles aux responsables homosexuels - assumés ou supposés - de la mairie, dont l'ex-premier adjoint Bruno Julliard, qui a annoncé déposer rapidement une plainte.

 

SOS homophobie a dit son intention d'également déposer une plainte dans la semaine, tandis que la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT a effectué un signalement auprès du procureur de Paris.

 

Marcel Campion a clamé cet été son intention de se présenter aux élections municipales de 2020 dans le 1er arrondissement de Paris.

 

(Avec AFP)

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Spectacle

Blanche Gardin, rire jaune et humour noir

L'air innocent, la voix presque hésitante, elle parle de sexe sans filtre, parfois jusqu'au malaise. Estampillée figure de proue d'un humour féminin "cru", la décapante Blanche Gardin est de retour sur scène avec un spectacle très noir qu'elle interdit aux moins de 17 ans. Dans "Bonne nuit Blanche", depuis mi-septembre à Paris (et déjà complet) avant de nouvelles dates dans la capitale et en province courant 2019, elle promet qu'elle n'a rien à dire et "pas de cause à défendre". 

Une entame en douceur avant d'entrer dans le vif du sujet et de faire le bilan des "débats de l'année dernière". Comprendre affaire Weinstein, mouvement #Balancetonporc, questionnements sur la domination masculine et la notion de virilité.

 

Des sujets rêvés pour l'humoriste qui n'a pas son pareil pour explorer les zones grises des relations hommes-femmes et n'a jamais peur d'appeler un chat, un chat.

 

Pendant une bonne heure, elle aborde pêle-mêle l'ouverture récente d'une maison close de poupées sexuelles, la pratique des "dick pic" (des photos de sexe masculin envoyées de manière non sollicitée) et médite sur les différentes insultes homophobes.

 

Outre ses sorties sur le sexe, Blanche Gardin détonne par son discours aux accents féministes tout sauf consensuel, quand elle suggère que les "porcs", dénoncés depuis l'affaire Weinstein, sont surtout des harceleurs... qui ne plaisent pas aux femmes.

 

Un texte qu'elle prononce, avec des airs de jeune fille sage, vêtue d'une robe bleue comme si elle s'était échappée d'un cours de harpe (c'est elle qui le dit).

 

Fan de Desproges

Maniant l'autodérision avec brio, la quadra, découverte dans le "Jamel Comedy Club", s'appuie sur sa propre expérience et creuse son sillon de "célibataire sous anxiolytiques" racontant ses moments gênants, comme une coloscopie épique.

 

Avec cette parole sans filtre, cette inconditionnelle de Pierre Desproges et de Louis C.K, la star américaine du stand up (mis en cause pour des faits de harcèlement sexuel), met ses tripes sur la table et laisse entrevoir une grande noirceur, qui la rend attachante.

 

Il aura fallu cette année deux cérémonies de récompenses et des blagues bien senties témoignant de l'atmosphère post-affaire Weinstein, pour que le grand public découvre cette humoriste à la verve grinçante.

 

Aux César, début mars, elle s'était interrogée sur la difficulté de trouver des rôles dès lors que "les producteurs n'ont plus le droit de violer les actrices".

 

"Est-ce qu'on a encore le droit de coucher pour des rôles ? Parce que si on n'a plus le droit, il faudra apprendre des textes, passer des castings et on n'a pas le temps", lançait celle qui a tourné dans une dizaine de films (dont "Problemos" d'Eric Judor).

 

Trois mois plus tard, rebelote : devant un public hilare, Blanche Gardin s'autoremet le Molière de l'humour (pour son deuxième spectacle "Je parle toute seule", qui a rassemblé plus d'un million de téléspectateurs sur C8 courant septembre).

 

"Je suis la seule femme nommée, l'année de l'affaire Weinstein... C'est l'histoire de ma vie: le jour où j'ai un prix, il n'a aucune valeur", s'exclame-t-elle. La réplique fait mouche, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Depuis, elle préfère laisser ses spectacles parler pour elle, refuse les interviews... et donne tout sur scène.

 

(Source AFP)

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Match de foot OL-OM

Un tract de supporters lyonnais qualifie Marseille de ville où règne le sida

Le préfet du Rhône Stéphane Bouillon a signalé à la justice un tract jugé diffamatoire à l'encontre des Marseillais, distribué par des supporters lyonnais en marge du match OL-OM, a annoncé lundi la préfecture.

"Lors du match OL-OM ce dimanche 23 septembre (...) un écrit insultant et diffamatoire à l'encontre des Marseillais, signé du club des 'Bad Gones' a été diffusé sur les réseaux sociaux", écrit la préfecture dans un communiqué.

 

Ce tract, intitulé "Edito du kop virage nord", où la préfecture des Bouches-du-Rhône est qualifiée de "ville salle", se termine par la phrase : "Marseille est une ville où règne le sida!!!".

