Homophobie

Agressions homophobes à Lille et Nantes le week-end dernier

Le premier week-end end rentrée a été particulièrement rude pour la communauté LGBT avec deux agressions lesbophobe et homophobe à Lille et Nantes.

 

Le week-end dernier, un couple de lesbiennes a été aspergé de javel et de peinture noire lors de la braderie de Lille, dimanche 2 septembre vers 17 heures. "On ne se tenait pas la main quand c’est arrivé, mais nous le faisions quelques minutes plus tôt. On nous a probablement repérées", ont témoigné les deux femmes sur le site Komitid. 

Quelques heures plus tôt, dans la nuit du samedi au dimanche 2 septembre, deux hommes ont été victimes d’une violente agression homophobe, cette fois à Nantes. 

Comme le note SOS homophobie dans un tweet de réaction de son président, ces deux agressions attestent du fait que "les personnes LGBT ne peuvent toujours pas vivre et aimer librement dans l'espace public".

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Tchétchénie

15 États mettent la Russie en demeure de s’expliquer sur les purges homophobes

 

Quinze États, dont la France, ont mis en demeure la Russie de s'expliquer sur les exactions commises contre les homosexuels en Tchétchénie.

Ramzan Kadirov, le dictateur tchétchène
Ramzan Kadirov, le dictateur tchétchène

Cette mise en demeure a été faite jeudi 30 août dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

Une procédure, nommée "Mécanisme de Vienne", permet aux nations membres de soulever des questions relatives à "la situation de la dimension humaine" dans d'autres états de l'OSCE.

 

Le Canada, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Islande, l'Irlande, la Lituanie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis ont ainsi interpellé la Russie.

 

"Nos pays ont publié des témoignages bien documentés suggérant que les autorités tchétchènes ont été impliquées dans l'arrestation, la détention, la torture et le meurtre de personnes en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre perçue ou réelle, et en supprimant les informations sur ces violations et abus. En outre, les autorités tchétchènes ont toléré la violence contre ces personnes et auraient encouragé les familles à commettre des crimes d'honneur", écrivent ces pays en préambule d'une demande d'explications sur plusieurs points, notamment les conditions d'enquête des autorités fédérales sur les allégations de violations et d'abus commis contre des personnes LGBT.

 

Pour l'avocat des associations Mousse et Stop Homophobie qui avaient été à l'origine d'une plainte devant la Cour pénale internationale contre Ramzan Kadirov, le dictateur à la tété de la Tchétchénie, "c'est la première fois qu'une coalition si importante est formée dans le cadre de ce traité. Il s'agit d'un pas très important contre l'impunité des crimes commis en Tchétchénie. C'est une étape juridique et politique majeure"

 

La Russie a 10 jours pour fournir des réponses aux questions posée par ces interlocuteurs. 

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Nigeria

Donald Duke, candidat à la présidentielle promet de décriminaliser l'homosexualité

Pour la première fois en Afrique, à l'exception notable de l'Afrique du Sud, un homme politique, candidat à l'élection présidentielle dans son pays, a promis de ne plus criminaliser les relations homosexuelles s’il était élu en 2019. 

Donald Duke, candidat à la présidentielle au Nigeria
Donald Duke, candidat à la présidentielle au Nigeria

Actuellement dans l'opposition, Donald Duke, membre du Parti populaire démocratique et candidat à la présidentielle au Nigeria, a annoncé qu’il ne criminaliserait plus les relations homosexuelles s’il était élu en 2019.  

 

Invité d'une émission de télévision populaire, il a déclaré : "Je ne comprends pas les relations homosexuelles parce que je suis hétérosexuel, je ne comprends pas les sentiments des homosexuels mais je ne les criminaliserai pas. Je veillerai à ce qu’ils bénéficient de la protection de la loi".

 

Dans ce pays peuplé de plus de 150 millions d'habitants où l’homosexualité est encore fortement criminalisée et où règne une forte homophobie, cette prise de position est un événement, d'autant qu'elle émane d'un homme politique important et respecté. Donald Duke a été gouverneur de l‘État de Cross River au sud-est du Nigeria (1999-2007).

