Septième art

Un trailer angoissant pour "Boy Erased", le nouveau film sur les thérapies de conversion

Le trailer du deuxième film de Joel Edgerton, "Boy Erased", vient de sortir mardi 17 juillet. 

Le film s’empare du sujet douloureux des thérapies de conversion aux États-Unis et dévoile un casting 24 carats avec, entre autres, Nicole Kidman, Russel Crowe, Xavier Dolan et la popstar Troye Sivan.

 

Après "Come as you are (The Miseducation of Cameron Post)", sorti ce mercredi 18 juillet, un autre film s’empare du sujet des thérapies de conversion. "Boy Erased", sortira le 21 novembre prochain. Son trailer vient d’être dévoilé sur le net.

 

Ce film dramatique, écrit et réalisé par l’acteur australien Joel Edgerton ("The Great Gatsby", "Red Sparrow") est adapté du roman autobiographique "Boy Erased : A Memoir" de l’auteur américain Garrard Conley. Il y raconte son enfance en Arkansas au sein d’une famille fondamentaliste chrétienne qui décide de l’envoyer dans un camp pour "guérir" de son homosexualité.

 

Le jeune homme interprétant le rôle-titre n’est autre que le nouveau wunderkind du cinéma, Lucas Hedges, nommé en 2017 pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour le film "Manchester by the Sea". L’actrice Nicole Kidman ("Moulin Rouge !", "Lion", "Les Proies"…) et Russel Crowe ("Gladiator", "Les Misérables"…) y incarnent tous les deux ses pieux parents.

 

Près de 700 000 Américains

Lors de ces séances de "conversion", le personnage principal va croiser le chemin d’autres garçons dont on tente de changer la sexualité. Parmi eux : le réalisateur et comédien canadien Xavier Dolan ("Mommy", "Les Amours Imaginaires") et le chanteur australien Troye Sivan, qui au passage signe "Revelation", la chanson que l’on peut entendre dans la bande-annonce.

 

Selon une étude publiée en janvier dernier par un institut américain, près de 698 000 adultes LGBT+, entre 18 et 59 ans, ont été envoyés en thérapie de conversion aux Etats-Unis. Parmi eux, 350 000 ont subi ces traitements lorsqu’ils étaient encore adolescents.

France Culture

Quand le service public diffuse une messe catholique intégriste sur les LGBT et contre Simone Veil

Ce dimanche 15 juillet, la radio de service public a livré son antenne pendant près d’une heure à Mgr Jean-Pierre Cattenoz, qui multiplie de longue date des positions réactionnaires sur les sujets de société. 

Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon, est connu pour ses positions traditionalistes. 

Pendant son homélie, l'archevêque d'Avignon s'en est pris au mariage pour tous mais également à l'avortement, de façon très violente.

 

La tradition peut sembler incongrue dans une République laïque : tous les dimanches, de 10h05 à 11h00, la radio publique France Culture diffuse en direct une messe chrétienne.

 

Interrogée sur le sujet en 2015, la directrice de la station Sandrine Treiner avait répondu que l'obligation était inscrite dans le cahier des charges de la radio, arguant que ces émissions étaient "conçues pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer". Ajoutant néanmoins : "Le débat religieux fait partie de la culture et sur France Culture, il y a de la place pour tout ce qui fait la culture".

 

Difficile, à première vue, de déceler en quoi la messe retransmise ce dimanche 15 juillet "fait la culture" : pendant une heure, la station publique a laissé la parole à Mgr Jean-Pierre Cattenoz, l'archevêque d'Avignon.

 

Depuis sa cathédrale Notre-Dame des Doms, celui-ci a développé un discours intégriste, hostile au mariage pour tous mais également à l'avortement et ce, de façon très virulente. La séquence a été repérée et relayée par un auditeur vigilant de la radio, qui a adopté le pseudonyme "L'incroyant" sur les réseaux sociaux.

 

Au cours de cette messe, le prêtre catholique donne d'abord son avis concernant la communauté LGBT : "Je n'ai jamais rencontré de L, de G, de B, de T et, paraît-il maintenant, de Q. Je ne connais et ne vois que des personnes humaines avec toute la richesse de leur féminité et de leur masculinité, inscrite dans leur chair et jusque dans leur être le plus profond". L'archevêque d'Avignon, qui s'émerveille "devant la complémentarité de l'homme et de la femme", concède que "le mariage pour tous peut bien exister" mais que "ce ne sera jamais qu'une amitié, aussi belle soit-elle".

 

  • "Je vous avoue que j'ai pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l'avortement."

 

Les auditeurs de France Culture ont ensuite eu droit aux vues du prédicateur concernant diverses autres évolutions sociétales… "Devant ces incohérences, notre société n'est pas à court d'idées : l'avortement, le suicide assisté, la PMA, la GPA, l'eugénisme… Tout devient possible, au nom d'un principe devenu premier depuis les années 68 : 'Il est interdit d'interdire'… On a bien le droit… On a tous les droits… Mon plaisir est mon droit…". Mais c'est concernant l'avortement que le religieux va réellement basculer dans l'outrance intégriste.

 

Mgr Jean-Pierre Cattenoz cite sur ce sujet deux figures emblématiques du catholicisme : l'ancien pape Jean-Paul II et Mère Teresa. Du premier, il relaie la phrase suivante : "L'avortement est le crime le plus abominable qui soit car la victime n'a même pas la possibilité de crier sa propre souffrance". Et de la seconde : "L'avortement est une réalité abominable car une mère tue son propre enfant". Difficile d'être plus clair…

 

L'archevêque complète ensuite ces références d'une petite touche personnelle : "Je vous avoue que j'ai pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l'avortement", lâche-t-il, au sujet de l'entrée au Panthéon de Simone Veil après sa mort. Comble de l'outrance, il enchaîne alors en comparant l'IVG et... la Shoah, dont avait été victime Simone Veil :

 

  • "Au siècle dernier, et je cite toujours le pape François, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour entretenir la pureté de la race. Aujourd'hui, nous faisons la même chose mais avec des gants blancs".

 

 

Des positions réactionnaires affirmées de longue date.

 

 

Est-il normal que les auditeurs d'une radio de service public soient abreuvés de ce type de propos un dimanche matin ? Les programmateurs de France Culture pourraient arguer que la messe étant diffusée en direct, il était impossible de connaître l'homélie du prêtre à l'avance. Cependant, une petite recherche en amont sur le profil de Mgr Jean-Pierre Cattenoz aurait été éclairante…

 

Figure religieuse influente dans le Vaucluse, l'archevêque d'Avignon est connu pour ses positions réactionnaires. En 2007, il adressait une lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle, dans laquelle il appelait à "distinguer l’homosexualité comme fait privé et l’homosexualité comme relation sociale prévue et approuvée par la loi". Pour justifier son opposition au mariage pour tous, il écrivait : "Le respect envers les personnes homosexuelles ne saurait en aucune manière conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles".