 

Le préfet du Rhône a "jugé nécessaire de le signaler au procureur de la République de Lyon au titre de l'article 40 de procédure pénale, qui fait obligation aux hauts fonctionnaires de porter à connaissance au magistrat tout acte pouvant être considéré comme un crime ou un délit".

 

Dès dimanche soir, le président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas avait dénoncé un tract "odieux". "Je trouve que cette déclaration est complètement inappropriée; si j'en avais (eu) la possibilité, j'aurais porté plainte parce que ça discrédite ou ça tente de discréditer un club qui fait des efforts fantastiques", avait-il poursuivi, en estimant que "1%, un millième, des supporters se distinguent par des gestes (..) qu' (il) n'apprécie absolument pas".

 

L'OL avait déploré dans un communiqué un écrit "à l'opposé des valeurs du club", tout en notant que celui-ci "ne serait malheureusement pas condamnable juridiquement".

 

La sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône Samia Ghali a adressé de son côté un courrier au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour lui demander de "dissoudre le groupe des 'Bad gones'". "Les 'Bad gones' ont décidé depuis quelques années déjà d'afficher leur racisme, leur homophobie et leur pensée fascisante dans les travées de leur stade et à l'extérieur", a-t-elle écrit.

 

(Source AFP)

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Médias

"C'est horrible ce que vous dites", Kiddy Smile recadre Charles Consigny dans "On n'est pas couché"

L'artiste ouvertement gay était invité dans l'émission de Laurent Ruquier sur France 2 samedi 22 septembre.

Invité d’On n’est pas couché samedi 22 septembre, Kiddy Smile a été longuement interviewé sur son parcours et son œuvre.

 

L’artiste ouvertement gay a même eu l’occasion d’interpréter son tube Be Honest en version acoustique.

 

Après le live, une fois revenu sur le fameux fauteuil où trônent les invité.e.s qui se font cuisiner, Kiddy Smile a reçu des compliments de la part de Charles Consigny, le nouveau chroniqueur choisi par Ruquier. Un échange qui a plutôt bien démarré, mais qui s’est ouvert sur des questions plus politiques.

 

"Je trouve que vous avez une super énergie et que vous êtes un vrai artiste, très chic dans votre attitude, dans votre manière de répondre (…) Je vous ai vu sur d’autres plateaux faire des lives, ça m’avait un peu fait penser à Prince qui était toujours très looké", a entamé Charles Consigny.

 

"Presque plus facile de réussir quand on est fils d’immigrés noir et pédé"

"Sur la partie politique, moi je trouve qu’on s’y perd un peu. Quand vous dites "fils d’immigré, noir et pédé", que c’est difficile d’être noir, difficile d’être pédé, et que vous êtes dans cette revendication là, je suis juste un tout petit peu plus circonspect", a assumé le chroniqueur. "Je pense qu’en réalité les choses ont beaucoup changé ces derniers temps, et je pense que notamment dans les domaines de la mode, de la musique, de la télé, des médias, aujourd’hui en réalité c’est presque plus facile de réussir quand on est fils d’immigrés noir et pédé que quand on est fils de "français de souche " blanc et hétérosexuel", a lancé Charles Consigny.

 

"Je trouve que c’est horrible ce que vous dites", a rétorqué Kiddy Smile, immédiatement soutenu par un "moi aussi" de Christine Angot, chroniqueuse dans l’émission. "Il y a une bienveillance médiatique qui est une réalité", a tenté d’argumenter le chroniqueur. "Ce n’est pas difficile d’être noir ?", l’a repris sa consœur, avant d’ajouter : "Laissons quelqu’un qui est noir nous en parle".

 

La violence du coming out

Plus tôt dans l’émission, Kiddy Smile a confié sa vision du coming out, quelque de "violent" à ses yeux. "C’est violent pour la personne qui le fait, c’est violent pour la personne qui le reçoit. Mais quand on le fait, il y a ce sentiment pour la personne qui le fait de se dire Maintenant je suis assez solide pour être seul. Je suis prêt à faire ma vie en sachant que tu sais qui je suis, et si tu ne veux pas que je fasse partie de ta vie, c’est OK pour moi", a-t-il expliqué.

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Paris

Les saillies homophobes du forain Marcel Campion

Le forain a publiquement qualifié de "pervers" des responsables homosexuels de la mairie de Paris.

Marcel Campion
Marcel Campion

Un enchaînement de propos homophobes. Le forain Marcel Campion a tenu un discours stigmatisant à l’encontre de plusieurs responsables de la mairie de Paris, selon un extrait vidéo mis en ligne par le JDD.

 

À l’occasion d’une réunion le 27 janvier, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), pour lancer son mouvement "Paris libéré", Marcel Campion commence à s’en prendre à la politique de la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS).