 

L'homosexualité est punissable de lapidation dans les douze États qui ont adopté la charia et elle peut être punie jusqu'à quatorze années de prison dans tout le Nigeria. Il n'existe aucune protection légale contre la discrimination.

 

Une loi promulguée en 2014 par le gouvernement de Goodluck Jonathan interdit le mariage ou l’union civile des personnes du même sexe. 

 

La police nigériane a il y a quelques jours effectué une descente dans un hôtel et arrêté 57 hommes soupçonnés d'avoir des relations sexuelles homosexuelles.

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Brésil

Le candidat d'extrême droite à la présidentielle déploie un discours homophobe

Alors que la campagne pour l'élection présidentielle brésilienne prend un tour décisif, le candidat d'extrême droite déploie un discours homophobe récurrent. 

Le député d'extrême droite Jair Bolsonaro a désormais toutes les chances de figurer au 2e tour de la présidentielle au Brésil, un scénario impensable il y a peu et qui fait aujourd'hui trembler les défenseurs de la démocratie.

 

Ce laudateur décomplexé de la dictature (1964-85) arrive deuxième, derrière Lula, dans les intentions de vote pour le 1er tour du 7 octobre, mais en première position en cas de disqualification - très probable - de l'ancien chef d’État emprisonné pour corruption.

 

Pouce en l'air et sourire Gibbs, celui qui est député depuis 27 ans se prête avec grâce aux selfies. En particulier avec des femmes, dont 43% disent avoir une telle répulsion pour ce misogyne qu'elles ne voteraient jamais pour lui.

 

Rejeté également par la communauté noire ou LGBT pour cause de racisme et d'homophobie, il préférerait voir son "fils tué dans un accident plutôt qu'homosexuel", Bolsonaro est avant tout le symptôme d'une crise aiguë : les Brésiliens sont dégoûtés par la corruption, la violence et les inégalités sociales.

 

Le 28 août dernier, invité du grand journal télévisé de la chaîne Globo, le candidat a accusé une bande-dessinée de faire partie d’un "kit gay" distribué aux enfants en brandissant l'ouvrage de Zep "Titeuf : le guide du zizi sexuel". Un livre dont la classe politique se servirait pour promouvoir une éducation sexuelle qui encouragerait l'homosexualité dès le plus jeune âge.

 

Pour dénoncer ce supposé poids du lobby LGBT dans la politique brésilienne, il assure également qu'un "séminaire LGBT infantile" a été organisé au Congrès, une information totalement fausse. 

 

Cette intervention en début de campagne officielle pour la présidence augure mal du ton violemment homophobe que le candidat compte y installer.

 

"Que les sondages accordent près de 20% à Bolsonaro est une véritable honte", estime l'universitaire Ruy Fausto. "Il ne gagnera pas mais il suffit de voir ce genre de vote pour comprendre que le pays va très mal".

 

(Avec AFP)

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Discrimination

Bar-le-Duc : Condamnée pour avoir révélé l'homosexualité de son frère

Menaces de mort à l'encontre de son frère, vol de son téléphone et partage de photos intimes à d'autres membres de la famille... la jeune femme de 25 ans a été condamnée par la justice mardi 28 août.

Illustration : Place Saint Pierre : l'hôtel de Florainville, palais de Justice - Bar-le-Duc
Illustration : Place Saint Pierre : l'hôtel de Florainville, palais de Justice - Bar-le-Duc

Le comportement homophobe de sa sœur l’a conduit à la traîner en justice. 

 

L’Est Républicain rapporte, mercredi 29 août, le procès qui s’est tenu la veille à Bar-le-Duc (Meuse) : celui d’un frère qui a porté plainte en janvier dernier contre sa sœur qui, après avoir appris qu’il entretenait une relation amoureuse avec l’un de ses amis, a totalement perdu les pédales.