 

Ses recommandations concernant l'IVG étaient du même tonneau : "L’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître", considérait Cattenoz, arguant que si la pratique était inscrite dans la loi, l'IVG n'en "demeur[ait] pas moins immoral au regard de l’Évangile et de l’Évangile de la vie".

 

L'homme d'Eglise a tenu des propos plus radicaux encore en 2002, lorsqu'il a répondu aux questions de l'hebdomadaire France catholique : Mgr Cattenoz voyait alors dans le Pacs "le retour en force de l'homosexualité, érigée en modèle de société". Or, d'après ce catholique traditionaliste, "l'homosexualité ne saurait être considérée comme un état normal de la nature humaine". Il classait cette orientation sexuelle, avec la pratique de l'avortement, au rang des "situations" qu'il "ne peut objectivement accepter".

 

Enfin, le prédicateur ne semble pas tenir en affection la République et la laïcité.

 

Vexé d'avoir été "ignoré" par des officiels après une messe donnée à Avignon le 27 août 2016, il avait tenu au Midi Libre des propos édifiants, estimant que "le mot de fraternité" avait été "emprunté à l'Eglise et défiguré" par la République, ou encore que "le vivre-ensemble avec nos racines chrétiennes" avait été "rayé des règles de la République au nom de la laïcité". Ce qui n'a pas empêché France Culture de lui donner libre antenne.

 

 

(Source Marianne)

Australie

L’Église Unie australienne autorise les mariages religieux entre personnes de même sexe

L'Église Unie d'Australie a modifié ses règles pour permettre aux couples de même sexe de se marier dans ses églises. 

Toutefois, aucun religieux ne sera contraint à cet exercice s'il heurte sa conscience.

 

L'Église Unie est la troisième plus grande confession chrétienne en Australie derrière l'Église catholique et l'Église anglicane, avec près d'un million de pratiquants selon le recensement de 2016.

 

La semaine dernière, l'assemblée de cette église a décidé de permettre les mariages homosexuels faisant suite en cela au vote des Australiens ouvrant la voie au mariage entre personnes de même sexe l'an dernier.

 

Selon ses nouvelles règles, l'Église Unie acceptera en son sein "deux points de vue équivalents et distincts sur le mariage pour respecter la diversité de la croyance chrétienne parmi ses membres" - un incluant le mariage homosexuel et l'autre considérant que le mariage est l'union exclusive d'un homme et d'une femme.

 

La résolution adoptée "accorde à ses ministres la liberté de conduire ou de refuser de célébrer des mariages homosexuels" en fonction de leurs opinions individuelles.

 

"Cette décision fait suite à de nombreuses années de réflexion, de prière et de discernement, et je tiens à remercier les membres de l'Assemblée pour la façon dont ils ont répondu avec grâce à ce qui est une conversion difficile pour de nombreuses personnes de notre foi", a déclaré la présidente de l’Église Unie.

 

La nouvelle politique inclusive de l'église en question stipule : "Le mariage est un don que Dieu a donné à l'humanité pour le bien-être de toute la famille humaine. Pour les chrétiens, le mariage est le consentement donné librement et l'engagement en public et devant Dieu de deux personnes à vivre ensemble pour la vie".

 

"Ils partagent la vie d'une famille élargie et d'une communauté et peuvent être chargés du don et du soin des enfants. Ils aident à façonner une société dans laquelle la dignité humaine et le bonheur peuvent s'épanouir", peut-on encore lire.

Saint-Pétersbourg

Un policier russe soupçonné d'avoir pris part au kidnapping d'un survivant de la purge anti-gay tchétchène

Une tentative d'enlèvement d'un survivant de la purge anti-gay de Tchétchénie a eu lieu vendredi dernier à Saint-Pétersbourg avec la complicité de la police russe. 

Zelimkhan Akhmadov
Zelimkhan Akhmadov

Un groupe de personnes aurait tenté de kidnapper vendredi dernier Zelimkhan Akhmadov, un homosexuel tchétchène de 20 ans, à Saint-Pétersbourg, selon le réseau russe LGBT.

 

Zelimkhan Akhmadov avait fui la persécution dans son pays d'origine, où il avait été arrêté à plusieurs reprises et battu en raison de son homosexualité, rapporte le journal russe Novaya Gazeta.

 

Ce groupe de cinq personnes incluait le père d'Akhmadov et au moins un officier de police russe. Les assaillants l'ont attaqué près d'un endroit où il était réfugié avant de le forcer à monter dans une voiture.

 

Cependant, un ami d'Akhmadov a alerté le réseau LGBT russe et a déposé une plainte pour enlèvement auprès de la police, qui a enquêté sur l'incident.

 

Des policiers ont alors retrouvé Zelimkhan Akhmadov et son père, avant de les conduire tous les deux à un poste de police. Là, le réseau LGBT russe rapporte que le père a "menacé" Zelimkhan Akhmadov et déclaré "qu'il était la honte de toute la famille, et qu'à cause de lui tout le clan est menacé de mort".

 

Il aurait également tenté de forcer Zelimkhan à tourner une vidéo niant qu'il était gay, ce que le jeune homme a refusé de faire.

 

Selon le réseau LGBT russe, il y a déjà eu cinq tentatives pour kidnapper Zelimkhan Akhmadov et le forcer à retourner dans son pays d'origine.

 

Le réseau LGBT russe a enregistré cinq autres cas dans lesquels des homosexuels ont été ramenés de force en Tchétchénie.

 

Zelimkhan Akhmadov a depuis été libéré par la police et le réseau russe LGBT le soutient. 

 

"Cela signifie que les autorités russes ne peuvent pas ou ne veulent pas protéger les citoyens russes non seulement en Tchétchénie, mais aussi en dehors de la Tchétchénie", a déclaré le réseau.

 

Dans un communiqué de presse, le réseau russe LGBT a déclaré : "Les autorités russes ferment les yeux sur ce qui se passe en Tchétchénie et refusent d'ouvrir des poursuites pénales pour détentions massives systématiques, tortures et meurtres de personnes en raison de leur orientation sexuelle et identité sexuelle en 2017".

 

Le réseau LGBT russe considère la persécution des personnes LGBT en Tchétchénie comme un crime contre l'humanité et exige une qu'une enquête transparente soit ouverte.