 

Il décrit une œuvre exposée place Vendôme en 2014 comme ne représentant qu’un "plug anal". "Vous savez, le truc qu’ils se mettent dans le fion, pour les pervers là. À Noël, c’est bien pour les enfants." L’œuvre en question jouait sur l’ambiguïté, puisqu’elle ressemblait aussi à un arbre.

 

Puis, après avoir qualifié les élus écologistes de "vers de terre" et de "merdes" qu’on "peut écraser", il s’en prend à Bruno Julliard, qui a quitté cette semaine son poste de premier adjoint. "Lui c’est le plus beau. C’est lui qui commande toute la ville. Il arrive des syndicats étudiants. Comme il était un peu de la jaquette (NDLR : expression péjorative désignant un homosexuel), il a rencontré Delanoë (l’ancien maire). Ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint."

 

Marcel Campion s’en prend ensuite à la gouvernance en général de la mairie de Paris, tout en attaquant une nouvelle fois Bruno Julliard. "Avec Anne Hidalgo, il est super parce qu’en même temps il lui a amené tous les homos de la terre. C’est-à-dire que toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", dit-il.

 

Marcel Campion nie

"Moi, je n’ai rien contre les homos. D’habitude, je dis les pédés, mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers", ajoute-t-il, avant de préciser, deux fois, qu’il cible "ceux qui sont là", en poste à la mairie, et de qualifier Bruno Julliard d’"affairiste". Il s’appuie d’ailleurs sur sa défense d’Yves Mourousi, ancien présentateur du journal de TF1, ou d’une foraine qu’il présente comme lesbienne.

 

Sollicité par le JDD, Marcel Campion aurait démenti ces propos pourtant capturés en vidéo. "Il reconnaît seulement avoir qualifié Julliard de pervers pour dénoncer sa perversité en affaires", écrit l’hebdomadaire.

 

Bruno Julliard a annoncé ce dimanche des poursuites judiciaires. "Certaines injures, par celui qui les prononce, deviennent des décorations... Mais l’homophobie doit être combattue sans relâche, parce qu’elle opprime, stigmatise et tue chaque jour", déclare-t-il. Parmi les premiers responsables politiques à réagir, l’élu communiste Ian Brossat, adjoint au Logement, parle de "bêtise crasse" et de "haine homophobe".

Dernière minute

Insultes homophobes: les excuses de Marcel Campion

Pour lui, ses propos ont été "sortis de leur contexte." Quelques heures après la diffusion d’une courte vidéo au cours de laquelle le "roi des forains" Marcel Campion est entendu tenant des propos homophobes à l'encontre de Bruno Julliard durant une réunion publique à Saint-Ouen, ce dernier a tenu à présenter ses excuses.

 

Dans un communiqué transmis au média Jeanmarcmorandini.com, Marcel Campion affirme que ses propos ont été "sortis de leur contexte" mais "tiens tout d’abord à présenter (ses) excuses à toutes celles et tous ceux qui peuvent en être blessé." "Pris isolément et au pied de la lettre, je mesure à quel point ils peuvent être interprétables et donc blessants" admet-il.

 

"Que les choses soient claires, il n’y a pour moi aucun lien entre le fait que Bruno Julliard soit gay, ou que certains de ses amis le soient, et la politique anti-forain qu’il a mise en place. Il l’a fait avec rouerie -j’ai dit  avec perversité!- mais cette politique aurait naturellement être pu mise en œuvre par quiconque comme lui voulait chasser les forains de Paris" poursuit-il.

 

"Rien de stigmatisant à mes yeux" Dans la suite du document, Marcel Campion tente d’apporter une nouvelle justification, culturelle cette fois-ci. "Je tiens d’abord à dire que définir quelqu’un par sa communauté fait partie de ma culture -d’ailleurs moi-même on me définit comme forain, il n’y a donc rien de stigmatisant à mes yeux de parler de la communauté homosexuelle."

 

"Je tiens ensuite à dire que ma vie et mes amitiés prouvent l’absence de toute homophobie de ma part. Par le passé avec mes amis forains, nous avions invité la Gay Pride au Tuileries et encore l’été dernier j’avais avec les forains, spontanément proposé d’offrir une partie  des recettes d’une journée de la fête des Tuileries au profit des Gays Games et des associations de soutiens."

 

Candidat à la prochaine élection municipale à Paris, Marcel Campion, en guerre ouverte avec l'actuelle administration, préside son propos courant nommé "Paris libéré." Dans la journée, Bruno Julliard, visé par les insultes, avait fait part de sa volonté de porter plainte.

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Pas-de-Calais

Deux personnes incarcérées après l'incendie de la maison d'un couple homosexuel

Deux personnes soupçonnées d'avoir incendié au printemps une maison de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) où vivait un couple d'homosexuels ont été écrouées jeudi, a-t-on appris de source judiciaire. 

Déferrées jeudi devant le parquet de Béthune, elles ont été mises en examen pour tentative d'homicide à caractère homophobe et dégradation par incendie, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de France 3 Hauts-de-France, qui indique que les deux suspects sont âgés de 24 et 30 ans.