 

Si la jeune femme, âgée de 25 ans, n’a pas daigné se présenter devant la justice, indique le journal, elle devait pourtant répondre à des accusations graves : menaces de mort à répétition en raison de l’orientation sexuelle, vol de son téléphone portable et divulgation de photos intimes des deux tourtereaux par des publications privées via Facebook et Messenger, adressées à leurs parents et à une autre sœur.

 

C’était "sous le coup de la colère", s’est-elle justifiée auprès des enquêteurs.

 

"Viol de l’intimité"

"Un dossier désagréable sur fond d’intolérance totale et de méchanceté gratuite. Il s’agit d’un viol de leur intimité", a clamé Maître Lagriffoul, l’avocate des deux victimes.

 

Elle a réclamé devant le tribunal que la prévenue verse 2 000 euros à chacune des deux victimes.

 

Aux yeux du Procureur de la République, il s’agit d’une "infraction qui illustre une homophobie banale".

 

Ce dernier a donc demandé un avertissement, ainsi qu’une sanction réparation pour indemniser les victimes dans un certain délais, sous peine d’incarcération.

 

La réclamation du procureur a été suivie par le tribunal : la jeune femme a été condamnée à verser 600 euros à son frère et 300 euros à son compagnon dans un délai d’un an, sous peine de purger quatre mois de prison ferme.

 

(Source L’Est Républicain)

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Homophobie

Il conseille aux homosexuels de "prendre un Efferalgan avec du cynanure"

Le blogueur Bassem Braiki visé par une plainte

Le blogueur Bassem Braiki
Le blogueur Bassem Braiki

Bassem Braiki, un blogueur notamment connu sur le réseau social Snapachat, est visé par une plainte de l’Amicale des jeunes du refuge pour avoir tenu des propos homophobes dans une vidéo.

 

Il y conseille aux homosexuels de "prendre un Efferalgan avec du cyanure". Il réagissait à la polémique sur les propos du pape faisant le lien entre psychiatrie et homosexualité.

 

Dans une vidéo postée sur le réseau social Snapchat le 28 août dernier, le blogueur Bassem Braiki "conseille" aux personnes LGBT+ de "prendre un Efferalganet "de mélanger avec du cynaure" pour "se soigner".

 

Et d’ajouter : "Faut éradiquer ce phénomène (…) Avant t’étais un homo tu vivais ça en cachette, tu vivais ton bonheur en cachette, là aujourd’hui vous voulez nous imposer des trucs, vous voulez que ça devienne normal. Et ben nous on se battra, on se battra bec et ongles pour la normalité (…)."

 

Une homophobie crasse révélée sur Twitter par l’association L’amicale des jeunes du refuge, qui, dans la foulée, a annoncé à LCI qu’elle avait porté plainte contre le blogueur via un courrier adressé au procureur de la République de Lyon.

 

La plainte dénonce, toujours selon nos confrères, des "faits d’incitation à la haine et de discrimination". Et Bassem Braiki n’en est pas à son coup d’essai. Dans une vidéo publiée le 17 août dernier, toujours sur Snapchat, il s’agace d’une émission de télé où il a eu la grand malheur de voir "un speed dating entre "sodomites" en train de boire un cocktail à la télévision publique". Rien que ça…

 

Le blogueur a déjà été condamné à plusieurs reprises dans le passé. Une première fois à un an de prison, dont six mois avec sursis pour des faits de violence sur une personne handicapée et une autre fois à 1000 euros d’amende pour des propos tenus à l’encontre des supporters de l’Olympique lyonnais.

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États-Unis

"Personne ne devrait être tourmenté pour la façon dont il s’identifie"

Le harcèlement scolaire aurait poussé au suicide un garçon de 9 ans, Jamel Myles, qui avait fait un coming-out précoce auprès de ses camarades.

Jamel Myles avait 9 ans lorsqu'il s'est suicidé à Denver. Photo de famille
Jamel Myles avait 9 ans lorsqu'il s'est suicidé à Denver. Photo de famille

Le suicide d’un écolier de 9 ans à Denver (USA) a soulevé une lame de fond sur les réseaux sociaux et dans la presse américaine.