Helsinki

Le sort des gays tchétchènes illumine le palais présidentiel avant le sommet Trump-Poutine à Helsinki

"Le monde entier regarde": une ONG a projeté sur la façade du palais présidentiel à Helsinki, à quelques heures du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, des slogans dénonçant "les atrocités" contre les homosexuels en Tchétchénie.

Le sort des gays tchétchènes illumine le palais présidentiel avant le sommet Trump-Poutine à Helsinki
Le sort des gays tchétchènes illumine le palais présidentiel avant le sommet Trump-Poutine à Helsinki

Des militants américains de l'organisation de défense des droits Human Rights Campaign (HRC) ont déployé dimanche soir un puissant projecteur devant le palais, au moment où l'avion du 45e président des États-Unis se posait à l'aéroport international de la capitale finlandaise.

 

Jusqu'à tard dans la nuit, des slogans en anglais ont illuminé un mur du bâtiment qui doit accueillir lundi le premier sommet bilatéral entre les présidents russe et américain : "Le monde entier regarde", "le silence tue", "#LesyeuxsurlaTchétchénie", "Jugez les agresseurs" ou encore "Trump et Poutine, mettez fin aux crimes contre l'humanité en Tchétchénie".

 

"Nous dénonçons le refus de cette administration (américaine) d'évoquer avec Vladimir Poutine les atrocités commises contre les Tchétchènes homosexuels", a expliqué sur place à l'AFP le porte-parole de HRC, Chris Sgro.

 

Des ONG et des médias dénoncent régulièrement des persécutions contre les homosexuels dans la république russe de Tchétchénie à majorité musulmane : enlèvements et tortures menés selon eux par les autorités ou des groupes mafieux mais aussi "crimes d'honneur" commis au sein-même des familles.

 

Les militants de HRC ont précisé n'avoir à aucun moment été inquiétés par les services de sécurité du pays nordique. 

 

"Les Finlandais ont un grand respect pour la liberté d'expression. La police est venue nous voir mais nous avons expliqué que notre action était pacifique et ils nous ont laissé continuer", a indiqué Chris Sgro.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Avancée historique au Liban :

L'homosexualité n'est plus un crime

L'homosexualité n'est plus considérée comme un crime par la loi libanaise. La Cour d'appel du Mont Liban a révisé l'article 534 du Code pénal libanais qui ne visait pas directement les relations homosexuelles mais interdisait d'avoir des relations sexuelles "contraires aux lois de la nature". 

2018 est une ann clé pour les droits des LGBT+ au Liban. Pour la première fois dans l'histoire du pays, des candidats aux élections ont inscrits les droits des homosexuels dans leurs programmes, plaçant le Liban parmi les pays du monde arabe les plus avancés dans la protection des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.

 

Une quasi centaine de candidats a appelé à la dépénalisation de l'homosexualité. Le 12 juillet 2018, le Liban a fait un pas supplémentaire pour les LGBT+.

 

Dans un jugement progressif et capital, la Cour d'appel du Mont Liban, présidée par la juge Randa Khoury, a rendu un nouveau jugement affirmant que l'homosexualité n'est pas un crime.

 

Il s'agissait d'un réexamen de l'article 534 du Code pénal libanais, explique le média Beirut.

 

"Contre nature"

Officiellement, la loi 534 ne visait pas directement les LGBT+. Mais elle interdisait les relations sexuelles qui "sont contraires aux lois de la nature" et cette description était suffisamment vague que pour pouvoir humilier et persécuter les personnes LGBT+. Compte tenu de l'historique de la procédure et de la nature du jugement, ce verdict représente une étape historique dans l'action judiciaire d'un pays qui, deux mois plus tôt, arrêtait les activistes LGBT+ qui manifestaient durant les Marches de Fierté (Pride).

Traduction :

"Le Liban vient de dépénaliser l'homosexualité. Il n'y avait pas de loi contre l'homosexualité mais les homosexuels étaient poursuivis et humiliés à cause d'une loi qui criminalise "les relations contraire aux lois de la nature". Cette dernière n'est plus valable pour les homosexuels! Félicitations

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Europe

Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, snobe Trump pour la Pride de Glasgow Comme dirait Tatiana : "choices !".

Au lieu d'aller prendre le thé avec Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, la Première ministre écossaise qui se positionne depuis plusieurs années comme défenseuse des droits LGBT+ dans le pays a préféré faire la Marche des Fiertés de Glasgow. 

Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise à la Pride de Glasgow
Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise à la Pride de Glasgow

Priorités. Alors que Donald Trump rendait visite à Theresa May à Londres, accueilli par une immense manifestation de protestation aux pancartes plus badass les unes que les autres, la Première ministre écossaise, elle, avait bien mieux à faire.

 

Au-lieu d’aller serrer la pince à celui qui réduit actuellement les droits des personnes LGBT+, migrant.e.s, en situation de handicap, malades, précaires aux États-Unis, Nicola Sturgeon a préféré passer sa journée à pride de Glasgow, plus grande ville du pays, ce samedi 14 juillet. Il faut dire qu’elle avait été faite marraine d’honneur de l’événement et qu’elle n’a jamais minimisé ses critiques à l’égard du président américain.

 

Après un discours en faveur des droits LGBT+ en Écosse, pas des plus flamboyants mais manifestement suffisant pour le public qui applaudit et siffle joyeusement, Nicola Sturgeon a décidé de faire un clin d’œil à Blair Wilson, jeune homme récemment victime d’une violente agression homophobe qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux en postant un selfie ensanglanté. Saluant son aplomb, elle a proclamé que c’est tout le pays qui devait prendre exemple sur sa dignité, sa compassion et son courage, avant de lui envoyer tout son soutien.

 

Interrogée par le Guardian durant la Marche des Fiertés de Glasgow, celle qui a été parmi les plus grands soutiens à la réforme de l’ouverture du mariage à tous les couples en Écosse a répondu à la rumeur disant que Donald Trump aurait "bitché" (sic) sur elle au téléphone auprès de Theresa May : "Je trouve ça difficile de croire que le président des États-Unis, avec tous les problèmes importants qu’il doit gérer tous les jours, puisse trouver du temps pour déblatérer à mon propos au téléphone avec Theresa May. Si c’est vrai, je suppose que je devrais le prendre comme un compliment. En revanche je ne passe pas tant de temps que ça à parler de lui". 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Corée du Sud

200.000 personnes demandent l'interdiction de la gay pride de Séoul

Plus de 210.000 personnes ont signé une pétition appelant à l'annulation d'un festival de la gay pride à Séoul. Le signe d'une forte résistance d'une partie de la société coréenne à la visibilité de la communauté LGBT et à ses revendications d'égalité.