 

Les faits remontent à la nuit du 26 au 27 mai, lorsque la maison où résidait un couple d'hommes avait été incendiée, brûlant gravement l'un des deux et tuant les deux chiens du couple.

 

Dans la presse locale, les victimes avaient rapporté être la cible de menaces régulières du voisinage, à caractère homophobe. Une information judiciaire avait été ouverte en juin.

 

(Source AFP)

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Homophobie

SOS homophobie tire la sonnette d’alarme face à la succession d’agressions LGBTphobes

Devant la succession d’agressions LGBTphobes ces dernières semaines, SOS homophobie demande aux pouvoirs publics de se mobiliser et d'engager au plus vite des mesures concrètes pour lutter contre les LGBTphobies.

L'équipe de SOS homophobie
L'équipe de SOS homophobie

Ajda, personne trans agressée à Limoges au début du mois d'août. Vanesa Campos, personne trans tuée à Paris mi-août. Une jeune femme agressée parce qu’elle embrasse sa petite amie à Paris fin août. Plusieurs jeunes hommes piégés sur Grindr puis agressés à Nîmes la semaine dernière. Un couple de femmes aspergé d’eau de javel et de peinture noire à Lille début septembre. Une travailleuse du sexe trans volée et violentée lundi au bois de Boulogne. Arnaud, agressé avec plusieurs jours d'ITT car il embrassait son compagnon dans la rue à Paris hier.

 

La France connaît une succession frappante d'agressions homophobes, lesbophobes et transphobes depuis plusieurs semaines.

 

"Jusqu'où irons-nous ?  Interrogé l'association SOS homophobie. Cette succession d'agressions nous met face à la réalité de la persistance des LGBTphobies aujourd’hui en France. Quand pourrons-nous vivre et aimer librement sans risque et sans haine ?

 

En tant qu'association de soutien aux victimes de LGBTphobies, SOS homophobie interpelle le Président de la République et le gouvernement.

 

"Nous attendons un message fort de soutien adressé aux victimes de LGBTphobies, a réagi l'organisation mercredi. Nous attendons une politique beaucoup plus efficace contre la haine anti-LGBT. Nous demandons à ce que des politiques publiques ambitieuses de prévention et de lutte contre les LGBTphobies soient mises en place sans attendre".

 

SOS homophobie invite également toutes les personnes concernées ou alliées à s’exprimer et à se faire entendre pour montrer que les LGBTphobies n’ont plus leur place dans nos foyers, dans nos rues, dans notre société avec le hashtag #LGBTphobieCaSuffit.

 

(Source SOS Homophobie)

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Homophobie

Après une agression homophobe à Paris devant un théâtre, ce comédien publie une photo de son visage tuméfié

"Un câlin. Juste un câlin." Il était 22h00, ils étaient six.

Arnaud Gagnoud
Arnaud Gagnoud

Homophobie - "Je savais qu'un jour ça m'arriverait". Arnaud Gagnoud a choisi de partager ce mercredi 19 septembre une photo de son visage tuméfié pour témoigner de la violence d'un moment qu'il redoutait depuis longtemps : se faire agresser parce qu'il est gay.

 

"Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu'un jour je devrais faire ce choix: prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C'est donc aujourd'hui", écrit ce jeune comédien sur Instagram avant de raconter cette épreuve.

 

L'attaque a eu lieu mardi dans la soirée, dans le 20e arrondissement de la capitale. "Avec mon copain, nous sommes allés voir jouer une amie et collègue comédienne dans un petit théâtre (...). Alors que nous sortions prendre l'air (pour l'attendre), nous avons eu le malheur, en discutant, de nous serrer dans les bras", détaille-t-il. "Un câlin. Juste un câlin. Il était 22h00".

 

Six agresseurs

"Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus. Ils nous ont interpellés. Comme nous les avons ignorés, ils se sont rapprochés. Un flot d'insultes homophobes sortait de leurs bouches. Ils exigeaient que nous quittions 'leur quartier' où 'y a pas de PD ici'", continue le jeune homme. Devant le refus du couple de quitter les lieux, "les insultes sont devenues plus graves, plus haineuses". "Puis un quatrième (jeune) les a rejoints. Un gamin qui paraît avoir douze ans. Et c'est lui qui a appelé des renforts. Un scooter avec notre cinquième et sixième agresseurs."

 

Ne cédant pas aux "insultes, bousculades et menaces", Arnaud Gagnoud est alors frappé deux fois au visage par le chauffeur du scooter, armé de son casque. "Tout va très vite. Les spectateurs du théâtre voient la scène, arrivent en courant, les font partir et nous mettent à l'abri. Mon copain n'a rien, fort heureusement."