 

C’est la maman de Jamel Myles, Leia, qui a révélé que son fils s’était donné la mort jeudi passé dans sa chambre.

 

Le drame s’est déroulé après que Jamel avait dit à sa classe qu’il était gay lors de la rentrée scolaire, quelques jours plus tôt. Il aurait alors été violemment chahuté par ses camarades. Un de ses copains lui aurait dit "d’aller se tuer", selon une des ses sœurs.

 

"J’ai perdu une raison de respirer… mon coeur, mon soleil, mon fils… Il était harcelé et je ne le savais pas. Avant qu’il ne soit trop tard", a écrit Leia Pierce, 31 ans, sur Facebook.

 

La tragédie a fait les gros titres de la presse locale et nationale. "Nous pouvons et devons agir pour nous assurer que cela ne se reproduise plus. Nous devons célébrer la singularité de chacun. Le harcèlement scolaire est inacceptable", a réagi l’élue démocrate au Congrès du Colorado Leslie Herod, qui s’exprimait "en tant que membre de la communauté LGBT qui a fait son coming out plus tard dans la vie".

 

Donner "un exemple d’amour, de respect et de dignité"

L’école de Jamel, la Joe Shoemaker Elementary School, a présenté ses condoléances à la famille "Personne ne devrait être tourmenté pour la façon dont il s’identifie. Il faut que nous tous, parents, éducateurs et élèves, donnions un exemple d’amour, de respect et de dignité pour nos jeunes LGBTQ+."

 

Une enquête interne a été ordonnée dans l’établissement, où une cellule psycho-sociale a été dépêchée.

 

Phénomène préoccupant chez les ados, le suicide est beaucoup plus rare, mais également en hausse chez les enfants préadolescents américains, note "USA Today".

 

Chez les 5-12 ans, il serait plus marqué chez les enfants noirs. Or Jamel était métis, comme le sont ses deux grandes sœurs. L’une d’elles fait également face au harcèlement scolaire, explique par ailleurs Leia Pierce au "New York Times".

 

L’association Mental Health Colorado a appelé à mettre des moyens financiers dans le screening psychologique des élèves, même dans les classes élémentaires. "On teste bien les problèmes d’audition et de vision, or il y a une connexion forte entre la santé mentale d’un enfant et ses performances scolaires."

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Lyon

Présumé homosexuel, un hétéro se fait tabasser

Le motif homophobe de cette agression est indéniable. Le Lyonnais passé à tabac va porter plainte contre ses agresseurs.

Dans la nuit de jeudi au vendredi 24 août, un homme a été agressé physiquement à Lyon, en sortant d’une boîte gay.

 

D’après Lyon Capitale, qui a pu interviewer la victime, l’homme serait toujours "sous le choc", et préférerait taire le nom de l’établissement en question.

 

Aux alentours de trois heures du matin, ne trouvant pas un ami qu’il doit retrouver en sortant de la boîte, il a décidé de rentrer à pied chez sa petite amie. Mais le fait que cet homme hétérosexuel sorte d’un lieu de fête gay a suffi à une bande de "jeunes", "au moins trois" assure la victime qui ne se souvient pas de tout, pour en faire une cible dans un espace public plongé dans l’obscurité.

 

"Ils m’ont frappé parce qu’ils pensaient que j’étais homosexuel"

De là, les insultes ont commencé. "Il sort de chez les pédés, lui c’est un pédé", auraient lancé les agresseurs avant de le passer à tabac.

 

"J’ai reçu des coups. Au début j’ai essayé de me défendre mais je me suis vite retrouvé à terre et ils ont continué de me frapper. Je tenais mon sac à dos très fort contre moi, parce que j’avais peur qu’ils me le volent. Mais ils n’ont rien pris, ils n’ont même pas essayé", raconte-t-il au journal lyonnais.