Juillet 2017, 17e Gay Pride à Séoul : des cathos tentent de bloquer le défilé de 10'000 personnes

Le Festival de la Culture Queer de Séoul en est à sa 19ème édition et se déroulera samedi, avec un défilé de la gay pride sur une grande place de la capitale.

 

"Nous ne faisons pas de discrimination contre les minorités sexuelles, mais Seoul Plaza appartient à tous les citoyens, affirme la pétition. Nous ne voulons pas voir ces événements abominables sur cette place où nous devrions pouvoir nous reposer et nous détendre". 

 

"Chaque année, se tiennent des événements sur le thème queer tels des spectacles de rue, mais aussi boire et fumer sont présentés comme un 'festivals culturel', mais ils sont juste des occasions d'actes illégaux et d'hypocrisie", poursuit le texte.

 

L'homosexualité n'est pas illégale en Corée du Sud, mais la communauté LGBT est toujours confrontée à la stigmatisation et à la discrimination, en particulier de la part de groupes conservateurs.

 

Le bureau du président sud-coréen Moon Jae-in doit répondre à la pétition maintenant qu'il a atteint le seuil de plus de 200.000 signatures en moins de 30 jours.

 

Des dizaines de milliers de participants sont attendus pour participer à la gay pride. Quelque 50.000 personnes y avaient pris part l'année dernière et les organisateurs en attendent davantage cette année.

 

Yang Heezy, l'un des organisateurs du défilé, estime que la Corée du Sud, n'offre pas une protection suffisante pour les minorités sexuelles.

 

Les droits des LGBT y sont encore très limités. Le mariage et l'adoption entre personnes de même sexe sont interdits et les protections contre la discrimination restreintes.

 

Le code pénal militaire interdit l'homosexualité dans l'armée et les militants ont récemment mis en lumière les poursuites engagées contre des soldats homosexuels, et décrivent une "chasse aux sorcières".

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Indonésie

Un couple gay puni à coups de bâton à Aceh pour avoir enfreint la charia

Un couple d'homosexuels a reçu des coups de bâton en public vendredi pour avoir enfreint la charia à Aceh, seule province d'Indonésie à appliquer la loi islamique dans le pays musulman le plus peuplé au monde. 

La province d'Aceh, en Indonésie, applique ses propres lois inspirées de la charia. Photo d'illustration.
La province d'Aceh, en Indonésie, applique ses propres lois inspirées de la charia.

Les deux hommes ont reçu chacun plus de 80 coups de bâton de rotin dans le dos devant une foule enthousiaste d'environ un millier de personnes, parmi lesquelles des touristes de la Malaisie voisine, prenant des photos avec leur smartphone. Certains criaient "tapez plus fort !".

 

Les deux homosexuels faisaient partie d'un groupe de 15 personnes sanctionnées près d'une mosquée pour des infractions à la loi islamique, telles montrer des signes d'affection en public ou vendre de l'alcool.

 

C'est la deuxième fois cette année qu'un couple d'homosexuels subit une flagellation en public dans cette région à la pointe nord de l'île de Sumatra, où la loi islamique est appliquée strictement depuis 2001.

 

Aceh s'était alors vu accorder un statut d'autonomie par le gouvernement central de Jakarta, pour mettre fin à plusieurs décennies de rébellion séparatiste.

 

L'an passé, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années avaient subi le même sort pour avoir eu des relations homosexuelles.

 

Des organisations de défense des droits de l'homme critiquent régulièrement ces pratiques d'un autre âge, tandis que le président indonésien, Joko Widodo, a lancé un appel pour que ces séances humiliantes ne soient plus publiques, mais rien n'a changé jusqu'ici.

 

Cet appel était intervenu à la suite d'une vague de critiques internationales dénonçant ces pratiques touchant aussi des LGBT, une communauté qui est déjà la cible de discriminations en Indonésie.

 

Aceh est peuplée de quelque cinq millions de personnes, dont environ 98% sont de confession musulmane. Les non-musulmans interpellés pour avoir enfreint la loi islamique peuvent choisir entre la flagellation ou des poursuites judiciaires.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Asile

10 logements dédiés au réfugiés LGBT à Paris

Une convention tripartite a été signée, ce mardi 10 juillet 2018, entre la mairie de Paris, l’Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et trans’ à l’immigration et au séjour (Ardhis) et le bailleur social Adoma, pour mettre à disposition des réfugié.e.s LGBT+ 10 studios par an. 

Crédit photo : capture compte Twitter de l’Ardhis. 
Crédit photo : capture compte Twitter de l’Ardhis. 

Un première historique pour la capitale, qui se lance dans un partenariat sur le long terme.

 

L’augmentation des demandes d’asile et la pénurie de logements ont poussé l’Ardhis à solliciter la ville de Paris, il y a quelques mois, afin de mettre à disposition des studios pour loger des réfugié.e.s LGBT+. C’est désormais chose faite.

 

Une convention a été signée ce mardi 10 juillet 2018 par la ville de Paris, représentée par son adjoint au maire en charge du logement, Ian Brossat, et Hélène Bidard, l’adjointe chargée de la lutte contre les discriminations.

 

De l’autre côté, Adoma, un bailleur social, qui met à disposition 10 logements de son parc à Paris intra muros, et enfin l’Ardhis, association œuvrant pour les droits des réfugiés LGBT+. L’adjoint au maire c’est félicité de la signature de cette convention historique sur son compte Twitter :

 

"Pour les « nouveaux réfugiés"

1093. C’est le nombre de demandes d’accompagnement de demandeurs et demandeuses d’asile LGBT+ reçues par l’Ardhis en 2017. Un chiffre inégalé selon le rapport d’activité de l’association. Parmi toutes ces demandes, 187 ont abouti en 2017. C’est à ces personnes que s’adressent les 10 logements mis à disposition. Obtenir des papiers, c’est aussi obtenir le statut de réfugié, et c’est à partir de là que débute le moment "le plus délicat", explique à Têtu Thierry Moulin, président de l’Ardhis :

 

  • "Ces logements s’adressent à ceux qu’on nomme les ‘nouveaux réfugiés’. Lorsqu’ils ont obtenu leur statut de réfugié, ils perdent automatiquement le statut de demandeur d’asile et les aides propres à ce statut. Il s’agit notamment d’aides financières, comme l’Aide aux demandeurs d’asile (ADA). Les trois mois qui suivent l’obtention des papiers sont les plus compliqués. C’est à ce moment là qu’il faut tout reconstruire, s’inscrire au RSA, trouver un logement, un travail, pour s’intégrer dans la société."