 

Le comédien rapporte avoir, lui, écopé "d'un traumatisme facial, avec ecchymose et œdème périorbitaire", sans compter les "sept points de sutures et plusieurs jours d'interruption totale de travail". "Voilà. Nous avons fait le choix de partager cette photo et notre histoire. Nous avons fait le choix de porter plainte. Pour que ces violences cessent enfin, même si nous ne nous faisons pas d'illusions..."

 

Alors que la ville de Paris a récemment fait face à une vague de dégradations homophobes, un dernier sondage rapporte qu'en France une personne LGBT sur deux a déjà fait l'objet d'insultes, de moqueries ou d'agressions physiques.

 

(Source Le HuffPost)

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Limoges

Agression et menaces de mort transphobes, la police indifférente

Une transgenre a été menacée de mort devant un supermarché limougeaud dans l’indifférence générale, notamment de la police.

La préfecture de Haute-Vienne - Capture d'écran Google Street View / Google Maps
La préfecture de Haute-Vienne - Capture d'écran Google Street View / Google Maps

En juillet 2013, Mylène, une transgenre, était assassinée à son domicile, en banlieue de Limoges. Cinq ans après, Ajda a été menacée de mort devant un supermarché limougeaud dans l’indifférence générale, notamment de la police.

 

Le 6 août 2018, Ajda, étudiante trans réfugiée politique d’un pays du Caucase, fait ses courses dans un supermarché de Limoges. Sur le parking, un homme en voiture commence à l’insulter et à la menacer : "PD, tafiole, je te baise, je t’encule".

 

Alors qu’elle prend son téléphone pour appeler la police, il la menace de mort, s’écriant "je te ferai la peau". Puis il exprime son sentiment de totale impunité : "PD, si je te tue, je ne risque rien".

 

Finalement, l’homme tente de lui foncer dessus avec sa voiture. Par chance, le véhicule ne fait que la frôler mais la victime souffre de plusieurs blessures, constatées par le CHU de Limoges, entraînant plusieurs jours d’interruption totale de travail (ITT).

 

La victime finit par se réfugier dans le supermarché où son agresseur la suit avant, par chance, de quitter les lieux. L’agresseur est filmé par les caméras de vidéo-surveillance du supermarché et la victime a eu le réflexe de prendre en photo la plaque d’immatriculation de la voiture.

 

Le lendemain de l’agression, la victime dépose plainte à l’hôtel de police de Limoges. L’officier de police judiciaire retient l’infraction "d’insultes non-publiques à raison de l’orientation sexuelle". Ni le caractère évidement public des insultes transphobes tenues sur un parking de supermarché, ni les coups et blessures constatées par le CHU, ni les menaces de mort, ni la tentative de meurtre à l’aide d’une voiture n’ont été retenus par les services de police.

 

Un mois plus tard, la victime n’a aucune nouvelle de la police et aucune enquête ne semble avoir été conduite. Les films des caméras de surveillance du centre commercial n’ont pas été réquisitionnés, et la photo de la plaque d’immatriculation du véhicule de l’agresseur ne semble pas avoir été exploitée. 

 

SOS homophobie dénonce l’inaction des services de police de Limoges dans cette affaire et exprime tout son soutien à Ajda. 

 

L’association demande à ce qu’une enquête soit ouverte dans les plus brefs délais pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette agression transphobe. L’association se réserve le droit de se porter partie civile. 

 

(Source SOS homophobie

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Cuba

Le président Diaz-Canel se dit favorable au mariage homosexuel

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, s'est déclaré dimanche favorable à l'inscription dans la nouvelle Constitution, actuellement en débat, du mariage entre personnes du même sexe. 

Le président cubain Diaz-Canel
Le président cubain Diaz-Canel

"Je suis d'accord, moi je pense que le fait de reconnaître le mariage entre les personnes, sans limitations, répond au problème d'éliminer tout type de discrimination dans la société", a affirmé le dirigeant dans un entretien à la chaîne de télévision latino-américaine Telesur, diffusée dimanche soir.

 

Les Cubains ont commencé mi-août à débattre d'un projet de nouvelle Constitution, qui reconnaît notamment la propriété privée et ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT de l'île.

 

La possible approbation du mariage homosexuel est fortement combattue par l’Église catholique locale.

 

"Je ne peux pas porter préjudice au débat populaire" sur cette question, a assuré le président cubain avant faire connaître, pour la première fois, son opinion personnelle sur ce sujet.

 

La députée Mariela Castro, fille de l'ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d'éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.

 

Dans la foulée de la révolution castriste en 1959, les minorités sexuelles étaient stigmatisées et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de "rééducation". S'appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.

 

En 2010, Fidel Castro avait reconnu les "injustices" faites aux homosexuels qui provoquèrent l'exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.

 

(Source AFP)

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Italie

Cet activiste LGBT+ italien veut créer un parti politique gay

Une tentative assumée de mettre la pression aux politiques italien-ne-s afin d'obtenir de vraies avancées pour les droits LGBT+.  