"Ils m’ont frappé parce qu’ils pensaient que j’étais homosexuel, c’est tout".

 

Rapidement, le jeune quadra en sang a été pris en charge par la police, qu’il a appelée.

 

Bilan ? Trois jours d’incapacité totale de travail pour la victime qui a annoncé son intention de porter plainte ce lundi. Traumatisé et endolori, il a précisé qu’il était particulièrement choqué de "voir des gens passer à côté et ne pas intervenir".

 

Agressions LGBTphobes et montée de l’extrême-droite à Lyon

Ce n’est pas la première fois qu’une agression homophobe a été médiatisée en 2018 à Lyon. Et si Lyon Capitale cite, en conclusion, le rapport annuel de SOS Homophobie dénonçant, en 2017, une augmentation de 15 % des agressions LGBTphobes en comparaison avec 2016… il est aussi nécessaire de préciser que la sonnette d’alarme a déjà été tirée à maintes reprises sur la montée, ou plutôt l’installation, de l’extrême-droite dans la cité des gones.

 

La même extrême-droite qui posait un "problème de sécurité" pour la marche des fiertés de la ville, à qui l’on a interdit le Vieux Lyon plusieurs années de suite (de 2015 à 2017), puisque c’est là que le Bastion Social (digne héritier de feu le GUD) a posé ses valises.

 

(Avec AFP)

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Le pape François tient des propos de malade

Église catholique Le pape préconise la psychiatrie pour les enfants gays

Le pape François a recommandé dimanche le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent une orientation homosexuelle chez leurs enfants.

Dimanche, dans l’avion de retour d'Irlande où il avait passé 36 heures pour assister à la "Rencontre mondiale des familles", le pape François a recommandé aux parents d'enfants homosexuels de les diriger vers un psychiatre, laissant ainsi entendre que l’homosexualité était une maladie alors même que l’Organisation Mondiale de la Santé l'a retiré de la liste des maladies mentales il y a 28 ans.

 

Dans l’avion, un journaliste lui a demandé ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant. "Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille", a répondu le pape. 

 

Mais, a-t-il ajouté, "quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans", a-t-il estimé.

 

Dans tous les cas, a-t-il conclu, "ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité".

 

Ces propos provoquent la fureur des associations de défense des droits LGBT en France. "Nous condamnons ces propos qui renvoient à l'idée que l'homosexualité est une maladie. Or, s'il y a une maladie, c'est cette homophobie ancrée dans la société qui persécute les personnes LGBT", a réagi Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l'Inter-LGBT. 

 

L'Association des Familles Homoparentales a pointé du doigt le caractère rétrograde de la position du pape en rappelant que l'homosexualité n'est plus considérée comme maladie mentale depuis 1990.

"Graves et irresponsables", ces propos "incitent à la haine des personnes LGBT dans nos sociétés déjà marquées par des niveaux élevés d'homophobie et de transphobie", a réagi de son côté SOS Homophobie sur Twitter. 

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Malaisie

La vice-Première ministre demande aux personnes LGBT+ de rester dans le placard

"Les LGBT (sic) ont le droit de pratiquer (sic) les choses qu'ils font en privé" a déclaré lwan Azizah Wan Ismail dans une interview.

La vice-Première ministre malaisienne Wan Azizah Wan Ismail le 27 mai 2018 à Kuala Lumpur -
La vice-Première ministre malaisienne Wan Azizah Wan Ismail le 27 mai 2018 à Kuala Lumpur

Être queer d’accord. Mais dans le placard s’il vous plaît. C’est en résumé les propos qu’a tenus Wan Azizah Wan Ismail, la Vice-Première ministre de la Malaisie (première femme à ce poste), auprès du Malay Mail.

 

Des mots qui désespèrent les activistes LGBT+ locaux, car oui, l’homosexualité est toujours criminalisée dans le pays asiatique. "Les LGBT (sic) ont le droit de pratiquer (sic) les choses qu’ils font en privé", a indiqué la femme politique.