 

Permettre aux réfugié.e.s LGBT+ qui ne peuvent pas être hébergé.e.s (par de la famille ou des connaissances) et encore moins postuler pour une location dans le privé, d’avoir un toit. C’est aussi leur donner un cadre pour effectuer les nombreuses démarches administratives qui leur incombent et mieux les accompagner. Le cercle est évidemment vertueux.

 

10 logements supplémentaires chaque année

La mise à disposition du logement est "temporaire". Elle se fera aussi longtemps que le réfugié en a besoin avant de pouvoir intégrer le parc locatif privé. "Le but est de prendre en charge de nouveaux réfugiés, de faire tourner ces appartements", précise le président de l’Ardhis. Contacté par Têtu, Ian Brossat précise qu’il s’agit surtout d’une première étape :

 

  • "Le renouvellement de la convention se fera tacitement tous les ans. L’objectif est de rajouter chaque année 10 logements supplémentaires avec Adoma (le bailleur social, ndlr). Mais on souhaite également monter en puissance et élargir à d’autres bailleurs sociaux. On espère que cette initiative sera reprise dans d’autres villes."

 

Selon Thierry Moulin, 70% des demandeurs d’asile qui se retrouvent sans hébergement sont des personnes LGBT+, un chiffre bien trop élevé.

 

L’initiative était logiquement attendue par certains internautes : Reste à savoir si le nombre de logements proposés pourra véritablement augmenter sur le long terme et faire face à la hausse de refugié.e.s LGBT+. 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Je devenais fou

Peter Price Un homosexuel témoigne sur sa thérapie de conversion

Peter Price avait 18 ans quand il a subi une thérapie de conversion, censée mettre fin à son homosexualité. Si les trois jours de traitements intensifs n'ont pas modifié son orientation sexuelle, il en a gardé des séquelles.

Peter Price témoigne sur sa thérapie de conversion, espérant qu'aucun autre homosexuel n'ait à subir cette "torture" – Photo AFP

Alors que le gouvernement britannique a annoncé cette semaine un plan de 4,5 millions d'euros pour "améliorer la vie des personnes LGBT", cet animateur de radio, installé à Liverpool (nord de l'Angleterre) et âgé de 72 ans, s'indigne qu'aucun texte n'interdise cette pratique au Royaume-Uni.

 

Après avoir longtemps refusé d'évoquer cet épisode traumatique, il accepte désormais de revenir sur son expérience, espérant qu'aucun autre homosexuel n'ait à subir cette "torture".

 

A l'époque, Peter Price avait accepté de se rendre au Diva Hospital, un établissement psychiatrique situé à Chester, pour mettre fin aux angoisses de sa mère. "Elle était désespérée quand je lui ai annoncé que j'étais homosexuel", confie-t-il.

 

C'était en 1964, et l'homosexualité était encore un délit. "Nous sommes allés voir un médecin, qui nous a dit qu'il existait un remède". Celui-ci consistait à suivre un traitement pendant cinq jours, une "thérapie par aversion", qui expose le patient à une stimulation sexuelle associée à une expérience désagréable.

 

Dans une pièce sans fenêtre, il se voit imposer le même rituel d'heure en heure : écouter le récit d'actes sexuels sur une cassette audio, regarder des photos d'hommes en maillot de bain, tout en subissant régulièrement des injections provoquant diarrhées et vomissements. "J'étais allongé dans mes excréments, c'était éprouvant", se souvient-il. "L'idée, c'est de provoquer un sentiment de répulsion quand vous pensez à un autre homme".

 

Après trois jours sans interruption, il cherche à quitter l'hôpital. "Je devenais fou, je n'étais plus du tout intéressé par le traitement, je voulais juste sortir de là". Malgré l'insistance du psychiatre supervisant les opérations, il parvient à échapper à l'étape finale de la thérapie, la pose d'électrodes censées délivrer un choc électrique à chaque manifestation d'excitation. "Après cela, j'ai décidé de changer de vie, et d'assumer qui j'étais", confie-t-il.

 

Il ne réussira jamais néanmoins à faire le récit de son expérience à sa mère. Il faudra le cas médiatisé de plusieurs soldats expulsés de l'armée britannique à cause de leur homosexualité, et rétablis dans leurs droits par la Cour européenne des droits de l'Homme en 1999, pour que la question des thérapies de conversion soit évoquée dans le débat public au Royaume-Uni et que Peter Price trouve le courage de revenir sur son histoire personnelle. 

 

Cinquante ans de retard

"Cela a eu un impact sur mon état d'esprit que je n'arrive pas bien à expliquer", dit le septuagénaire. "J'ai eu une vie bien remplie, une belle carrière, mais aussi des épisodes de dépression terribles, des pensées très noires à cause de cela".

 

Le plan du gouvernement veut mettre fin aux thérapies de conversion, désignées comme une "pratique abjecte" par la Première ministre Theresa May. "Ils ont cinquante ans de retard", enrage Peter Price. "Je me suis rétabli parce que je suis quelqu'un de solide, mais combien de personnes ont souffert en silence, combien ne s'en sont pas remises ?".

 

D'après une étude menée en 2017 par le Bureau gouvernemental des égalités auprès de 108.000 personnes se définissant comme homo, bi ou transsexuelles, 7% des membres de la population LGBT se sont vus proposer une thérapie de conversion, et 2% l'ont suivie.

 

Ces thérapies sont conduites dans une majorité de cas (51%) par des groupes religieux, et, dans une moindre mesure, par des professionnels de santé ou un proche (respectivement 19% et 16% des cas).

 

Alors que se tient samedi à Londres la Pride Parade, marche des fiertés LGBT, Peter Price ne cède pas à l'optimisme. "L'homophobie existe toujours en Angleterre, il y a encore des gens, des groupes religieux qui haïssent les homosexuels", dit-il. "Combien ne peuvent faire leur coming-out par peur des conséquences ?".

 

(Source + photo AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Tristesse

Disparition de Tab Hunter, légende gay d'Hollywood

Acteur à la beauté sublime, prince du Hollywood des années 50, Tab Hunter aura passé la plus grande partie de sa carrière dans le placard avant d’assumer enfin son homosexualité. 

Tab Hunter, légende gay d'Hollywood
Tab Hunter, légende gay d'Hollywood

On vient d’apprendre sa disparition, ce 9 juillet. Il avait 86 ans.

 

Ses cheveux couleur paille, son corps puissant et son regard bleu firent de lui l’un des jeunes premiers les plus adulés du Hollywood des années 50.

 

L’acteur Tab Hunter, de son vrai nom Arthur Andrew Kelm, vient de mourir. Trois jours avant son 87e anniversaire.