Cet activiste italien veut créer un parti politique gay - Fabrizio Marrazzo / Facebook
Cet activiste italien veut créer un parti politique gay - Fabrizio Marrazzo / Facebook

Fabrizio Marrazzo, ancien président de l’association LGBT+ Arcigay et porte parole actuel de l’association Gay Center, est un militant queer italien de longue date. Sa nouvelle ambition ? Créer un parti politique gay.

 

Ce 30 août, l’activiste a déposé les appellations "Liste gay" et "Parti gay" auprès du Bureau italien des brevets et des marques. "Nous sommes disposés à descendre dans l’arène du moment que la politique se montre sourde à nos revendications", a commenté Fabrizio Marrazo, rapporte 360°.

 

Si ces noms sont officiellement déposés, la création concrète d’un tel parti politique n’est pas encore à l’ordre du jour. Toutefois, elle est basée sur une réelle intention de chambouler le paysage politique italien, suite à un sondage réalisé par l’association de Fabrizio Marrazzo en 2017, qui révélait que 6,2 % des Italiens et Italiennes se disaient prêt-e-s à voter pour une liste électorale estampillée gay.

 

Le pourcentage monte même à 14 % chez les personnes âgées de moins de 25 ans. Dans une interview accordée au journal Il Tempo, le militant a expliqué qu’il était surtout question de "stimuler la politique pour la pousser à affronter ces thématiques et à répondre à la communauté LGBT+". "Si ces réponses devaient ne pas venir, nous pourrions envisager un engagement direct dans la politique", a-t-il précisé.

 

Des projets similaires ont déjà étés tentés depuis les années 90, de la France jusqu’en Thaïlande en passant par Israël, sans réel succès.

 

(Source 360°)

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Asie

Après l'Inde, Singapour va-t-elle dépénaliser l'homosexualité 

Depuis la décision de la Cour suprême indienne, de nombreux médias suggèrent que Singapour pourrait faire de même. Pourtant, rien n'est moins sûr.

 Une manifestation pour les droits LGBT+ à Singapour en 2017
Une manifestation pour les droits LGBT+ à Singapour en 2017

"Essayer encore." Après l’Inde, c’est un autre pays aux lois homophobes héritées de la Grande-Bretagne qui pourrait dépénaliser l’homosexualité.

 

Depuis la fin de la semaine dernière, de nombreuses voix s’élèvent à Singapour pour que le territoire d’Asie du Sud Est se débarrasse de la Section 377A du Code pénal.

 

"J’encourage la communauté gay à mettre en place une action de groupe pour remettre en cause la constitutionnalité de la Section 377A", expliquait notamment l’ancien diplomate Tommy Koh la semaine dernière.

 

L’article en question punit les hommes qui auraient "commis un acte indécent" avec un autre homme d’une peine allant jusqu’à deux ans de prison.

 

Les poursuites ont beau être rares et la loi a beau ne pas concerner les femmes, les personnes LGBT+ singapouriennes sont bien décidées à se débarrasser de ce texte de loi.

 

Pétition… contre la dépénalisation

De son côté, le gouvernement du pays semble pour l’instant décidé… à ne pas décider.

 

Le ministre des Affaires intérieures Kasiviswanathan Shanmugam a expliqué "qu’une minorité souhaite que 377A soit supprimée" mais que le gouvernement devait faire "attention quant à la criminalisation de préférences sexuelles".

 

Un discours peu engageant pour les associations LGBT+ du pays. Les choses vont-elles changer rapidement comme le suggère de nombreux médias ? Il est permis d’en douter, tant une partie de la population de la cité-État reste conservatrice.

 

D’après un sondage du Straits Times, 55 % des habitant.e.s du pays seraient contre la dépénalisation de l’homosexualité, pourtant hérité d’une loi coloniale britannique.

 

Une pétition, protestant contre la possible suppression de la Section 377A, a même réussi à réunir plus de 80 000 signatures.

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Brésil / Présidentielle

Le candidat homophobe poignardé pendant sa campagne

Avec son discours raciste, misogyne et homophobe, le député d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, grièvement blessé lors d'une attaque à l'arme blanche durant sa campagne jeudi, suscite la haine, mais il est aussi adulé par des millions de Brésiliens qui en font le favori du 1er tour de la présidentielle.

Brésil : Jair Bolsonaro favori du 1er tour de la présidentielle
Brésil : Jair Bolsonaro favori du 1er tour de la présidentielle

Celui qui obtient le plus d'intentions de vote le 7 octobre, selon le dernier sondage, a été opéré jeudi en fin de journée après avoir subi une attaque au couteau à l'abdomen alors qu'il faisait campagne à trois heures de route de Rio de Janeiro.

 

Pour ses détracteurs, le député de 63 ans fait figure d'épouvantail d'extrême droite, qui exacerbe les tensions dans un Brésil fortement polarisé avec ses dérapages misogynes et homophobes et sa nostalgie affichée de la dictature militaire Mais ses partisans le voient comme le sauveur de la patrie en danger. Ses fans les plus ardents le surnomment "o mito" (le mythe).