 

Le message ?

La communauté LGBT+ a le droit d’exister, tant qu’elle ne se montre pas. Wan Azizah Wan Ismail va même plus loin, en invitant les personnes queer à ne pas "glamoriser leur vie privée et à comprendre que la Malaisie est un pays où la religion officielle est l’Islam". L’homosexualité est interdite par le code pénal malaisien, qui criminalise "les rapports sexuels charnels contre l’ordre naturel", rappelle PinkNews.

 

Ironie de l’histoire, le mari de Wan Azizah Wan Ismail, l’ancien Vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, avait été condamné à trois ans de prison pour "sexe gay".

 

L’homme politique a depuis été relâché, les observateurs et observatrices expliquant que sa condamnation était politique.

 

Les commentaires de l’actuelle Vice-Première Ministre font suite à des déclarations polémiques d’un ministre sur l’accès aux toilettes des personnes trans.

 

D’après les associations locales, la Malaisie est en train de réprimer durement toute forme d’expression liée au personnes LGBT+ : le 18 août dernier la police mettait à sac le Blue Boy Club, un bar gay de Kuala Lumpur.

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Europe

L'Autriche déboute encore un demandeur d'asile gay, cette fois parce qu'il est trop "efféminé"

La semaine dernière un réfugié Afghan s'était vu refuser l'asile parce qu'il ne faisait "pas assez gay". 

Faris, qui a été débouté de l'asile, entouré de membres de l'association RosaLila Pantherinnen
Faris, qui a été débouté de l'asile, entouré de membres de l'association RosaLila Pantherinnen

Des décisions qui montrent le durcissement du pays en matière de droit d'asile.

 

Bienvenue en Absurdistan.

En Autriche, la semaine dernière, on apprenait qu’un demandeur d’asile avait vu sa demande déboutée parce qu’il ne faisait pas "assez gay". Cette semaine, les médias du pays rapportaient qu’un réfugié irakien s’était vu refuser sa demande d’asile, parce que son "comportement efféminé" n’avait pas convaincu les autorités.

 

D’après PinkNews, qui reprend les informations de l’association autrichienne RosaLila Pantherinnen, Firas, âgé de 27 ans, est arrivé dans la ville de Gratz en 2015. Il a depuis participé à de nombreux événements LGBT+ et a même traduit un guide sur le coming out publié dans le pays.

 

D’après le site d’actualité Kurier, le jeune homme a expliqué à l’office des réfugié.e.s du pays qu’il ne pouvait pas être ouvertement gay en Irak, son pays d’origine : "Le problème pour les homosexuels c’est qu’ils sont tués, parce que cela va contre la religion et les idées de la société". Firas est accusé de "jouer" à être gay

 

Si l’homosexualité n’est pas punie par la loi dans le pays, les violences, discriminations et meurtres des personnes LGBT+ y sont monnaie courante. Malgré cette réalité, le témoignage de Firas n’a pas convaincu les autorités locales. 

 

Dans le jugement, les autorités indiquent s’étonner du "comportement stéréotypé ou pour le moins exagérément efféminé" du jeune homme, qui aurait "augmenté" à l’évocation de questions sur son orientation sexuelle.

 

Firas est même accusé d’utiliser les gestes "d’une personne d’une autre attirance sexuelle", en somme de "jouer" à être gay.

 

Dans un communiqué, l’association RosaLila Pantherinnen rejette en bloc la décision des autorités autrichiennes. Elle explique croire Firas et promet de se battre pour que le jeune homme puisse rester en Autriche.

 

La réaction du gouvernement, alliance de la droite et de l’extrême droite locale, se fait toujours attendre mais le chancelier autrichien a promis de réduire drastiquement l’immigration du pays, ce qui n’augure rien de bon.

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Australie

Un nouveau Premier ministre profondément homophobe au pouvoir

Le nouveau Premier ministre australien Scott Morrison a voté contre le mariage entre personnes de même sexe. 