 

Son partenaire de longue date, Allan Glaser vient de confirmer sa disparition au quotidien américain USA Today. Hunter se serait effondré après qu’un caillot de sang a migré de sa jambe à son cœur.

 

Dans l’Amérique d’après-guerre, Tab Hunter est l’un des enfants chéris de Hollywood. Archétype de la beauté masculine californienne. Il joue dans des films comme "Cette satanée Lola" (1958), "Ceux de Cordura" (1959) avec Gary Cooper et Rita Hayworth, "C’est la guerre" (1958) (avec un certain Clint Eastwood dans un petit rôle), "Une espèce de garce" de Sydney Lumet (1959) ou encore "Juge et Hors-la-loi" (1973) où il donne la réplique à Paul Newman.

 

Tout ce qu’il touche se transforme en or. Et lorsqu’il chante, sa chanson "Young Love" atterrit directement en tête du Billboard américain.

 

Romance de façade avec Natalie Wood

S’il rendait folles des millions d’admiratrices, le beau Tab gardait en lui un lourd secret : il était homosexuel, mais dans l’Amérique des années 50, être gay est illégal. Et pour un acteur hollywoodien le placard est la seule option.

 

Pour protéger sa vie privée, les nababs de la Warner Bros, lui inventent des romances de façades avec les partenaires de ses films, comme Debbie Reynolds ou Natalie Wood, mais dans les coulisses de Los Angeles, Hunter mène une double vie et connaît de folles passions avec le patineur artistique Ronnie Robertson, ou l’acteur de "Psychose" Anthony Perkins.

 

Dans les années 80, la carrière de l’ex-golden boy bat de l’aile. Hunter se résigne à jouer dans des films peu inspirés comme "Grease 2". Sa meilleure idée sera d’accepter de donner la réplique à la légendaire drag queen Divine dans le génial "Polyester" de John Waters.

 

"L’incarnation de la masculinité américaine"

En 2005, avec l’aide de l’écrivain Eddie Miller, Hunter décide de raconter sa vérité dans une autobiographie passionnante, "Tab Hunter Confidential, The Making of a Movie Star". Il y dissèque en détail un système qui l’obligea pendant des décennies à mentir sur son orientation sexuelle.

 

Le livre sera adapté en 2015 en documentaire (aujourd’hui disponible sur Netflix), où ses amis Clint Eastwood, Debbie Reynolds et Robert Wagner viennent rendre un hommage appuyé à celui qui a passé la majeure partie de sa carrière dans un placard certes doré mais étroit. On y entend notamment l’acteur ouvertement gay George Takei qualifier Hunter d’"incarnation de la masculinité américaine". On ne peut qu’acquiescer.

 

Découvrez la bande annonce de "Tab Hunter Confidential" en cliquant ICI

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Coupe du monde

A Moscou ils reproduisent un rainbow flag avec des maillots de foot

Dimanche 8 juillet, six activistes présents à Moscou à l’occasion de la Coupe du monde ont fièrement porté les maillots de foot de leurs nations respectives, de manière à reproduire le drapeau arc-en-ciel. 

Une belle façon de protester contre la politique anti-LGBT+ mise en place depuis plusieurs années en Russie.

 

Voilà une manière originale d’aborder fièrement les couleurs du rainbow flag dans un pays qui l’a interdit. À l’occasion de l’organisation de la Coupe du monde et du mois des fiertés, six activistes espagnols de la Federación estatal de lesbianas, gays, transexuales y bisexuales (Fédération nationale des lesbiennes, gay, transgenres et bisexuels) se sont fièrement promenés dans les rues de Moscou, ce 8 juillet, en arborant les maillots de leurs équipes respectives. 

 

Marta Márquez étaie en rouge pour l’Espagne, Eric Houter en orange pour les Pays-Bas, Eroi Pierozan Jr. en jaune pour le Brésil, Guillermo León en vert pour le Mexique, Vanesa Paola Ferrario  en bleu pour l’Argentine, et Mateo Fernández Gomez en violet pour la Colombie. Résultat : alignés, ces maillots de foot forment le drapeau arc-en-ciel.

 

Tous ont fait le déplacement pour l’occasion, dans ce pays où l’homophobie demeure très marquée. Leur projet est baptisé "The Hidden Flag" (Le drapeau caché). Un moyen de donner de la visibilité aux supporters et joueurs LGBT+ présents sur place : "Nous avons profité du fait que le pays accueille la Coupe du monde en même temps que le mois des fiertés, pour dénoncer le comportement russe et porter les couleurs du drapeau arc-en-ciel dans les rues de la Russie", explique le groupe sur son site internet.

 

Une loi interdisant la "propagande homosexuelle"

En 2013, le gouvernement russe avait voté une loi fédérale interdisant la soi-disante "propagande homosexuelle à l’encontre des mineurs". En conséquence, toute personne arborant un rainbow flag dans un espace public dans lequel figurent des enfants peut être poursuivie.

 

Lors de la Coupe du monde, les fans sont toutefois exceptionnellement autorisés à arborer des drapeaux arc-en-ciel pour mettre en lumière les droits des supporters LGBT. A condition de ne pas promouvoir les relations homosexuelles face à des mineurs, expliquait, en novembre dernier, Alexei Smertin, ancien footballeur russe et ambassadeur de la Coupe du monde.

 

Une autorisation en demi-teinte que les activistes espagnols comptaient bien dénoncer. "Quand Gilbert Baker a conçu le drapeau arc-en-ciel en 1978, il l’a fait pour créer un symbole et une icône pour la communauté LGBT", déclarent-ils sur leur site. "Malheureusement, 40 ans plus tard, il existe toujours des pays dans lesquels l’homosexualité est punie, parfois même de peines de prison, et dans lesquels le drapeau est interdit.

 

À seulement quelques jours de la grande finale dans le plus grand stade moscovite, cette manifestation pacifiste haute en couleur ne pouvait pas mieux tomber. 

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Europe

L'Espagne va à nouveau rendre la PMA gratuite pour toutes les femmes

Le précédent gouvernement conservateur forçait les couples de femmes et les femmes célibataires à passer par le privée pour avoir recours à une PMA. 

Il y a des jours où l’on se dit que la France pourrait s’inspirer un peu plus de l’Espagne.

 

Le gouvernement socialiste du pays vient d’annoncer son intention de permettre aux couples de femmes et aux femmes célibataires d’accéder aux traitements publics et gratuits de PMA d’ici à 2019.

 

La décision du gouvernement de Pedro Sánchez vient donc annuler celle prise par le précédent premier ministre. Le conservateur Mariano Rajoy avait en effet interdit aux couples de femmes et aux femmes seules d’avoir recours à PMA dans le système public, réservant la procédure aux seuls couples hétérosexuels.