 

Un mythe entretenu par un savant usage des réseaux sociaux et des petites phrases provocatrices pour les médias.

 

Regard vert perçant et cheveux grisonnants soigneusement peignés, cet ancien capitaine de l'armée épargné par l'avalanche de scandales de corruption qui ronge le Brésil aime tester sa popularité dans les aéroports, où il est régulièrement arrêté pour des pauses selfie.

 

Jair Bolsonaro obtient 22% d'intentions de vote, ce qui le place en tête du premier tour de la présidentielle, mais les sondeurs ne le voient pas remporter le 2e tour. Il fait notamment un tabac chez les jeunes (26%) et les classes les plus aisées (34%), tout en flirtant avec les évangéliques, avec notamment un discours farouchement anti-avortement.

 

La ligne politique de Jair Bolsonaro est floue, en témoigne ses nombreux changements d'étiquette au fil des années. En matière économique, son programme est tout aussi nébuleux. Sa proposition-phare pour lutter contre l’insécurité : "Donner l'accès au port d'arme aux gens bien", a-t-il affirmé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

 

Dérapages en série

Reprenant le discours classique du "tous pourris" de la droite radicale, il tente de se placer au-dessus de la mêlée. Mais contrairement à Donald Trump, auquel il est souvent comparé, Jair Bolsonaro a déjà une longue carrière politique derrière lui : il siège à la chambre des députés depuis 1991.

 

"Il parle des 'politiciens' comme s'il ne faisait pas partie de ce monde. Il a réussi à faire passer l'image d'un homme fort, adepte de la ligne dure, qui va combattre la corruption", explique Michael Mohallem, professeur de droit à la Fondation Getulio Vargas.

 

Né en 1955 à Campinas, près de Sao Paulo, dans une famille d'origine italienne, Jair Bolsonaro a fait l'essentiel de sa carrière politique à Rio, où il a été élu conseiller municipal en 1988 et obtenu son premier mandat de député fédéral trois ans plus tard.

 

En tant que parlementaire, Jair Bolsonaro s'est davantage illustré par ses dérapages dans l'hémicycle que pour les projets de loi qu'il a fait approuver, seulement deux en 27 ans.

 

En 2014, il avait fait scandale en prenant violemment à partie la parlementaire de gauche Maria do Rosario, lui lançant qu'elle "ne méritait pas" qu'il la viole car elle était "très laide". Deux ans plus tard, il a fait l'éloge d'un tortionnaire de la dictature militaire (1964-1985).

 

Jair Bolsonaro a également multiplié les déclarations homophobes : dans un entretien au magazine Playboy en 2011, il a affirmé qu'il préférerait que son fils "meure dans un accident" plutôt que de le savoir homosexuel.

 

Même si son discours est plus policé depuis quelques mois, cela ne le rend pas forcément fréquentable aux yeux des partis traditionnels en vue d'une possible alliance avant un second tour. "Comme l'électorat est très éparpillé, sans aucun candidat qui ne se dégage largement dans les sondages, on ne sait pas s'il pourra récupérer les voix de ceux qui sont éliminés au premier tour. Ce n'est pas un candidat rassembleur", affirme Michael Mohallem.

 

(Source AFP)

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Inde : Historique

La Cour suprême dépénalise l'homosexualité

L'article 377 du code pénal indien, qui date de l'ère coloniale britannique, était contesté depuis des décennies. 

Pour la première fois de son histoire, l'Inde a pris la décision de dépénaliser l'homosexualité qui était passible de prison à vie.

La décision est historique. La Cour suprême indienne a pris la décision ce jeudi de dépénaliser les relations homosexuelles, l'aboutissement de décennies de combat pour la communauté LGBT de ce pays comptant 1,25 milliard d'habitants.  

 

Selon le code pénal indien datant de l'ère coloniale britannique, l'homosexualité était sur le papier passible de prison à vie.

 

Contesté depuis près de vingt ans devant les tribunaux, son article 377 prohibait tout "rapport charnel contre l'ordre de la nature". Cette disposition "était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT", a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra.

 

"Cette loi n'aurait jamais dû exister"

Un panel de cinq juges de la Cour suprême avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutiennent que cet article est contraire à la Constitution indienne. "Cette loi n'aurait jamais dû exister. (Son abrogation) aurait dû avoir lieu il y a longtemps. Nous ne demandons que des droits de l'homme élémentaires, rien de plus", avait déclaré avant la décision Rituparna Borah, co-directrice de Nazariya, organisation féministe queer. 

 

Si une scène homosexuelle discrète mais vibrante existe dans les grandes villes d'Inde, comme Delhi ou Bombay, les rapports sexuels entre hommes ou entre femmes restent toujours très mal vus dans cette société profondément conservatrice.