Le nouveau Premier ministre australien Scott Morrison
Le nouveau Premier ministre australien Scott Morrison

Sa nomination inquiète le Australiens LGBT. Le nouveau Premier ministre australien, Scott Morrison, a fait campagne contre l’égalité du mariage et milite pour la protection de la liberté religieuse.

 

Sa nomination marque le sixième changement de Premier ministre australien en un peu plus d'une décennie.

 

Scott Morrison, choisi vendredi pour former un nouveau gouvernement en Australie, est un conservateur.

 

Ministre des Finances depuis septembre 2015, ce chrétien évangélique de 50 ans a été désigné comme successeur du Premier ministre Malcolm Turnbull, dont il est l'allié, à la faveur du "putsch" fomenté au sein du Parti libéral (centre-droit) par le désormais ancien ministre de l'Intérieur, le très droitier Peter Dutton.

 

L'homme se décrit comme "un homme de foi et de famille qui tient ses engagements".

 

Non content de s'opposer au mariage gay, il a également appelé les parents à retirer leurs enfants des écoles où leurs valeurs ne sont pas respectées et souhaite que les organisations qui militent en faveur de la restriction du mariage aux couples hétérosexuels soient protégées.

 

Il estime également que les personnes ayant de fortes convictions religieuses "ont fait l’objet de discours de haine et de sectarisme assez épouvantables".

 

Scott Morrison a aussi été critiqué en avril dernier par des organisations LGBT après avoir défendu le joueur de rugby Israël Folau, qui a déclaré que les homosexuels iraient "en enfer à moins de se repentir de leurs péchés".

Un portrait qui a de quoi inquiéter la communauté LGBT australienne.

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Ankara /Débilité

La grande peur de la "bomge gay" renait en Turquie

Les tensions actuelles entre les USA et la Turquie font resurgir le fantasme d’une pseudo arme américaine qui changerait l’orientation sexuelle de la population. 

En plein bras de fer entre les deux pays, tout est bon désormais pour faire frémir les masses turques contre l’ennemi américain. Dans "Sabah", titre proche du régime de Tayyip Recep Erdogan, un journaliste et présentateur télé vedette a laissé entendre que Washington serait capable d’utiliser une arme chimique… qui rendrait la population gay.

 

"Quand les USA se préparent à aller en guerre, ils planifient soit de lâcher une bombe qui changera les préférences sexuelles de la population, soit de tuer tout le monde", a écrit Mehmet Barlas dans l’édition de lundi, citée par le site d’opposition Ahval.

 

Cette menace résonne de manière particulière dans un pays où le pouvoir islamo-conservateur stigmatise de plus en plus les mouvements LGBT perçus comme étant sous influence occidentale.

 

Selon le journaliste, qui dit s’appuyer sur des "documents récemment déclassifiés", la bombe gay est envisagée par les USA depuis la seconde guerre mondiale comme une alternative à l’arme atomique. Barlas complète son éditorial avec des divagations, plus habituelles au Moyen-Orient, sur l’utilisation de vaccins pour stériliser les populations de certains pays.

 

Orgies gay, flatulences et mauvaise haleine

En fait de documents déclassifiés "récemment", cela fait plus de dix ans que le projet de "bombe gay" a été exhumé des archives militaires US.

 

Il s’agissait effectivement d’une idée caressée par des scientifiques de l’US Air Force dès les années 1940, qui imaginaient à lâcher un puissant aphrodisiaque sur l’ennemi dans le but de semer une vaste pagaille homosexuelle dans ses rangs.

 

Des "armes" provoquant une transpiration extrême, des flatulence, voire une haleine pestilentielle avaient été évoquées dans les mêmes travaux, menés dans un institut militaire de l’Ohio.

 

Tous ces projets sont restés à l’état d’ébauche, aucun agent chimique connu n’ayant les propriétés requises, et n’ont eu pour effet que d’alimenter la machine à théories conspirationnistes.