 

Celles-ci peuvent toujours passer par le système privé, au prix de lourdes honoraires. L’annonce a été faite le vendredi 6 juin, à la veille de la Marche des fiertés de Madrid qui réunit chaque années des centaines de milliers de personnes. Le gouvernement socialiste, résolument féministe et engagé sur les questions LGBT+, a également annoncé "la création d’une direction générale pour l’égalité de traitement et la diversité" explique Le Parisien.

De quoi donner des idées au gouvernement français ? 

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Abus sexuels

L'archevêque de Paris sanctionne le prêtre et psychanalyste homophobe Tony Anatrella

Tony Anatrella, prêtre du diocèse de Paris et psychanalyste, vient d'être sanctionné par l'Église à la suite de plaintes pour attouchements sexuels.

Tony Anatrella lors d'une intervention sur la théorie du genre - Capture d'écran Kto / YouTube
Tony Anatrella lors d'une intervention sur la théorie du genre - Capture d'écran Kto / YouTube

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, a pris des sanctions contre le prêtre et psychanalyste Tony Anatrella, soupçonné d'abus sexuels, désormais interdit de ministère, confession et activité thérapeutique.

 

Surnommé le "psy de l’Église", Tony Anatrella, 77 ans cette année, doit cesser "toute activité thérapeutique", une exigence du cardinal André Vingt-Trois confirmée par son successeur à la tête du diocèse de Paris.

 

"Mgr Aupetit lui a signifié qu'aucun ministère sacerdotal ne lui serait plus confié. Il lui a demandé de ne pas entendre la confession des fidèles, de renoncer à la pratique de la direction ou de l'accompagnement spirituel et également de renoncer à toute intervention publique sans son accord", a détaillé le diocèse dans un message adressé à l'AFP.

 

Dix ans après les premières plaintes à son encontre, en 2016, l'AFP avait recueilli de nouvelles accusations le visant à propos de thérapies déviantes exercées sur de jeunes hommes dans son cabinet de psychanalyste.

 

Un accusateur avait ainsi évoqué une "bonne dizaine" de "séances spéciales" en 2010-2011 : "une demi-heure d'attouchements", "suivie d'"une demi-heure de débriefing sur le ressenti, les émotions".

 

Tony Anatrella a toujours nié avoir eu le moindre geste déplacé. Trois plaintes déposées en 2008 devant la justice pénale pour "agressions sexuelles" n'avaient pas abouti, notamment parce que les faits étaient prescrits. Aucune des trois plaintes pénales déposées à son encontre n'ayant abouti, plusieurs de ses accusateurs se sont tournés vers l'Église.

 

Bénéficiant du titre de "Monseigneur", sans être évêque, et comme pour ses écrits sur la sexualité des adolescents, Tony Anatrella a été "consulteur" auprès de deux conseils pontificaux (famille et santé) au Vatican.

 

Associé à la préparation du premier guide de l'épiscopat français "Lutter contre la pédophilie" en 2000, ce contempteur de "l'idéologie du genre" fut l'un des inspirateurs de l'instruction romaine visant à écarter de la prêtrise les hommes ayant une orientation homosexuelle.

 

La mesure de "réprimande" (selon le terme du droit canonique) prise à l'encontre de Tony Anatrella a été annoncée mardi à ses accusateurs par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, a indiqué une source proche des plaignants.

 

Interrogé par l'AFP, l'avocat (laïc) du prêtre-psy a dénoncé une "décision politique scandaleuse" de la part du nouvel archevêque de Paris, qui selon lui "se protège" après les scandales d'abus sexuels ayant touché plusieurs évêques ces derniers mois.

 

"Je me réserve aujourd'hui le droit d'une action en justice contre Michel Aupetit", a souligné Me Benoît Chabert, faisant valoir que la sanction de son client allait "contre les faits".

 

En outre, "il y aura un recours" devant la justice de l’Église, introduit par l'avocat ecclésiastique du prêtre, contre la "réprimande" décidée par l'archevêque, a ajouté Me Chabert.

 

"L'autorité judiciaire a classé l'affaire sans suite. Quant à la commission d'enquête canonique" réunie à l'officialité (tribunal ecclésiastique) de Toulouse, où l'affaire avait été dépaysée, "elle a conclu qu'il n'y avait pas délit au sens du droit canon", a assuré l'avocat.

 

Tony Anatrella, qui continue de clamer son "innocence", a cessé son activité de thérapeute en mai dernier, a-t-il précisé, soulignant que Mgr Aupetit l'aurait su s'il avait demandé à son prêtre de "s'expliquer". 

 

(Avec AFP)

 

Voir l'intégralité de l'intervention de Tony Anatrella sur la théorie du genre en cliquant ICI

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Gay Pride

Mourad Ghazli, conseiller municipal de Thiais, étale son homophobie sur Facebook

Un élu de Thiais enchaîne les amalgames autour de l'homosexualité. Alors que la Gay Pride se déroulait dans les rues de Paris Mourad Ghazli, élu à la mairie de Thiais, a poussé un coup de gueule sur sa page Facebook ce samedi. 

 Mourad Ghazli, conseiller municipal de Thiais (Capture écran)
Mourad Ghazli, conseiller municipal de Thiais (Capture écran)

Dans une vidéo, il a enchaîné les amalgames autour de l'homosexualité, la comparant avec la zoophilie ou encore l'exhibition sexuelle.

 

Les mentalités doivent encore évoluer en France sur la question de l'homosexualité. Dernière preuve en date: une vidéo de Mourad Ghazli, élu de la ville de Thiais. Cette dernière a été repérée par l'Amicale des Jeunes du Refuge ce lundi (2 juillet 2018).

 

Mourad Ghazli a diffusé cette vidéo sur sa page Facebook samedi 30 juin, alors que se déroulait à Paris la Marche des Fiertés, aussi appelée Gay Pride.

 

Se prenant lui-même en vidéo avec son téléphone alors qu'il était visiblement dans une piscine, l'élu a enchaîné les amalgames autour de l'homosexualité en n'hésitant pas à la comparer à la zoophilie ou bien l'exhibition sexuelle.

 

Selon lui, cette manifestation relevait de l'obscène. "Je ne vois pas qu'est ce qu'il y a à se mettre à moitié à poil, avec un cuir entre les fesses en pleine rue et à hurler je suis fier d'être homo". "Moi je ne crie pas que je suis fier d'être hétéro, je vis ma vie, ma sexualité en privé", a-t-il poursuivi visiblement un peu énervé.

 

Mais c'est après que Mourad Ghazli s'est livré à une série de comparaisons particulièrement douteuses.