 

De nombreux Indiens, notamment dans les zones rurales où réside 70% de la population, considèrent l'homosexualité comme une maladie mentale. Certains la mettent même sur un pied d'égalité avec la zoophilie.  Étudiant homosexuel de 20 ans, Utsav Maheshwari s'est dit "super enthousiaste" en anticipation de la décision de la Cour suprême et a exprimé son espoir qu'elle "légitime la communauté (homosexuelle) en reconnaissant son existence". 

 

Un premier jugement cassé

La dépénalisation de l'homosexualité a été prononcée une première fois en Inde en 2009 par la Haute Cour de Delhi, un jugement salué à travers le monde. Pourtant, en 2013, renversement de situation: la Cour suprême casse cette décision pour des raisons légalistes. Deux juges de l'institution estiment à cette occasion qu'il est du ressort du législateur, et non de la justice, de faire évoluer la loi sur ce sujet. 

 

Ce retour en arrière cause un grand émoi parmi les défenseurs de la dépénalisation, qui engagent alors de nouveaux recours judiciaires. La dépénalisation de l'homosexualité bénéficiait toutefois aujourd'hui d'un vent favorable depuis une décision capitale de la même Cour suprême l'an dernier. 

 

Cette dernière a en effet estimé que les Indiens bénéficient d'un droit fondamental à la vie privée, qui n'est pas mentionnée explicitement dans la Constitution, un droit dans lequel les juges incluaient l'orientation sexuelle.

 

"Le but d'élever certains droits au statut de droits fondamentaux garantis est de les protéger du dédain de la majorité, qu'elle soit parlementaire ou populaire", ont écrit dans cet arrêt plusieurs juges de la Cour suprême, dans un plaidoyer de défense des droits de la minorité homosexuelle. 

 

Des poursuites rares

Les poursuites judiciaires pour homosexualité sont, dans les faits, rarissimes en Inde. Selon les chiffres du gouvernement, sept personnes ont été condamnées dans le pays en 2016 pour "offenses contre-nature" et seize relaxées. 

 

"C'est la première étape de l'histoire de beaucoup d'autres pays qui ont d'abord dépénalisé les relations homosexuelles, autorisé les unions civiles puis le mariage", estimait lors d'une récente interview Keshav Suri, propriétaire d'une chaîne d'hôtels de luxe figurant parmi les plaignants devant la Cour suprême. "C'est une longue bataille pour arriver à l'égalité des droits mais je suis sûr que nous y arriverons à la fin", a-t-il déclaré. 

 

L'homosexualité reste à l'heure actuelle criminalisée dans 72 pays de la planète, selon un décompte de l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes. 

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Hétérosexualité fragile

Une statue de Saint Antoine de Padoue jugée "trop efféminée" en Colombie

En Colombie, les choix artistiques quant à la restauration d'une statue de Saint Antoine déchaînent les passions des adorateurs et adoratrices du Christ.

Jésus Marie Joseph. Cachez ce sourcil bien épilé que je ne saurais voir !

Dans la ville de Soledad, au nord de la Colombie, la statue rénovée de Saint Antoine de Padoue a suscité une vague de signes de croix paniqués.

 

La raison de cette liturgie affolée ? Le fait que le saint patron du Portugal, des marins, des femmes enceintes et des personnes âgées ait à présent un peu trop de couleurs sur le visage.

 

Les fidèles de l’église où il trône, la plus grande de la ville de près d’un demi-million d’habitant.e.s, estiment en effet que ce relooking lui donne plutôt l’air d’être maquillé comme une voiture volée. Ses sourcils fins, ses paupières foncées et ses lèvres écarlates lui donneraient "une tête de gay" (sic). Et pas d’ça dans la maison du seigneur, voyons…

Les pratiquants et pratiquantes catholiques de la ville se plaignent également que le petit Jésus en culotte de velours rose brodée de doré, que Saint Antoine tient tendrement dans ses bras, semble lui aussi avoir subi le dégradant traitement de paraître désormais plus féminin.

 

On a pourtant vu des ratés bien plus inquiétants dans l’histoire des arts religieux, ces dernières années

 

Drama doctrine

Le plus tristement comique dans cette histoire d’hétérosexualité blessée pour pas grand chose, si ce n’est une question de goût, c’est que, d’après 360°, une enquête aurait été ouverte par les autorités de la ville afin de résoudre cette scandaleuse affaire de désacralisation homosexuelle.

 

Un second restaurateur aurait même proposé ses pinceaux tout ce qu’il y a de plus hétéro à la paroisse pour re-restaurer gracieusement les virils traits du prêtre franciscain et effacer l’humiliant blasphème qu’il a subi des mains de l’artiste qui l’a précédé.

 

Prions donc Sainte Rita, patronne des causes désespérées, pour ces pauvres brebis égarées dans leur misogynie et leur homophobie.

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