 

(Source 360°)

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Hypocrisie

Le silence généralisé des Eglises a encore de beaux jour devant lui

Lutte contre la pédophilie : les ambiguïtés du pape François. Un pape en apesanteur ? François affiche, certes, une "tolérance zéro" contre la pédophilie dans l’Eglise catholique. 

Mais le doute s’est installé, au fil des mois, sur sa détermination à la mettre en pratique. En retrait par rapport à la fermeté de son prédécesseur, Benoît XVI, il prend le risque que ce grave dossier ne devienne l’un des points noirs de son pontificat.

 

"Le temps sera le test", a défendu lundi le cardinal américain Seán O’Malley, l’un de ses proches, qui préside la commission pour la protection des mineurs.

 

Cette dernière s’est réunie toute la semaine dernière au Vatican. "C’est lent", dit aussi, à Libération, la pédopsychiatre française Catherine Bonnet qui siège dans cette instance chargée de conseiller le pape.

 

Malaise

La commission lui a transmis une série de propositions. Mais leur contenu est resté sous silence. Une conférence de presse devait se tenir lundi au Vatican mais a été annulée au dernier moment.

 

Officiellement, cela tiendrait au fait que certains membres de la commission s’étaient déjà exprimés publiquement, à l’instar du cardinal O’Malley. Cette personnalité respectée du combat contre la pédophilie aux Etats-Unis (c’est lui qui a remis d’équerre le diocèse de Boston où a lieu le scandale "Spotlight" au début des années 2000) a dépensé beaucoup d’énergie à défendre son pape et son engagement à combattre la pédophilie.

 

Le malaise est pourtant là. Début mars, la démission avec fracas de Marie Collins, figure de la lutte contre la pédophilie, a ébranlé très fortement la commission qui lui a apporté malgré tout son soutien.

 

Cette ancienne victime, qui a depuis joué un rôle clé dans la crise en Irlande, a mis les pieds dans le plat. Elle a dénoncé publiquement un manque de coopération des services du Vatican, tout spécialement de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui gère les dossiers des prêtres pédophiles. "Faux", a rétorqué tout aussi publiquement le patron de la CDF, le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Marie Collins déplorait particulièrement le peu d’égard manifesté aux victimes, demandant à ce que le Vatican leur réponde systématiquement et individuellement quand elles prennent contact avec les instances officielles de l’Eglise. "Je la soutiens totalement, déclare la pédopsychiatre Catherine Bonnet. Rien ne peut avancer réellement si l’on ne prend pas en compte la parole des victimes, si on ne les écoute pas."

 

Soutien

Une autre bataille a eu lieu en coulisses. Très vite, la commission avait proposé un tribunal pour juger les évêques ayant couvert des prêtres pédophiles. Dans un premier temps, cette mesure phare avait été avalisée au plus haut niveau du Vatican. Reculade ? Le pape lui a finalement préféré une commission de discipline. Mais qui n’est toujours pas en place !

 

Homme d’autorité, François tergiverse moins sur d’autres dossiers. Mais sur la question de la pédophilie, il fait preuve de certaines ambiguïtés. Ainsi, il a apporté un soutien indéfectible au cardinal Philippe Barbarin, mis en cause dans son diocèse de Lyon pour des manquements dans cinq affaires. François a aussi conservé auprès de lui l’Australien George Pell, ministre de l’Economie du Vatican, mis en cause dans son pays.

 

Comme d’autres responsables catholiques, l’un et l’autre pourraient être convoqués devant la commission de discipline. Si elle fonctionne…

 

Autre épine dans le pied du pape : des affaires datant de l’époque où il fut archevêque de Buenos Aires resurgissent en Argentine. A l’instar de celle du père Julio César Grassi. Sa peine de quinze ans de prison a été confirmée, la semaine dernière, après de multiples recours. Jorge Mario Bergoglio, de son vrai nom, l’aurait aidé dans sa défense. Comme pape, il devra trancher dans les mois à venir s’il est renvoyé ou non de l’Etat clérical… Une clarification très attendue.

 

(Source Libération)

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