 

"Les mec qui sont naturistes ou qui sont partouzeurs, on ne le sait pas", a-t-il affirmé avant d'évoquer "les mec qui vont aux tapinsqui se "(tapaientdes putes et (fermaientleur gueule".

 

L'élu a ensuite jugé bon de donner un conseil au personnes homosexuelles, "vous savez quoi ? Tapez vous-même un âne, mais surtout fermez vos gueules", avant d'évoquer sa propre expérience personnelle.

 

Il a ainsi expliqué qu'il avait "connu des gensdont il avait appris l'homosexualité par des tierces personnes : "ça prouve bien que quand tu vis normalement dans la vie de la cité (…) tu laisses rien transpirer, ça reste ta vie privée".

 

Il s'est ainsi senti provoqué par la manifestation organisée dans le but de lutter contre les discriminations dont la communauté LGBT est victime. Il a alors pesté contre le fait que le Parlement avait enlevé le bleu-blanc-rouge pour le remplacer par des drapeaux aux couleurs de l'arc-en-ciel.

 

Ceci est cependant totalement faux: des drapeaux LGBT ont en effet été accrochés aux façades de l'Assemblée nationale mais les couleurs de la République n'ont pas été remplacées pour autant et les drapeau tricolores étaient toujours présents.

 

"T'enlèves les couleurs de la nation pour mettre les couleurs d'une nation LGBT ? Mais vous avez pété un câble", s'est-il insurgé, sûr de lui.

 

L'élu a ensuite proposé que "tous les homosexuels qui n'ont pas d'enfants paient une sur-cotisation sociale pour les retraites". Il a expliqué son idée par le fait que les couples homosexuels sans enfants à la retraite allaient être financés par les enfants des couples hétérosexuels. Il a ainsi assuré que c'était bien les hétérosexuels qui étaient discriminés par rapport aux homosexuels et non l'inverse.

 

Dans la vidéo, longue de quatre minutes, Mourad Ghazli évoquait ensuite les problèmes d'inceste et de pédophilie présents selon lui au sein de certaines familles, que les parents soient hétérosexuels ou pas.

 

Il a aussi annoncé que si l'un de ses huit enfants était homosexuel, il n'y aurait aucun problème. "Qu'est ce que tu veux que je fasse, c'est mes enfants, c'est mon sang, donc je les aime. Par contre si j'en vois un d'eux sur les chars avec un cuir, un string et un fouet, c'est moi qui vais les fouetter".  

 

La vidéo relayée par l'association Le refuge, qui vient en aide aux jeunes homosexuels (bisexuels ou transsexuels) en difficulté, a fait beaucoup réagir les internautes, choqués par les propos de l'élu.

 

Depuis celui-ci maintien ses propos et continue à les tenir sur sa page Facebook. La preuve en est avec une capture d'écran d'un message qu'il a reçu de la par d'un homme homosexuel qui qualifiait sa vidéo de "honteuse".

 

"Vous voyez je suis trop ouvert, je leur ai même proposé d’élargir leur sexualité aux ânes et on m’accuse d’avoir la haine des homosexuels. La réponse à la con, faute d’arguments. Comme une grosse merde il m’a envoyé un message et bloqué, courageux ce monsieur ou madame car je ne sais plus comment les appeler avec leur 3e voir 4e sexes", a écrit l'élu visiblement fier de la polémique qu'il a suscité.

 

(Avec AFP)

 

Voir la vidéo sur le site "Têtu"

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Afrique

Première marche des fiertés dans l'ex-Swaziland

Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à la première marche des fiertés en eSwatini (ex-Swaziland) en demandant l'égalité des droits dans un pays où l'homosexualité est interdite par la monarchie. 

Environ 500 personnes ont défilé dans la capitale Mbabane avec le drapeau arc-en-ciel et des t-shirts où l'on pouvait lire : "Dieu est amour".

 

L'homosexualité est interdite dans la dernière monarchie absolue d'Afrique dirigée par le roi Mswati III, auquel on attribue une déclaration disant que l'homosexualité est "satanique."

 

Ce pays enclavé, l'un des plus dépendants de l'aide extérieure du continent, dispose de lois contre la sodomie.

 

Un responsable gouvernemental, Percy Simelane, a démenti que l’État ait une position contre les homosexuels. Si un changement de la Constitution est nécessaire, les organisations pourraient faire pression sur les parlementaires pour faire des réformes, a-t-il indiqué. "Il serait injuste de considérer l’État comme homophobe", a-t-il dit.

 

Les couples homosexuels ne peuvent se marier ou adopter des enfants dans le pays. L'un des organisateurs de la marche, Brian Dlamini, s'est félicité du succès de la manifestation, en disant que beaucoup dans le pays avaient peur d'être victime de discriminations ou d'agressions.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

Angola

Une association LGBT légalisée, une première

Le ministère angolais de la Justice a légalisé pour la première fois dans le pays une association qui défend la cause de la communauté LGBT, a-t-on appris de sources concordantes. 

Les membres de l'association Iris Angola, à Kampala, Angola. (Facebook/Iris Angola)
Les membres de l'association Iris Angola, à Kampala, Angola. (Facebook/Iris Angola)

"C'est un moment historique" après cinq années d'existence, s'est réjoui Carlos Fernandes de l'association Iris Angola, qui a obtenu l'agrément des autorités. "On tourne une page pour tous les citoyens homosexuels qui sont désormais une entité reconnue par l’État, ce qui donne encore plus de légitimité aux interventions de notre organisation", a-t-il ajouté à l'AFP.

 

"Bonne nouvelle", a réagi sur Twitter Iain Levine, l'un des directeurs de l'ONG Human Rights Watch (HRW), en publiant, photo à l'appui, la confirmation du ministère de la Justice.

 

Iris Angola est l'une des deux associations défendant la cause LGBT en Angola. La seconde n'a pas encore été légalisée.

 

Dans ce pays d'Afrique australe, la loi ne dit rien sur les homosexuels mais la communauté LGBT affirme faire l'objet de discriminations pour accéder à la santé et l'éducation.

 

L'Angola est dirigé depuis septembre par le président Joao Lourenço, qui a succédé à José Eduardo dos Santos après trente-huit ans au pouvoir.

 

Les deux hommes sont issus du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir depuis l'indépendance de l'Angola en 1975.

 

Mais Joao Lourenço s'est démarqué de son prédécesseur en congédiant de nombreux barons de l'ancien régime.

 

Il a autorisé en mars une manifestation de l'opposition, qui avait été largement muselée pendant l'ère Dos Santos.

 

(Source AFP)

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.